Chapitre 12 : La fuite d'un vampire.


Gabriel sourit, poussa la porte de leur chambre et rentra à l'intérieur avec Cross qui ne se fit pas prier. Il osait à peine respirer. Cette sensation qu'il ressentait… Il avait du mal à s'y faire, cela faisait tellement de jours qu'il attendait ça. Il caressait lentement son cou qu'il n'arriverait à se défaire. Il embrassait par moment tout doucement sa nuque, repoussant ses cheveux colorés. Gabriel se laissa faire non sans quelques frissons. Il souriait, inexplicablement heureux comme jamais. Lui aussi avait énormément attendu et maintenant il avait ce qu'il voulait. C'était la seule chose qu'il se disait. Il avait ce qu'il voulait… Il en aurait beaucoup plus !

- A quoi penses-tu ? Demanda Cross qui continuait ses petits baisers, susurrant contre son oreille pour le chauffer.

Cependant Gabriel était déjà très bien chauffé. Il regarda l'homme à ses côtés et lui sourit.

- Je pensais que ce serait sûrement la dernière nuit que nous passerions ici et qu'il faudrait tout faire pour la rendre inoubliable.

- Déjà ? N'est-ce pas un peu tôt… pour toi ?

- Tu as peur ?

- De tes pères ? Peut-être ! Rit-il. Non, je n'ai pas peur. Je t'avoue ne pas avoir pratiqué depuis bien longtemps mais… c'est plutôt pour toi que je…

- Allons… Je suis sûr et certain que si nous nous laissons faire, tes gestes reviendront… Et moi, n'oublie pas que j'apprends vite. J'en sais déjà pas mal grâce à mes pères… Papa me tuerait s'il m'entendait !

Cross écarquilla les yeux. Bien sûr ! Voilà comme il pouvait avoir tant d'expérience. Grâce à ses deux pères, où plutôt leurs pensées, il avait acquis des connaissances précises. Beaucoup plus que celles de la magie, du combat ou de ses pouvoirs vampiriques. Cross se rapprocha du jeune homme un peu plus et posa à nouveau ses lèvres sur les siennes. Il soupira lentement contre lui et continua. Gabriel entoura sa taille puis remonta ses mains.

- Tu ne dors pas, n'est-ce pas ?

- Non, je ne dors jamais.

- Alors tant mieux, parce que j'exige de t'avoir tout le jour.

- De nous deux, chuchota Cross en soupirant encore de ses caresses. C'est toi qui t'effondreras le premier.

- Arrêtons de parler alors… et embrassons-nous.

- Je ne dis pas le contraire.

Ils reprirent leur baiser plus qu'enflammé. Gabriel s'assit sur le lit et Cross devant lui monta un genou sur sa jambe. Une fois au dessus de lui, il en profita pour lui retirer son chandail. Le gris caressa ses abdominaux qu'il avait vus grandir et se former sans pouvoir l'approcher. Il se délecta de cette froide sensation comme une glace que l'on voit fondre sous le feu de la lumière. Gabriel ressentait cela comme un délice de sensations plus surprenantes les unes que les autres.

Gabriel, comme Cross remarqua qu'à certain passage des douces mains du gris, il soupirait, gémissait et à d'autre souriait. C'est comme si le vdA lui réapprenait complètement son corps. Cross s'installa totalement sur lui et le demi vampire en profita pour caresser son postérieur à travers le vêtement. Il souleva à son tour son t-shirt et glissa ses mains froides le long de sa colonne vertébrale. Elles ne mirent guère longtemps à se réchauffer. Cross murmura alors tout contre son oreille en glissant ses mains entre leurs jambes :

- Ne te retiens pas avec moi. Je suis immortel, je guéris vite…

Gabriel hésita un court instant mais déjà ses yeux gris viraient au vert clair. Cross sourit en voyant ce changement. Comme il le pensait, Gabriel se retenait pour ne pas laisser sa bête l'envahir. Mais pareils aux entraînements au combat, Cross pouvait l'étonner quant à sa capacité de guérison.

- Je peux te mordre ? Fit la voix légèrement transformée du jeune homme.

- Autant que tu veux… répondit Cross en défaisant son pantalon.

Alors le blond brun hâta de retirer son t-shirt d'un geste et planta du même mouvement les crocs dans son cou. Cross poussa un cri qu'il stoppa vite en se mordant sauvagement la lèvre. Gabriel se leva, entraînant Cross par la même occasion et l'allongea sur le lit. Le sang qui coulait dans sa gorge l'excitait de plus en plus. Mais pas seulement lui, Cross se tordait de plaisir, une main sur la tête de Gabriel, l'obligeant à continuer sa délicieuse torture. Le demi-vampire sortit ses griffes qu'il planta dans le matelas comme un chat en manque.

Le pantalon de Cross fut rapidement déchiré alors que la vitesse augmenta. Gabriel finit par enfin lâcher son cou, du sang coulant sur toute sa bouche et ses yeux d'un vert émeraude brillant. C'était magnifique à voir. Cross sourit et se releva. Sans même son aide, sa blessure se referma petit à petit. Cross se lacéra les lèvres en l'embrassant. Il lécha sensuellement le menton du vampire qui tenter de se calmer. Les deux cœurs battaient à tout rompre. Gabriel ne l'avait jamais entendu battre aussi fort.

- Ne te retiens pas, je t'ai dit, souffla Cross.

Il retira son pantalon en miette et celui de Gabriel. Il rampa sur le dos et descendit bien bas. Gabriel enfonça à nouveau ses griffes sur le corps du gris cette fois alors que celui-ci prenait sa verge dans sa bouche. Il la suça avec lenteur, léchant son gland sans sommation. Gabriel ouvrit la bouche et poussa un gémissement très grave. Au même moment, il éjacula dans la bouche du gris qui remonta immédiatement après.

- Eh bien, c'était rapide !

- C'est… c'est ma première fois aussi. Se plaignit le jeune vampire.

- C'était bien ?

- Oui ! J'ai adoré… mais…

Cross releva la tête et remarqua sa nouvelle érection.

- Déjà !?

Il sourit alors que Gabriel descendit sur son corps, se pressant langoureusement contre lui. Les deux érections se frottèrent l'une contre l'autre provoquant des frissons pour les deux. Ils se remirent à s'embrasser. Cross pressant les fesses de son amant pour qu'il se frotte plus. De temps à autre, Gabriel volait du sang au vdA qui explosait de désir et d'excitation. Après ses préliminaires pénétrants, Gabriel se releva soudainement et rougit franchement.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Euh… qu'est-ce qui… ? Enfin tu vois… de nous deux… ?

Cross rit légèrement et retourna le blond brun. Il lui monta dessus et s'assit sur ses hanches frottant ses fesses contre son érection douloureuse. Il se pencha ensuite sur son corps, excitant Gabriel sans même s'en apercevoir ni le faire exprès. Une fois tout près de lui, il murmura.

- On a qu'à le faire l'un après l'autre.

Il finit par pénétrer la verge de son amant en lui, sans même aucune préparation. Il grimaça un moment de sa faute et Gabriel se releva brusquement.

- Tu as mal ?

Mais Cross ne répondit pas, il finit par s'enfoncer entièrement et poussa un cri de délice. Gabriel se mordit la lèvre jusqu'au sang tant c'était bon. Il laissa Cross s'effondrer sur lui et bougea ses hanches pour faire monter et redescendre le corps du gris sur lui. Le jeune homme finit par l'accompagner et les deux s'offrirent un balai de sensation plus fortes les unes que les autres. Leurs gémissements montèrent dans les graves. Cross ne ressentit plus aucune douleur, il se dit tout de même que la prochaine fois il se laisserait préparer. Cependant Gabriel le contrôlait tellement bien qu'il se sentit rapidement comme sur un petit nuage.

Cross embrassa sauvagement son amant qui en profita pour lui voler quelques centilitres de sang. Enfin, le désir à son apogée, Gabriel éjacula dans son anus. Cross ressentit le jet avec un énorme délice. Il jouit quelques secondes après soufflant contre l'oreille du blond brun. Ce dernier s'allongea sur le lit, Cross tout contre lui. Celui-ci embrassait encore son menton et son cou. Il retira le pénis de son amant de lui et passa sa main contre son ventre humide. La transpiration et la semence les collant, les deux hommes se regardaient avec amour. On y pensant, Gabriel l'embrassa et murmura :

- Tu m'appartiens désormais… n'est-ce pas ?

- Oui… murmura Cross sans hésitation. Mais seulement si tu m'appartiens à ton tour.

- Mon amour est le tien.

- Je suis tout à fait d'accord ! Je t'aime…

Cross caressa ses lèvres avant de les reprendre entre les siennes. Cette nouvelle sensation de douceur adoucit ce moment d'extase. Pourtant ce n'était pas ce que recherchaient les deux hommes. Gabriel finit par se relever et l'embrasser plus fortement. Il passa ensuite sa langue sur le corps de son tout juste amant afin de refermer toutes les plaies que ses griffes avaient faîtes. Alors que leurs corps se réchauffaient à nouveau, Cross s'écarta d'un mouvement.

- N'es-tu pas fatigué ?

- Non je ne le suis pas.

Il sourit.

- Tant mieux alors…

Puis ils reprirent ses caresses d'une volupté excellente et alors leurs ébats recommencèrent.

De l'autre côté, les deux pères dormaient profondément enlacés l'un contre l'autre les corps en sueur et les cœurs en harmonies.

Devant la Cage, cependant, une trentaine d'homme étaient bien réveillés sous le soleil placé à son zénith. Tous brandissaient leurs baguettes magiques devant eux. Le ministre de la Magie était devant tous les sorciers et se stoppa avant qu'il ne pénètre le grotte où la Cage était cachée. Il y avait une sorte de frontière qui séparait la grotte et la forêt. Il s'agissait d'une zone d'ombre, le soleil ne pénétrait pas l'endroit et il faisait un temps glacial qui fit frissonnait les plus courageux des Aurors. Un d'eux, un Auror blond avec un visage dur, s'approcha du ministre, à sa main un parchemin où une carte était dessinée. Il y avait une croix qui clignotait dessus et l'Auror souriait.

- Il n'y a pas de doute. Il est passé par ici ! dit l'Auror.

Le ministre hocha la tête.

- C'est sûr.

- Vous reconnaissez cet endroit ?

- Oui, c'est un endroit qu'ils appelaient autrefois la Cage. Cross les a emmenés ici.

- Pourquoi n'a-t-il pas donné de nouvelle après ?

- Deux solutions s'offrent à nous. Soit il nous a trahi, soit il s'est fait attraper et tuer… Peu m'importe son sort, cet homme ne m'intéresse plus du tout qu'importe l'aide totalement gratuite qu'il nous a apporté. Pour l'heure, nous allons juste vérifier que nos fugitifs se trouvent ici en pénétrant l'endroit.

- Et s'il n'y a personne ?

Le ministre hésita.

- Qu'a dit notre informateur ?

- Que si l'enfant était né, il faut tuer l'enfant et le père pour détruire tous les vampires. Il a ajouté que quand l'enfant naît, il vole une vie, soit, celle de son porteur…

- Le sorcier pur meure ?

- Normalement !

Le ministre fronça les sourcils.

- Alors l'enfant n'est pas encore né, nous devons juste tuer le Roi ! Je veux la mort de ce vampire et Potter en vie. Est-ce clair ?

- Oui, Mr le ministre !

Ils se mirent tous en marche, convergeant vers le côté glacé, donc vers la porte de la Cage. Alors qu'ils l'ouvraient, loin de là, confinés dans leur petit cocon, Gabriel et Cross retombaient sur le lit, un peu plus sale et heureux que tout à l'heure. Cross l'embrassa et murmura :

- Toujours pas fatigué, mon amour ?

- Oh que non ! C'est l'extase avec…

Mais soudain les deux hommes s'arrêtèrent brusquement. Ils se regardèrent et dirent en chœur :

- As-tu senti ?

- Oui !

Gabriel se releva et s'habilla rapidement. Cross en fit de même mais bien moins vite. Le brun blond renifla et soupira.

- J'aurais voulu prendre une douche avant.

- Aussi précieux que ton père, toi ! fit Cross en revêtant le chandail de son amant sans le faire exprès.

Gabriel rit et l'embrassa.

- Et mince… sourit le gris. Peu importe, je le garde, il porte ton odeur.

- Et c'est moi qui suis précieux.

- Pfff…

Cross l'embrassa avant de soupirer à nouveau.

- Les hommes sont déjà dans le salon. Ils sont nombreux… Viens je connais un raccourci pour rejoindre tes parents. Le temps qu'il cherche, nous pourrons nous enfuir.

Ils se prirent la main et sortirent de la chambre. Ils coururent à travers la Cage.

- N'oublie pas que Père ne peut sortir au soleil et surtout qu'il sera endormi et aura du mal à rester éveillé.

- Mince, répondit le gris, j'avais oublié ce léger détail. Pourras-tu le porter ? Nous le mettrons dans la calèche et tu la blinderas d'une planche de bois pour que le soleil ne pénètre pas.

- Très bien !

Ils arrivèrent mais Gabriel arrêta le gris avec un sourire désolé. Cross comprit immédiatement, si les deux étaient nus, il préférait qu'il n'y ait que lui qui les voit de la sorte. Le blond brun pénétra dans la chambre et Cross se retourna scrutant le couloir pour s'assurer que personne n'arrivait. Heureusement, il ne ressentait les âmes que loin dans la Cage. A l'intérieur, Gabriel sourit en voyant ses parents enlacés. Ce n'est pas la première fois qu'il les retrouvait ainsi, ce ne sera sûrement pas la dernière, et cela ne le dérangeait pas le moins du monde. Ce serait le contraire qui l'aurait déplu justement. Il s'assit sur le rebord du lit et secoua rapidement son père. Harry se réveilla avant de se lever brusquement.

- Gabriel ? Mais qu'est-ce que… ?

Il se tut et se releva.

- Pourquoi il y a tant d'auras d'un coup ?

- Nous ne savons pas mais ne prenant aucun risque. Nous devons partir maintenant !

- Mais… Il fait toujours jour ! Et ton père ?

- T'inquiètes Papa, Nous avons trouvé une solution pour lui. Ne le réveillons pas cependant, il faut l'habiller. Et… toi aussi !

Harry soupira, rougissant légèrement.

- Je m'en occupe, reste avec Cross, qui j'imagine doit être dehors, et surveillez.

- Bien sûr.

Alors que Gabriel sortait, Harry passa une main sur son visage. « Ils ont… » Pensa-t-il. Puis il sourit. Enfin il se leva et s'habilla d'un claquement de doigt. Il retira la couverture de son homme et l'habilla de même. Il le souleva alors, passant son bras sur ses épaules et s'aidant d'un peu de magie pour ne pas avoir trop de poids à transporter. Mais cependant Draco ouvrit doucement les yeux. Ils rougirent avant de redevenir normal.

- Harry ?

Il se redressa un peu mais eut beaucoup de mal à rester debout. Des cernes noirs apparurent sous ces yeux.

- Mais qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi y a-t-il tellement de monde. Demanda-t-il puis soudainement : Pourquoi le ministre de la magie est-il présent ici ?

Harry sourit. Draco était bien trop fatigué pour réfléchir correctement.

- Nous partons plus tôt que prévu, amour. Murmura Harry en le reprenant de telle manière qu'il l'oblige à s'appuyer sur lui. Rendors-toi, nous nous occupons de tout.

Draco hocha la tête alors qu'il sortait de la pièce. Il vit les deux jeunes hommes et soudain écarquilla les yeux.

- Ils ont… dit-il péniblement.

- Oui, rit Harry alors que les deux fautifs rougissaient énormément.

Draco eut le même réflexe avant de murmurer :

- Je vais me rendormir, moi !

Gabriel hocha expressivement la tête. Il obligea son père à le lâcher et le mit sur ses épaules.

- Bon, comment on passe ? Il y aura sûrement des sorciers à l'entrée !

- C'est simple. Cross tu me tiens par la main et tu prends celle de Gabriel. Personne ne fait un seul bruit, nous serons invisibles mais pas inaudibles.

Gabriel hocha la tête. Une fois en place, Harry demanda de les conduire jusqu'à la sortie. Ils croisèrent plusieurs sorciers mais les contournèrent habilement. Sans même ouvrir la porte, le brun rajouta un sort à leur invisibilité pour qu'il soit capable de traverser le mur ce qu'ils firent tous rapidement. Harry regarda Draco pour être sûr qu'il vivait bien mais les rayons du soleil ne l'atteignaient pas ici. De l'autre côté, deux Aurors surveillaient bien l'entrée de la Cage. Harry regarda les deux autres et les emmena derrière la calèche. Il fit ensuite demi-tour, lâchant Cross et stupéfixiant les gardes. Gabriel déposa son père à l'intérieur et Harry prit l'initiative en invoquant deux plaques de bois qu'il fixa devant les vitres.

Cross se dépêcha d'aller chercher les chevaux alors que Gabriel déplaçait la calèche magiquement jusqu'à la forêt. Mais juste quand il traversa cette frontière et qu'un rayon du soleil le toucha, cela l'assomma brusquement. Harry vit des cernes s'épaissirent sous ses yeux. Il le prit par le coude et repoussa la calèche vers le fond.

- Entre dedans ! Il faut que tu dormes toi aussi ! Le soleil ne te tue pas mais trop de rayons peuvent t'affecter physiquement et magiquement.

- D'accord, fit Gabriel sans résister.

Il monta à l'intérieur et Cross attacha les chevaux.

- Dépêchons ! Murmura-t-il.

Harry hocha la tête et grimpa avec Cross à l'avant. Enfin ils partirent tous laissant derrière eux le ministre et ses Aurors qui n'avaient rien remarqué mais qui ne tarderaient pas à le voir. Harry soupira et regarda le gris qui reprenait ses réflexes de cocher.

- Nous avons eu de la chance que vous étiez réveillé.

- Avec moi qui ne dors jamais, nous ne saurons jamais pris au dépourvu je pense…

- Comment nous ont-ils repérés, à ton avis ?

- Je ne sais pas ! Je n'ai jamais dit où nous étions. D'ailleurs je ne les ai pas contactés depuis que nous avons quitté le Cité des Vampires. Impossible que la fuite vienne de moi.

- Oui, ne t'inquiètes pas, je sais… cependant c'est assez bizarre. Comment savais-tu où nous étions, la première fois ?

- C'est le ministère qui me l'a dit. Ils m'ont donné l'endroit exact et j'ai juste attendu dehors une chance de vous approcher. Quand j'ai vu le cocher approcher de l'endroit où j'étais, je n'ai pas hésité une seconde et je l'ai volé. En faisant cela j'ai pu comprendre qu'il était bien pour vous ce carrosse et j'ai pu tout apprendre sur les vampires, le Dernier et ce fameux Rogue que je n'ai jamais vu de ma vie. Puis j'ai attendu que vous sortiez. Ils m'ont dit que j'aurais face à moi soit toi et le Roi soit le Roi et l'enfant. Mais c'est les trois qui me sont apparus, j'étais un peu surpris aux abords mais ne l'ai pas montré.

- Donc il pense que je suis mort non ?

- Je ne sais pas. Je ne pense pas ! Peut-être qu'il pense que c'est l'enfant qui n'est pas encore né. L'un ou l'autre.

- Comment savaient-ils tout ça ?

- Ils ont un informateur. Je ne l'ai pas vu et je ne sais pas de qu'il s'agit mais il n'est pas sorcier parait-il. Peut-être un loup-garou ou un vampire.

- Pourquoi un vampire aiderait les sorciers pour s'autodétruire ? Non je pense plus un loup-garou, sachant qu'ils sont ennemis.

Cross hocha la tête.

- Cependant, reprit Harry. Cela m'étonne tout de même. Comment le ministère arrive à nous retrouver si facilement ?

Harry passa une main sur son visage fatigué. Cross le regarda de biais alors qu'il soupirait.

- Trouvons rapidement un village, tu dois dormir.

- Non. Si tu peux trouver un coin abrité de tous rayons de soleil, je rentrerais dans la calèche et dormirais avec mes deux hommes. Si cela ne te dérange pas de nous conduire, il faut que nous avancions.

- Pas de problème. Seulement, où devons nous aller ?

- En Italie ! Passe seulement par les bois et les petits chemins peu fréquentés. Evite les grandes routes si possible est !

- Très bien…

Cross se mit sur le côté et Harry descendit pour monter dans la calèche. Il vit Gabriel et son amant serré l'un contre l'autre profondément endormi. Il se glissa contre Gabriel et referma la porte. Le brun s'endormit pratiquement en même temps que Cross redémarrer d'un coup puissant des rênes.


A l'intérieur de la Cage, le Ministre détruisait tout sur son passage. Il était furieux et cela se voyait. Les deux Aurors qui avaient failli à leur tâche avaient la tête baissée devant lui tant ils avaient peur des représailles. Heureusement, se fichant des deux fautifs, le ministre finit par lentement se calmer. L'Auror blond vint le voir et dit :

- Monsieur ! D'après les enquêteurs, ils sont certains qu'un enfant y était. Des vêtements pour enfant ont été déplacés ! Si nous avons raison, il aurait grandi jusqu'à ses douze ans mais nous ne pouvons pas affirmer qu'il n'ait pas grandi plus !

- Vous êtes certain qu'il ne s'agit pas de plusieurs enfants différents ?

- Non, ils sont restés un bon moment et il n'y a qu'un vêtement de taille différente. Même si ce sont que des enfants, ils ne les auraient pas habillés que d'une seule façon avec tous les habits présents !

- Donc vous pensez que l'enfant est né ?!

- Oui…

- Cependant… Potter, il ne peut être mort !

- C'est assez bizarre mais non… il ne l'ait pas…

Le ministre regarda l'Auror et le quitta. « Cette homme… pensa-t-il en soupirant. » Il ne comprenait pas comment il pouvait être aussi… aussi lui. Il se tourna vers ses sorciers qui attendaient patiemment les ordres.

- Les a-t-on repérés ?

- Pas encore, Monsieur !

- Bon, les ordres sont simples ! Je veux Potter vivant !

- Vivant ? Mais vous aviez…

- Je le veux vivant ! Tuez le Dernier et le père vampire et ramenez le moi… sans une égratignure.

Les sorciers saluèrent et commencèrent à quitter l'endroit l'un après l'autre.

- Toi, fit le Ministre au blond à la carte. Dès qu'il réapparaît, tu me préviens…


La journée de Cross passa rapidement. Quand le soleil se coucha, Draco ouvrit la porte de la calèche et sortit sans même que Cross ne s'arrête. Il monta à l'avant et referma la porte d'un geste brusque. Cross sursauta en le voyant à ses côtés. Il sourit et murmura :

- Bien dormi ?

- Oui… Alors tu m'expliques ?

- On ne sait pas comment mais le ministère nous a retrouvé et tente de nous avoir mais Gabriel et moi étions debout alors nous l'avons sorti.

- J'imagine très bien pourquoi vous étiez debout ?

Cross sourit doucement, rougissant carrément.

- Gabriel se plaignait de ne pouvoir prendre de douche.

- Oui moi aussi !

- Nous arrivons à un lac, peut-être pourrions nous y faire une halte. De plus j'ai besoin de me dégourdir les jambes…

- Oui pourquoi pas ! Mais… vous avez pensé à prendre des vêtements ?

- Euh…

Draco hocha négativement la tête, soupirant.

- Passons par un proche village, j'en prendrais le temps que Gabriel et Harry se réveillent.

- As-tu de l'argent ?

- De l'argent, pourquoi faire ? N'oublies pas que je suis un vampire… pas un enfant de chœur.

- Mais… tu as de l'argent ?

- Oui !

- Bien voilà alors !

- Bon, bon… très bien, je payerai !

- Délinquant !

Après le détour au village, Cross les emmena vers le lac qu'il avait repéré, derrière un bois touffu.

- Comment connais-tu cet endroit ?

- En cinq cent années de vie et de parcours, on en a vu des choses ! J'ai marché à travers le monde. Je ne peux pas te dire que je connais tout par cœur mais quand même.

- Ok… Bon descendons.

- Ok !

Cross arrêta la calèche à quelques mètres de l'étendu d'eau. Il desserra les sangles et libéra les chevaux. Ceux-ci se précipitèrent dans l'eau et Cross sourit. Eux aussi avaient besoin d'un arrêt. Draco lui fit le tour et ouvrit la calèche. A l'intérieur, il vit les yeux émeraude de son fils et Harry qui s'était allongé sur ses genoux et qui dormait à poing fermé. Gabriel lui sourit et Draco murmura :

- Nous faisons une halte pour se laver.

Il souleva son sac et rajouta :

- Vous mangerez, aussi.

Gabriel acquiesça et à sa voix, Harry ouvrit lentement les yeux et se les frotta.

- Fatigué ?! Sourit Gabriel.

Harry hocha lentement.

- Tu peux encore dormir, murmura son amant.

- Non, c'est bon… fit le brun en se levant. Nous devons nous dépêcher…

- Pas avant d'avoir fait une pause.

- De plus, fit Cross derrière eux. Les chevaux ne repartiront pas d'aussitôt ! Ils sont épuisés !

Harry descendit de la voiture en sautant dans les bras de son amant. Gabriel sortit à son tour et rejoint Cross qui ouvrait le coffre de la calèche. Il y installa tout l'attirail avant de le refermer. Il sourit à son amant qui le prit dans ses bras pour un baiser amoureux. Alors qu'Harry et Draco passèrent, ce dernier tapa sur la tête du vdA et s'enquit :

-Allez on va se laver !

Harry rit totalement attendri par le couple que formait Cross et son fils.

- Au faîte, demanda Harry alors qu'ils se dirigeaient tous à l'eau, où est-ce que l'on est ?

- Juste après Venise.

- Bien…

- Nous allons où ?

- Jusqu'à Rome… C'est là-bas qu'elle nous attend…

- Ok !

Passant outre la pudeur car les deux hommes avaient complètement accepté le gris dans leur nouvelle petite famille, ils passèrent tous les quatre un bon moment à s'amuser et se laver. Harry sortit rapidement cependant car le froid s'insinua en lui, le mordant plus méchamment que Draco. Il s'habilla vite mais les trois autres le suivirent. Enfin, ils s'installèrent autour d'un feu qu'Harry créa à côté du bosquet. S'asseyant contre les arbres rapprochés, Harry contre Draco, Cross contre Gabriel, les chevaux vinrent s'étendre juste à côté, attirer par le feu. Gabriel rit légèrement quand l'un d'eux lui poussa la joue de ses naseaux. Il le caressa avec douceur puis le cheval se remit à brouter sagement.

- Alors, demanda Cross après quelques minutes d'apaisement et de totale détente. Où va-t-on et qu'allons nous faire précisément !? Tu peux nous donner plus de précision, Harry, sur notre quête et notre but ?

Gabriel hocha la tête, tout à fait d'accord avec son amant. Le brun regarda le blond puis dit :

- C'est très simple nous allons retrouver une vieille amie à moi qui se trouve à Rome.

- Pourquoi ?

- Cette femme que vous avez compris être la Dame, nous conduira vers un endroit secret que seule elle connaît l'emplacement.

- Comment peux tu être sur qu'elle le fera ?

- Croyez-moi, elle nous aidera ! Jadis, elle m'avait proposé de m'y emmener pour échapper à mon sort.

- Celui du sorcier pur ? Demanda Draco, inquiet.

- Oui…

- Mais… Comment la connaissais-tu et surtout comment savait-elle que tu deviendrais un sorcier pur ? Demanda Cross.

- Oula… Vous me faîtes remonter à bien loin… C'est toute une vie que vous me demandez de vous raconter.

- Soit, murmura Draco à son oreille. Tu peux y aller, nous ne sommes pas pressé…

Harry sourit.

- Comme vous voudrez… Cependant…

Alors que le brun allait débuter son récit, Gabriel et Draco relevèrent en chœur leur tête vers un bosquet non loin d'ici. Immédiatement les quatre hommes se relevèrent et Harry éteint le feu. Il avait de suite compris qu'ils y avaient plusieurs personnes non loin. D'autant que maintenant qu'ils se rapprochaient, Harry pouvait sentir leur aura.

- Ce sont les mêmes hommes que dans la Cage, fit Cross. Le ministère je présume.

- Oui.

- Comment nous ont-ils repérés ? Peu importe ! Nous verrons cela plus tard, prenez ma main !

- Pourquoi tant de hâte ? S'exclama en homme qui venait tout juste de transplaner derrière eux.

Draco eut le réflexe le plus rapide, il courut vers lui, près à attaquer.

- Non ! S'écria Harry.

Il activa un bouclier que le blond percuta méchamment. Le brun se rapprocha rapidement et le prit par la main, le fit reculer. Draco se tenait le nez qui avait subi le plus gros du choc, deux secondes de plus et il ne ressentait plus rien, son nez totalement replacé. Il se tourna vers Harry, les yeux écarquillés.

- Mais pourquoi ?

- A ton avis, gros bêta ! Pourquoi n'ai-je pas voulu que tu te battes dans l'auberge ou dans ton manoir ? Reste près de moi.

- Potter, susurra le ministre. On se demande tous par quel miracle tu es encore en vie… De même comment as-tu récupéré ta voix ?

- Peut-être avez-vous mal cherché dans le manoir, défia le brun.

Il reculait petit à petit espérant atteindre son fils et Cross pour pouvoir transplaner. Le ministre conscient de ses faits et gestes s'avança et le menaça :

- Tu ferais bien de te rendre où l'un de tes proches risques de mourir voir tous !

Autour d'eux, les sorciers transplanaient et les entouraient. Harry continua cependant de reculer la main crispée dans celle de Draco qui ne comprenait pas pourquoi le brun l'empêchait de combattre. Il ne voulait tout de même pas compromettre son amant et le suivait sans faire d'histoire. Le ministre sortit sa baguette et la pointa sur Cross.

- Toi ! Comment as-tu osé me désobéir ! J'aurais dû te tuer quand j'en avais l'occasion. La grâce que j'avais pour ton peuple est révoquée ! Ils périront tous et toi en premier ! Avada Kedevra !

Le sort fut facilement arrêté par Harry. Gabriel se plaça devant Cross et défia des crocs l'homme. Celui-ci tilta en remarquant tant de similitude entre les deux hommes et l'enfant. Il s'avança et fronça les sourcils baissant légèrement sa main.

- C'est donc toi ! L'enfant est donc bien né et a grandi comme il était prévu. Cependant… toi ! Fit-il en montrant Harry. Tu devrais être mort !

- Je devrais oui !

Sans qu'ils crient gare, les sorciers se mirent tous à tirer. Les sorts fusaient mais aucun ne passait. Harry eut la surprise de voir qu'ils se dirigeaient tous autour de lui mais qu'aucun ne le visaient réellement lui. Petit à petit, Harry se mordit le fond de joue. L'appuie sur son bouclier était trop grand, aussi puissant était-il. Gabriel vit son père en difficulté et pénétra dans son esprit. Il vit son intention de transplaner et se rapprocha rapidement il toucha l'épaule du brun, la main étroitement serrée à celle de Cross. La suite se passa extrêmement vite. Pour transplaner, Harry dû enlever son bouclier. Et pendant le cours instant, la demi-seconde qui sépara la fin du Protego et le déplacement, sur tous les sorts qui fusaient, un arriva à atteindre un de nos quatre héros.

C'était un sort de la mort.