Me revoilà!

Comme d'habitude, je vous remercie de vos reviews et de vos mises en alertes.

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BEA: merci de ta review. Bises.

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Sarah: Il est vrai que Bella ne va pas se laisser faire mais pas tout de suite malheureusement. Elle va le plus souvent tempérer Emmett lors des futures rencontres. Merci de ta review. Bises.

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Merci à Anzele42100 et Djianara.

Bonne lecture!

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Chapitre 6 - Les lendemains

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POV Bella

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Je me garais au parking. J'avais à peine enlevé ma ceinture qu'il avait déjà fait le tour du véhicule pour m'ouvrir la porte et celle de Nathan. J'avais activé la sécurité enfant alors qu'il discutait avec ses parents à l'intérieur. Le petit sortit tout sourires de l'arrière du véhicule, les yeux brillants d'excitation. Pas un mot ne fut échangé alors qu'Emmett payait les billets. Une fois dans la fête foraine, Nathan ne savait plus où donner de la tête. Il regardait partout et nulle part à la fois. Je glissais ma main dans celle d'Emmett et y effectuait une légère pression. Posant ma tête sur son épaule, je sentis ses lèvres se poser sur le haut de mon crâne.

- Je veux faire le train fantôme! S'exclama soudainement Nathan.

Il se tourna vers nous, encore plus excité au possible. Il prit la main de son oncle et tira dessus pour qu'il le suive.

- Allez viens tu vas voir c'est super cool!

Alors que nous attendions dans la file d'attente, je sentis ses yeux sur moi. Je me retournais et lui adressais un grand sourire.

- Tu sais Emmett, pour tout à l'heure ce n'est pas grave. N'en veux pas trop à tes parents, d'accord? Je m'en voudrais si à cause de moi il y ait des tensions entre…

Ses lèvres se posèrent doucement sur les miennes.

- Il n'y a rien qu'il n'y avait déjà avant, d'accord?

J'acquiesçais, encore troublée par ce qu'il venait de faire.

- Beurk! s'exclama Nathan. Vous êtes dégoûtants!

Je ne pus m'empêcher de rire.

- Tu verras quant tu seras plus grand, tu ne trouveras pas ça si dégoûtant, lui fit remarquer Emmett.

- Je te crois pas, lui répondit son neveu en levant les yeux au ciel.

Le reste de la soirée se passa sans grande encombre, nous faisions les manèges au rythme des envies de Nathan. Il ne semblait pas le moins du monde fatigué. Aux alentours de 20heures, nous avions prit un hot dog à l'un des vendeurs de nourriture. Plus tard il avait voulu une gaufre à la chantilly puis une barbe à papa. Emmett et moi avions du la finir. Emmett nous avait chacun gagné une peluche à l'un des stand de jeux. Ce n'est qu'aux alentours de 23h30 alors que Nathan s'endormait dans les bras de son oncle que nous nous décidions à partir. Nous rîmes un peu sur le chemin du retour à la voiture et une fois que Nathan fut confortablement installé et couvert d'une couverture à l'arrière, nous allâmes pour regagner nos places.

- Emmett?

Je me retournais pour voir qui l'avait appelé. Une femme se trouvait à quelques mètres de nous et regardait curieusement dans notre direction. La jeune femme blonde portait ses cheveux légèrement ondulés au niveau de ses épaules. Son visage portait les signes d'une fatigue persistante mais elle n'en était pas moins dénuée de beauté. Ses prunelles grises se vrillèrent aux miennes et l'espace d'un instant je crus y déceler une pointe de colère, de tristesse et de jalousie. Elle avait un corps digne des plus grands mannequins. Et je dois dire que de savoir qu'Emmett ait pu la connaitre me complexait au plus haut point.

- Rosalie, dit durement Emmett.

Et visiblement ils s'étaient quittés en mauvais termes. Elle fit quelques pas vers nous et Emmett contourna la voiture pour me rejoindre côté passager.

- Je vois que tout va bien pour toi, lui dit-elle doucement.

- Que veux-tu Rosalie? reprit-il sur le même ton.

- Tout a été clair pour toi, tu ne m'as pas laissé une chance de t'expliquer…

- M'expliquer quoi Rosalie? Il n'y a plus rien à dire, que ce soit maintenant ou il y a trois ans, la coupa-t-il brusquement.

Ses muscles étaient tendus à l'extrême et je pouvais presque voir son sang pulser contre sa tempe. Je posais ma main sur son bras pour lui intimer de se calmer. Il me regarda un instant avant de se retourner vers la dite Rosalie.

- Bien, puisque tu sembles avoir quelque chose à dire, je t'écoute, soupira-t-il.

- Peut-être pourrions nous nous voir a un autre moment, dit-elle en me lançant un regard rapide.

Il me regarda à nouveau et m'adressa un petit sourire gêné.

- C'est maintenant ou jamais. Je n'ai pas l'intention de t'accorder plus de temps que nécessaire. Tu m'as déjà assez bien pourrit la vie, lui dit-il a nouveau durement. Monte dans la voiture, on va y aller, me dit-il.

Je hochais la tête et fis ce qu'il me dit. Se pourrait-il que ce soit elle qui l'ai rendu tel quel? Il n'y avait aucun doute qu'il s'était passé quelque chose entre eux par le passé. Nathan gigota et ouvrit légèrement les yeux.

- Pourquoi tonton crie-t-il?

- C'est rien chéri, il parle seulement avec quelqu'un qu'il n'a pas vu depuis très longtemps et avec qui il ne s'entend pas très bien, ne t'inquiètes pas, ça va aller.

A l'instant où je finis de le réconforter, Emmett entra dans le véhicule et y mit le contact. Encore une fois il resta muré dans son silence.

- Ca te dit de passer la nuit chez moi avec Nathan? Lui demandais-je doucement.

- Je ne sais pas, me répondit-il seulement.

- Penses-tu que tu pourras t'occuper de lui dans l'état d'énervement dans lequel tu es?

Ses mains tremblaient presque sur le volant alors qu'il prenait la direction de ma maison. Nous y arrivâmes rapidement grâce à sa conduite encore plus sportive que la mienne. Il gara la voiture dans l'allée du garage et sortit Nathan du véhicule alors que je prenais son sac et ouvrais la porte. Je lui indiquais dans quelle chambre il devait le mettre et après qu'il l'ait déshabillé et mit son pyjama, il le recouvrit des couvertures. Nathan ouvrit légèrement les yeux mais se rendormit tout aussi directement.

Nous finîmes par quitter la chambre et alors que j'allais lui proposer s'il voulait boire ou manger quelque chose, ses lèvres trouvèrent les miennes pour un baiser passionné. Mes mains crochetèrent son cou alors qu'il me faisait reculer. Je nous fis changer de position et l'entrainais vers ma chambre. La porte claqua conte le mur et il prit soin de la refermer derrière nous avec son pied.

Sa langue jouait avec la mienne tout en douceur, ses mains glissaient sur mon corps. Elles étaient partout et nulle part à la fois, c'était tellement bon. Jamais je ne m'étais sentie aussi choyée et femme entre les bras d'un homme. Il m'aida à enlever mon pull et mon débardeur avant de picorer ma peau de baisers. Ses mains caressaient mes seins par-dessus la fine lingerie alors que j'en gémissais tellement c'était bon. Je fis courir les miennes sur son dos, son torse, avant de lui intimer de m'aider à enlever son tee-shirt. Un sourire au bord des lèvres, je le sentais serein, doux et libéré de la pression extérieure. Ses lèvres retrouvèrent les miennes avec envie alors qu'il nous faisait basculer sur le lit.

Je le surplombais et lentement, les yeux dans les yeux, je commençais de lents va et vient contre son membre. Il gémit, ses mains venant se plaquer contre mes fesses alors que j'alternais mouvements doux et durs. Sans que je ne sache comment, il inversa nos places et me débarrassa de mon jean avant de faire de même avec le sien. Sa langue parcouru ma poitrine avec dévotion, traçant de longs chemins brulants sur ma peau. Mon dos s'arquait à son extrême lorsque je le sentis caresser mon entrejambe du bout de son nez. Ses lèvres se posèrent avec douceur sur mes cuisses plusieurs fois avant qu'il ne m'enlève mon sous vêtement. Je remontais son visage vers le mien et l'embrassais à pleine bouche. Ses mains passèrent derrière mon dos et dégrafèrent le vêtement qui retenait prisonniers mes seins. Je glissais jusqu'à la bordure de son boxer et il m'aida à le lui retirer. Nous étions désormais complètement nus, face l'un à l'autre et je me sentis rougir. Ses doigts glissèrent sur ma joue alors que ses yeux brillaient d'émerveillement. Son corps se pressa au mien alors que nos langues se retrouvaient pour un baiser passionné.

Je ne savais pas réellement ce qu'il se passait là maintenant entre nous mais c'était une chose que je souhaitais revivre incessamment. Je fourrageais avec envie dans ses cheveux devenus épars par leur longueur. Son corps ondulait sur le mien, tant et si bien que lorsqu'il frôlait plus ou moins durement mon clitoris avec son membre, un gémissement sortait de ma bouche. Les grognements rauques s'échappant de sa gorge faisaient vibrer chaque cellule déjà embrasée de mon corps. C'était fou de penser à quel point un simple frottement pouvait me faire perdre la tête.

J'étendis un bras au dessus de ma tête et ouvrit la commode près de mon lit. Farfouillant à l'aveuglette, je finis par attraper l'objet tant convoité. Il mordilla mon sein, faisant frissonner mon corps de plaisir et ma main se serra autour du petit emballage carré. Un long et puissant gémissement m'échappa alors qu'il caressait avec envie mon sein délaissé par sa bouche. Sa langue tournoya autour de mon nombril avant de remonter vers mes seins à nouveau. Sa main droite effleura ma peau jusqu'à ce qu'il atteigne le préservatif. Il me le prit, ouvrit le petit paquet avec ses dents et l'enfila. J'accaparais ses lèvres des miennes et après la bataille de nos langues, il se présenta à mon entrée. Mes jambes s'enroulèrent autour de son bassin alors qu'il effleurait la peau de mes bras jusqu'à atteindre mes mains. Son nez caressa le mien alors qu'il joignit ses mains aux miennes. Ses lèvres goûtèrent les miennes alors que je le sentais s'insinuer lentement en moi. Nos bouches étouffaient les gémissements de l'autre.

Il sortis et s'insinua en moi plusieurs fois, me faisant me cambrer sous l'effet. C'était tellement bon. Je le sentais buter à chaque fois au plus profond de moi, comme s'il voulait que l'on se fonde l'un dans l'autre. Il prit un rythme lent pour commencer, en parfait martyr qu'il était. Mais rien que cela me rendait folle de lui; folle de ses baisers, de ses caresses, de son corps musclé contre le mien… Le plaisir qu'il me procurait était l'un des plus intense que je n'ai jamais ressenti. Mes mains resserraient avec force les siennes alors qu'il posait son front contre le mien. Nous étions haletants, nos respirations hachées se confondaient l'une avec l'autre alors que nos cœurs, semblaient battre d'un même rythme. Son regard se vrilla au mien alors qu'il délaissait mes mains. Ses va et vient n'avaient pas variés leur intensité alors qu'il vrilla son regard au mien. Ses mains repoussaient les quelques cheveux s'étant collés sur mon visage. Nos corps étaient recouverts d'une fine pellicule de sueur tant le brasier qui nous consumait était intense.

Front contre front, mes mains vinrent encadrer son visage.

- Plus… vite… je t'en… prie… plus… vite, haletais-je. J'ai… besoin de… de toi…

Mes lèvres vinrent épouser les siennes alors qu'il se mouvait avec plus de conviction dans mon antre. Son regard était devenu indéchiffrable. Ses coudes étaient appuyés de part d'autre de mon visage, pour éviter qu'il ne m'écrase. Mes cuisses se resserrèrent autour de lui alors que mes mains voyageaient sur son dos jusqu'à ses fesses. Mon bassin allait à la rencontre du sien au rythme de ses poussées plus fortes et profondes. Nos lèvres s'unirent alors qu'il butait au plus profond de moi. J'arquais encore plus mon dos sous la sensation. Son visage portait quelques gouttes de sueurs - et je devais être dans le même état- tant l'effort était passionné et physique.

Alors que je sentais le plaisir monter en moi, il accentua à nouveau son rythme. Ses poussées me perdaient; haletante et gémissante j'étais à sa merci. Il pouvait faire de moi ce qu'il voulait tant qu'il me délivre de cette torture qu'il m'infligeait. J'emmenais sa bouche à la mienne alors que mes parois commençaient à se resserrer autour de son membre. Sa langue vint titiller la mienne alors que l'une de ses poussées m'avait presque envoyée au septième ciel.

Son corps glissait à merveille sur le mien avec la sueur. Nos cœurs battaient à un rythme frénétique et nos respirations haletantes balayaient le visage de l'autre. Nos regards, soudés, nos front collés l'un à l'autre, ses hanches venant à la rencontre des miennes, ses muscles tendus sous l'effort, ma poitrine collant son torse sous l'effet du plaisir, ses lèvres avides des miennes, son rythme plus fort plus animal plus bestial, ses poussées plus déterminées et profondes… Mon esprit se perdait sous l'afflux de sensations. Je ne voyais plus ni ne sentais plus que lui. Son corps moulant et épousant le mien, son corps entrant et sortant de mon antre, mes parois se resserrant encore plus autour de lui. Les râles puissants et animaux sortant en litanie de sa bouche se mêlant à mes cris de plaisirs. Ses lèvres si douces et fines dévorèrent les miennes alors que nos langues se livraient la bataille de nos cœurs. Mes ongles s'enfoncèrent dans sa peau lorsqu'il buta au plus profond de moi. Et dans un cri commun, mes parois se resserrèrent sur son membre, mon corps se crispa autour du sien, son corps retomba sur le mien, sa semence se déversa dans le préservatif, et les salves du plaisir me menèrent dans les méandres lointaines de mon esprit.

Les rayons de soleil filtrant à travers les rideaux blancs m'aveuglèrent lorsque je tentais d'ouvrir les yeux. Je passais ma main sur mon visage pour tenter vainement d'en effacer la fatigue qui devait y être gravée. J'enfonçais finalement mon visage contre son torse chaud alors que la prise de ses jambes sur les miennes, ses bras autour de ma taille me serraient un peu plus contre lui. Un soupir de bonheur s'échappa de ses lèvres alors que je souriais. Il était étrange de savoir que cet homme qui me tenait entre ses bras était celui avec qui je m'étais envoyée en l'air sur le bord d'une route, celui avec qui je m'étais prit la tête plus d'une fois, et celui qui trainait avec lui un lourd secret.

Relevant mon visage, mes yeux s'étant habitués à la lumière je vis le sien, endormi. Il était détendu, serein. Un sourire flottait sur ses lèvres alors que le soleil jouait avec les reflets blonds de ses cheveux épars. J'y glissais mes doigts lentement, ne voulant pas le réveiller. Son corps bougea légèrement contre le mien et je me décidais finalement à quitter le lit. Un grognement de mécontentement me parvint mais il se posa sur le ventre et enserra mon oreiller. J'étouffais un rire et marchais sur la pointe des pieds jusqu'à mon dressing. J'en sortis une nuisette m'arrivant à mi cuisse et le peignoir en soie assortit à l'ensemble. J'y fis un nœud et sortis de la chambre après un dernier regard sur le corps nu d'Emmett. Je me mordis la lèvre.

Malheureusement mes pensées furent interrompues par la vision de la tête de Nathan sortant de la chambre au bout du couloir. Il semblait désorienté et apeuré. Je lui fis signe de me rejoindre et nous descendîmes les escaliers.

- C'est chez toi ici? Me demanda-t-il timidement.

- Oui, souris-je. Ca te plait?

- Ouais même que c'est plus grand que chez papi et mamie.

Je ris doucement. J'en avais pensé le contraire.

- Tu as faim?

Il hocha la tête avec enthousiasme.

- T'as des Krousty choco?

- Je pense te trouver ça.

- C'est vrai? Papa et maman n'en mangent pas, ils disent que c'est pour les petits. Mais tonton Emmett il en mange et il n'est pas petit alors…

Je souris.

Nous finîmes par commencer à manger et il monopolisa la conversation pour nous deux. C'était un vrai moulin à parole et il arrivait tout de même à trouver le temps de manger.

- Tu sais, mon papa c'est le meilleur de tous les papas. La semaine dernière on est allé au Zoo avec Zoé parce que maman elle devait aller voir le médecin. C'était trop bien mais papa il avait demandé à tonton Emmett de venir avec nous mais comme il travaillait il ne pouvait pas. Et puis quant on est rentrés à la maison, y'a tata Alice qui était toute contente. Elle dit qu'elle allait ouvrir un autre magasin après qu'elle ait accouché. Je l'aime bien tata Alice elle sourit tout le temps mais quelque fois elle est triste quant on parle de tonton Emmett et papa et papi et mamie aussi mais je sais pas pourquoi. Tu le sais toi? Me demanda-t-il en me fixant de ses yeux curieux.

- Je suis désolée mais je ne sais pas non plus.

Il replongea dans ses céréales avec une moue boudeuse. Je passai ma main dans ses cheveux et il se dégagea en souriant.

- T'inquiètes pas bonhomme, souris-je.

Emmett entra à cet instant, le visage encore endormi en se passant une main dans ses cheveux désordonnés. Son corps n'était seulement recouvert que de son boxer et de son jean presque entièrement déboutonné. Je me mordais la lèvre à cette vision.

- Salut bonhomme, dit-il en ébouriffant les cheveux de Nathan.

- Arrête tonton Em', râla le petit en se recoiffant sommairement.

Ce qui était difficile parce qu'il avait une chevelure bronze encore plus indomptable que celle de son oncle. Emmett se pencha et effleura mes lèvres.

- Bonjour toi, sourit-il.

- Bonjour toi, répondis-je en écho à ses paroles.

Nous entendîmes Nathan soupirer et nous rimes doucement. Le reste de la matinée se passa rapidement: nous nous douchâmes, nous habillâmes et nous occupâmes comme nous le pouvions. Emmett avait prévenu le père du petit, Edward, qu'ils étaient tous deux chez moi. Après le déjeuner, je les raccompagnais à l'appartement de son oncle mais ne m'attardais pas. Ils devaient retourner chez les parents d'Emmett. Et après un dernier baiser, je les quittais. Je ne savais où toute cette histoire allait me mener mais j'avais l'intime conviction que tout ne serait pas rose.

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Qu'en dites vous?

Une petite review pour une auteur méritante?

A la semaine prochaine, sûrement mercredi.

Bises.

Mary.