Voici une semaine qu'Ace était arrivé sur le Sunny Go, une semaine... il lui aura suffi d'une semaine pour tout comprendre... oui il avait tout compris, il pensait au début que ses yeux lui jouaient des tours mais c'était belle et bien ça ! Mais quoi ? Ben ça ! C'était quoi ça ? Ben c'était ça, vous savez... ça ! o_Ô Oui bon, j'arrête !
Hiken no Ace, ne pouvant plus garder ça pour lui, essaya de savoir si son petit frère était au courant et s'il l'avait, lui aussi, remarqué. Alors que celui-ci était en train de s'amuser avec Ussop et Franky sur le pont. Il l'intercepta avec discrétion :

- Psss, Luffy !

- Hein ? Ah ! Ace !

- Chuuuut, vient. Je dois te parler d'un truc!

Vous allez peut-être me demander pourquoi Ace était obligé d'appeler Luffy avec discrétion et bien c'était tout simplement pour... le fun ! Passons !... Luffy et Ace se retrouvèrent donc dans une pièce reculée du Navire.

- Voilà Luffy, je ne sais pas si tu vas comprendre ce que je vais te dire mais...

- Question ! Est-ce que ça a un rapport avec Sanji et Zoro ?

- Hein ? Oui ! C'est ça... Comment sais-tu ? T'as remarqué, toi aussi ?

- Euh... remarqué quoi?

- =_=... Luffy si tu me poses cette question c'est que tu as remarqué quelque chose avec ces deux-là, non ?

- Euh... peut-être...

- ... [ Bon je n'ai rien à perdre, puisqu'il ne sait pas mentir ! ] Écoute petit frère...

- Ace, je suis désolé mais... je ne peux rien te dire pour l'instant !

- ... je vois, c'est... ce n'est pas grave, je... je comprends! [ Je comprends rien, non ]

Ace entama le chemin vers la sortie jusqu'aux escaliers lorsque Luffy l'interpella.

- Ace ! Si jamais tu as découvert ce que je pense, s'il te plaît...

- Ne t'inquiète pas. Je ne dirai rien, je ne ferai rien.

- Merci !

- Bon allez, vient, on remonte !

Ace reprit sa marche quand Sanji apparut dans son champ de vision, portant un carton contenant il ne savait quoi. Ils se heurtèrent accidentellement le carton quittant les bras du cuistot.

- [ Mince ! Les bouteilles de vins ! ] Luffy rattrape le carton !

- Hein ? Quel carton ?

- Y a de la viande dedans!

Luffy attrapa alors le carton au quart de tour pour ensuite ouvrir, sans gêne, le carton.

- C'est de la viande ça ?

- Non ! Ce sont des bouteilles de vins. Désolé Luffy mais, sinon, tu ne les aurais pas rattraper à temps !

- Dit Sanji, je peux en prendre une ?

- Hein ? Mais pourquoi faire ?

- La donner à Zoro !

- Non !

- Dit-il d'un ton tranchant !

- La ramène pas Hiken no Ace, j'ai déjà dit à Zo... enfin je veux dire : au Marimo qu'il n'y en n'avait plus ! Ça me fera des vacances de ne plus voir sa tronche toutes les 10 minutes dans ma cuisine pour que je lui donne son saké !

- Oui, mais tu achètes bien ce vin pour lui ?

- Oui ! Enfin non par forcément !

- Bon alors, et si c'était moi qui te demandais une bouteille de vin tu me le donnerais ?

- Ben, si je suis sûr que tu ne le donneras pas à Z...au Marimo alors oui !

- Alors il n'est pas préférable de te dire que c'est mon intention !

- Oui !

- Je pourrais...

- Non !

- Dit-il encore d'un ton tranchant!

Sanji soupira.

- Si vous voulez, ce soir, nous ferons une soirée entre mec autour d'une bouteille de vin !

- Pas seulement une, ça ne suffira pas !

- Oui, bon, c'était une façon de parler !

- Génial ! Je vais prévenir les autres !

- Luffy ! Je te rappelle que tu es mineur !

- Et alors ?

- ... c'est bon, ne t'inquiète pas je le surveillerai !

- Tant mieux, parce que je n'ai pas envie d'avoir des problèmes avec Nami-san !

Ainsi, le soir même, tous arrivèrent chacun leur tour sur le pont, près du mat. Il ne manquait plus que Luffy et Zoro.

- C'est bizarre que Zoro ne soit pas encore là ! C'est pas lui l'alcolo ?

- Ben, il s'est peut-être endormi quelque part !

- Ussop ? Qu'est-ce que tu fais là ?

- Ben, Luffy a insisté pour que je vienne !

- Tu restes mais tu ne bois pas, ok ?

- Oui ! Chef !

- Luffy, tu peux aller voir Zoro ?

- Haaaiiiiii !

- Non, laisse Luffy, j'y vais !

- Oki !

Quelque instant plus tard, Ace revint auprès de Luffy et des autres, se frottant les bras comme pour effacer un frisson désagréable.

- Luffy, ton bretteur est flippant ! Il.. il a dit qu'il ne voulait pas venir !

- Et c'est tout ?

- Tu veux que je te disse exactement ce qu'il a dit ? Ça risque de ne pas être jolie jolie !

- Euh... si c'est ça, alors, sans façon !

Ace passa près de Sanji. Il se pencha à son oreille droite avant de lui chuchoter:

- Il a besoin de toi !

- Hein ?

- Va le voir !

- Pourquoi ferais-je ça ?

- C'est du sérieux, alors, arrête ton baratin et va nous le chercher !

- ... Tch !

Le cuistot se leva, plongea les mains dans ses poches et entama le chemin vers la cabine des garçons.

- Sanji ! Tu vas où ?

- Régler quelque chose... d'important !

Pov Sanji

Je sens déjà une étrange atmosphère en traversant le couloir, quelque chose pèse dans l'air. J'arrive en face de la porte d'entrée de la cabine des garçons, quelque chose émane de l'intérieur, je peux comprendre les frissons qu'a eus Ace. Je me surprends même en train d'avaler ma salive avant de poser ma main sur la poignée et d'ouvrir la porte. La pièce est sombre, je ne l'ai jamais vu comme ça ou peut-être ne l'ai-je jamais remarqué ?... Où peut-il bien être ? Je sens sa présence, se fondre dans la pénombre, intensément présente dans chaque recoins de la pièce.

Je risque un pas à l'intérieur, puis un second, jusqu'à me retrouver au milieu du champ de bataille. Je sens un courant d'air à ma droite puis un autre à ma gauche, que se passe-t-il dans cette pièce ? Quelque chose me frôle le bras, comme une peau en sueur puis il y a un grand fracas. Je comprends très vite que la porte s'est refermée, je me sens piégé maintenant. Quelque chose se pose sur mon dos, ça semble être une main, elle me pousse violemment devant. J'atterris sur quelque chose de douillé... c'est le canapé. Je me retourne vivement sur le dos, je sens quelque chose sur moi, un poids, un corps... un corps taillé et en sueur. Je tends les bras vers un torse musclé avant de plonger mes yeux dans deux pupilles rouge sang. Dans la nuit, je perçois un sourire sadique, les pupilles se rapprochent jusqu'à sentir un souffle sur mon visage. Elles sont si proche, c'est frustrant de les savoir à quelques centimètres des miennes, je les désire. Elles me désirent, mais pourtant, je les sens hésiter.

- C'est bien la première fois que je te sens hésiter.

Dis-je d'une voix chuchotée. Je l'ai vexé on dirait, ses lèvres se posent enfin sur les miennes. Maladroitement, je lui offre une danse entre ma langue et la sienne. L'oxygène manquant, nous nous retirons devant le désir qui, quand il a eu ce qu'il veut, n'en redemande plus. Nous voulons tous les deux suivre ce désir. Ses lèvres reviennent sur les miennes, elles sont plus humides, plus préparées à en avoir plus, plus longtemps. Une main froide se glisse sous ma chemise, des frissons me parcourent. Je stoppe cette main trop baladeuse avant quel ne se retire elle-même.

Un rayon de lumière, scintillant la beauté de la lune, vient éclairer nos deux visages masqués par la nuit, balayer la pièce du sombre noir et pesant. Ma main vient frôler la joue de mon vis-à-vis, je le regarde comme s'il était quelque chose de magnifique, qui brille car je suis là. Son regard exprime tristesse, une tristesse à la recherche d'un pardon pour des choses précises et importantes à ses yeux. Ses pupilles ne sont plus celles d'un démon, elles sont celles que je vois tous les jours, celles qui me font rêver. Son visage descend au creux de mon cou. Je l'entends marmonner des pardons, je ne veux pas les accepter, je n'accepte pas ce qui n'est rien. Tes pardons ne sont rien. Tu te pardonnes toi-même d'être comme ça alors que, moi, je t'aime comme tu es en ce moment, comme tu seras toujours...

- Les autres nous attendent !

- Hum...

Plus tard, je reviens près de mes amis, traînant par la main quelqu'un qui m'ait précieux. Rien n'est encore résolu, rien n'est encore comme je le souhaitais, mais un jour je pourrai vraiment répondre à ses sentiments... mais, pour l'instant, je suis confus. Et pour l'instant, je peux le dire seulement pour moi... je t'aime...
Je laisse nos mains se séparer secrètement par une caresse sur la paume, j'attrape une bouteille de saké, et la lui jette.

- Reprend-toi Marimo!

Fin Pov sanji

Le bretteur attrapa fermement la bouteille avant de relever la tête.

- Saleté de cuistot !

Marmonna-t-il.

TO BE CONTINUED...


Merci, merci Akirafye ! ;)