Coucou à vous!

Me revoilà comme prévu.

Je suis contente de voir que ce prologue vous ait donné envie de lire la suite.

Je remercie toutes celles qui ont prit la peine de me laisser une petite review et celles qui m'ont mises en story alert, favorite story ou author alert.

.

Alicia: merci de ton soutient et de ta review. Bises.

.

Mixou: oui, mon idée peut te sembler géniale au premier abord, mais j'ai peur que vous finissiez par me détester pour la suite! Merci de ta review. Bises.

.

Sarah: eh bien je suis heureuse d'avoir réussit à te donner l'envie de lire un Emmett/Bella. J'attends alors impatiemment ton avis pour le prochain chapitre. Merci de ta review. Bises.

.

Un grand merci à Anzele42100 encore une fois.

J'espère que ce premier chapitre vous plaira!

Bonne lecture.

..

.

Chapitre 1 - Une rencontre

.

POV Bella

.

Cela faisait maintenant deux semaines que je m'étais installée à Walnut Creek, en Californie. Je travaillais comme infirmière en service gastro-entérologie depuis 2 ans à Seattle avant que je ne décide de déménager ici. J'intégrais le service cardiologie.

Mon père vivait à Forks dans l'état de Washington et ma mère à Phoenix avec son nouvel amant Phil. En ayant marre de la grisaille de Forks et ne voulant pas retourner chez ma mère, j'ai choisi une toute autre destination. Ne croyez pas que j'ai de mauvaises relations avec eux, seulement, je voulais vivre et explorer par moi-même. Faire mes propres choix et apprendre de mes erreurs.

Je m'étais achetée une villa avec une partie de l'héritage de mes grands parents. Elle était située près d'un quartier résidentiel. Je vivais donc à trois quarts d'heure du John Muir Medical Center, mon lieu de travail et à une heure du centre ville et de ses centres commerciaux.

Je commençais ma troisième semaine ici avec trois jours de congés d'affilée. J'avais mit mon temps à profit pour visiter les environs. Malheureusement pour moi, ma voiture en avait décidé autrement. J'étais à plus d'une heure de Walnut Creek et qui plus est dans une route des plus déserte. La dernière trace de civilisation remontait à un quart d'heure de route soit près de trois heures de marches. J'avais beau lever mon portable, prier tous les dieux et saints à ma connaissance, je n'avais pas un seul trait de réseau. Poussant un long soupir, je me laissais tomber sur mon siège. Dans mon malheur, j'avais pensé à m'habiller plutôt légèrement et à prendre une petite réserve d'eau. Mais les rares voitures que je croisais ne daignaient même pas ralentir ou s'arrêter.

.

Quelques heures après…

.

Je venais de finir ma dernière goutte d'eau lorsqu'un camion de dépannage s'arrêta quelques mètres devant. Je levais les yeux au ciel, reconnaissante du cadeau que l'on m'avait envoyé.

- Je vais enfin pouvoir rentrer chez moi, soupirais-je de soulagement.

Un homme s'extirpa du camion. Je me penchais un peu plus et le regardais entre le rétroviseur et la portière. Un mètre quatre-vingt cinq d'une musculature des plus impressionnante que j'ai jamais vu, des cheveux bruns et un cul parfaitement moulée dans une paire de jans. Lorsqu'il se retourna, j'eus pu jurer que mon cœur avant manqué un battement. Ses cuisses semblaient fermes, son torse était parfaitement moulé par un débardeur blanc rendu sale par la crasse et le cambouis. Son visage était semblable à celui d'une véritable statue grecque. Sa mâchoire était carrée mais pas en excès, ses lèvres fines et rosées ne demandaient qu'à être embrassées, son nez s'harmoniait avec son visage et ses yeux bleu azur semblaient lire au plus profond de votre âme. Inconsciemment je me mordis la lèvre. Ce mec était un véritable fantasme ambulant.

Dans un ralenti des plus troublant, il s'essuya la main droite avec un tissu graisseux et le plongea dans sa poche arrière. Son regard croisa le mien un bref instant avant qu'il ne passa sa main gauche dans ses cheveux, visiblement gêné. J'espérais secrètement que ce dépannage durerait plus de temps que prévu…

.

.

POV Emmett

.

- JACOB! Je croyais que t'avais réglé le problème de Mr Jenkins?

- J'y suis allé et j'ai réparé un minimum avant de lui dire de passer dans la semaine… et c'était la semaine dernière… mais il ne m'a pas écouté et a fait comme si de rien n'était.

- En attendant c'est moi qui vais devoir me taper une heure de route pour remorquer sa putain de camionnette jusqu'ici!

- Je suis désolé je…

- Laisses tomber et retournes au boulot. Encore un plan foireux comme celui-ci et je te jure que je te vire! Répliquai-je coléreux.

J'arrivais à quelques minutes de la ferme lorsque je vis une voiture arrêtée sur le bas côté. Pour connaitre parfaitement les gens de la région, je savais qu'ils n'étaient pas accueillants, extrêmement curieux et peureux de nature. J'allais devoir faire ma BA du jour. Mais ce n'était pas comme si je perdais quelque chose… à vrai dire, ça me faisait un nouveau client. Je me rangeais sur le bas côté, sortis du véhicule, me nettoyais les mains tout en m'approchant de l'Ashton Martin. Son proprio ou plutôt sa propriétaire avait assurément bon goût.

Elle sortit de son véhicule. Un mètre soixante cinq tout au plus, elle portait un débardeur aussi blanc que le mien était tâché, moulant à perfection sa parfaite poitrine généreuse. Ses longues jambes fermes et galbées étaient sublimées par une paire de short en jeans. Elle avait remonté ses cheveux longs et bouclés en un rapide et lâche chignon. Son visage avait tout de celui d'un ange. Ses lèvres n'étaient ni trop pleines ni trop fines; son nez s'harmoniait avec son visage et ses yeux chocolat caramel étaient deux puits sans fond. Sa peau légèrement hâlée avait une couleur caramélisée vous criant de la goûter et de la croquer.

Elle referma la porte de sa voiture et fit quelques pas vers moi. Une légère couche de sueur plaquait quelques courts cheveux sur son visage et son débardeur commençait déjà à devenir transparent. Elle devait être là depuis un moment déjà.

- Je vous remercie de vous être arrêté! Ca fait un moment que j'attends que quelqu'un le fasse.

Son sourire faisait naître un moi un sentiment étrange. Il me donnait l'envie de lui sourire en retour. Et bien malgré moi, mes lèvres s'étirèrent maladroitement. Je n'étais plus moi-même depuis trois ans. Auparavant plein de vie et jovial, j'étais devenu aigri et coléreux. Que ce soit envers ma famille ou ce qu'il restait de mes amis… Je leur en voulais d'avoir leurs vies…

- Normal, je sais à quel point les habitants du coin sont méfiants des étrangers, dis-je lassé.

- C'est du vécu, je me trompe? Me demanda-t-elle.

- Disons que lorsque vous êtes appelé pour faire votre boulot et qu'il vous faut près d'une demie journée pour convaincre l'homme armé d'un fusil devant vous que vous ne lui voulez aucun mal et ensuite être confronté à cette même situation à chaque déplacement… je dirais que c'est bien du vécu.

Je me penchais sur son moteur après avoir ouvert le capot. Elle étouffait un petit rire. Je ne savais pas ce qu'il s'était passé, ni même si ça venait d'elle mais j'avais réussit à aligner plus de deux phrases sans être désagréable ni même l'envoyer dans les roses.

- C'est grave docteur? Me demanda-t-elle en se penchant près de moi.

Je ris maladroitement avant de tousser légèrement. Ca faisait un moment que je n'avais pas ris aussi.

Sa fragrance de freesia m'enveloppa. C'est un peu comme si je respirais réellement pour la première fois depuis…

- Assez pour qu'elle reste alitée, répondis-je.

Je plaisantais moi? Depuis quand? Elle rit légèrement.

- Alors docteur quand pensez vous qu'elle sera remise sur pieds?

- D'ici une petite semaine, le temps de tout remettre en place, souris-je.

Elle prit appui contre la voiture et j'en fis de même après un moment.

- Depuis combien de temps êtes vous ici? Demandai-je.

Et maintenant j'engageais la conversation. De mieux en mieux…

- Quelques heures, répondit-elle nonchalamment. Au fait, je m'appelle Bella.

- Emmett, dis-je en lui tendant la main fébrilement. Mais il n'y avait personne que tu aurais pu appeler?

- Ravie de te rencontrer Emmett, dit-elle en me serrant la main à son tour. Aucun réseau, ajouta-t-elle.

- Tu n'es pas du coin visiblement…

- J'ai emménagé à Walnut Creek il y a un peu plus de trois semaines.

- Une petite nouvelle alors, dis-je pensivement.

- On peut dire ça, c'est pourquoi je voulais visiter un peu les environs… mais ma voiture en a décidé autrement.

Un silence presque inconfortable s'installa entre nous durant quelques instants.

- On devrait y aller, il faut que j'aille voir l'état d'une voiture dans l'une des fermes près d'ici et on rentrera au garage après.

Elle hocha la tête et nous montâmes en voiture.

Mr Jenkins avait préféré que l'on vienne chercher sa voiture demain. Il ne voulait pas se séparer de sa vieille « Babette » trop longtemps. J'avais décidé de mettre Jacob sur le coup. Ca lui apprendra.

Nous avions peu parlé. Ce n'est pas faute qu'elle ait essayée, seulement je me braquais et ne lui répondais pas ou seulement par monosyllabes. Elle semblait ne pas s'en rendre compte ou n'y portait simplement pas attention. Elle possédait une trop grande joie de vivre pour moi, elle avait réussit à me faire rire et possédait une insouciance que je qualifierais d'hors normes. Alors qu'elle chantonnait un air passant à la radio, je me sentais presque… normal auprès d'elle. La fenêtre ouverte laissait entrer l'air rafraîchit du début de soirée. Cette dernière jouait avec les quelques mèches de cheveux s'étant échappées de son chignon. Une main soutenant sa tête, l'autre était en appui sur le siège. C'était un peu comme si le temps s'était arrêté, un mode « pause » qui ne m'était pas déplaisant. Je préférais ça à l'enfer devenu quotidien de ma vie.

Des dégradés de couleur se faisaient voir dans le ciel depuis un certain temps. Nous étions à une demi heure de Walnut Creek lorsque la remorqueuse commença à perdre de la vitesse et émettre un certain bruit qui ne présageait rien de bon.

- Que se passe-t-il? S'inquiéta Bella.

- Je vais voir.

J'arrêtais la voiture sur le bas côté et ouvrit le capot. Jacob n'avait encore une fois pas fait son boulot. Il commençait sérieusement à me courir sur le haricot ce petit con! Je lui avais pourtant demandé de régler le problème… Je savais que ce jour n'était pas celui que je préférais dans l'année mais même l'année dernière j'avais eu plus de chance!

La porte passagère claqua et je m'empêchais de donner un coup sur la carrosserie. Bella se matérialisa près de moi.

- Ne me dis pas que nous sommes tombés en panne, sourit-elle les yeux brillant d'amusement.

Je passais ma main dans mes cheveux, gêné, ne voulant pas croiser son regard.

- Hum… je crois que… je pense que… oui en fait…

Sans que je m'y attende, elle éclata de rire et se laissa glisser au sol. N'y comprenant rien, je m'installais près d'elle, attendant qu'elle ait fini. J'envoyais un texto à Embry -ne faisant plus confiance en Jacob- pour qu'il vienne nous chercher. Elle se calma enfin.

- Je peux savoir ce qu'il te fait rire? Dis-je agacé.

Elle perdit son sourire et me jaugea durant un moment. Elle finit par esquisser un sourire gêné avant de dire lentement:

- Ne trouves tu pas la situation comique? Je veux dire… tu es venue à mon secours parce que j'étais en panne et tu le deviens toi-même.

J'esquissais un sourire penaud: elle avait raison.

- Dans combien de temps penses tu que nous serons rentrés?

- Difficile à dire… Embry mon mécano doit finir de travailler sur un moteur et il devrait venir nous chercher ensuite.

Elle soupira et posa sa tête sur mon épaule. Je me tendis et la repoussais brutalement. Ses mains glissèrent rudement sur le sol et son poignet avait prit un angle bizarre durant un moment. Elle se stabilisa ainsi et me regarda surprise et confuse.

- Je suis désolé, soufflais-je.

Je me relevais et finis par m'asseoir sur le siège passager. Je l'entendis venir plus que je ne la vis. Les yeux clos, la tête appuyée sur le siège auto, je n'osais pas l'affronter. Une vague caresse sur mon bras et j'ouvris lentement les yeux. Elle me faisait face. Il n'y avait pas de pitié, ni même de colère. Son regard était doux et rempli d'incompréhension.

- Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal ou… murmura-t-elle.

- Non, je… ça vient de moi. J'ai perdu l'habitude des contact, lui répondis-je en évitant son regard.

Son poignet prenait déjà une teinte bleutée. Lentement, je lui prenais et le tâtais. Elle essaya d'étouffer un gémissement de douleur inutilement. J'y avais été fort cette fois-ci. J'étais assez égoïste pour faire souffrir toute personne passant dans ma vie merdique. Elle ne m'avait rien fait, au contraire, et je l'avais blessée. Je l'avais repoussée parce que je savais que d'une manière ou d'une autre, un jour ou l'autre elle l'aurait elle-même fait…

Elle réussit à se faufiler entre mes deux jambes et ses bras m'entourèrent. Sa chaleur m'envahit et mon corps se détendit inexplicablement. Son regard s'encra dans le mien et un sourire timide erra sur ses lèvres. Sa main glissa dans mes cheveux et joua avec.

- Tu es quelqu'un de bien Emmett, peut importe cette attitude défensive que tu trimballes avec toi et cette auto défense que tu déclenches envers les autres. Je le sais, je le vois et je le ressens. Je ne sais rien de ta vie ni par quoi tu es passé mais… ne la gâches pas… tu as beau m'avoir dit que tu en avais assez profité jusque là mais ce n'est pas le cas… Tu te morfonds et t'enfonces dans ta rancœur. Vis ta vie… Vis la comme elle se doit de l'être… ouvres les yeux et regardes autour de toi. Décompresses et ne prends pas tout au sérieux. Laisses toi aller…

Pourquoi ce qu'elle venait de dire me touchait autant? Pourquoi ressentais-je ce pincement au cœur, cette colère grandissante alors que tout ce qu'elle me disait s'encrait en moi? J'avais fait de la chute libre, du ski nautique, j'avais frôlé la mort de près dans une cage entourée de requins et… pourquoi me disait-elle alors que je n'avais pas vécu?

Me laisser aller? J'avais réussit à l'être avec elle à mes côtés sans qu'elle ne le sache réellement. Mais me laisserais-je aller dans ce sens? Y avais-je droit? Mon envie me criait de le faire et ma raison -aussi faible était-elle- m'en dissuadait. J'en mourrais d'envie à la seconde où je l'avais vue. Il ne fallait pas que je me leurre. Mais alors que ses lèvres effleurèrent les miennes, je fis tomber toute résistance et me laissais alors aller comme je le voulais…

.

..

Alors qu'en pensez vous? Je continue?

Sinon, je pense que vous avez une petite idée de ce qu'il pourrait se passer au prochain chapitre, n'est-ce pas? :D

Bises.

Mary.