Coucou à vous!
Alors, première nouvelle: j'ai eu mon concours d'infirmière et je suis super contente! :D
Il ne me manque plus qu'à avoir mon bac désormais… Moins de 24h pour les résultats…
Pour ceux qui lisent mes autres fics, sachez que si je n'ai pas mon bac et que je vais aux rattrapages, les prochains chapitres ne pourront pas être postés cette semaine comme prévu.
Je suis super heureuse que cette fic vous plaise jusque là, et j'espère que ce sera toujours le cas.
Les indices sont en fin de chapitre pour ceux qui le souhaitent alors… je vous en conjure, ne me tuez pas une fois que vous aurez compris de quoi il s'agit! :S
Sachez que tout ne se passera pas comme vous le pensez… j'ai quelques surprises en réserve… :D
Encore merci pour vos mises en alertes et vos reviews, vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis heureuse de les lire et de connaître vos avis.
.
Audrey: que veux tu? Un homme restera un homme… :D S'il avait attendu, ça aurait été beaucoup moins drôle! Bises.
.
Fanny: ce que tu dis est vrai, ça apparaîtra dans la fic et ça joue un rôle « assez » important dans son comportement et sa situation d'aujourd'hui. Bises.
.
Sarah: en plus de suivre mes fics avec acharnement et en étant une fidèle lectrice, tu as compris ce que je vous ai concoctées. A croire que t'as trouvé comment me décoder! Lol! Alors sache que c'est bien une chose que tu vas lire et trouver dans cette fic'. Je trouve dommage que tu n'ais pas de compte sur fanfiction, j'aurais bien aimé parler avec toi! :D Bisous.
.
Merci à Anzele42100 pour son soutient.
Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une bonne lecture.
…
..
.
Chapitre 3 - Te revoir
.
.
POV Emmett
.
Une semaine après…
.
- Alors comme ça t'a revu la proprio de l'Ashton? S'exclama Embry de sous une BMW.
- On s'est croisés par hasard y'a deux jours. C'était au « Black Moon ». Elle y était avec quelques une de ses collègues, lui répondit-il en essuyant sa clé à molette.
- Et alors? L'encouragea Embry en apparaissant.
- Elle passera tout à l'heure récupérer sa voiture, je pense lui proposer qu'on sorte ensemble un de ces soirs.
- Allez, rit Embry, dis m'en plus! A quoi elle ressemble?
Jacob commença à vérifier le moteur de l'Ashton. Il soupira.
- Elle est brune aux yeux marrons mais ils ont un petit quelque chose tu vois? Elle a un putain de corps de rêve, des seins parfaits et… elle est parfaire, mec! Rit-il à son tour.
Mon poing se ferma sur l'outil que j'avais à la main.
- Et durant la soirée? S'enquit Embry en se relevant.
- Quil et moi on est restés avec elles. On a dansé, rit, et pas mal bu mais c'était sympa.
Je ne voulais pas connaitre la suite parce que je savais comment ça c'était fini… et ça me confortait dans l'idée que ce qui c'était passé entre nous n'était qu'une passade. Je me sentais presque moins mal.
- Rien de plus, hein? S'enquit Embry en haussant un sourcil interrogateur. Si je me souviens bien t'es pas le genre de gars à rester avec la même fille trop longtemps ni même à envisager de la revoir après avoir tiré ton coup.
- Je sais pas pourquoi mais elle me résiste. On a flirté ensemble une bonne partie de la soirée et à la fin elle est repartie de son côté, ça m'a mit un coup je te jure.
- Elle est seulement pas sensible à ton charme, mec! Sourit Embry.
- Tu dis n'importe quoi! Personne ne peut me résister… tu vas voir, d'ici peu de temps elle me mangera dans la main et là… c'est Jake bis qui va être content!
- C'est bon, vous avez fini de jouer les femmelettes on peut se remettre au travail où vous voulez encore discuter? Coupais-je durement. Embry, si tu veux partir d'ici pour avoir le temps de récupérer ta fille, je te conseillerais de te dépêcher de la finir cette caisse!
Embry grommela quelque chose dans sa barbe et se remit à travailler sur la BMW avec plus d'acharnement.
- Et toi tu te remets au boulot, je te ferais dire que la dite propriétaire vient la chercher d'ici peu de temps sa voiture!
Nous nous remîmes chacun au travail bien que je sente de temps à autres le regard de Jacob sur moi. Plus je le côtoyais et plus je me rendais compte que ce mec était une vraie plaie. Rien qu'en début de semaine, parce qu'il avait batifolé la veille et était arrivé en retard le matin même, deux de mes clients se sont retrouvés à attendre leur voiture durant près de trois heures. Il travaillait bien, je n'avais rien à en redire mais la rigueur n'était pas son fort.
- Enfin! S'écria Embry. A demain les gars!
Une fois qu'il fut parti, Jacob s'approcha de moi alors qu'il nettoyait sa clé dans un chiffon crasseux.
- Ca va faire quoi? Six mois que je bosse avec vous deux et pas une seule fois je t'ai vu t'éclater. Et vu la boule de nerf que t'es franchement, y'a pas à dire mais tu devrais t'envoyer en l'air plus souvent et arrêter de penser qu'au boulot.
- Comme tu le dis ça fait que six mois et tu ne me connais pas assez pour me dire ce que je dois faire! A lors maintenant tu…
La sonnerie du téléphone me coupa dans ma lancée. Jacob alla répondre puisqu'il avait les mains plus propres que les miennes. Après une dizaine de minutes il vint vers moi.
- Y'a eu un accident sur la nationale menant à l'Ouest de la ville. La division qui y est située est pleine, elle nous demande si on peut prendre en charge quelques unes de leurs voitures.
- Pas de soucis, Paul, Billy et Jared reviennent demain, répondis-je absent. Tu te charges des transferts et s'il le faut demande à un mécano de là bas de t'aider.
- Et comment je fais pour l'Ashton? Dit-il moqueur.
- Je m'en charge comme d'hab', dis-je lassé.
Il ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais le regard froid que je lui retournais l'en dissuada. Ma patience avait des limites surtout ces derniers temps.
.
.
POV Bella.
.
- Bonne soirée, dis-je avant de quitter l'hôpital avec Angela. Je te remercie de me déposer au garage, je ne vois comment j'aurais pu aller chercher mon Ashton si je prenais ma Volvo, mais ça me gêne, ça te fait faire un détour et…
- Combien de fois faut-il que je te le dise? Ca ne me dérange absolument pas! Et puis, je dois dire que je suis impatiente de voir ce mécano dont tu m'as parlé. Il a l'air de t'avoir tapé dans l'œil.
Je soupirais. Angela était l'une des femmes avec qui je m'entendais le mieux dans le service. Nous nous étions vues régulièrement en dehors du travail et étions devenues de bonnes amies.
- J'avoue, c'est vrai, il me plait… un peu…
Elle me lança un regard peu convaincu avant de démarrer la voiture.
- Ok, beaucoup… Mais je ne sais pas, y'a quelque chose qui… le bloque, c'est la seule manière que j'ai de le dire correctement.
- Et si t'essayais la manière douce?
Je lui lançais un regard peu convaincu à mon tour.
- La manière forte ne fait que l'emmener encore plus à se cacher derrière ses barrières, reprit-elle.
- Mais la manière douce n'a pas de bons résultats, je me fais rembarrer, je le rembarre et c'est un cercle vicieux jusqu'à ce que l'un d'entre nous abandonne.
- Je te fais confiance, tu finiras par trouver, me rassura-t-elle alors qu'elle stoppais le véhicule. On dirait que ce sera pour une prochaine fois… On se voit demain?
- Nope, j'ai ma journée tu te souviens? Souris-je.
Elle leva les yeux au ciel mais ne pus empêcher le sourire qui naquit sur ses lèvres.
- Au revoir, dîmes nous en même temps.
Je la regardais s'éloigner alors que l'appréhension et la peur montaient en moi. J'allais le revoir et je ne savais pas si c'était une bonne ou une mauvaise chose. Passant une main dans mes cheveux, je me dirigeais vers les bâtiments. Les portes de garage étaient ouvertes et on y voyait diverses voitures. Il n'y avait néanmoins aucun signe de vie.
- Y'a quelqu'un? Hélai-je.
Aucune réponse. Je jetais un œil curieux sur les outils, les voitures et tout ce qui composait la pièce. Le sentiment d'être observée monta en moi. Je me retournais brusquement pour tomber nez à nez avec Emmett. Je fis un bon de quelques mètres et m'appuyais contre la voiture la plus proche. Le cœur battant la chamade et la respiration courte, j'avais une main posée sur mon cœur.
- Tu m'as fait peur, dis-je.
- C'était pas mon intention, me répondit-il.
Son ton inamical me fit frissonner. Apparemment il s'était levé de mauvais poil ce matin.
- Y'en a encore pour longtemps? M'enquis-je d'une petite voix.
Il me regarda silencieusement durant quelques secondes.
- On a eu une urgence et j'ai envoyé ton cher Jacob à l'autre bout de la ville, trois de mes mécanos reviennent demain, Embry a dû partir et je devais d'abord finir la voiture d'un autre client avant la tienne, ça te va? Me répondit-il froidement.
J'inspirais et expirais longuement plusieurs fois pour me calmer. Je fermais les yeux durant quelques temps et me passais la main dans les cheveux avant de les rouvrir.
« Ne pas répondre à ses provocations, ne pas y répondre… »
- Alors comme ça… Jacob et toi? Commença-t-il en glissant sous la voiture.
Je soupirais et m'asseyais sur l'un des meubles après avoir vérifié que c'était un minimum propre.
- Jake et moi rien du tout, il ne se passe et ne se passera rien entre lui et moi.
Je triturais mes doigts et les observais pensivement.
- C'est pas ce que j'ai entendu dire, répondit-il.
.
.
POV Emmett
.
- Eh bien ce que tu as entendu est faux. J'ai passé la plus ennuyeuse soirée de ma vie. Je dois dire que ton ami est assez lourd dans son genre.
Mon rythme cardiaque redoubla mystérieusement. Etais-ce le fait de savoir qu'elle ne semblait pas se soucier de mon attitude et qu'elle me parlait comme à toute personne normale ou le fait qu'elle n'apprécie pas Jacob?
- Tu sais quoi Emmett… commença-t-elle.
- Oui? L'encourageais-je avec agacement.
- J'aimerais apprendre à te connaître.
Pétrifié et surpris, je ne réagis pas immédiatement. Une fois mes esprits retrouvés, je glissais de sous la voiture et me relevais. Elle était assise sur l'un des meubles à outils, les paumes mises à plat -dont l'une bandée- et en appui sur ses bras, elle avait le visage penché vers l'arrière et les yeux fermés. Elle portait une jupe rouge lui arrivant à mi cuisse, un débardeur blanc et de petites chaussures à talons blancs. Un sac était négligemment posé près d'elle. Je souris à cette image. C'était la première fois en une semaine.
Lentement je m'approchais d'elle, lui fis face mais faisant attention à ce que nos corps ne se frôlent pas. Sa fragrance me titilla les narines et j'inspirais profondément.
- Pourquoi? Chuchotai-je d'une voix neutre.
Ses paupières s'ouvrirent sur deux abysses brunes dans lesquelles je plongeais. Elle se redressa légèrement et après avoir sondé mon regard, elle esquissa un sourire. Sa main légèrement bandée reposait sur sa cuisse alors que l'autre remontait le long de mon torse et se cala sur ma mâchoire.
- Parce que quoique tu puisses en penser, tu le mérites.
Ses doigts remontèrent et caressèrent mes cernes avec douceur.
- La tristesse et la colère ne devraient pas se trouver dans ton regard.
Elle glissa le long de mon nez et suivit le contour de mes lèvres. J'embrassais le bout de son doigt alors que ses jambes s'enroulaient autour de moi, me rapprochant un peu plus d'elle.
- Et que, pour une raison que je n'arrive pas à m'expliquer, je pense constamment à l'idée de t'aider à te faire redécouvrir la vie et ses plus simples plaisirs…
Je me reculais brusquement et la toisais méchamment.
- Je n'ai pas besoin de toi, ni même de ta pitié, tu m'entends? Je m'en sors parfaitement seul!
Elle planta son regard coléreux dans le mien et descendit de son perchoir.
- C'est ce que tu penses? Que je te prends en pitié? Ais-je des raisons de le faire, hein, dit moi? Parce que moi je n'en vois aucune.
- Personne ne peut m'aider et encore moins toi, ok? Dis-je d'un ton sans appel.
Elle s'avança et planta son regard noir dans le mien, me faisant reculer.
- TU en es persuadé parce que TU t'es complètement coupé du monde extérieur.
- Je ne me suis PAS coupé du monde!
- Tu crois ça? Me défia-t-elle. Alors, quand est la dernière fois où tu as fait autre chose que venir au travail, travailler, manger et dormir? Quand est la dernière fois où tu es sorti voir un film au cinéma? Ou encore quand est la dernière fois où tu es sorti de chez toi pour faire autre chose que venir au travail? Alors, vas-y j'attends ta réponse!
Mon cœur battait à un rythme irrégulier. Ses paroles me touchaient, s'imprégnaient et se gravaient. Quand était la dernière fois où j'étais sorti seul ou avec des amis? Elle avait raison, je m'étais peu à peu coupé du monde, je devenais aigri et coléreux. Mais comment ne pas l'être? Comment ne pas en vouloir à la terre entière pour ce qui m'est arrivé? Elle appuyait là où ça faisait mal et je ne pouvais pas lui en vouloir, c'était elle, c'était dans sa nature.
- Tu vois, tu ne t'en souviens pas toi -même. Je ne te prends pas en pitié, je veux seulement apprendre à te connaitre… te connaitre vraiment et pas seulement l'image que tu renvoies.
Je finis par buter contre l'un des murs du garage et elle en profita pour placer ses mains de part et d'autres de mon corps. C'était bien la première fois que je me sentais autant piégé. Je ne savais pas pourquoi, je ne savais pas comment mais cette fille était à la fois folle à liée et saine d'esprit. Folle parce qu'elle souhaitait m'aider à retrouver confiance en la vie et saine d'esprit parce qu'elle était aussi insouciante que belle.
Je ne pouvais pas nier cette attirance que je ressentais en sa présence mais j'arrivais toujours à me rappeler que sa vie serait plus simple si elle ne m'avait pas à ses côtés. Et c'était visiblement la place qu'elle voulait me donner dans son existence. Une part de moi le voulait mais ma conscience ne cessait de me rappeler que ce n'était pas bien, ce n'était pas ma place. Je devais finir seul pour ne pas faire souffrir encore plus mes amis et ma famille.
Mais comment suivre ces résolutions lorsque j'avais goûté à ce qu'était la liberté et ce sentiment d'insouciance entre ses bras. Je m'étais à nouveau senti entier, je n'étais pas différent pour autant, j'avais seulement lâché prise. Je dois dire que ça m'avait fait un bien fou. Et si j'étais encore assez égoïste pour vouloir y goûter à nouveau? Avais-je le droit de profiter d'elle et de sa présence en sachant que je ne pourrais rien lui donner en retour?
Ses doigts chauds caressèrent avec douceur ma joue. Je plongeais dans ses iris. Nos visages étaient si proches l'un de l'autre que je pouvais sentir son souffle chaud et saccadé contre ma peau.
- Arrêtes de réfléchir, chuchota-t-elle. Fais moi un peu confiance.
J'en étais incapable, pour la seule et bonne raison que chacun de mes actes pouvaient avoir des conséquences, sur elle comme sur moi. Lui faire confiance? J'avais déjà bien du mal à me faire confiance à moi-même. Elle avait quelque chose de spécial, peut-être étais-ce son sourire, sa voix ou encore son visage d'ange mais elle me poussait à lui donner cette confiance.
- Tout le monde à besoin d'avoir une personne à laquelle parler, laisse moi être la tienne.
C'était bien là une chose que je ne pouvais pas faire. Puisqu'inévitablement je la verrais s'éloigner et me quitter comme les autres. Je savais qu'une fois que je lui aurais dit, une fois qu'elle saurait plus jamais ce ne sera pareil entre nous. Il y aura toujours cette gêne, cette peur, cette pitié que je vois déjà assez dans le regard de ma famille.
- J'attendrais que tu te confies, je ne te forcerais à rien que tu ne veuilles pas me dire. Donne moi seulement une chance d'essayer de te redonner goût en la vie et confiance en l'Homme.
Ses bras retombèrent le long de son corps mais jamais elle n'avait brisé notre lien visuel. Lui donner cette chance était surement la chose la plus difficile que j'ai à faire dans la vie jusque là parce que je prenais le risque de la perdre et de me perdre avec elle. Mon cœur battait d'un nouveau rythme en sa présence, mes sens se développaient et j'avais l'irrépressible envie de l'avoir près de moi, de la protéger, de la faire sourire. Je pensais à elle nuit et jour depuis notre première rencontre, elle hantait mes rêves au point que je n'en dorme plus la nuit. Je détestais cette emprise qu'elle avait déjà sur moi, mon corps et mon esprit et ce, en si peu de temps.
J'encerclais son visage de mes paumes et plaquais désespérément mes lèvres sur les siennes, rapprochant son corps contre le mien. Parce que quoique je puisse en penser, ma vie en dépendait tout comme elle dépendait de cette dose de bonheur qu'elle m'apportait dès que je la voyais. Ses bras entourèrent ma nuque alors que j'échangeais nos positions, pressant mon corps et mon envie naissante contre le sien, piégé entre ce mur et moi. Ses lèvres dansaient avec les miennes, sa langue s'enroulait autour de la mienne avec la même ferveur. A bout de souffle, nous nous séparâmes à temps pour entendre:
- Je peux savoir ce qu'il se passe ici?
.
..
…
Mais qui est-ce donc?
Ce chapitre vous a-t-il plu?
.
Certains m'ont demandés des indices et d'autres ont déjà trouvé le thème de cette fic mais pour ceux qui ne le savent pas encore, je vous les laisse:
- Un OS a été posté et a abordé ce thème. C'était il y a environ deux semaines je crois. Il s'agissait d'un Bella/Edward. Bella mourrait à la fin.
- Ce qu'à Emmett peut-être le cas de tout le monde… ou pas.
- Cet indice est le plus simple: une review été postée et son émettrice avait raison. La review était anonyme et la réponse à cette dernière a été donnée plus haut! :D
.
Maintenant, je redoute votre réaction… mais sachez que je suis là pour répondre à vos interrogations.
Une dernière chose: gardez à l'esprit que tout ne se passera pas comme vous pouvez le penser.
A bientôt!
Bises.
Mary.
