Bonjours à toutes ! Suite à un dépoussiérage des précédents chapitres, je vous offre enfin quelque chose d'inédit à lire ! L'idée de cette fiction est venue d'une pub (pour du lait maternel si je me souviens bien) qui ne malheureusement ne passe plus à la télé mais je pense qu'elle vous reviendra peut être en tête lorsque vous aurez fini de lire ce chapitre !
Note: C'est un petit flash back par rapport au chapitre précédent!
En espérant que vous aimerez =)
Premiers mots
Kyo était jaloux.
Il était jaloux de sa planche à pain car leur petite fille, Mitsumi avait dit ses premiers mots il y a quelques jours. Que je vous rassure, Kyo n'était pas encore fou ni sénile, étant sincèrement heureux d'entendre un mot correctement prononcé par sa fille et non un babillage incompréhensible. Et quel mot s'il vous plaît !
Il repensait à la scène et un sourire apparut sur son visage.
Quelques jours plus tôt il regardait sa chère planche à pain s'occuper de sa fille, soignant une petite écorchure sur son genou, conséquence d'une course à quatre pattes suivie d'une bataille déchainée avec son frère jumeau Mitsuaki.
La petite brune hoquetait, ne voulant pas pleurer. Elle était un peu comme lui, elle détestait paraître faible devant les autres, mais malgré cela elle était comme toutes les petites filles. Par conséquent de grosses larmes roulaient parfois sur ses joues rosées, qu'elle s'empressait d'effacer d'ue geste rapide et rageur.
Posant un pansement sur la blessure de la petite, la mère lui fit un sourire, l'embrassa sur le front puis se redressa. Mitsumi hoqueta plus fort comprenant que sa mère allait partir, mais la jeune mère ne le remarqua pas. Yuya se leva et lui tourna le dos se dirigeant vers la chambre des enfants ou Mitsuaki était en train de jouer attendant ses soins car il n'y avait pas que la sœur qui arborait des « blessures de guerre ».
Quelques larmes coulèrent encore sur les joues de la petite fille sans que celle-ci ne les fasse disparaître. Kyo voulu donc se lever pour aller la consoler en bon père qu'il était mais avant même qu'il ne fasse un pas la petite fille ouvrit la bouche et un « Maman ! » clair et précis s'était échappé de ses lèvres puis la petite se mit à pleurer bruyamment à chaudes larmes.
La mère surprise par ses pleurs et heureuse par ces premiers mots s'approcha de Mitsumi et la prit dans ses bras. Elle la câlina pendant quelques minutes et la mère ne put s'empêcher de verser une larme, heureuse que le premier mot de sa fille lui soit destiné. Elle ne s'en rendit pas compte mais le démon était déjà à coté d'elle et celui-ci essuya les larmes de sa fille doucement. La petite, dont les larmes furent vite taries fit un sourire radieux à son père.
« Trop émotive, conclu Kyo
- Oui. Elle est si mignonne, déclara la jeune mère en souriant
- Je ne parle pas de la crevette.
- Oh ca va hein ! s'indigna Yuya, souriant tout de même. »
Ce moment avait été un des plus beaux moments parental qu'il avait vécu. Il était heureux que sa fille parle enfin mais il était jaloux.
Non mais c'est vrai quoi cette petite crevette pouvait dire « maman », « 'suki » le nom de son frère étant trop dur à prononcer encore, « non ! » son mot préféré, « chichnille » quand elle voyait un insecte, signe qu'elle voyait trop son oncle luciole et bien d'autres mots encore… mais Mitsumi n'avait jamais dit « papa ». Quand elle appelait le démon elle babillait, tendant les mains désespérément vers son père pour qu'il la prenne dans ses bras. Ce n'était pourtant pas plus compliqué que « maman » merde ! « Pa-pa », deux malheureuses syllabes à dire, et qui plus est identiques !
En réalité Kyo n'était pas réellement jaloux mais vexé, cette crevette ne se rendait pas de la chance qu'elle avait d'avoir un papa aussi beau, charismatique et (sur)protecteur que lui.
C'était ce à quoi pensait Kyo pendant qu'il donnait à manger à Mitsumi, la planche à pain étant sortie avec Aki pour lui acheter des habits. En effet les deux jumeaux étaient beaucoup trop agités quand ils étaient ensemble pour les amener en même temps dans un magasin.
Donnant une énième cuiller de purée à la petite qui l'avala sans faire d'histoire, il soupira soutenant sa tête avec sa main libre.
« Tu ne veux pas dire papa, hein ?
- Agha bluga, hihi !
- Pas de babillage crevette, prévint le père
- Habu….
- C'est pas compliqué pourtant, pa-pa.
- Ma-ma ! s'exclama la petite
- Non, Pa-pa, déclara lentement Kyo
- Ma-ma !
- Tu le fais exprès. Pa-pa, dit-il toujours aussi calme
- Ma-ma ?
- Tss. »
Il posa la cuillère sur la table, prit le petit bol de purée quasi vide dans sa main droite et mentit :
« - Si tu ne dis pas « papa », j'te mange comme cette purée !
- Han ! Agha ! s'indigna la petite, choquée
- Alors crevette… dis « papa » ou sois mangé par le grand Onime no Kyo en personne »
La petite fille faisant un mine boudeuse, croisa les bras et fusilla de ses yeux pourpres son père. Celui-ci lui rendit le même regard puis un sourire goguenard se dessina sur ses lèvres et en guise de réponse la petite fille se renfrogna encore plus. Il posa le bol de purée sur la cuiller sans faire attention et se pencha pour attraper de la sauce soja.
« Je vais te trancher en sashimi et te manger avec de la sauce soja alors…
- … elle ne dit rien
- Faut bien que tu m'sois utile de temps en temps.
- … elle ne dit rien, mais retroussa son nez
- Je vais commencer par les joues, l'endroit où la chair est la plus tendre, dit-il se léchant les lèvres de faim
- Gagah beuh, grimaça la petite
- T'as raison je vais prendre du wasabi aussi, répondit Kyo en ricanant
- Agha, gabeuh ! menaça la petite
- Parce que tu crois que tu me fais peur crevette ? demanda le père»
La petite lui tira la langue et le père ne s'attendant pas à cette réaction éclata de rire. Et trouvant le rire de son père communicatif la petite fit de même tapant aussi de son poing sur la cuiller, faisant valser le bol. C'est à se moment que la mère et le petit entrèrent.
Kyo dont les réflexes ne s'étaient en aucun cas faiblit depuis les Mibu esquiva le bol qui s'écrasa pile sur la planche à pain...
« Mon dieu ! Qui a jeté ce bol ! hurla la mère de colère »
Le samurai et sa fille se retournèrent vers la jeune femme blonde énervée et s'arrêtèrent de rire en même temps, luttant tout deux contre l'hilarité ne voulant pas subir un ouragan blond. Ne voyant aucune réponse, Yuya croisa les bras d'un air impatient tapant du pied et dit :
« Je le redemande. Qui a jeté ce bol ? »
Les deux bruns aux yeux rouges se regardèrent intensément, se demandant silencieusement ce qu'ils pouvaient bien dire à Yuya pour la calmer, ne serait-ce qu'un peu.
« Et pas de mutinerie ! » prévînt l'ancienne chasseuse de primes les regardant, sachant pertinemment que ces deux là étaient assurément complice, le père et sa fille s'entendant à merveille.
Un grand sourire apparut sur le visage de la petite et elle dit :
« Papa ! »
La jeune mère écarquilla les yeux, surprise que ce soit seulement son compagnon le fautif, elle regarda donc Kyo qui paraissait indigné et celui-ci gueula alors:
« T'es qu'une sale menteuse la crevette !
- Non ! cria la petite fille
- Oh que si, répondit le père sur le même ton
- Papa jeté puré, Papa jeté puré!»
Et la petite se mit à rire sans pouvoir s'arrêter. Et depuis ce jour là, Kyo ne fut plus jamais jaloux de sa propre femme.
Voilà voilà ! Si ce n'est pas trop mignon tout ca =D !
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