Coucou!
Eh oui je suis de retour avec cette suite tant attendue! :D
Comme d'habitude j'espère que ce chapitre vous plaira.
Je vous remercie de vos reviews, mises en alertes et MP! Continuez comme ça!
Surtout que l'on a dépassé la centaine de reviews! Merci!
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Merci aux anonymes: Andrey et Marion
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Je voulais seulement ajouter que si j'écris cette fic' c'est particulièrement pour que divers aspects du Sida soient pris en compte (les modes de contamination, certains traitements, le ressenti de la famille…) tout en oubliant pas que c'est une fic'.
Toutes les informations ou futures informations que l'on pourrait retrouver ici sont le résultat de mes propres recherches, de mes connaissances et de mes cours de terminale… Je ne suis pas infaillible et je sais parfaitement que je pourrais mal écrire telle ou telle chose et par avance je m'en excuse si c'est le cas. Seulement, sachez que je vais faire en sorte que ça n'arrive pas.
Je vais essayer de la faire la plus complète possible, cela s'entend. Je sais parfaitement que certaines choses pourront vous paraitre trop rapides ou trop lentes mais c'est tout à fait normal. Après, je ne vais pas forcément faire en sorte que tout aille mal pour eux, qu'ils enchainent problèmes sur problèmes… Ils auront leur part de bonheur aussi.
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Je remercie plus particulièrement Anzele42100, Djianara et Sarah.
Si vous avez des questions ou un éclaircissement, je serais heureuse de vous aider!
Bonne lecture!
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Chapitre 9 - Tout découvrir
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POV Bella.
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Avez-vous déjà connu ce sentiment d'être une véritable étrangère en plein milieu d'une grande famille? De savoir que votre présence semble les insupporter plus qu'autre chose? Malgré Emmett à mes côtés, je ne cessais de me dire que c'était réellement une mauvaise idée d'être venue ici. Mais je savais que si je ne venais pas, Emmett ne serait pas non plus venu. Et je ne voulais certainement pas que Nathan pense que ce soit de ma faute.
J'avais le désagréable sentiment de me sentir épiée et analysée à chacun de mes mouvements. Cette situation devenait de plus en plus glauque. J'essayais de suivre le fil des conversations mais je dois dire que n'ayant pas été présentée officiellement, je n'osais pas trop m'interposer. Autant me faire la plus petite possible. Emmett restait près de moi la plupart de temps et je le sentais enrager plus le temps passait mais il prenait sur lui et nous riions ensemble, enfermés dans notre bulle. Je caressais son bras avec douceur pour l'inciter à se calmer. Nous récoltâmes un regard noir de la part des parents Cullen. Allez savoir ce que nous avions fait de répréhensible mais c'était le cas.
Les amis de Nathan commencèrent à arriver puis quelques parents restèrent eux aussi. Les enfants jouaient et les parents riaient. Emmett me proposa de me baigner avec lui et j'acquiesçais. D'après ce que j'avais pu voir, certains adultes s'en donnaient à cœur joie dans la piscine. Il me mena jusqu'à la salle de bain de sa chambre et me dit de le rejoindre en bas une fois prête.
J'attachais rapidement mes cheveux en un chignon lâche, réajustais mon haut de maillot de bain et enroulais un paréo autour de ma taille. Une fois fait, je longeais le couloir mais une conversation entre Emmett et son père retint mon attention. La porte était légèrement entrouverte.
- … Ta mère et moi sommes d'accord pour dire qu'il s'agit d'une femme magnifique et généreuse mais tu dois la laisser vivre sa vie. Que feras-tu lorsque ça deviendra sérieux entre vous? Ou encore lorsqu'elle te demandera si vous pouvez arrêter le préservatif? Ou encore lorsqu'elle te demandera un enfant? Lui dit durement son père.
- Tu ne crois pas que je le sais tout ça! Dit fortement Emmett. Tu ne crois pas que j'y pense à chaque fois que nous avons un rapport? Tu ne crois pas que je me dégoûte assez pour ne pas lui avoir dit? Tu ne crois pas que j'y pense à chaque fois que je retire ce foutu préservatif?
- C'est toi qui t'es engagé dans cette relation. Dès le début tu aurais dû y mettre un terme. Nous avons tous pu constater à quel point elle est bénéfique pour toi, tu souris plus, tu es heureux et serein mais nous ne pouvons nous empêcher de penser à elle, sa santé et son bonheur. Elle est encore jeune et se trouvera rapidement quelqu'un, lui répondit son père.
- Donc tu insinues que quelqu'un comme moi n'a pas le droit de faire sa vie avec une femme? Résuma Emmett.
- Non, bien sur que non, tu as le droit au bonheur comme tout le monde mais pas quand il est basé sur un mensonge! Reprit plus fort son père. Il faut que tu lui dises et que ce soit elle qui prenne sa décision. Parce que ça ne te concerne pas seulement, elle aussi prend d'énormes risques et le pire c'est qu'elle ne le sait pas, lui dit son père d'une voix plus douce. Tu dois la laisser choisir si elle désire ou non rester à tes côtés. Je sais que nous nous sommes comportés froidement envers elle mais c'est justement parce que nous pourrions l'aimer en tant que belle fille que nous nous protégeons.
- C'est pas possible, murmurais-je.
- Alors dis-moi papa, comme dois-je faire pour dire à la femme que j'aime que je suis atteint du Sida et que ce putain de VIH me ronge de l'intérieur? Hein, dis-moi comment je peux faire pour dire à la femme que j'aime qu'elle peut faire une croix sur ses rêves de famille? Comment je peux dire à la femme que j'aime que depuis trois mois je lui ai menti parce qu'égoïstement je voulais la garder près de moi? Comment dire à la femme qui m'a rendu gout à la vie, à celle qui compte le plus au monde pour moi, à celle sans qui ma vie n'aurait plus de sens, que je suis atteint du Sida? As-tu une idée pour qu'elle le sache et ne me laisse pas tomber ensuite? As-tu une idée pour qu'elle soit mise au courant et qu'elle ne parte pas en courant? As-tu une idée pour que son regard ne soit pas que pitié à chaque fois qu'elle posera ses yeux sur moi? As-tu seulement une idée qui pourrait me garantir que son regard ne changera pas tout court? Ou du moins qu'il ne change pas pour qu'il devienne une pâle réplique du votre.
Je sentais une colère sourde monter en moi. Mon souffle devint erratique à mesure que mon cerveau assimilait ces révélations.
Emmett m'aimait.
Emmett était porteur du VIH, il avait le Sida.
Emmett avait peur de me le dire parce qu'il m'aimait et ne voulait pas me perdre.
Emmett m'avait mise en dangers sans que je ne le sache.
Ses parents ne me détestaient pas, ils cherchaient à me protéger du véritable idiot qu'était leur fils.
Emmett m'avait menti.
Mais Emmett m'aimait.
C'était la première fois que je l'entendais avouer.
Une larme roula sur ma joue alors que j'étouffais un sanglot dans ma main. Mes jambes faillirent plier sous le poids de mon corps mais je me retins au chambranle de la porte, sans faire grand bruit. Une larme glissa sur ma main.
- Je ne peux pas t'aider Emmett. Comme je te l'ai dit, le plus simple aurait été de couper court à cette relation dès le début, soupira Mr Cullen.
- Mais je ne peux pas la laisser partir, j'ai besoin d'elle, se lamenta Emmett.
- Nous avons tous pu voir la tendresse qui vous unit mais si tu l'aimes, tu dois la laisser partir et vivre sa vie loin de toi, lui expliqua doucement son père.
- Si seulement je n'avais pas rencontré Rosalie, tout serait différent aujourd'hui, je n'aurais pas cette chose en moi et je pourrais pleinement vivre ma vie.
- Mais penses-tu qu'avec la vie de quaterback que tu menais tu aurais pu rencontrer Bella?
- Non, c'est vrai, admit Emmett. Mais je n'arrive pas non plus à m'imaginer une vie sans elle. Chaque fois que je me trouvais en sa présence je me disais que c'était le moment pour lui dire mais à chaque fois je ne cessais de penser qu'elle me quitterait inévitablement. Et ça je ne le veux pas…
- Crois bien que pour lui avoir menti autant de temps c'est une chose, qui je le pense, arrivera. Ne te voile pas la face. Cela va faire plus de trois mois que tu lui fais courir un risque inconsidéré sans qu'elle ne s'en doute ou ne sois mise au courant. Même si c'est la femme la plus compréhensive au monde, il y a toujours cet instinct de préservation qui la poussera à te quitter, lui dit Mr Cullen d'un ton compréhensif.
- Arrêtes de me parler comme à un gamin, merde! Cria Emmett.
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POV Emmett
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Je finis par quitter le bureau sous le regard peiné et compréhensif de mon père. J'ouvris la porte avec force et restais figé devant elle, Bella.
Son visage était strié de larmes, ses yeux rouges et bouffis. Une main plaquée contre sa bouche retenait difficilement les sanglots qu'elle cherchait à dissimuler. Elle avait tout entendu. Elle savait.
Je m'avançais vers elle, pour la prendre dans mes bras mais elle recula de quelques pas. Mon cœur se serra. Il n'y avait pas de pitié dans son regard, seulement de l'effarement, de la peur et de la colère. Son corps était simplement recouvert de son maillot de bain et d'un paréo. Sa main glissa le long de sa bouche, se leva dans les airs et vint s'écraser durement contre ma joue. Je ne répliquais pas, je ne la regardais pas, je l'avais perdue, je le savais, je le sentais. Mon père passa devant moi et s'avança vers Bella.
- Ne me touchez pas vous entendez? Lui dit-elle d'une voix coléreuse.
- Ecoutez, je sais que ça peut vous faire un choc mais…
- Taisez-vous! Le coupa-t-elle. Ne la ramenez surtout pas après votre putain de comportement, compris?
Mon père, surprit, finit par descendre au rez-de-chaussée et nous laissa seuls.
- Pourquoi ne me l'as-tu pas dit? Me demanda-t-elle d'une voix dure. Pourquoi ne me l'as-tu pas dit? Répéta-t-elle. Et regardes moi au moins quand je te parle!
Je lui fis face.
- Pourquoi as-tu laissé trainer les choses? J'avais le droit de savoir Emmett! J'AVAIS LE DROIT DE CONNAITRE LES RISQUES QUE J'ENCOURAIS LORSQUE L'ON COUCHAIT ENSEMBLE TU M'ENTENDS? Alors pourquoi ne me l'as-tu pas dit, pourquoi?
Je m'approchais mais à nouveau elle recula jusqu'à atteindre le mur d'en face.
- Je ne voulais pas te perdre, je me suis attaché à toi Bella, je t'aime. Je savais que lorsque tu le saurais tu partirais, tu me laisserais seul, je voulais seulement profiter de toi avant de devoir te voir partir, tu comprends? Je voulais graver dans ma mémoire les traits de la femme qui m'a rendu confiance en l'Homme, en la vie, celle qui m'a fait redécouvrir des sentiments que je croyais perdus à jamais.
- Mais tu n'avais pas le droit de me le cacher aussi longtemps, tu n'avais pas le droit de me laisser dans l'ignorance, tu aurais du me faire confiance, tu aurais du me laisser choisir. Tu aurais du…
Elle se laissa glisser le long du mur. Je suivis le mouvement et m'agenouillais face à elle.
- Et qu'aurais-tu fait une fois que tu l'aurais su? Tu serais partie parce que tu aurais jugé le risque trop important.
- Ca fait combien de temps que tu le sais? Me demanda-t-elle entre deux sanglots.
Flashback.
2 juillet 2007.
J'étais avec Rosalie depuis maintenant 6 mois. Elle était tout ce que je recherchais chez une femme. Douce, gentille, aimante, compréhensive. Je lui avais demandé que l'on fasse le test ensemble. Cela faisait trois mois que j'essayais de la convaincre et elle avait finalement accepté. Nous avions déjà eu du sexe sans préservatif une ou deux fois mais elle me disait être clean et de mon côté, je devais faire un test tous les six mois. La loi l'imposait aux joueurs de football américain. Le dernier remontait à trois mois.
Nous finîmes par nous rendre dans ce centre et je sentais Rosalie étrangement stressée alors que nous remplissions un questionnaire. J'étais moi-même en état de stress mais pas aussi avancé que le sien. Ces tests étaient toujours stressants. Plusieurs fois elle voulu partir mais à chaque fois je la retins. Alors qu'elle semblait s'être calmée, elle voulu aller aux toilettes.
- J'en ai pas pour longtemps, je te le jure, sourit-elle.
Une infirmière vint me chercher peu de temps après. J'étais inquiet de ne pas voir Rosalie mais l'infirmière me réconforta en me disant que mon amie avait dû être emmenée dans une autre salle. Cependant lorsque j'en sortis, je ne la vis nulle part.
- Elle s'est dégonflée, murmurais-je pour moi-même. J'arrive pas à y croire.
Je finis par rentrer chez moi et tentais de la joindre à plusieurs reprises sur son portable. Mon emploi du temps durant la semaine qui suivit fut si chargé que je n'eus pas le temps de la voir. Elle ne tenta pas non plus de le faire de son côté.
9 juillet 2007
Je fêtais aujourd'hui mes 26 ans. Avec Rosalie nous avions prévu d'aller chercher nos résultats à la clinique et de passer le reste de notre journée ensemble. Du moins, c'était ce que nous avions prévu la semaine dernière.
J'entrais dans la clinique, cette peur toujours présente. Même l'homme le plus fidèle au monde aurait eu peur en venant chercher de tels résultats. Une fois la lettre récupérée, mon portable sonna. Je m'excusais auprès du personnel et sortit. Mes parents avaient organisés une petite fête en mon honneur. J'entrais dans ma voiture et ouvris l'enveloppe sans plus tarder. Je voulais me débarrasser de ce poids avant de faire la fête avec mes parents et Rose.
Mes yeux s'agrandirent sous le choc, ma respiration se coupa et mon rythme cardiaque redoubla. Je n'arrivais pas à croire qu'une telle chose m'arrivait à moi. Ma vie avait basculé et ce, par la puissance d'un seul mot : POSITIF
Et là, le comportement de Rose me revint en mémoire. Je n'avais plus de nouvelles depuis ce fameux jour à la clinique et son état d'énervement en devint suspect. Elle ne me rappelait plus, et j'avais peu d'espoir au fait qu'elle ait lu mes messages. Je m'étais rendu chez elle mais la porte était restée indéniablement close. Elle m'avait quitté de la pire des manières qu'il soit. Elle savait dès le début qu'elle était séropo. Elle le savait et c'est pour ça que j'avais mit autant de temps à la convaincre, elle connaissait simplement déjà le résultat.
Le jour de mon anniversaire marquait la fin de ma vie d'avant.
Je m'étais mécaniquement rendu chez moi. Ma mère avait trouvé mon comportement étrange et avait appelé le reste de la famille. Encore trop sous le choc pour parler, j'ai simplement tendu la lettre à mon père. Il avait relevé des yeux brillants vers moi avant de me prendre dans ses bras. Le morceau de papier fut lu par chacun des membres de la famille.
Ce 9 juillet 2007, j'avais perdu ma place dans cette famille.
Fin du flashback
- Et tu voulais que ce soit la même chose avec moi? Tu ne voulais rien me dire et lorsque je t'aurais demandé de faire le test avec moi tu te serais enfui? Renifla-t-elle.
- Non bien sur que non, je ne te ferais jamais une chose pareille, la rassurais-je gauchement. J'ai toujours fait en sorte de me protéger avec toi. Même si tu n'étais pas au courant, je tenais à ça.
- Pas toujours, me dit-elle d'une voix étranglée.
- Que veux-tu dire? M'inquiétais-je.
Elle releva son visage vers moi et vrilla son regard larmoyant dans le mien.
- Il y a un mois et demi, lorsque nous sommes allés à l'hôpital pour l'accouchement d'Alice, Me dit-elle à voix basse.
- Nous nous sommes protégés Bella, lui affirmais-je.
- Au lit oui, la veille, mais pas lorsque nous l'avons fait sous la douche, me dit-elle à nouveau.
Je m'assis au sol et passais ma main dans mes cheveux. Elle posa lentement ses lèvres sur les miennes et se releva.
- Je t'aime, souffla-t-elle.
Je la regardais faire alors qu'elle s'éloignait.
- Il faut seulement que je réfléchisse à tout ça, je t'appellerais ou je viendrais te voir plus tard, me dit-elle alors qu'elle descendait lentement les marches des escaliers.
J'avais eu un rapport à risques avec la femme que j'aime. Elle pouvait être porteuse de cette merde. J'avais inconsciemment et consciemment mit sa vie en danger. Que pouvait-il encore m'arriver de pire?
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POV Bella
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Je rentrais chez moi dans un état second. Je ne savais plus quoi penser, ni même quoi faire à vrai dire. J'ouvris mécaniquement ma porte sans me soucier du courrier sur le sol et montais dans ma chambre. Je me déshabillais et entrais, dans mon lit. Je finis par m'endormir après avoir eu l'impression d'avoir complètement vidé mon corps de son eau.
Le lendemain, je me levais toujours aussi mécaniquement et ramassais mon courrier. J'ouvris et fis les chèques pour payer les factures, jetais les pubs lorsque la dernière lettre me fit me figer. Je l'ouvris fébrilement alors que mes doigts tremblaient tellement qu'ils risquaient d'arracher le papier. J'inspirais longuement tout en priant tous les dieux à ma connaissance. J'enlevais le papier de son enveloppe et soupirais longuement.
Mais mes espérances furent de courte durée lorsque je vis mon taux de « HCG * » tout comme lorsque je vis inscrit en lettres majuscules: POSITIF
Mes jambes se dérobèrent sous moi et je me mis en position fœtale au sol, pleurant toutes ces larmes que je croyais ne plus avoir.
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*HCG: hormone produite par les cellules placentaires. (Définition simplifiée) Son taux est détectable entre la 2ème et 14ème semaine. Il atteint son maximum à la 8ème semaine de grossesse et il diminue ensuite jusqu'à atteindre un taux légèrement supérieur à 0 jusqu'à la fin de la grossesse. Cette hormone est celle que l'on recherche dans l'urine lorsque l'on fait un test de grossesse. Si le test est négatif, soit il peut avoir été fait trop tôt soit il n'y a réellement pas d'hormone présente, donc, pas de grossesse.
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En ce qui concerne le Sida, il faut plus ou moins une période de trois mois depuis le rapport à risque pour que l'on puisse détecter le virus.
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Attendez-vous en fin de certains chapitres à une petite note comme celle au-dessus.
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Il ne me reste plus qu'à attendre vos commentaires sur ce chapitre!
Bises.
Mary.
