Coucou!

Me revoici pour le chapitre suivant comme prévu.

Je vous remercie de toutes vos belles reviews.

Je dois dire que sans vos encouragements jamais je n'aurais eu le courage de continuer cette fic'.

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Audrey: il est vrai que Royce à toujours le mauvais rôle dans les fictions mais là je dois dire que c'était un petit clin d'œil à l'œuvre de Stephenie Meyer et au passé de Rosalie. En ce qui concerne la grossesse de Bella et l'arrivée d'Emmett, je ne dirais absolument rien! Je te laisse découvrir :D Merci de tes reviews. Bises. Mary.

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Beatrice: Maintenant, reste à savoir si Emmett sera d'accord ou non? Je te laissé découvrir cela dans ce chapitre. Je dois dire que pour Charlie j'ai fait ressortir l'homme qu'il aurait du être s'il n'était pas aussi introverti dans Twilight. Merci de ta review. Bises. Mary.

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Sarah: vois tu, Rosalie n'est pas la seule à plaindre parce que si je me souviens bien, dans le chapitre où l'on trouve le flashback de l'annonce de sa séropositivité, il avoue qu'il a, par le passé, oublié le préservatif de lui-même. Ce n'est pas seulement la faute de Rosalie mais aussi la sienne d'une certaine manière parce qu'il a relâché sa vigilance tout comme Rosalie.

Pour ce qui est de la confrontation avec son père, je dois dire que Bella a eu quasiment toute une semaine pour y penser… avant d'annoncer sa grossesse à Emmett et son père. De plus, dans cette fic, Bella est assez proche de son père. Il voit qu'elle ne va pas bien et elle sait qu'elle peut lui faire confiance. Pour Charlie tout a été dit apparemment… tu en es complètement gaga! :D Merci de tes review! Bisous. Mary.

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Fanny: merci de ta review miss! Bisous. Mary.

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Je voudrais remercier Anzele42100, Djianara, Sarah et Fanny.

Bonne lecture à vous!

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Chapitre 13 - Leur monde s'écroule, le mien se construit petit à petit…

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Une semaine après…

POV Emmett

J'ai longtemps pesé le pour et le contre. Maintenant que j'étais face à cette immense villa, le doute m'envahit. Je savais ce qu'il en ressortirait inévitablement et ce n'était certainement pas quelque chose de bon pour moi. C'est pourquoi j'avais décidé de ne rien en dire à mes parents.

J'avais réussit à joindre Bella et je me faisais un point d'honneur à désormais l'appeler une fois par jour. Notre relation -bien qu'à distance- était redevenue comme avant. Avant qu'elle ne sache pour moi, avant qu'elle ne soit enceinte.

Flashback

Le lendemain de l'annonce je tentais pour la cinquième fois de la joindre. Il fallait que je lui parle de la décision que j'avais prise pour nous. J'y avais tellement pensé que je n'en avais presque pas dormi de la nuit. J'étais d'ailleurs resté à contempler ce cliché, ces petites crevettes pas plus grandes que quelques millimètres. Je n'aurais jamais pu imaginer dans mes rêves les plus fous qu'un jour la femme que j'aimais porterait mes enfants. Je n'aurais pas non plus imaginé que leur avenir deviendrait bancal par ma faute. Je passais pour la millième fois de la matinée ma main sur mon visage. Prenant mon portable, je tentais une sixième fois sans grand espoir.

« Allô? Me répondit sa voix endormie »

- Bella? Dis-je surpris. C'est bien toi?

« Je… oui… mais enfin Emmett as-tu vu quelle heure il est? Reprit-elle sur le même ton. »

- Bien sur il est… 6h30... Euh… je suis désolé Bella mais j'ai tenté de t'appeler tellement de fois… mais depuis que tu es parti j'ai perdu la notion du temps, je t'en prie, ne m'en veux pas.

« Non bien sur que non ne t'inquiètes pas. Seulement j'ai un peu de mal à dormir ces derniers temps et je commençais à peine à récupérer. »

- Peut-être devrais-je te rappeler plus tard? Lui dis-je tristement.

« C'est bon ne t'inquiètes pas, soupira-t-elle. Mais si jamais je me rendors ne t'étonnes pas. »

Je ris doucement.

- Et sinon, comment vas-tu? Je veux dire… avec les bébés et… enfin tout ça, dis-je maladroitement.

« Les nausées matinales commencent à se faire sentir ainsi que la fatigue mais de ce côté-là tout est normal. En ce qui concerne la situation je dois dire que je suis un peu perdue, me dit-elle doucement. J'ai peur… pas pour moi mais pour les bébés, j'ai fait quelques recherches tu sais… au cas où je… j'ai le virus et… »

- Bella, il ne faut pas penser au pire, la coupais-je. Ne penses surtout pas à ça tu m'entends?

« Tu sais que c'est impossible, chuchota-t-elle. »

- Oui mais il y a aussi un espoir pour que tu n'ais rien et que les bébés aillent bien eux aussi… je veux… je veux que tu te raccroches à ça comme je le fais, avouai-je.

Elle resta silencieuse.

- Ecoutes, je sais que je n'ai pas réagit de la meilleure manière qu'il soit mais… si tu veux toujours de moi, j'aimerais être présent pour toi et les bébés.

« Tu sais que t'es un véritable idiot fini? Soupira-t-elle doucement. »

- Tu pourras me traiter d'idiot tous les jours de ta vie mais laisses moi seulement en faire partie! Dis-je avec force.

« N'as-tu donc pas entendu ce que j'ai dit la dernière fois dans ton bureau? »

- Si… bien sur que si, dis-je rapidement.

« Alors pourquoi cherches-tu encore mon assentiment? »

- Bella, tu es partie juste après m'avoir annoncée que tu étais enceinte, que crois-tu que j'en ai réellement pensé?

« Je suis désolée, je n'avais pas pensé à ça. »

J'entendis quelques sanglots étouffés.

- Je t'en prie Bella, ne pleures pas, je ne voulais pas… Excuse-moi, d'accord? Bella… appelai-je impuissant.

« Je suis désolée, hoqueta-t-elle. Mais c'est… c'est les… hormones. »

Je ris doucement et l'entendis rire légèrement elle aussi. Pour qu'elle change aussi rapidement d'humeur, je ne pouvais que la croire ou du moins j'essayais de m'en convaincre.

- Est-ce que tu as… enfin… parlé de moi, je veux dire… de nous… à ton père? Hésitais-je.

« Je lui ai dit la vérité… sur tout. D'ailleurs il compte te tuer dès qu'il te verra, ajouta-t-elle. »

Je déglutis difficilement. C'était très rassurant de sa part.

- Le plus tard possible dans ce cas, murmurai-je. Et qu'en a-t-il pensé?

Elle rit doucement et mon cœur se mit à battre plus rapidement.

« Il est encore en colère mais je l'ai rassuré du mieux que je le peux. Il pense sérieusement à quitter Forks et s'installer à Walnut Creek. D'ici un peu plus d'un mois il est en retraite et il ne sera pas tranquille tant qu'il ne verra pas de ses yeux que tout va bien. A bien y penser la solitude le pèse aussi. Il est toujours inquiet, pour moi et pour eux. Et je dois dire qu'après le choc qu'il a subit, l'idée de devenir grand-père lui plait assez. »

Je pouvais entendre le sourire dans sa voix.

« Il m'a demandé si tu assumais la paternité, reprit-elle. »

- Et que lui as-tu répondu? Demandai-je prudemment.

« Que je suis partie après te l'avoir dit parce que j'avais peur de ta réaction. Ce qui n'était pas faux en soi. »

- Je suis désolé d'avoir agit comme je l'ai fait, mais je souhaitais tellement te protéger comme j'aurais du le faire plus tôt que… j'ai joué les vrai salauds… et, pour ça et t'avoir autant fait souffrir, je suis désolé, réellement.

« Je sais mais tu m'as réellement effrayée, je t'en prie ne me refais plus jamais ça, me supplia-t-elle de sa petite voix. »

- Je te le promets, assurais-je. L'as-tu annoncé à ta mère?

Elle soupira.

« Mon père et moi lui avons annoncé par webcam interposée. Je me voyais mal prendre un avion pour Paris, lui annoncer et revenir à Forks ensuite. »

- Et à quoi dois-je m'attendre de sa part? M'enquis-je inquiet.

« Une castration faite maison, me répondit-elle le plus naturellement du monde. »

Je déglutis bruyamment.

- Comme rapport avec ma belle famille j'aurais voulu mieux, murmurais-je.

« Te dire qu'elle ne s'est pas inquiétée et qu'elle ne l'est pas encore serait te mentir. Mais mon père et moi avons réussit à tempérer la chose et fait en sorte qu'elle n'écourte pas son voyage. Elle m'a juré de venir me voir une fois qu'elle sera de retour sur le sol américain. Tu sais, ils doivent digérer ce qu'ils viennent d'apprendre mais je pense qu'une fois fait tout se passera bien. »

- Je ne peux que te croire, soufflais-je abattu et dépité.

Un silence s'installa.

« Comment comptes-tu faire vis-à-vis de tes parents? Me demanda-t-elle ensuite. »

- Je dois t'avouer que j'étais tellement stressé que tu ne me répondes pas, tellement occupé à mes propres réflexions que je les ai complètement oubliés.

« Contrairement à toi j'y ai pensé et… hésita-t-elle. »

- Et? L'encourageais-je.

« Tes parents ne m'aiment pas, peu importe les excuses derrière lesquelles ils se cacheront, je le vois et le sens. Ta situation avec eux est assez tendue en ce moment et à bien y réfléchir elle doit l'être depuis qu'ils savent pour ta séropositivité. Je… je n'arrive pas à croire que je vais dire ça mais… Je pense qu'il serait mieux pour les bébés que ta famille ne soit pas au courant de ma grossesse. Je ne veux pas voir tes parents rejeter mes… nos enfants au profit de Nathan, Zoé, Nicolas, Anthony et Danaé. »

- Je me sentirais mal de leur mentir ainsi.

« Je ne veux certainement pas que tu coupes les ponts avec eux, jamais. Tu continueras à les voir je m'en assurerais! »

- Si je dois omettre que tu es enceinte devant eux, puis-je au moins leur dire que nous resterons ensemble? Je veux qu'ils sachent que tout le monde n'est pas comme eux… d'une certaine manière, soupirais-je.

« Tu leurs dit ce que tu veux sur notre relation. Seulement, ne leur parle pas de cette grossesse je t'en prie. Je ne serais pas assez forte pour retourner chez toi, affronter leurs regards réprobateurs et leur attitude indifférente ou froide. Je ne veux pas que nos enfants aient à subir ces mêmes regards. Je ne veux pas les voir complètement laissés de côtés parce qu'ils les croiront atteints eux aussi. Le supporterais-tu, toi?»

Sa voix faiblissait et devenait néanmoins plus rauque. Elle pleurait. Tout comme je laissais couler quelques larmes. Supporterais-je moi aussi leurs regards sur mes enfants? Supporterais-je de les voir mis de côtés? Certainement pas. Pas plus que je n'ai supporté leurs regards et leur attitude envers Bella. Ils pouvaient me prendre en pitié autant qu'ils le voulaient mais ils ne le feront pas sur ceux qui étaient désormais ma famille.

- Non, bien sur que non. Ecoutes, j'irais les voir la semaine prochaine. Je me laisse un temps de réflexion et je pense que nous en reparlerons d'ici là, lui répondis-je d'une voix rauque.

« C'est toi qui voit. »

Un silence s'installa entre nous.

- Penses-tu qu'il serait sage si je… enfin… si j'emménageais chez toi? Balbutiai-je gauchement. Je t'aurais bien proposé de venir vivre dans mon appartement mais niveau place… ça risque d'être juste, ris-je nerveusement. A moins que tu ne veuilles que nous achetions une maison a nous? Ajoutai-je rapidement.

Elle expira longuement.

« Tu as encore ton double des clés, à toi de t'en servir, me répondit-elle simplement. »

Je pouvais entendre le sourire dans sa voix, tout comme je pouvais imaginer les larmes qui inondaient son visage. Ses sanglots étouffés me ramenèrent à cette réalité où mes yeux pleuraient un bonheur sans fond, que mon cœur battait une chamade appelée amour et que mes poumons inspiraient et expiraient un soulagement trop longtemps contenu.

- Je t'aime Bella, lui dis-je tendrement.

« Moi aussi je t'aime Emmett, me répondit-elle entre deux sanglots. »

Nous restâmes ainsi un moment. Je la rassurais par des mots d'amour et lorsqu'enfin j'entendis que ses sanglots s'étaient taris, que sa respiration était devenue régulière, je lui avais soufflé un dernier « Je t'aime mon ange. » avant de raccrocher.

Elle était devenue mon ange rédempteur, il n'y avait rien d'autre à ajouter. Tout ce que j'espérais désormais c'est qu'on ne la prive pas de ses ailes.

Fin du flashback.

Je toquais, entendis des pas et finalement la porte s'ouvrit sur mon père. Son expression joyeuse disparut lorsqu'il me vit et il me fit signe d'entrer. Nous étions presque fin Novembre et le temps commençait à dangereusement se rafraichir. J'espère que Bella allait bien à Forks. Elle m'avait parlé du temps qu'il faisait là bas et je m'inquiétais encore plus pour elle et les bébés. J'enlevais donc mon manteau et les rejoignis dans le salon. Toute la famille se tenait là sans exception; Edward, Kate, Jasper, Alice et mes parents. Aux bruits provenant de l'étage et aux babys phones près de Kate et Alice, je me doutais qu'ils avaient fait en sorte que les enfants n'entendent pas notre conversation.

- De quoi voulais-tu nous parler? Commença mon père prudemment.

J'inspirais et expirais avant de me lancer.

- Je ne quitterais pas Bella, annonçais-je de but en blanc.

Les réactions ne se firent pas attendre. Kate ferma douloureusement les yeux alors qu'Edward serrait les poings et la mâchoire. Alice secouait la tête de droite à gauche et ne tarderait pas à rejoindre ma mère au niveau des pleurs pendant que Jasper la berçait doucement entre ses bras. Mon père s'était subitement levé et s'était planté devant le feu de cheminée éclairant faiblement la pièce. Il tenait fébrilement la main de ma mère complètement effondrée. Il finit par se placer derrière elle et lui intima de se calmer.

- As-tu un instant pensé à ce que cette pauvre fille veut? Me demanda-t-il presque dégoûté.

Je serrais les poings et la mâchoire en parfaite imitation d'Edward et vrillais mon regard au sien.

- Bella et moi en avons discuté durant des heures ensemble et elle accepte de vivre avec moi et cette maladie. Il n'y a rien à dire de plus.

- Rien à dire de plus? RIEN A DIRE DE PLUS! MAIS TU TE MOQUES DE MOI? CETTE FILLE VA FOUTRE SA VIE EN L'AIR PAR TA FAUTE ET IL N'Y A RIEN À DIRE DE PLUS? Hurla-t-il.

- Cette fille comme tu le dis si bien est mature et apte à prendre ses propres décisions. Je lui ai laissé le choix de me quitter… et plus d'une fois mais elle m'a assurée le contraire, lui répondis-je plus calmement.

- Mais ne se rend-t-elle pas compte qu'elle se sacrifie pour toi? Qu'elle ne pourra pas avoir une vie normale? Et une famille comme tout le monde… se lamenta ma mère.

Je repensais à Bella et ces êtres qui grandissaient en elle.

- Nous en sommes parfaitement conscients…, commençai-je.

- Et tu acceptes ça! Cria Edward à son tour.

- Je l'aime et elle m'aime, je ne vois pas ce qu'il y a à dire de plus là dessus. Nous sommes parfaitement conscients que nous ne pourrons jamais avoir d'enfants et nous acceptons ce sacrifice tous les deux, nous savons aussi qu'à chacun de nos rapports il y a un risque pour que je le lui transmette ce que j'ai, mais comme je ne cesse de le répéter, nous en sommes parfaitement conscients et elle comme moi sommes prêts à en assumer les conséquences.

Je fis face à leurs regards incrédules, blessés et attristés.

- Et toi tu acceptes qu'elle se sacrifie autant pour… pour toi? Me dit Alice.

Je plongeais mon regard dans le sien, ignorant la douleur imprégnant mon être.

- C'est une décision qu'elle et moi avons prise ensemble, me contentais-je de répondre.

- Tu es encore plus inconscient que je ne le croyais, souffla mon père. Mais sache que moi vivant, cette fille ne mettra plus les pieds dans cette maison! Tempêta-t-il.

- Elle n'en avait pas non plus l'intention, répondis-je sous leurs regards surpris. Nous avons aussi longuement parlés de votre attitude en sa présence et en sommes arrivés à la conclusion que quoiqu'elle fasse vous ne l'aimerez jamais. Elle ne souhaite pas que je coupe les ponts avec vous et c'est ce que je ferais. Je serais présent à chacun de vos anniversaires ainsi que ceux de vos enfants comme je l'ai fait durant ces trois années, repris-je calmement.

Le visage de mon père se déforma sous l'effet de la colère.

- Si tu fais ça seulement parce qu'elle te l'a demandé, autant ne pas le faire! Cracha-t-il.

- C'est vraiment ce que vous voulez? Dis-je d'une voix déterminée. Tous? Ajoutais-je en les regardant tour à tour.

Ils n'osaient même pas me regarder en face sauf mon père. Je me levais et mis mon manteau que j'avais posé sur le dossier du canapé.

- Dans ce cas je pense que nous n'avons plus rien à nous dire, conclus-je.

Mon père me regarda, complètement incrédule alors que les autres se figeaient.

- Tu comptes nous renier comme ça? Dit-il en balayant l'air de sa main. A cause de cette fille?

- C'est toi qui m'as renié le jour où tu as apprit pour ma maladie. C'est vous tous qui avez fait en sorte que je me sente exclu de cette famille par vos attitudes. Et soyons réalistes, je n'y suis pas pour rien non plus mais vous avez fait le gros de la chose. Ces dernières années je n'étais convié qu'aux anniversaires et à quelques repas de temps à autres pour vous enlever le poids de cette culpabilité qui commençait doucement à vous ronger. Il n'y avait rien d'autre à part peut-être les services que vous me demandiez lorsqu'il n'y avait plus personne pour vous dépanner et là encore, pas un remerciement.

Je repris mon souffle.

- Cette fille comme tu sembles si bien la mépriser m'a en quelque sorte ouvert les yeux. J'ai reprit goût en la vie grâce à elle et elle m'a donné plus que vous ne pourrez l'imaginer. J'ai plusieurs fois eu l'envie de tout finir mais à chaque fois quelque chose m'en empêchait parce que je l'aimais, dis-je avec attendrissement. Autant qu'elle m'aime. Alors bien sur je sais qu'elle prend des risques inconsidérés pour moi et jamais je ne pourrais lui rendre autant qu'elle me donne mais c'est notre vie à tous les deux. Vous l'avez exclue dès le début parce que sois disant vous ne vouliez pas souffrir… eh bien c'est elle que vous avez fait souffrir. Elle était prête à supporter vos regards froids et votre attitude limite haineuse envers elle pour que je puisse rester en lien avec vous. Mais je lui ai fait comprendre que jamais vous ne changeriez et que ça ne servirait à rien qu'elle fasse des efforts pour ne rien avoir en retour. C'est pour ça qu'on est tombés d'accord sur ce système de visite aux anniversaires.

Je repris à nouveau mon souffle. Il fallait bien aussi que je mente un peu pour couvrir la grossesse de Bella. Ca faisait un bien fou de dire tout ce que l'on a sur le cœur. Je me sentais moins lourd plus je parlais.

- Mais puisque vous semblez me faire comprendre que ma propre présence vous insupporte, je vous ferais parvenir vos présents et ceux de vos enfants par colis.

Je commençais à partir mais revins sur mes pas.

- Bella et moi allons emménager ensemble, peu importe ce que vous pouvez penser, je m'en contre fiche.

- Et sa famille qu'en pense-t-elle? Me sourit triomphalement mon père.

Je dardais un regard noir sur lui.

- Sa famille est au courant depuis une semaine. Et contrairement à vous, même si l'idée de m'avoir pour gendre ne leur a pas plu au début, ils ont fini par s'y faire, tout comme ils ont accepté ma maladie. Ils sont au courant de tout, sauf peut-être que leur belle famille à renié leur fils. Mais ils seront bientôt au courant. Le père de Bella part en retraite d'ici peu et comptes s'installer ici. Quant à la mère de Bella, elle va venir nous rendre visite d'ici peu de temps aussi. Je ne pense pas avoir un quelconque signe de gentillesse de votre part. Sur ce, je vous souhaite une bonne fin de soirée et un avenir aussi radieux que se profile le mien.

Je quittais le salon, puis la maison sous leurs expressions déconfites et attristées. La liberté avait décidément un goût délicieux. Le poids qui pendait sur mes épaules était devenu trop lourd à porter. Il fallait que ce soit fait pour que je prenne un nouveau départ avec Bella et les bébés. Cependant, j'avais cet arrière goût que tout n'était pas encore fini, que tout n'était pas encore dit.

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Voilà pour cette semaine!

Qu'en avez-vous pensé?

Croyez vous que la réaction d'Emmett soit la bonne?

Que pensez vous de celle de ses parents?

A la semaine prochaine.

Bises.

Mary.