Disclaimer : Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j'essaye de ne pas les abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints. Les autres personnages ne faisant pas partie de l'univers de GW sont ma propriété.

Genre : Policier/ Tranche de vie.

Lectrice 01 : Arlia Eien.

Acteurs : Duo, Quatre, Hilde, Catherine, Trowa, Heero, Relena

Note d'auteur : Début d'écriture mars 2009


Chapitre 2


Au bout de deux heures, Duo revient avec un homme d'une cinquantaine d'années, les cheveux grisonnants, les traits taillés au burin.

Hilde se trouve maintenant dans le hangar à laver un lot de petites voitures en métal. Elle les secoue dans la bassine remplie d'eau savonneuse. Elle a un vieux drap à côté d'elle pour les essuyer, il y a aussi une vieille brosse à dents pour récurer des endroits plus sales.

-« Si tu te mets en ménage, je comprends que tu veuilles agrandir. Explique-moi ce que tu veux faire ! » Dit l'homme en passant dans le hangar.

Maxwell reprend ses explications en donnant les détails.

-« J'aurais mis des poutres dans les murs porteurs pour créer des planchers, une trappe dans un coin et une échelle pour y accéder. »

-« C'est d'accord et tu voulais payer un loyer pour les deux ? » Questionne le propriétaire en montrant le hangar du doigt.

-« Non, juste pour le hangar. Je vous propose cinq cents crédits le mois, je suis en train d'en faire une surface commerciale. » Admet Duo en l'entraînant vers le hangar.

La maison est prise entre le hangar et la décharge, le tout entre deux voies de circulation.

-« Et rien pour la maison ? » S'étonne l'homme.

-« Je vous surveille la décharge la nuit et si je pars la maison a pris de la plus value. Elle fait trois pièces maintenant et elle a des commodités à la place d'un trou dans le sol. » Rappelle Maxwell.

-« Fais-moi une quatrième pièce et on est d'accord. Il y aura cinq pour cent d'augmentation par an pour le loyer du hangar. » Lâche le propriétaire en tendant la main pour sceller l'accord.

-« Un pour cent d'augmentation et les étagères ainsi que les travaux dans le hangar pour le transformer en magasin, je les laisse si je pars. Je propose un préavis d'un an pour l'un comme pour l'autre. » Répond Duo en reproduisant le geste de l'homme.

Le propriétaire réfléchit une bonne trentaine de secondes avant de serrer la main du brocanteur.

-« Je vous fais les papiers d'accord en double exemplaires et nous les signerons. » Dit Duo en lâchant la main de l'homme.

-« Tu n'as pas confiance ? »

-« Si mais c'est mieux pour les deux. » Affirme Maxwell.

-« Tu es dur en affaire, mais j'aime ça. » Sourit l'homme en lui mettant une claque dans le dos.

Hilde ne peut s'empêcher de sourire alors qu'elle a le visage au-dessus de sa bassine. L'homme parti, Duo vient voir ce qu'elle fait.

-« Où est-ce que tu as trouvé ces voitures ? » S'étonne-t-il.

-« À la vente aux enchères. Les lots sont souvent montés fort haut. Mais les gens n'étaient pas intéressés par des valises. Le vendeur disait « surprise, elles sont pleines mais vous découvrirez de quoi après l'achat. » Il y en avait cinq, aucune n'est montée au dessus de sept crédits. » Explique Hilde.

-« Les valises ce sont celles-là ? » Interroge Maxwell en montrant des valises en carton dur de quatre-vingt centimètres sur quarante en imitation tissus écossais.

-« Oui. »

-« Tu as vraiment fait une bonne affaire. On doit pouvoir en tirer vingt crédits minimum. » Sourit Duo.

-« Sauf une, le système de fermeture est cassé. » Soupire la jeune femme.

-« Pas grave, je la couperai en deux. Elle servira à exposer de la marchandise. Qu'est-ce qu'il y avait dedans ? » Interroge-t-il.

-« Ça ! » Montre Hilde en amenant Maxwell vers un coin du hangar. « J'ai tout mis en tas, il ne reste qu'à trier. »

Devant les yeux du brocanteur, il y a des vêtements de femmes, de bébés, quelques jouets. Il y a également des livres, des bibelots.

-« Géant, tu as vraiment été bien inspirée. Je ne sais pas si j'aurais pris le risque. » Affirme-t-il en se mettant accroupi devant le tas qui lui arrive à la taille.

-« Tu vas encore faire des ventes par le net puisque tu vas pouvoir te rendre en dehors de la colonie ? » Interroge Hilde en retournant à sa bassine pour finir de laver les voitures miniatures.

-« Oui, pour certaines choses ou pour faire partir des lots de marchandises qui trainent ici. » Répond Duo en se rendant là où il entrepose les planches de bois.

Avant de faire les aménagements dans la maison, il va préparer ce qu'il doit emmener pour sa vente de printemps. Pour ça, il doit refaire des boites pour exposer sa marchandise.

Au début, Duo a utilisé des tiroirs de certaines commodes. Maintenant il les fait en déchets de bois. Il a comme ça des compartiments pour les CD, les DVD, les livres. Les clients peuvent regarder à leur aise, toutes les boites se trouvant en hauteur sur des trépieds. Pour l'instant, il doit se construire un étal pour l'extérieur.

Un peu avant la fermeture, Maxwell se rend avec la camionnette au magasin pour chercher les planches, les clous, les poutres afin de construire les planchers des deux futures pièces ainsi que deux échelles.

Il se mettra au travail dès demain. Ce soir, il doit rédiger les contrats de locations pour que tout soit bien en ordre. Quoi qu'il ait dit à son propriétaire, il n'avait pas confiance. Une fois que tout aurait eu de la plus value, l'homme n'aurait eu qu'à le renvoyer de son travail de nuit pour qu'il se retrouve sans logement et lieu de commerce.

Son contrat d'embauche spécifie qu'il a la maison à l'œil pour son travail nocturne mais qu'il devait quitter les lieux dans les sept jours en cas de rupture de contrat.

µµµ

Le lendemain, Maxwell se présente chez le propriétaire avec les contrats faits en triple exemplaires.

-« Trois ! » S'étonne l'homme.

-« Oui, un pour vous, un pour moi et le dernier pour l'administration. Je payerai les frais, ne vous tracassez pas. »

L'homme prend les papiers pour les relire et s'assurer que c'est bien les arrangements oraux qu'ils ont pris avant de les signer.

Non, le propriétaire ne se tracassait pas, Maxwell a noté tout. Aussi bien ce qui lui est favorable que ce qui lui est défavorable comme de devoir laisser les étagères commerciales. Il a affaire à un homme droit mais qu'on ne peut pas rouler non plus.

µµµ

Durant une semaine, Duo passe sa matinée à monter les planchers de sa chambre, ce qui énerve un peu Hilde. Les travaux ne se font jamais sans poussières, même si elle doit reconnaitre que son ami travaille proprement, ramasse le plus des crasses qu'il fait.

Cependant, tout ce qui est poêles, casseroles, alimentations se trouvent dans sa chambre pour l'instant que ça ne prenne pas trop la poussière. Puisque Duo n'a que des étagères et très peu d'armoires.

L'après-midi, le natté travaille à trier le gros tas d'objets non classés. Chaque livre doit être regardé afin de vérifier qu'il n'y a pas d'annotation dedans, des pages déchirées. Suivant le type de livre, il est classé dans la bonne caisse littérature enfantine, roman, biographie, suspense, policier, épouvante, etc… Avec un signet en carton Duo inscrit le prix dedans. Il le retirera pour comptabiliser ce que doivent les clients. Le prix dépend de la grosseur du livre ainsi que son état. Ils vont de trois à dix crédits. Les volumes les plus rares sont mis en vente sur le net pour toucher plus de monde et permettre les enchères.

Les vêtements sont aussi regardés en détails, puis lavés, repassés avant d'être prêts à la vente.

Voyant son amie passer avec la valise qui sert à la lessive, Duo lui demande.

-« Tu vas au lavoir ? »

-« Oui, tu as déjà trié une partie du tas de linge ? » S'informe-t-elle en revenant vers lui.

-« Oui, j'ai fait aussi un tas avec des habits à raccommoder. Tu t'en occupes ou je continue avec ma couturière ? » Interroge Maxwell en se relevant.

-« Je ne suis pas une pro pour ça. » Admet-elle en rougissant un peu.

-« Pas de problème. Je préfère même repartir les tâches et puis ainsi notre commerce fait vivre aussi d'autres personnes. »

-« Pourquoi me l'avoir proposé ? » S'étonne la jeune femme.

-« Par principe. » Admet Duo en se remettant accroupi devant le tas de vêtements.

Il est à la recherche des paires de chaussettes pour l'instant.

-« Duo mets-les sur une étagère en rang d'oignon. Quand tu trouves la jumelle, tu fais la paire. Là, tu perds du temps et tu retournes le tas pour rien. C'est lequel le tas pour le lavoir ? »

-« Tu as raison ! C'est celui-là. Merci, n'oublie pas la souche pour déduire. » Rappelle-t-ill.

-« Non, à tout à l'heure. »

Quand les vêtements reviendront du repassage, Maxwell n'a plus qu'à mettre un prix dessus, il ne s'est pas vraiment cassé la tête. Il fait à la taille et à l'âge pour les enfants de naissance à trois ans c'est un crédit la pièce, de trois à six ans, deux crédits la pièce et ainsi de suite jusqu'au taille adulte ça commence à cinq crédits. Pour mettre les prix il a acheté une machine afin de mettre les étiquettes, c'est une sorte de pistolet qui passe, sans trouer le vêtement, une fine lichette de plastique en forme de T et une étiquette de l'autre pour le prix.

Il préfère faire des prix globaux et non jouer sur la rareté de l'objet.

Avec Hilde à demeure, c'est également plus facile pour lui, quoiqu'il se dit qu'il laisserait peut-être à la jeune femme le soin de faire la salle de vente mensuellement, parce qu'il doit bien l'admettre qu'elle a le nez pour risquer l'achat sur un feeling.

Si les déménagements lui donnent un peu de marchandises, ce qu'il préfère c'est être appelé pour vider une maison pour un décès ou une personne âgée qu'un enfant reprend chez lui. Là, il a de tout et pas que des bibelots. Il y a alors des meubles, il trouve aussi parfois des trésors au fond d'un tiroir. Il aime ça aussi la surprise de ce qu'il aura, ouvrir une armoire et voir les fripes à l'intérieur. Quand il tombe sur des albums photos, il les regardait en souriant devant les scènes prises l'espace d'un moment de vie.

Quand les albums ne sont pas trop vieillis par le temps, Maxwell ôte les photos pour les ranger dans une boite à chaussures.

-« Qu'est-ce que tu vas en faire ? » S'enquière Hilde une fois qu'elle le voit ranger une dizaine de photos dans une boite qui en compte déjà une centaine.

-« Je ne sais pas ! Comme je n'arrive pas à me résoudre à jeter au remblai les albums pleins et abîmés. » Avoue Duo en montrant une pile d'une trentaine d'albums qui grandit dans un coin.

-« Si les gens les ont laissés c'est que ce n'est pas important pour eux. » Essaye de rassurer Hilde.

-« C'est des souvenirs ! Peut-être qu'ils regretteront et ils seront heureux de les retrouver. » Se justifie Maxwell.

-« Garde pour l'instant quand on aura plus de place, on avisera. »

µµµ

Vendredi matin, Duo est fier de lui, il a réussi à faire la première pièce en plus. Hilde y est installée avec la chambre à coucher. Tout ce qui avait été mis dans la pièce est retourné dans la cuisine. Dès la semaine prochaine, il s'attaquera à sa chambre s'il lui reste assez de bois, il fera une porte au WC à la place de la tenture qu'il y a pour l'instant. Depuis le temps que la jeune femme lui réclame cette porte. Il doit bien admettre que tant qu'il habitait seul, ça ne le gênait pas d'avoir un WC au vu de tous, ça l'obligeait même à une certaine hygiène et penser à rabattre le couvercle pour les odeurs.

Ce soir, il s'envolera pour le satellite de L3 pour préparer la grande brocante de printemps. Il y aura deux fois plus d'exposants puisque le 21 mars tombe un samedi cette année. S'il veut une bonne place, il doit arriver durant la nuit et rester dans son véhicule à l'emplacement pour qu'on ne lui prenne pas.

Quand Hilde aura fini la vente de l'après-midi, il chargera dans la camionnette les bacs qu'il veut prendre avec lui. S'il a repoussé de faire ça, c'est qu'il ne tient pas à diminuer ses ventes ici. De toute façon, il y a des choses qu'il ne prendra pas avec lui, déjà ce qui est trop fragile comme les vases, les verres. Ça lui demanderait trop de manipulations. Il les prendra dès qu'il aura trouvé un moyen pratique de le faire.

Pour l'heure, il a déjà chargé les plaques et les tréteaux pour faire son étalage. Il aura droit à deux mètres d'exposition, ça fera déjà bien assez à surveiller.

Quand Hilde ferme le commerce, Maxwell rassemble les caisses qu'il va prendre et les charge pendant que la jeune femme fait le souper. Le brocanteur à son créneau de décollage pour vingt heures.

Il en aura pour trois heures de vol avant d'atterrir sur le satellite qui tourne autour de L3.

Alors qu'ils soupent, Hilde raconte ce qu'elle a vendu. Duo n'a pas surveillé la vente, il réparait une machine à coudre sur la table de la cuisine.

-« Le matériel de couture et travaux d'aiguilles part vite. Tu crois que tu pourrais en avoir encore ? » Questionne-t-elle en reprenant des pommes de terre.

-« Je ne sais pas, je vais regarder sur les sites de vente mais c'est quand je vide des maisons après des décès ou placements que j'en ai souvent. » Explique-t-il en coupant son morceau de viande.

-« Ce qui est utile part mieux que le reste. » Rétorque-t-elle.

-« Oui, je sais, c'est pour ça que je prends plus les livres, les loisirs pour ma vente de printemps, autant garder l'utile pour ici. »

-« Prends quand même des batteries de casseroles. On commence à en avoir beaucoup. »

-« D'accord. »

Après le repas et avoir aidé son amie à faire la vaisselle, Duo s'en va.

µµµ

À vingt-deux heures trente, il se gare devant l'emplacement qui sera le sien. Il y a déjà beaucoup de voitures et d'autres vendeurs qui comme lui couchent un peu le dossier de leur fauteuil pour passer la nuit.

µµµ

Ce qui sort Duo de sa torpeur, c'est les portières qui claquent autour de lui. On ne peut pas dire qu'il a vraiment dormi. Parfois, il se demande s'il a déjà réellement dormi depuis que Solo est mort.

Il ouvre un œil et voit les autres vendeurs commencer à s'activer. Il regarde sa montre, il est six heures trente. Il est temps de s'y mettre également. Il va d'abord prendre un rapide déjeuner au café du coin de la rue. Il va se débarbouiller aux toilettes. Enfin mieux dans sa peau, il commence à déballer son matériel.

En premier lieu, il sort les trépieds puis une porte d'armoire qu'il installe sur les deux trépieds. Enfin, il sort les caisses qu'il met sur l'étal qu'il vient de construire pour les livres, les DVD, les CD, les caisses avec les ustensiles de couture. Sur le sol, il met les pièces plus lourdes comme les casseroles, les tableaux sont appuyés contre les trépieds.

En une heure son stand est monté. Il est prêt pour les premiers clients. Il ouvre la portière de la camionnette et s'assied sur le marchepied. Personnellement, il préfère pouvoir regarder à son aise que de se faire surveiller. Son cahier de caisse, il l'a mis sur le siège passager. Pour ne pas montrer son impatience, Duo sort le livre qu'il lit pour l'instant. C'est un des avantages de son métier c'est qu'il a toujours de la lecture à portée de main. En général, il lit ce qu'il n'arrive pas à reclasser ou encore ceux qui ont un résumé intéressant. Il a fait une pile dans un coin de la cuisine, une fois qu'il l'a lu, il le met en vente.

Maxwell doit bien avouer qu'il a une nette préférence pour le fantastique, les histoires de vampires.

Vers neuf heures, les gens commencent à affluer, il a les badauds qui sont là juste pour se promener mais qui parfois repartent avec quelque chose, un livre qu'ils cherchaient, un CD qu'on leur avait conseillé ou un DVD d'un film qui leur rappelle des bons souvenirs.

Il y a aussi les gens à la recherche de quelque chose de précis, les collectionneurs pour la plupart. Et ceux qui veulent acheter à moindre coût.

En dernier, ceux qui sont à l'affut de la bonne affaire, ils cherchent des choses rares qui peuvent être vendue pour rien et eux faire du bénéfice.

µµµ

Ça fait un moment que Duo n'a plus trop le temps de reprendre son livre. Il y a beaucoup de personnes autour de son stand, il préfère surveiller, on ne sait jamais que quelqu'un parte sans payer.

Il est en train d'emballer un petit chat en faïence quand une voix qu'il reconnaitrait entre toutes lui demande.

-« Vous avez d'autres livres de cette collection ? »

C'est tout sourire que le vendeur vient vers le client qui l'a abordé.

-« Il faut que je regarde à la maison, Heero. »

L'homme en face de lui plisse du front.

-« Je ne m'appelle pas Heero, vous devez me confondre avec quelqu'un d'autre. »

Le brocanteur se donne une frappe mentale. Son ami est sûrement en mission. Mais quel con de ne pas avoir réalisé qu'il l'avait vouvoyé ! Heero ne le fait jamais.

-« Vous devez avoir raison. Cependant, je ne sais pas si j'ai d'autres livres de la collection Muffins, il faut que je regarde. »

-« Vous reviendrez prochainement ? » S'informe l'homme aux cheveux bruns.

-« Le placeur m'a dit qu'il en avait une pour Pâques, si j'ai d'autres livres, je les garde pour vous. » Continue Maxwell en entrant dans le jeu du métis.

-« Ce serait gentil. Ils se font rares. Mais j'en ai déjà plusieurs. »

-« S'ils sont rares, ils partiront » Sourit le commerçant.

Plus il regarde le jeune homme, moins il comprend à quoi rime tout ça. Peut-être qu'Heero est observé et qu'il a besoin d'endormir l'ennemi et en le voyant il a sauté sur l'occasion.

-« Je prends déjà celui-là, il manque à ma collection. »

-« Quatre crédits. » Répond Duo en prenant un sachet pour glisser le livre dedans.

L'homme lui tend un billet de dix crédits.

-« C'est bon ainsi. Ils sont côtés bien plus que ça. »

-« Merci de votre honnêteté. » Répond Maxwell en tendant le sachet de l'association Bloom.

Dessus il y a également le numéro de compte de l'association pour les dons et une rapide explication sur « sauvons les animaux sauvages restants ».

-« Oh, c'est une bonne idée, ça rassure de voir qu'il y a encore des grandes âmes. » Répond l'homme juste avant de partir.

Maxwell écarquille les yeux. Yuy faire ce genre d'allusion, c'est se moquer d'eux. Au moins, il devient bon comédien avec le temps. Ça ne sert à rien qu'il lui sonne afin de lui demander des explications. En mission, il n'a jamais son portable sur lui, à la rigueur un mail et encore s'il est surveillé c'est lui faire prendre des risques.

Heero n'a jamais manqué la réunion biannuelle, c'est dans quinze jours, il ne va pas devoir attendre trop longtemps pour avoir ses explications.

Le brocanteur le regarde partir de sa démarche un rien militaire et silencieuse. Ce pantalon le moule bien et mais ça lui fait un peu bizarre de lui voir une chemise à manches courtes avec un débardeur par au-dessus. Cependant, il doit admette il est toujours habillé dans les mêmes couleurs. Duo le suit des yeux jusqu'à ce qu'il disparaisse de sa vue. Heero se fond rapidement dans la foule, donnant l'impression de zigzaguer élégamment sans jamais effleurer personne.

Maxwell doit vite se remettre au travail, noter les ventes effectuées directement au coup par coup, c'est mieux qu'essayer de le faire de mémoire en fin de journée.

µµµ

Vers quinze heures, les commerçants sont priés de commencer à remballer. C'est un moment qu'apprécie aussi Duo. Il remballe et range dans la camionnette, en faisant ça, il a l'impression d'une journée accomplie. En plus son système lui fait gagner du temps sur les autres vendeurs. Alors il peut commencer à circuler sur la brocante et voir s'il ne peut pas acheter certaines choses. Il reste souvent le dernier à l'emplacement et avant que les balayeurs municipaux ne passent pour faire peau neuve, il regarde si ce qui a été laissé sur place parce que légèrement abîmés ou simplement oublié en vaut la peine, s'il peut les modifier ou les réparer. Si c'est le cas, il ramasse. Pour le jeune homme, il n'y a pas de petits profits.

Aujourd'hui il ne fait pas exception à ses habitudes. Il ferme sa camionnette puis passe à son dos un sac. Il commence à circuler en regardant à droite, puis à gauche. Il ne recherche rien de particulier, juste une occasion, un lot pour pas grand-chose.

Il est arrivé au bout de la zone réservée à la brocante sans rien trouver, il fait demi-tour pour revenir sur ses pas, il y a déjà beaucoup moins de véhicules. Ça le fait sourire, il va pouvoir fouiller dans les cartons laissés ou simplement ramasser un objet abandonné.

Plus lentement encore qu'à aller, Duo se déplace. Dans les premiers cartons et sachets qu'il regarde, il n'y a que des restes de repas. Ça lui fait plisser du nez, le sans-gêne de certains marchands l'écœure, surtout qu'il y a assez de poubelles pour les déposer dedans, s'ils sont trop paresseux pour marcher un peu, ils peuvent le jeter chez eux.

Ça le révolte également parce que c'est considérer les ouvriers municipaux comme des pauvres types juste bons à ramasser leurs déchets. Quand il voit une poubelle pas trop loin, il va déposer lui-même les déchets dedans.

Un peu plus loin, on a laissé une statue d'ange dont une des ailes est cassée. L'aile se trouve sur le sol tout près de l'angelot. Maxwell s'accroupit, les deux pièces s'emboitent facilement alors, il les met dans son sac. Un coup de colle, de la peinture et il sera comme neuf. Encore plus loin, il y a cinq verres, le sixième est cassé. Ce n'est pas si important. Avec un journal abandonné, Duo les emballe pour ne pas les casser. De l'autre côté de la rue, il voit un réveil qu'il ramasse, il verra ce qui cloche dessus quand il sera chez lui.

Petit à petit en remontant la rue, il rassemble de la marchandise dépareillée, abîmée. Il soupire quand il voit les employés municipaux descendre vers lui. Ce ne sera pas comme sur L2. Depuis le temps, il fait le ramassage des déchets avec eux. Les employés de L2 avant de jeter lui demandent s'il est intéressé. Dernièrement, ils sont même venus d'eux-mêmes au magasin afin de déposer deux sacs poubelles de choses diverses réutilisables.

Voyant passer le camion à côté de lui, Maxwell soupire encore plus. Dire que le camion de L2 a des compartiments pour les verres, les métaux, les plastiques, les papiers et ce qu'il doit être simplement jeté. Ici, c'est un gaspillage tout va ensemble.

Au moins, ils travaillent bien, la route est nickel, plus rien ne traine même pas un papier gras.

Ne pouvant plus rien récupérer, Duo accélère le pas pour reprendre sa camionnette.

À Suivre…