Coucou à tous!
J'aurais dû poster ce chapitre hier matin mais je n'ai pas pu… pas internet, malheureusement pour vous! :D
Voilà le dernier chapitre avant les retrouvailles de nos deux amoureux.
Merci aux MP, mises en alertes et aux messages des inscrites auxquelles je devrais normalement avoir toutes répondues.
Réponses aux non inscrites:
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Mia: merci de ta review! Emmett power en force! :D Bises. Mary.
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Beatrice: Ce qu'Emmett à fait n'est que le début si je dirais. Il n'a pas encore tiré un trait sur sa famille… du moins pas complètement. Oui ils s'en rendront compte mais malheureusement un peu trop tard… Merci de ta review. Bises. Mary.
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Aurelie: Eh bien je suis contente de te compter parmi nous… et je dois dire que tu m'as fait peur en écrivant le mot « critiques » :D Je suis heureuse de voir que tu puisses ressentir l'âme des personnages et de l'histoire. Merci de te review. Bises. Mary.
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Audrey: Oui je pense qu'inconsciemment les Cullen savent tout ceci seulement, ils ont une peur constante sous jacente qui les étreint. Et je dois dire que leur réaction fait partie des plus communes: ils s'éloignent petit à petit de leur fils consciemment ou inconsciemment mais c'est le cas et c'Est-ce qui le plus mal contrairement à une rupture brutale ou l'étouffement maladif… mais leur réaction est possible… La famille d'Emmett comprends certaines choses et préfère en occulter d'autres. Sa famille est assez bornée dirons nous et elle ne comprendra certaines choses que bien trop tard… Merci de ta review. Bises. Mary.
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Nadnad: Merci, je vais faire en sorte de te contenter le plus possible! :D A nouveau merci et cette sois ci de ta review. Bises. Mary.
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Vous avez été plusieurs à me dire que la réaction d'Emmett est justifiée et je dois dire que j'y adhère (en même temps c'est moi l'auteur me direz-vous :D), c'était une chose inévitable.
Il existe trois types de réaction majeur lorsqu'un parent apprend que son enfant est séropo:
La première est l'étouffement de l'enfant, la surprotection.
La deuxième (et plus commune) le rejet brutal de l'enfant sans maintient d'une quelconque forme de lien.
Et la troisième, celle que vit Emmett, l'ignorance, le rejet progressif de l'enfant… la plus douloureuse pour la famille et la personne atteinte.
J'ai choisit cette dernière parce qu'elle me permettait d'aborder plusieurs sentiments, plusieurs situations. Mais elle n'en est pas moins la plus difficile à décrire parce que justement il n'y pas de réelle coupure mais le maintient d'un lien aussi infime et fragile soit-il… peut importe ce qu'en disent mes personnages :D
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Un remerciement particulier à Anzele42100, Djianara, Sarah et Fanny.
Bonne lecture! =)
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Chapitre 14 - Je comprends pourquoi, ne t'en fais pas...
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Une semaine plus tard…
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POV Bella.
- Je sors faire un tour papa, dis-je en enfilant mon long manteau noir.
- Peut-être devrais-je t'accompagner? Me dit-il.
- Ne t'inquiètes pas, souris-je. Tout va bien. Je serais de retour d'ici quelques heures et si tu ne penses pas tenir, j'aurais mon portable sur moi.
- Oui mais s'il t'arrivait quelque chose? Si tu chutais ou que tu te sentes mal? Reprit-il sur le même ton.
Je lui envoyais un sourire rassurant, le pris dans mes bras et lui déposais un baiser sur la joue.
- Tout va bien se passer ne t'inquiètes pas. Ce n'est pas la première fois que je sors seule.
- Oui mais après ton malaise d'il y a quelques jours ce n'est pas prudent! Je suis sur qu'Emmett serait de mon avis! Tempêta-t-il.
- Je serais à la Push, dis-je simplement avant de prendre les clefs de ma voiture de location.
Il soupira et secoua la tête. Je n'allais pas arrêter de vivre après un simple petit malaise. Le médecin m'avait d'ailleurs assuré que j'allais parfaitement bien maintenant.
Je roulais durant une quinzaine de minutes sur cette route encore aujourd'hui familière. Tournant à droite, j'aperçus au loin l'immense falaise du haut de laquelle je me jetais lorsque j'étais plus « jeune ». Au souvenir de mon premier saut, un sourire apparut sur mes lèvres. C'était il y a 12 ans et j'arrivais encore à ressentir ce sentiment de liberté qui m'avait étreint le cœur, la sensation du vent fouettant mon visage et celle de l'air glissant sur ma peau.
Me garant sur l'une des diverses places vides du parking, je finis par quitter mon siège. L'air froid me picora la peau mais je n'en avais cure. J'avais besoin de revenir ici, c'était le lieu le plus apaisant et reposant que je connaisse. J'enfonçais mes mains gantées dans mes poches et voutais légèrement les épaules. Mes pas s'enfonçaient doucement dans la légère couche de neige. Nous étions presque fin novembre mais les températures froides de la région favorisaient sa tombée. Je marchais sur ce qui restait du sable et observais les vagues s'écrasant sur le large. Des plaques de glace flottaient en sa surface et une légère odeur marine me montait aux narines. Le vent fouettait mon visage et faisait voleter ma chevelure brune. Le nez enfoncé dans mon écharpe, je finis par trouver un petit espace à l'abri du vent. M'installant à même le sol, j'observais continuellement ce mouvement des vagues. Il avait quelque chose d'hypnotisant et de rassurant.
Lorsque j'avais prit cet avion, j'étais partie avec l'idée de ne plus revenir. Sur le moment ça me paraissait être la meilleure solution. Au vues de notre dernier entretient, Emmett semblait avoir tiré un trait sur ce que nous avions vécu durant ces derniers mois. Je me sentais tellement mal et désespérée que j'étais prête à tout pour l'oublier et oublier cette situation de déchirement. Mais une fois installée dans mon siège et parfaitement calmée, j'ai repensé à tout ce qu'il s'est passé et l'idée de ne plus revoir Emmett même si ce n'était que pour les besoins de l'enfant m'était insupportable. Nous nous étions assez aimés pour faire ces enfants même s'ils n'étaient pas prévus. C'était ainsi. J'avais toujours cette peur qui m'étreignait lentement le cœur. Et je n'y pourrais rien jusqu'à ce que je fasse ce test.
Emmett et moi nous téléphonions au moins une fois par jours. Il ne cessait de me répéter que le temps était meilleur en Californie qu'à Forks et que je lui manquais.
Mon père ne cessait de s'inquiéter. Il ne le disait pas clairement mais il m'arrivait de le surprendre plongé dans une profonde réflexion. Je savais que la situation était difficile et stressante pour lui aussi. Il s'inquiétait pour moi et ma santé. Lorsque je lui ai tout raconté, il avait été prêt à se rendre à Walnut Creek et à tuer Emmett de ses propres mains. Il faut dire que j'avais réussit à trouver les mots justes pour le calmer. Mais je savais aussi que peut importe ce que j'ai pu lui dire, peu importe son envie de devenir grand père, une part de lui en voudrait éternellement à Emmett pour m'avoir fait encourir ce danger. Je lui en avais moi-même voulu mais plus j'y réfléchissais, plus je me rendais compte que ça n'aurait pas fait de différence, je l'aimais et je l'aime encore aujourd'hui. Sa révélation avait fait tomber les dernières barrières qui nous séparaient encore et ça n'en était que mieux.
Ma mère m'avait elle aussi appelée plusieurs fois durant ces deux semaines. Elle était dans le même état que mon père et après qu'ils en aient parlés ensemble, la situation me paraissait plus calme.
Lorsque mon père m'avait posé des questions sur la famille d'Emmett, je n'ai pas réussit à lui mentir. Il m'avait écouté jusqu'au bout malgré l'effarement et le dégoût qui étaient visibles sur son visage. Il n'arrivait pas à comprendre comment des parents pouvaient ainsi rejeter leur fils. Nous en avions longuement parlés tous les deux. Je ne sais pas si ça avait eu un impact positif ou négatif sur l'opinion qu'il avait de mon petit ami mais une chose était sure, il était d'accord avec mon envie de ne plus les revoir. Je savais que ce n'était pas juste vis-à-vis d'eux, qu'ils avaient le droit de savoir pour ma grossesse et ces bébés mais, je pensais prioritairement à eux en faisant cela. Emmett et moi en avions plusieurs fois parlés et je lui avais laissé le choix final. Une fois qu'il fut sortit de chez ses parents il m'avait appelé.
Flashback
Je venais de me mettre au lit après avoir inséré un DVD dans le lecteur lorsque mon portable sonna.
- Allô?
« Hey, mon ange, dit-il doucement. Comment vas-tu aujourd'hui? »
- Comme ces derniers jours dirais-je et toi alors? M'enquis-je.
« Je suis allé voir mes parents et je viens à peine de rentrer à la maison. »
- Oh… je ne savais pas que ça allait être aujourd'hui et… comment ça s'est passé? Demandais-je doucement.
« Je ne voulais pas te le dire pour ne pas que tu angoisses, se justifia-t-il. »
Je ne répondis pas et il enchaina.
« Je leur ai dit que nous allions rester ensemble et vivre sous le même toit. Tu te doutes que leur réaction a été un peu excessive. Je ne vais pas tout te détailler mais pour résumer, ils ont prit cela pour une trahison, ont essayé de me faire culpabiliser. Mon père a prit cela pour un reniement et les autres ont suivi. Finalement je ne pense plus avoir de relations avec eux dans un futur proche ou lointain. »
- Attends, attends, attends, qu'es-tu en train de me dire? Tu as coupé toute relation avec tes parents? Mais… ce n'était pas… paniquais-je.
« Calme toi je t'en prie. Ce n'était pas ce que je voulais non plus, je leur ai proposé le système des visites pour les anniversaires et ils se sont tout de suite enflammés en disant que tu étais celle qui était coupable de tout ceci. Je leur ai affirmé le contraire et une chose en entrainant une autre, mon père a parlé de reniement et je leur ai fait comprendre que c'était eux qui avaient commencés il y a trois ans. »
Je restais silencieuse tandis que mon cerveau assimilait ses paroles.
« Je me suis libéré en leur parlant de tout ce que je gardais enfoui en moi. Finalement mon père a joué bas en demandant ce qu'en pensaient tes parents et c'est là que j'ai enchainé sur le fait qu'ils étaient au courant j'ai fini par partir en leur souhaitant un avenir radieux. »
- Tu n'aurais pas dû couper les ponts avec ta famille ainsi… tu dois garder un lien avec eux quel qu'il soit. C'est ta famille tout de même! M'énervais-je.
« Si c'était réellement la famille que j'ai connue jusqu'à il y a trois ans, si c'est cette même famille, sache que jamais elle ne t'aurait traitée ainsi, jamais elle n'aurait méprisé notre couple. Aujourd'hui ma famille c'est toi et les bébés. J'ai tant réfléchit avant de les voir et… je me suis demandé comment ils seraient vis-à-vis de nos enfants et comme tu l'as si bien dit la première fois que nous nous sommes parlés, ils les auraient méprisés et mis de côtés. Ma famille a changé et ce changement l'a fait me rejeter. Si j'en avais eu le cran, je serais parti bien plus tôt. Tu n'es en rien responsable de cette rupture avec elle, ça serait arrivé tôt ou tard. »
- Mais peu importe tu…
« Ecoute Bella, ce qui est fait est fait, je ne peux plus revenir en arrière et je ne veux certainement pas m'excuser pour toutes les choses que j'ai dites. Si tu veux savoir, je leur ai promit de leur envoyer leurs présents d'anniversaire par courrier. C'est le seul lien qui pourra désormais exister entre nous, le seul, tu m'entends? Me dit-il durement. Je sais que j'ai fait le meilleur choix possible pour notre famille, dit-il plus doucement. Alors je souhaiterais que l'on en reparle plus, veux-tu? »
- Si tu penses avoir fait le bon choix alors je n'ai plus rien à en dire.
« Mais tu n'en penses pas moins que je vais finir par le regretter, souffla-t-il. »
Je ne répondis pas.
« Ecoutes moi bien, je sais que tu aurais voulu que je garde des liens avec eux mais ils ne changeront jamais. Je l'ai finalement accepté et j'accepte de vivre avec. Je pense à nos enfants et à toi, votre bien être prioritairement… et je sais qu'il passe par l'écartement de mes propres parents de notre vie. Je ne pense pas un jour le regretter et si c'est le cas, je reprendrais contact avec eux. »
- Et que fais-tu de tes neveux et nièces? Hésitais-je. Ils n'ont rien fait et vont eux aussi ne plus te voir.
Il souffla.
« Je sais qu'ils ne sont en rien dans l'attitude de leurs parents et des miens… ils me manqueront, c'est vrai mais le plus important maintenant c'est toi et moi. Changeons de sujet, veux-tu? J'aurais une surprise pour toi à ton retour. »
- Une surprise? Tu sais que je déteste ça, grognais-je.
Il rit.
« Tant pis, il va falloir que tu l'acceptes celle-ci. »
Nous parlâmes encore un temps ensemble. Je n'avais rien suivi du film que j'avais lancé et avais fini par m'endormir le téléphone à la main.
Fin du flashback.
Il avait fait ses propres choix et j'en doutais encore. Nous en avions rapidement reparlés une fois où il avait croisé sa sœur et son mari et que ces derniers l'avaient royalement ignoré. Il n'avait rien ressenti de particulier d'après lui. Mais je savais au ton de sa voix que ça l'avait beaucoup plus touché que ce qu'il prétendait. C'était un homme sensible malgré sa carrure et l'attitude qu'il adopte.
Une légère brise souffla, jouant avec mes cheveux et j'inspirais profondément.
Mon père et Emmett s'étaient d'ailleurs ligués contre moi. Par l'intermédiaire de mon père Emmett savait exactement ce qu'il se passait et ce que je faisais. J'avais ri en pensant qu'ils s'entendraient à merveille. J'aurais du leur faire la morale mais je trouvais assez amusant de le voir intervenir ou prendre le téléphone à chaque mouvement que je fais. C'était néanmoins moins amusant lorsque la minute d'après Emmett m'appelait pour me faire remarquer que j'étais enceinte et qu'il y avait certaines choses que je ne pouvais plus faire. Mon père me regardait alors avec un sourire victorieux aux lèvres avant de m'ordonner d'aller me coucher. Nous finissions par en rire tous les deux. Mon père était encore un bel homme pour son âge malgré son penchant pour la bière et les matches de foot à la télé. Une musculature qu'il entretenait régulièrement et encore toutes ses dents et tous ses cheveux. On ne lui donnait que rarement son âge. Il ressemblait un peu à Mr Cullen de ce côté-ci. Les années n'avaient pas d'emprise sur lui.
Un flocon de neige vint s'écraser sur le bout de mon nez. Il fondit aussitôt. J'observais au loin. Une brume blanche commençait à apparaitre alors que les flocons tombaient de plus en plus abondamment. Je finis par me relever à l'instant où mon portable sonna.
- Allô?
« Charlie s'inquiète de ne pas te voir rentrer, enchaina directement Emmett, mécontent. Puis-je savoir ce qu'il t'a prit de sortir ainsi? Et toute seule en plus? »
Je ne pouvais que m'en amuser. Emmett était peut-être trop protecteur mais même s'il ne me l'avait jamais dit, je comprenais pourquoi. Longtemps durant, il a dû se faire à l'idée que jamais il n'aurait d'enfants et encore moins une famille. Aujourd'hui ce à quoi il a un jour renoncé était à portée de main. Il allait avoir sa propre famille, voir ses enfants grandir et ce même s'il est atteint du Sida. Il y avait toujours cette menace qui pesait sur moi et les bébés; mais si je venais à en être atteinte, je pouvais me consoler en pensant que mes enfants s'en sortiraient probablement.
- J'avais besoin de sortir. J'en avais assez de rester enfermée entre quatre murs. Hier ça m'a suffit. Je voulais seulement dire un dernier adieu aux paysages de ma jeunesse, dis-je dramatiquement.
Il s'éclaircit la gorge, probablement pour reprendre ce ton sérieux qu'il venait d'utiliser.
« Ce n'est pas raisonnable. »
- Je suis seulement enceinte Emmett, des millions de femmes l'ont été avant moi et des millions de femmes le seront après moi.
« Oui mais ces millions de femmes ne sont pas la femme que j'aime et qui porte mes enfants, argumenta-t-il. »
Je soupirais, vaincue. Il ne fallait pas argumenter dans ces cas ci.
« Je suis impatient d'être à demain, ajouta-t-il. Ton avion arrive toujours à 15h30? »
- Oui et moi aussi je suis impatiente de te revoir. Mais tu n'es pas obligé de venir me chercher, je peux très bien me débrouiller seule.
« Pour que tu vois la surprise que je t'ai préparée sans que je ne sois là pour voir ta réaction? Tu peux toujours rêver, rit-il. »
Je levais les yeux au ciel en ouvrant la porte conducteur.
- Mais pour qui me prends-tu? Répliquai-je faussement indignée.
« Pour toi et c'est déjà grandement suffisant! Continua-t-il. »
- Mais tu vas arrêter, oui? Le grondais-je gentiment.
« Bella? Reprit-il plus sérieusement. »
- Oui? Répondis-je troublée par son changement de ton.
J'aurais pu croire que c'était lui qui était enceinte et non moi.
« Est-ce que ça se voit? »
Je ris doucement.
- Ca commence tout doucement à faire son apparition. On peut déjà voir un petit renflement au niveau de mon bas ventre, dis-je en posant ma main sur mon ventre.
« C'est vrai? S'extasia-t-il. »
On aurait dit un enfant a qui on aurait promit d'offrir une console vidéo.
- Aussi vrai que je m'appelle Isabella Marie Swan, soupirais-je.
« Isabella Marie Swan… dit-il pensivement. Je viens de me rendre compte que je ne connaissais pas ton véritable prénom jusqu'à maintenant. »
- Croyez Emmett Richard Cullen que ce n'est pas mon cas, ris-je.
« Comment…? »
- Je te laisse, je rentre. Je t'aime, coupais-je rapidement avant de raccrocher.
Je ris doucement avant de reprendre la route jusque chez mon père.
Emmett, je comprends pourquoi, ne t'en fais pas...
…
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Voilà voilà… s'en est fini pour cette semaine. :D
On se retrouve la semaine prochaine si tout va bien et là je peux vous dire que le chapitre sera posté vendredi soir.
N'oubliez pas de me laisser vos avis.
Bises.
Mary.
