Pov Sanji
Ça fait un moment que je suis en train de cuisiner en grelottant de partout, ne savant pas où se trouve mon manteau. Mes mains tiennent fermement le couteau que j'utilise pour couper les légumes verts, avant de les ajouter à ma soupe. Celle-ci sera prête dans quelques minutes. Je décide de repartir à la recherche de mon manteau avant de devenir un glaçon. Quelqu'un entre dans la cuisine, je relève la tête de ma marmite et c'est, là que je l'aperçois, lui. Ma conscience l'aurait royalement ignoré et mon inconscience l'aurait fixé comme une œuvre d'art. Je choisis de fixer ma marmite, trouvant cela plus normal. Quelque chose de familier et chaud est déposé sur mes épaules ensuite il y a eu quelque chose d'inhabituelle. Ses doigts fins sont venus prendre mon menton, pivotant ma tête vers la gauche. Je sens quelque chose d'humide et de doux sur mes lèvres après que son visage se soit rapproché du mien. Ses lèvres se séparent des miennes. Je me mets à le fixer, heureusement, la bouche seulement légèrement entre ouverte.
- De rien...
Il n'en ajoute pas plus et se retire de la cuisine. C'est seulement quelques secondes plus tard que mes joues deviennent rouge, je me met à refixer la marmite avec plus d'intensité. Je suis comme tendu. J'enfile correctement mon manteau avant de relâche un soupir, puis, du bout des doigts, je frôle mes lèvres. Je sens encore la chaleur que les sienne ont laissée.
Plus tard, j'appelle tout le monde et chacun leur tour entrent dans la cuisine munis de leur manteau. Tous s'attablent à la table. Je sers tout le monde et m'assois à leur côté.
- Itadakimasu !
Tous boivent une première gorgée avant de relâcher un soupir d'aise. Je souris content que ma soupe les réchauffe autant.
Fin Pov sanji
- Nami-san quand est-ce que nous arrivons à l'île hivernal ?
- Euh... je pense d'ici demain après-midi !
- Nami ! Nami ! Est-ce que cette île a quelque chose de spécial ?
- Quelque chose de spécial ? Hum... je sais qu'il y a une légende sur la forêt qui s'y trouve, comme quoi il existerait un abominable homme des neiges !
- Cool, je vais l'apprivoiser !
- Je n'ai rien entendu !
- Tu as l'air bien calme Nami !
- Eh ? Ben, ça doit être le froid...
- Si c'est ça, alors c'est bien la première fois que je trouve quelque chose d'utile au froid !
- Toi, on ne t'a pas sonné !
Dit-elle levant juste le poing, signe de son mécontentement.
- À propos, c'est qui, qui est de garde ce soir ?
- Quel est le rapport ?
- Si je me souviens bien, c'est... M. Le cuistot !
- Robin-chan ! J'ai des frissons rien que de penser au vent glacial qui m'attend !
- Yohohohoho ! Pauvre Sanji-san !
Le blond soupira, le repas du soir se termina dans la bonne humeur. Tous repartirent à leurs activités, tandis que Sanji resta débarrasser. Il n'était, en fait, pas seul dans la cuisine, il y avait aussi le bretteur. Celui-ci se leva, s'avança vers le cuistot, se trouvant en face de l'évier, et se colla à son dos avant de chuchoter à son oreille:
- Je vais faire la vigie avec toi !
- C'est censé me rassurer ?
- Tu auras quelqu'un pour te réchauffer !
- Fait comme tu veux...
Le cuistot termina la vaisselle. Il alla dans la cabine des garçons, une partie de l'équipage était déjà endormie. Il prit une couverture dans l'armoire, ressortit sur le pont et se trouva un coin tranquille dans la vigie, là où l'odeur du bretteur régnait. Il s'entoura de la couverture et attendit, scrutant quelques fois les environs du regard et luttant contre le sommeil.
Quelques heures plus tard, il fut secoué par quelqu'un.
- Sanji ! Réveille-toi !
- Hum... qu'est ce qui se passe ?... mince !
Il se redressa illico.
- Je me suis endormi!
Il resserra la couverture autour de lui avant de plonger son regard dans celui du bretteur et de rester ainsi durant un temps presque indéterminé. Ils étaient sûrement en train de se parler sans... se parler !
- Décidément, tu te prends, un peu trop, pour ma mère !
Le bretteur soupira avant de s'asseoir à coté du cuistot et de reparler sans parler.
- Je suis vraiment obligé ?
- Allez, approche !
- ...
Quelque instant plus tard, le cuistot était entre les jambes de Zoro, celui-ci ayant les bras autour de sa taille et la tête sur son épaule.
- [ C'est..., en quelque sorte, réchauffant ! ]... Merci.
- Ce n'est rien, je préfère être là qu'ailleurs, parce que... tu es là, toi.
Sanji se laissa aller en s'adossant au torse du bretteur, déposant sa tête sur son épaule, le bretteur dut alors mettre sa tête sur celle du cuistot. Quelque instant plus tard, le cuisinier entendit comme de légers ronflements.
Pov Sanji
J'essaye de regarder en haut sans trop bouger ma tête, il est en train de dormir alors que c'est lui, tout à l'heure, qui m'a dit le contraire. Dernièrement, il n'arrête pas de, comme qui dirait, s'inquiéter pour moi et, en pensant à ça, je me sens étrangement heureux. J'ai l'impression d'être quelqu'un d'important à ses yeux. J'ai envie de fermer les yeux et de m'endormir dans ses bras comme la dernière fois, sentant ses battements de cœur contre mon dos. Tout ça, je veux le revivre, peut-être juste pour ce soir ou peut-être pour... toujours.
Je frôle sa main située au niveau de mon torse, même en dormant il arrive à me serrer autant dans ses bras. Cette main que j'ai tenue la dernière fois et qu'au fond de moi, je ne voulais pas lâcher. Que nous arrive-t-il Zoro ? Ce sentiment que j'ai... est-il réciproque ou pas? J'aimerais qu'on essaye ensemble mais si jamais je me suis trompé. J'ai peur de ne pas pouvoir revenir en arrière, peur que tu ne veuilles plus me prendre comme ça dans tes bras, juste comme ça sans aucune raison...
Bientôt, bientôt il fera jour, ainsi tout redeviendra comme avant, quand tu te réveilleras je ne serai sûrement plus là. Tu devineras que je serai dans la cuisine comme tous les matins, que je n'aurai pas fait d'exception parce que j'étais avec toi mais ce que tu ne sauras pas, c'est que j'ai hésité, comme quelqu'un qui était obligé de stopper un moment important de sa vie.
Je relève le regard vers l'horizon, je perçois un petit rayon orangé. Réveille-toi, mon Marimo, je voudrais tellement voir ce spectacle avec toi...
- Zoro, réveille-toi!
Juste pour cette fois, j'aimerais t'appeler par ton prénom, te rendre l'appareil parce que tu l'as fait aussi tout à l'heure quand tu m'as réveillé. Fait semblant de ne pas avoir entendu, croit que cela vient d'un rêve en te réveillant, car je ne saurais pas t'expliquer pourquoi j'ai fait ça, je le voulais c'est tout.
Je t'entends grogner, je souris.
- Il fait déjà jour ?
- Regarde par toi-même !
Progressivement le soleil se lève, nous regardons ensemble l'horizon. À peine je redresse mon dos que tu enfouis déjà ton visage dans mon cou. Je sens tes lèvres frôler ma peau, puis tu redresses la tête. Je pivote la mienne dans ta direction. Nous sommes si proche et une fois après avoir recommencé ce qui ne devrait pas être en nous, la lumière du soleil vient nous éblouir, je te souris dans cette lumière et m'éloigne.
- Merci d'être resté !
- De rien, c'était juste... agréable!
Je redescends alors sur le pont, sur l'escalier qui mène à la cuisine, je me retourne vers la vigie, tu as déjà commencé ton entraînement, reprenant ton regard blasé. Je souris et reprends, moi aussi, ma routine en direction de ma cuisine.
L'après-midi arrive rapidement, Zoro nous annonce de la vigie par le billet du microphone que l'île n'est plus très loin. J'entends la voix de Luffy derrière moi. Je me retourne et je vois ses bras s'entourer autour de Nami, un sourire magistral aux lèvres, dévoilant toutes ses dents blanches. Je fixe le visage de Luffy à la recherche d'un sentiment, voir si cela lui fait quelque chose de particulier d'enlacer Nami comme ça. Il lui demande dans combien de temps nous arriverons sur l'île apparue dans notre champ de vision. Là encore, je ne fais pas attention à Nami, je ne sais même pas si elle a répondu. Je me dis que j'aimerais bien être une personne naïve comme mon capitaine. Je pourrais, moi aussi, enlacer Nami... ou Zoro, inconsciemment parce que tout le monde penserait que je suis un idiot et que mes actes ne sont pas dits provocants. Je crois que je ne me rends pas compte à quel point je fixe Luffy. Au bout d'un certain temps, je vois apparaître un voile noir descendre progressivement sur mon champ de vision, puis cette chose qui me cache les yeux me tire en arrière avant que ma tête ne heurte un torse musclé.
- Tu n'as pas fini de le fixer comme ça ?
- Je fixe qui je veux !
- Plus maintenant !
Je retire sa main de mes yeux, complètement ahuri de ce qu'il vient de dire, puis je relève les yeux.
- Plus maintenant ? Ça veut dire quoi ça ?
- Laisse tomber ! Plus important, regarde la sorcière...
- ''La sorcière'' ? Tu veux que je t'en colle une ?
- Regarde, je te dit !
Il fait pivoter ma tête en direction de Luffy, celui-ci enlace toujours Nami... Nami, je la regarde à son tour. Il y a quelque chose de bizarre sur son visage, son expression, elle... elle a les joues intensément rosées. Je suis comment dire... abasourdi.
- Tu vois ! C'est moi ou, en quelque sorte, le fait de savoir que Nami a une quelconque attirance pour Luffy, te donne le... sourire ?
- Bah, oublie ! Tu n'as pas besoin de savoir...
Il lâche tout contact physique avec moi avant de s'éloigner. Je le regarde partir, les cheveux au vent. Quelque chose me fait réfléchir dans tout ça, qu'est-ce que c'est ? Je ne sais pas !..., tout ce que je sais c'est que cela me rend quelque peu... heureux.
Fin Pov Sanji.
TO BE CONTINUED...
