J'ouvrais les yeux, quelqu'un était allongé sur moi et tremblait en me serrant. J'essayais de me dégager pour reprendre ma respiration, le choc me l'ayant coupée. Je me relevais, et regardais Santana faire de même, j'étais un peu déboussolée. Les autres approchèrent me demandant si ça allait.

« Qu'est ce qu'il s'est passé ? Je.. je ne comprends pas..

Il y a une voiture qui est arrivée à toute vitesse vers toi, mais Santana s'est jetée sur toi pour t'écarter.. »

Je me tournais vers elle, elle se tenait le poignet avec une grimace de douleur sur le visage. Je m'approchais d'elle et posait ma main sur son bras :

« Merci San... Tu vas bien ? » Dis je inquiète en voyant les larmes couler sur ses joues, elle releva ses yeux vers moi :

« Plus jamais tu me fais ça ? Tu as compris ?

- Pardon...Mais ton poignet ? Tu as mal ?

- Non ça va aller, c'est toi qui a failli avoir un accident, il faut que je m'occupe de toi..

- Ne t'inquiètes pas, je vais bien. Fais moi voir. »

Je saisi sa main, elle grimaça et je poussais un cri de stupeur. Son poignet était complètement décalé par rapport à l'axe de son bras. J'entendis Puck murmurer « regarde, elle a un deuxième coude à la place du poignet ! » et Rachel se rattrapa à Finn :

« Je pense que je vais vomir ! »

Je leur jetais un regard noir, la situation était déjà inquiétante, pas la peine d'en rajouter...

« Il faut qu'on aille à l'hôpital San... Je vais t'emmener d'accord ?

- Non, je vous emmène tout les deux, tu es peut être en état de choc Brittany. »

Santana grogna et Kurt me prit par le bras.

« Tenez nous au courant pour son poignet ! »

Arrivés à l'hôpital, Kurt expliqua la situation et après une longue attente, parce que il paraît qu'un poignet cassé n'est finalement pas si grave par rapport à une plaie par balle, moi je ne sais pas, parce que c'est le poignet de Santana alors il devrait passer avant tout le monde, nous partîmes toutes les deux en consultation, car le médecin voulait s'assurer de mon état physique et psychologique... Je ne voulais pas quitter San mais Kurt me lança un regard de reproche. Je sortis une heure plus tard, tout allait bien, je courrais retrouver Kurt :

« Alors ?

- Elle a passé une radio, apparemment c'est cassé, mais là elle est avec le médecin pour voir s'il faut opérer, on ne peut pas rentrer. »

Je fixais la porte close, trépignant. Je recommençais à faire les cent pas... Kurt avait l'air amusé.

« Quoi ?

- Hé Britt', pourquoi tant d'agressivité ? Elle a le poignet cassé, c'est rien ! Il ne faut te mettre dans un état pareil !

- Oui mais si c'est plus grave ? S'il faut l'amputer ? Si elle devient tétraplégique ? S'il faut l'endormir ? Et qu'elle était allergique à l'anesthésiant ? Et qu'elle ne se réveillait pas ? S'il elle tombait dans le coma ou qu'elle attrapait une infection nosocomiale ? Ou qu'elle attrapait un cancer ?

- Mais Britt' tu divagues ! Ne t'inquiètes pas, on ne sait même pas si elle doit se faire opérer alors ne vas pas t'imaginer tout ça ! Et puis on attrape pas un cancer comme ça, d'avoir été à l'hôpital !

- Et si le chirurgien perd un de ses cheveux ou qu'il postillonne pendant qu'il opère et que ça s'infecte ? Ou que ça provoque une mutation génétique et qu'elle devient un homme ?

- Là, tu perds franchement la raison, c'est juste impossible !

- Et si... »

Je fus interrompue par la porte de la chambre de Santana qui s'ouvrait, je me précipitais sur le médecin

« Comment elle va ? Qu'est ce que vous allez faire ?

- Je ne peux donner ses informations qu'à quelqu'un de sa famille, vous êtes..., il s'arrêta me fixant un instant, vous n'êtes pas sa sœur je suppose ?

- Non, je suis...euh...

- Nous sommes des amis, me sauva Kurt

- Bon, vous pouvez aller la voir de toute façon. »

Il tourna les talons et nous rentrâmes dans la pièce. Santana avait une tenue de malade et je trouvais qu'elle était vraiment trop mignonne là dedans, mais ça n'était pas vraiment le propos. Je m'approchais d'elle et pris sa main valide :

« ça va ?

- Hum.. Je me fais opérer demain matin, et j'ai TROP mal.

- Quoi ? Tu vas te faire endormir ? »

Elle vit mon air effrayé et me sourit tendrement.

« Il n'y quasiment pas de risques, tu crois que je me laisserais tuer par une petite anesthésie après m'être quasiment jeter sous une voiture pour sauver tes petites fesses ? Ah non, je me manquerais trop ! »

Je ris, Kurt murmura qu'il ferait mieux d'y aller et qu'il préviendrait les autres que tout allait bien. Je ne me retournais pas trop occupée à fixer Santana.

« Je ne sais pas comment te remercier pour tout à l'heure San...

- Tu n'as pas besoin de le faire. C'est pour moi que j'ai fais ça ! Je ne laisserais jamais rien t'arriver car je ne peux pas concevoir un monde où tu n'existerais pas... J'ai eu tellement peur en voyant la voiture te foncer dessus.. Tu savais toi que quand on vit une situation d'alerte, on produit tellement d'adrénaline et que c'est comme si le monde était au ralenti ? J'y croyais pas trop, et pourtant c'est vrai ! Alors je me suis jetée sur toi au ralenti ! On aurait dit un film ! »

Elle se mit à rire, je me joignis à elle, le cœur battant en repensant à ce qu'elle m'avait dit juste avant...

« T'es un peu une sorte de héros alors ? Tu ralentis le temps pour sauver les jeunes filles idiotes qui ne regardent pas devant elles ?

- Tu n'es pas idiote... Mais non, je ne veux pas sauver les jeunes filles idiotes.. Juste les Brittany Pierce.

- Il y en a beaucoup tu crois ? »

Elle sourit à nouveau et serra un peu plus ma main puis ajouta en plongeant ses yeux dans les miens :

« Juste Ma Brittany Pierce. »

Je rougis à ses mots et baissais le regard, avec un sourire des plus niais accroché au visage.

« Hé tu crois que je pourrais avoir de la morphine ? Me dit elle d'un air complice

- Peut être.. Tu as très mal ?

- Assez oui quand même, mais je me dis que je n'ai jamais pu de tester ça ! C'est l'occasion ! »

Je fis une moue pas convaincue. Elle appuya sur sa sonnette et une infirmière arriva :

« ça ne va pas ?

- A vrai dire j'ai assez mal et j'aimerais savoir si je peux avoir des antidouleurs ?

- Vous n'êtes pas majeure et comme ça n'est pas une urgence vitale, il faut attendre l'arrivée de vos parents. Mais je peux vous donner du paracétamol en attendant !

- Hum...merci. »

Une fois partie, Santana se mit à râler :

« Hé bah voilà, adieu trip morphinique ! Tous mes espoirs réduits à néant ! Du paracétamol.. Elle voulait pas me donner une sucette tant qu'on y est ?

- Tu ne dois pas avoir si mal pour pouvoir encore t'énerver comme ça, dis je en riant

- Siii, je souffre le martyre ! Je meurs !»

Elle fis semblant de tomber en arrière, et je me précipitais sur elle, la serrant contre moi.

« Non. Tu ne meurs pas. Jamais. »

Santana m'entoura d'un bras et nous restâmes comme ça, l'une contre l'autre, le cœur battant. Mon visage était enfoui dans ses cheveux et j'inspirais son odeur.

« Santana ?... Brittany ? »

Je m'écartais soudainement et fit face aux parents de Santana, qui nous regardait d'une manière interrogative. Je décidais d'expliquer la situation pour éloigner le malaise due au fait de nous avoir trouver dans cette position.

« Santana m'a évité un accident mais elle s'est cassé le poignet.

- Oui on a vu le médecin, merci d'être restée Brittany. »

Je me relevais et pensait qu'il était mieux que je les laisse seuls. Je partis donc de la chambre, mais ne pouvait me résoudre à quitter l'hôpital. J'étais trop inquiète pour l'opération, si je rentrais, je ne ferais qu'y penser et je finirais par devenir folle. Je serais incapable de dormir et de me rassurer. Je me laissais glisser contre le mur jusqu'au sol et attendit. Lorsque ses parents sortirent, ils furent étonnés de me trouver encore là :

« Tu devrais rentrer, tes parents vont s'inquiéter.

- Oui je voudrais juste lui dire au revoir..

- Bien, bonne nuit et à demain je suppose.

- A demain. »

Mes parents ! J'avais complètement oubliés de les prévenir ! Je saisis mon portable, 3 appels manqués.. Visiblement eux ne m'avaient pas oubliés ! Je les rappelais :

« Oui, c'est Brittany.

- Où es tu ? Pourquoi tu ne répondais pas ?

- Santana s'est cassé le poignet et je suis à l'hôpital avec elle... »

Après m'être quelque peu fait disputer, elle m'autorisa à rester si je pouvais. Je pénétrais à nouveau dans la chambre et le visage de Santana s'illumina.

« T'es encore là toi ? T'as rien de mieux à faire que de rester au chevet d'une mourante ?

- Ben non comme tu peux le constater ! Enfin si, y a Glee qui passe à la télé ce soir mais je préfère rester avec toi !

- Oh mais Britt ! Pourquoi tu regardes ça ? Les intrigues sont inintéressantes et les gens chantent tellement mal !

- Moi j'aime bien... ça doit être mon côté rêveuse ! »

Je m'asseyais sur le côté de son lit et nous discutions pendant un certain temps, j'étais contente d'être avec elle, elle me rassurait régulièrement à propos de son opération et je n'étais plus qu'un peu anxieuse. Une infirmière entra :

« Vous devez partir maintenant, les visites sont finies.

- Oh non, je ne pourrais pas rester s'il vous plaît ?

- C'est interdit, et puis il n'y a pas de place pour une deuxième personne !

- Mais je resterais sur la chaise. Je ne veux pas la laisser seule avant de se faire opérer ! Elle s'inquiète !

- Ça n'est pas plutôt vous que ça inquiète ? »

Je ne répondis pas mais Santana la regarda et prononça juste ces quelques mots:

« S'il vous plaît, j'aimerais vraiment qu'elle reste.

- Ok..., céda t elle a contre-cœur, mais vous devrez être partie à 6h.

- Pas de problème. » Dis je avec un sourire ravi.

Santana avait toujours eu un pouvoir de persuasion assez puissant. Je m'allongeais à côté d'elle et posa mon bras sur son ventre.

« ça va tu n'as plus trop mal ?

- Non, grâce à mes parents, je suis plus que shootée !

- Tu devrais dormir un peu alors. »

Je l'embrassais sur le front, et lui souriais. Elle me rendit mon sourire et plongea ses yeux dans les miens. Nous restâmes face à face à nous perdre dans les yeux de l'autre. Puis ses yeux commencèrent à se fermer, je mis alors ma main sur sa joue et repoussais quelques mèches de ses cheveux pour pouvoir mieux la contempler maintenant qu'elle était endormie. Je me baissais vers son visage et posais doucement mes lèvres sur les siennes en faisant attention de ne pas la réveiller puis m'approchais de son oreille et soufflais :

« Je t'aime. »

J'essayais de ne pas m'endormir mais la fatigue fini par m'emporter.

« Mademoiselle Lopez, c'est l'heure ! Hé ! Qu'est ce que vous faites là ?

- L'infirmière m'a permis de rester hier...

- Ah... »

Je lançais un rapide regard inquiet à une Santana à peine réveillée, qui me fit un petit signe de la main et me fis mettre dehors. Je la vis partir en salle d'opération et ne savait pas si je devais l'attendre ou partir. J'envoyais un sms à Kurt pour lui demander ce qu'il en pensait, mais sa réponse ne fut pas celle que j'attendais :

[ J'en ai rien à faire tant que tu me laisses dormir ! ]

Après des heures d'attentes et d'inquiétudes, Santana fini par sortir, et arborait un sourire fier et un magnifique plâtre, j'en étais presque jalouse ! Ses parents la ramenèrent et je rentrais chez moi.

La journée passa, ponctuée par des sms de Santana se plaignant de diverses choses relatives à son état. Je fus réveillée en pleine nuit par la sonnerie de mon téléphone. Je tentais de le saisir, renversant successivement ma lampe, un livre (oui car je sais lire!), et mon portable lui même :

« Humm moui ?

- Brittany ? Tu vas bien ? »

C'était Santana, en pleurs et visiblement affolée.

« Euh oui.. Enfin je dormais là.. »

Je l'entendis soupirer.

« Pardon...Je.. J'ai rêvé que je n'avais pas réussi à te faire éviter la voiture... et je me suis réveillée et j'étais affolée, je ne savais plus si c'était la réalité... Désolée de t'avoir réveillée... J'avais juste besoin d'entendre ta voix...

- C'est pas grave San. Ça me fait plaisir d'entendre la tienne.. »

Les jours suivants, j'allais voir Santana pour lui raconter les potins, pour qu'elle soit au top quand elle reviendrait, m'avait t elle dit, et aussi pour la faire sortir un peu de son isolement. Elle ne supportait pas de ne pas pouvoir trop bouger ni sortir car cela signifiait l'abstinence, ce qui la rendait assez irritable. Mais toutes les nuits, je recevais un appel d'elle, toujours affolée, toutes les nuits elle rêvait de cette voiture qui me fonçait dessus et me renversait. Des cernes profondes apparaissaient sous ses yeux. Je décidais d'agir, si je ne pouvais pas la rassurer quand elle me téléphonait la nuit peut être que ma présence à ses côtés le ferait mieux ?

C'est ainsi que je restais dormir chez elle. Je me tenais d'un côté du lit, n'osant l'approcher plus. Nos seuls contacts réels intimes dernièrement avaient été lorsqu'elle était ivre et pour l'accident. Alors dans une situation neutre comme celle ci je ne savais pas quoi faire. Mais elle finit par me prendre simplement la main. J'entrelaçais nos doigts et caressa son pouce.

« Merci d'être là Britt.

- C'est un peu pour moi que je fais ça. Ça me permet de passer du temps avec toi, et j'aime être avec toi et puis tu as dis que tu allais t'occuper de moi alors je m'impose ! »

Elle se mit à rire. Nous discutâmes un peu avant qu'elle ne s'endorme. Je fus réveillée par San qui tremblait et disait « non, non, non ! » , elle était dos à moi, je collais donc tout mon corps contre le sien et la serrait pour la rassurer et je chuchotais à l'oreille « Je suis là, tout va bien ». Son corps se détendit et elle s'arrêta de trembler. Elle ne se réveilla pas. J'étais contente de constater que, pour une fois, un de mes plans avec fonctionné. Le lendemain, elle se réveilla un peu avant moi, et commença à bouger dans le lit violemment.

« Sannn.. Tu pourrais me réveiller plus délicatement...

- J'essayais pas de te réveiller ! Je bougeais juste ! Pardon d'être vivante !

- Je sais bien que tu fais ça quand t'as envie que je me réveille, menteuse va !

- Bon ok mais j'aime pas être toute seule quand on est deux ! Et puis j'estime que si j'ai assez dormi, toi aussi !

- T'es vraiment une vicieuse tu le sais ça ? »

Elle se leva et se dirigea vers la salle de bain.

« t'as besoin d'aide pour te doucher ? »

Je mis à rougir à l'entente de ma proposition. Parce que si elle disait oui, ça voudrait dire que je me retrouverais avec Santana nue, plus ou moins incapable de se défendre juste devant moi... Aaah voilà que je tourne perverse !

« … Non merci, je vais me débrouiller ! »

Je soupirais presque de soulagement. Je proposais parfois des choses qui m'en demandais trop à moi même !

Le soir même, alors que nous rentrions ensemble, j'allais repartir quand Santana me retiens :

« Hé.. Tu voudrais pas dormir avec moi encore ce soir ? J'ai bien dormi cette nuit et c'est la première fois depuis l'accident..

- Je pensais que tu n'oserais jamais me le demander... On peut même dormir ensemble jusqu'à ce que tu sois complètement remise si tu veux ! »

Elle sourit et pris mon petit doigt avec le sien.

J'adorais retrouver tous les soirs Santana, cela me faisait toujours une pause agréable après le lycée. C'était retrouver mon havre de paix, et San était toujours de bonne humeur et prête à me faire rire. J'avais l'impression d'avoir trouvé un endroit où je me sentais chez moi, car elle y était. C'était comme si sa présence que ça soit chez moi ou chez elle faisait que je me sentais bien. Je me surprenais à m'imaginer qu'on habitait vraiment ensemble.. Elle préparait mes plats préférés et était toujours attentionnée. Cependant, je ne pouvais rien percevoir de réellement plus qu'amical.

Je m'éveillais et fixais le réveil qui indiquait 3h. Je me demandais ce qui avait pu me réveiller quand je sentis la main de Santana dans mon dos, elle glissa doucement de mon omoplate jusqu'à ma hanche, je frissonnais, sa main me serra un peu et je sentis bientôt son corps chaud dans mon dos. Elle m'entoura de son bras et me serra. Je n'osais pas bouger de peur qu'elle ne voit que j'étais réveillée et qu'elle ne s'éloigne. Je sentais son regard dans mon dos, il était tellement intense que je le ressentais. J'entendais également sa respiration près de mon oreille, elle était un peu rapide.

« Je t'aime aussi... »

Mon cœur manqua un battement. Est ce qu'elle venait vraiment de dire ça ou je rêvais à moitié ? Je réalisais qu'elle avait ajouté « aussi », elle avait entendu ce que je lui avais dit à l'hôpital ? Je me retournais :

« Tu ne dormais pas ? »

Elle me regarda interloquée :

« Toi non plus ? »

Je tournais la tête en signe de négation.

« Pourquoi tu ne m'as rien dit à l'hôpital ?

- J'ai pensé que si tu me le disais pendant mon sommeil, c'est que tu ne tenais pas vraiment à ce que je l'entende de manière consciente alors j'ai respecté ta décision..

- Non en fait quand je te l'ai dis ça m'a quasiment échappé... Parce que je ne pense que ça dès que je te regarde.. Et tu m'as laissé t'embrasser ?

- Oui... Tu sais, l'accident et les rêves m'ont fait me rendre compte que je tiens à toi plus que tout. Et le temps qu'on passe ensemble toutes les nuits, je n'ai jamais autant apprécié d'être malade ! Et toi et moi on sait très bien toutes les deux que ça fait longtemps que je ne tremble plus mais aucune de nous deux n'a rien dit parce qu'on n'aurait plus eu de véritable raison de dormir tous les soirs ensemble.

- C'est vrai.. Mais je ne veux pas arrêter..

- Moi non plus, je ne veux pas arrêter. Je veux passer chaque minutes avec toi, parce que chaque minutes passées à tes côtés est du bonheur en puissance. Elles me remplissent de joie. Tu es tellement parfaite Britt.

- Mais pourquoi tu ne m'as rien dit ?

- Parce que j'ai peur.

- De quoi ?

- De beaucoup de choses. J'ai peur de ce que vont penser les autres, j'ai peur d'être jugée, haït, j'ai peur de dégoûter les autres. J'ai peur de te faire mal, parce que j'ai déjà fuit une fois, et je sais que je t'ai brisée le cœur en te repoussant au moins autant que le mien, j'ai peur de ne pas pouvoir assumer.. J'ai peur de te perdre, qu'on soit ensemble et que tu me quittes ou qu'il te t'arrive quelque chose, et ça me détruirais, je ne pourrais pas le supporter alors j'ai essayé de m'éloigner de toi, de repousser ses sentiments car ils me rendent trop vulnérables mais ils reviennent toujours...Ils ne partent jamais. J'ai aussi peur de ces sentiments pour toi, j'ai peur de me laisser emportée... J'ai peur car si je me laissais aller, je deviendrais complètement dépendante de toi, je ne pourrais plus être la Santana que je suis.. Je ne pourrais plus contrôler parce que je n'y arrive déjà plus. Il suffit que je croise tes yeux bleus pour perdre mes moyens, mes défenses. Dès que je te vois, je n'ai qu'une envie c'est te prendre dans mes bras et t'embrasser et te dire que je t'aime et j'ai même parfois envie de te demander en mariage !

- Oui.

- Quoi ?

- Oui, je veux me marier avec toi ! »

Elle émit un rire, ses yeux brillaient, je m'approchais d'elle doucement, elle fit pression sur mon dos, me rapprochant d'elle également, et lentement nos lèvres se rencontrèrent. Elle m'embrassait tendrement, comme une première fois. Elle me serra encore plus contre elle, et se redressa pour se mettre au dessus de moi et approfondis le baiser. Je la laissais prendre le contrôle, j'aimais sentir qu'elle me désire. Elle passa une main sous mon t-shirt et nous soupirions toutes les deux l'une contre l'autre. À chaque caresse plus intime, je me rendais compte à quel point elle m'avait manqué physiquement aussi. Nos corps réagissaient très rapidement en parfaite synchronie. Elle retira mon t-shirt et embrassa mon cou, puis traça de sa langue la ligne de mon épaule à mon oreille, ce qui ne manqua pas de me faire soupirer. Je retirais avidement son t-shirt, ne supportant plus la présence d'un tissu entre nos deux peaux brûlantes. Je touchais son ventre, qui était contracté sous l'effort et mes doigts glissaient contre ses abdos que je pouvais sentir. Je me mordais la lèvre et la regardais pleine de désir, son ventre me rendais folle.. Il était juste parfait.. Elle se jeta sur mes lèvres et entama des mouvements qui eurent raison de moi..

Je la serrais contre moi, essayant tant bien que mal de reprendre ma respiration. J'entendais son souffle erratique dans mon oreille. Je n'arrivais pas à croire aux sensations que j'avais ressenties. Cela avait été si intense, je m'étais demandé à plusieurs reprises si je n'allais pas mourir mais... à ce moment là, ça m'importait peu.

« Je crois que maintenant, je peux définitivement affirmer que je ne peux plus me passer de toi...

- Tu crois que tu pourras dépasser tes peurs San ? Parce que ce qu'il vient de se passer entre nous n'était pas la preuve ultime que ce qu'il y a entre nous est exceptionnel, hors du commun, magnifique.. ?

- Tu parles encore des mes performances sexuelles là ?

- Je parle de nous deux. De moi qui t'aime comme il n'est pas permis d'aimer. Et qui te demande d'assumer ce que l'on est l'une pour l'autre. Je suis fière de t'aimer et je suis encore plus fière que tu m'aimes. Je ne veux plus me passer de toi, je ne veux pas me cacher pour t'embrasser, parce que je veux t'embrasser à chaque fois que le besoin s'en fera ressentir, c'est à dire tout le temps. Je n'ai plus peur de vieillir avec toi, car tu es tout ce que je veux. Et à partir du moment où tu seras avec moi, je ne veux rien de plus. Tu es la meilleure, la plus belle, la plus parfaite. Je te veux à jamais San. Je t'aime. Et j'aimerais inventer d'autres mots pour te le dire parce que ceux là sont ceux que tout le monde utilisent et ce que je ressens pour toi, ça n'est pas ce que tout le monde ressent, c'est bien plus qu'aimer, j'existe par toi, pour toi. Un jour je trouverais les mots pour te dire que tu es tout pour moi, je te le promets.

- Je veux aussi être avec toi, je vais essayer de ne plus avoir peur. Non je ne vais plus avoir peur. Et on sera ensemble. Je t'aime Britt.

- Est ce qu'on est ensemble maintenant ? dis je en souriant.

- Oui, mille fois oui ! »

Elle m'embrassait une nouvelle fois à travers les larmes de joie qui coulaient sur mes joues.

J'arrivais au lycée avec Santana. En descendant de la voiture, elle avait longuement inspiré, m'avait pris la main et avait entrelaçé nos doigts. Elle releva la tête et marcha fièrement. En entrant au glee club, Kurt me regarda la bouche ouverte puis applaudit silencieusement d'un air surexcité.

« Bon, vous avez du le remarquer mais je tiens à l'officialiser... Voilà, Brittany et moi, on est...ensemble.

- Ah bah enfin ! Soupira Quinn

- C'est clair c'est pas trop tôt ! Renchérit Puck.

- Mais attendez … tout le monde se doutait de ça ? S'étonna San

- Bah ouais c'était un peu comme un feuilleton qu'on suivait tous ensemble, on se racontait les petites disputes et tout ! Ça va faire un vide maintenant que c'est fait !

- En tout cas … c'est chaud... »

C'est ainsi que Santana sauta sur Puck, le rouant de coups et l'insultant en espagnol pendant que Rachel demandait à Finn « mais pourquoi moi je n'étais pas au courant ? Je ne comprends pas... », Santana se retourna :

« c'est sûrement parce qu'on ne te dit rien et qu'on fait tout semblant de t'apprécier alors que ça n'est pas le cas !

- Bon allez vous asseoir toutes les deux ! »

Je m'installais à côté de San, qui repris ma main et me regarda tendrement. Je soupirais. Place au bonheur !


Tala ! J'espère que ça vous a plu ! :)