Me revoilà pour un nouveau passage de la vie de Yuya et de Kyo. Dans celui-là, Yuya doit dire à Kyo quelque chose de très important.
Sur ce, bonne lecture !
Note : Remit à jour en Juillet 2011 comme le premier !
Comment lui dire ?
Comment lui dire ?
Tel était le dilemme de notre chère chasseuse de primes, Shiina Yuya.
Elle errait dans Edo, dans ses rues animées et commerçantes, remplies de mets et babioles en tout genre, se faisant démarchée pour un produit des qu'elle faisait un pas…
Mais elle ne prêtait aucune attention à ce qu'il se passait autour d'elle car depuis qu'elle était sortie de chez médecin, elle ne savait quoi faire.
Devait-elle lui dire ? Ou le lui cacher jusqu'au dernier moment ?
Sa dernière interrogation la fit rire, comment son homme ne pourrait remarquer tout les changements physiques et comportementaux que la grossesse provoquait chez une femme ?
Oui, Yuya attendait bien un enfant de Kyo.
Comment allait-elle faire ? Elle-même se demandait si avoir un enfant était bien prudent… Après tout elle était bien Shiina Yuya, la chasseuse de primes, « Celle qui se trouve partout sur la route Tokai ». Quant à Kyo, lui était un samurai, « l'homme qui a tué mille personnes ». Et par-dessus tout cela Kyo était supposé être le roi rouge même si celui si se fichait éperdument de cette fonction.
Malgré leur passé, leur vie était assez normale ils migraient de villes en villes, parfois à la poursuite d'une prime. Ils s'arrêtaient dans une auberge et y logeaient pendant quelques semaines. Puis quand tout deux étaient lassés, ils partaient tout simplement… Parfois le couple dormait aussi à la belle étoile.
Certes, Yuya se faisait parfois kidnapper mais elle parvenait à les mettre hors d'état de nuire et à s'enfuir. Puis quand celle-ci mettait trop de temps à se délivrer, Kyo venait le faire. Comme celui-ci le disait si poétiquement; « Lepremierquitoucheplancheàpain,jelebute ».
Un enfant ne pourrait bien grandir dans des conditions aussi instables.
Alors que faire ?
Malgré toutes ces mauvaises conditions pour élever un enfant, Yuya ne pouvait se résoudre à le confier une fois né, car même si celui-ci n'était à présent qu'un petit fœtus elle l'aimait. Elle aimait ce petit être fragile qui grandissait en elle…
Une seule solution était alors envisageable pour Yuya… Garder cet enfant.
Pour cela leur mode de vie devait être totalement chamboulé il faudrait arrêter leur vie de nomade, trouver une maison, un travail stable. Mais Kyo était un vagabond…
La quitterait-il ? Préférerait-il sa vie à elle ? A son enfant ?
A cette interrogation le cœur de la jeune femme se serra dans sa poitrine. Vivre sans Kyo lui était maintenant impossible, elle l'aimait de tout son être. Il était la première personne à laquelle elle s'était offerte, son premier et véritable amour.
Elle allait donc le lui dire.
Elle arriva dans la petite chambre d'auberge. Kyo était là, appuyé sur l'encadrement du petit balcon, somnolant à moitié. Il ouvrit tout de même ses beaux yeux rouges embués par le sommeil pour la regarder et un fin et discret sourire embellit alors son visage.
Puis ses yeux se refermèrent.
Elle déposa ses courses et vint se poster devant lui.
Elle s'assit en face de Kyo et ne bougea pas. Elle devait le lui dire, lui dire qu'un petit être s'était glissé en elle.
Il ouvrit une nouvelle fois les yeux à présent bien réveillé et l'observa.
Elle ne bougeait pas d'un fil ce qui inquiéta légèrement le samurai. Il attira alors la jeune femme à lui en tirant son Kimono pour l'embrasser doucement. Elle y répondit passivement, pensant encore à sa résolution.
Au fond de lui le démon s'indigna comment osait-elle lui répondre aussi lascivement ?
Il l'écarta de lui et l'observa, inquisiteur. La future mère demeura résolument muette, son visage avait prit une allure sérieuse et dure.
« Hé. On peut savoir ce que t'as ? demanda-il, sur un ton de reproche
- …
- Planche à pain ! dit-il sévèrement
- Hm… fit-elle, évasive
- T'as quoi ?
- Rien. répondit la chasseuse de prime, se décourageant face à ses yeux rouges perçants
- … il ne pipa mot mais il fit une grimace
- Enfin…
- Quoi ? répondit le démon, impatient
- Je devrais te dire quelque chose mais… dit-elle, hésitante
- Mais ? demanda Kyo
- Non rien.
- Tu débloque aujourd'hui ! Dis-moi ce que t'as ! s'irrita-t-il
- Je…
- Tu ? répondit Kyo, impatient
- Je suis…
- … Le démon commençait vraiment à s'inquiéter
- Je suis…
- Accouches, merde ! s'emporta Kyo
- Pas encore, dans 8 mois. s'empressa-t-elle de dire, profitant honteusement de cette occasion
- … Hein ? »
La mine de Yuya avait changée, elle n'avait plus cet air dur mais elle avait l'air chamboulée, craintive.
Quant à Kyo lui demeurait muet, il s'était levé sous ces mots. Allait-elle avoir… Un enfant ?
« T'es enceinte ? demanda le démon, n'en croyant toujours pas ses oreilles
- Oui…
- … il resta muet
- Je suis désolée Kyo ! Si tu veux partir… je ne te retiendrais pas, je comprendrais. Tu peux ne pas vouloir d'enfants… murmura-t-elle en sanglotant, se levant aussi
- …De quoi tu parle ?
- De partir si tu le veux ! Je ne te retiendrais pas…
- Attends, tu penses que je veux partir ? dit-il perplexe
- … Je ne sais pas ! répondit-elle en pleurant à chaude larmes
- …
- Je suis désolée Kyo…»
Elle baissa la tête et commença à trembler sous l'émotion. Il devait bien l'avouer c'était bien la première fois que Kyo voyait Yuya aussi désarmée et faible depuis leur bataille contre les Mibu.
« Tu me dégoute. dit-il
- Je suis désolé ! s'empressa-t-elle, en levant la tête
- Non pas pour ca ! Tu me dégoute parce que tu penses que je veux partir ! Je pensais que tu avais vraiment confiance en moi.
- Je…
- Merde ! Je te baise pas, je te fais l'amour, tu entends ? Je sais très bien que tôt ou tard on en aurait un… Tu es ma femme ! Tu ne l'as pas encore compris ?
La jeune femme ne répondit pas, ses pleurs l'empêchant d'articuler un mot.
« Tch, j'me casse. »
La jeune chasseuse de prime hoqueta de peur en voyant Kyo prendre le Tenro. Elle lui sauta au torse, s'agrippant désespérément au Kimono noir du samurai car ses délicates jambes ne pouvait plus la tenir.
« Reste! supplia Yuya en pleurant, essayant aussi de le retenir
- Fous-moi la paix ! cria-t-il se tournant résolument vers la porte
- Je suis désolée, j'avais tort. Pardon Kyo… gémissait-elle, pleurant encore
- … »
Il s'arrêta et observa la blonde.
« Pardon… Mais cela me fais si peur ! Et si je suis une mauvaise mère ? Et s'il a un problème ? Et si je fais une fausse couche ? Ou si l'on meurt tout les deux à l'accouchement ? Et s'il se fait kidnapper comme moi… Ou pire, assassiné ! Kyo j-j'ai-
- Tais-toi. dit-il en la prenant fermement dans ses bras »
Il lui en voulait, il lui en voulait d'avoir crût ça de lui, mais il ne pouvait pas lui en vouloir indéfiniment. Surtout à elle, la femme qu'il aimait, celle pour qui il brava la mort tant de fois.
D'ailleurs, la réciproque était juste aussi.
Puis ses craintes étaient si compréhensibles et cela ressemblait si bien à sa planche à pain. Il soupira tristement, décidément il ne pourrait jamais se séparer d'elle.
Et même si elle en doutait, elle allait faire une excellente mère et ça, Kyo en était convaincu.
Elle pleura un moment à genoux blottie contre le torse de Kyo qui la serrait fortement contre lui. Puis au fil des minutes elle s'arrêta.
Elle leva la tête et regarda Kyo, les yeux gonflés par les larmes. Ce qu'elle vit la surprit sur le visage du démon se voyait une certaine souffrance mais aussi un air de nostalgie. Elle lui sourit tristement. Elle lui caressa doucement la joue et le démon la fixa de ses beaux yeux rouges. Elle embrassa furtivement ses lèvres et étreignit le démon, caressant aussi ses longs cheveux corbeaux.
« Je t'ai blessé… pardon.
- …
- Je suis désolée Kyo ! insista-t-elle, la gorge nouée
- Je sais.
- … Elle ne dit rien, mais resserra son étreinte
- Yuya, Je le veux ce gosse !
- Je sais ! dit-elle d'un petit rire, je l'ai bien compris… »
Il lui prit alors le visage et l'embrassa fougueusement. Elle se laissa faire et désireuse de trouver la chaleur de son démon, elle glissa sa petite main dans son Kimono, caressant doucement son torse musclé. Il prit sa femme dans ses bras fort, voulant la garder longtemps contre lui.
Le temps passa, et les deux n'avaient pratiquement pas bougé, Yuya s'était contenté de ramener une housse de futon car elle avait froid.
Tout les deux, emmitouflés dans la couverture étaient fatigués par la dispute… Mais heureux car ils allaient avoir un enfant.
La future maman était sereine, son homme allait rester avec elle, l'accompagnant dans une nouvelle aventure... Bien loin de celles dont ils avaient l'habitude.
Quant à lui, il ressentait une tendresse immense… Il ne comprenait pas comment ce petit fœtus pouvait lui procurer une telle joie. Il réfléchit un moment et finit par savoir pourquoi. Ce fœtus, cet enfant, il l'avait vu dans ses rêves, une petite créature absolument délicieuse mais au caractère bien trempé, comme ses parents.
Un belliqueux et courageux garçon ou une fille, aussi belle et colérique que sa mère, sans aucun doute. Yuya interrompît ses rêves paternels.
« Et si c'est une fille ? demanda-elle
- Non, ce sera un garçon. déclara l'homme
- Pourquoi ça ? Tu ne veux pas de fille, Kyo ?
- Avec le même caractère que sa mère ? Du suicide. dit-il de son sourire dédaigneux
- Merci ! Et moi je ne veux pas d'un fils aussi pervers, grossier et alcoolique que son père !
- Hm. Si c'est un garçon je lui enseignerais l'art du sabre ! déclara Kyo pour renchérir
- Ah non ! s'exclama-t-elle plus pour la forme que par conviction
- Si, planche à pain, c'est important, répondit-il sereinement étant cette fois-ci sérieux
- Bon d'accord, céda-t-elle vite
- … Il ne dit rien, mais un bref sourire fendit son visage
- J'aurais deux protecteurs comme ça ! s'exclama la femme
- Mon fils sera un homme.
- Mais si c'est une fille ? redemanda la femme
- … J'aurais donc deux femmes à protéger, déclara le démon
- Ah non ! Je veux que ma fille sache aussi se défendre !
- D'accord…Je lui apprendrais le maniement du sabre aussi.
- Et moi le trois coups !
- Si tu veux. »
La femme éclata de rire, faisant résonner sa voix claire et douce dans la chambre.
Quant à lui il ne pût s'empêcher de sourire en voyant sa femme si heureuse.
Je suis une sadique je l'avoue, une « dispute » n'était pas forcément obligatoire… Mais je dois avouer qu'imaginer Kyo dire ces quelques vérités à émue mon petit cœur ahah ! J'espère qu'avoir vu Kyo aussi sensible (pas trop non plus hein, il n'était pas trop OOC… Enfin j'espère !) vous a plus à vous aussi.
Bref, une petite review ? Siouplaît =D
