Coucou!
Je vous remercie de vos reviews, mises en alertes…
J'espère que ce chapitre vous plaira.
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Noémie: Je te remercie de ton compliment et de ta review. En tous cas, j'espère que cette suite te plaira. Bises. Mary. (désolée, plus d'une demi heure finalement mais priorité à mes invités :D)
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Charlène: Je n'ai pas particulièrement l'impression que notre âge les gêne, je dois dire qu'en règle générale ils n'en parlent pas. Et même j'ai plus l'impression que ça les fait sourire, ça les fait revivre pour certains, ça les change aussi… Mais pourquoi juges-tu Tanya aussi rapidement? Personnellement je pense qu'il n'y a pas à le faire enfin, tu comprendras plus tard. Je te remercie de ta review. Bises. Mary.
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Nana: je te remercie de ta review. Bises. Mary.
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Vavaamoi: Oh! Ça me désole que tu penses ça de ma Tanya mais je suis heureuse que le chapitre et la fic' te plaisent autant! Merci de ta review. Bises. Mary.
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Bonne lecture!
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Chapitre 21 - Manipulation
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POV Emmett
Un mois et demi plus tard…
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Le temps passait à une allure folle. Nous étions début mars et Bella était désormais à presque six mois de grossesse. Les médecins espéraient qu'elle pourrait atteindre la moitié du huitième. Elle devait désormais faire une échographie tous les mois pour suivre l'évolution de sa grossesse.
Le lendemain de sa journée entre fille, Bella était rentrée à la maison pleine de paquets pour elle et les bébés. Alors qu'elle s'occupait de la partie habillage, moi et les petits amis ou maris de nos amis nous occupions des chambres et des derniers détails. Nous avions fini par aller dans un bar et avions fini chez moi affalés sur les canapés ou à même le sol.
FLASHBACK
Alec, Laurent et Ben étaient partis en milieu de matinée après s'être rapidement douchés. Bella ne revint qu'aux alentours de midi.
- Tu veux bien m'aider Emmett?
Je l'embrassais rapidement et lui pris ses paquets.
- Tant que t'y es, tu peux aussi décharger le coffre s'il te plait? Il doit rester une vingtaine de paquets.
Je la regardais les yeux ronds. Elle déposa un baiser sur le bout de mon nez et sourit.
- Tu ne voudrais pas que je me fatigue inutilement n'est-ce pas?
J'avais réellement l'impression que quelque fois elle se moquait de moi et de mon attitude surprotectrice.
- Je t'attends dans l'une des chambres des bébés.
Elle finit par monter les marches après avoir tapoté mon épaule.
- Ce que femme veux, femme l'obtient, soupirais-je dramatiquement.
- Je t'ai entendu! Se retourna-t-elle.
Après trois allers et retour, entre sa voiture et le premier étage, je la rejoins dans la chambre qui sera celle de notre fils. Je l'aidais à ranger quelques vêtements et je la sentais nerveuse. Le silence s'était installé entre nous depuis un moment et j'avais du mal à savoir ce que j'avais pu faire entre le moment où elle avait franchit la porte, celui de mes aller et retour et maintenant. Elle finit par se retourner vers moi et vrilla son regard dans le mien.
- Tu vas m'en vouloir, commença-t-elle.
Une pointe de crainte monta en moi et je me figeai dans mon mouvement pour lui porter plus attention.
- Hier j'ai… comment dire… croisé ta mère et ta sœur. La situation était un peu inconfortable et je sais que tu ne veux plus que nous ayons de liens avec eux mais… je leur ais un peu parlé et leur ais donné une échographie des bébés.
Je ne savais pas vraiment comment réagir. Je me sentais trahi et là maintenant, je ne pouvais certainement pas la regarder en face et lui parler. Je fis donc la seule chose qui me vint à l'esprit, je quittais la pièce sans un mot pour pouvoir réfléchir.
Ce soir là, lorsque je suis rentré à la maison, j'ai rejoint Bella au lit. C'était la première fois que je m'endormais sans sentir son corps chaud contre le mien. Elle était installée en position fœtale et je ne voulais pas la réveiller. Le matin même lorsque je me suis levé, elle n'était déjà plus là. Tanya m'avait dit qu'elle était sortie il y a une petite heure. Elle n'était pas revenue avant tard dans la soirée. J'avais eu la peur de ma vie ce jour là. Enfin, la deuxième plus grande peur de ma vie depuis ce qu'il s'est passé il y a quelques mois. Elle était directement montée se coucher et lorsque je l'avais rejoint et prise dans mes bras elle s'était laissée aller. Elle s'était endormie au rythme de mes caresses sur son ventre.
FIN DU FLASHBACK
Depuis, tout allait parfaitement bien. Charlie avait même trouvé une amie qu'il voyait de temps à autre et d'après ce que Bella m'avait dit, ça commençait à doucement devenir sérieux. Bree était venue manger avec nous plusieurs fois depuis et je dois dire que Bella ait parlé avec elle de sa grossesse gémellaire lui avait fait du bien. Elle avait de plus en plus de craintes au fur et à mesure que le temps passait. Bree la rassurait et lui donnait des conseils. Elle avait elle-même eu des jumeaux, Marcus et Caius, aujourd'hui mariés et ayant fait d'elle une grand-mère comblée. Elle nous avait elle aussi invitée une fois chez elle pour que nous rencontrions sa famille. J'avais peut-être perdu mes parents mais ma nouvelle famille s'agrandissait plus rapidement que je ne le pensais.
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POV Edward
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Comment définir ce qu'il s'est passé depuis qu'Emmett avait décidé de nous rayer de sa vie?
Chaos peut-être?
Désolation?
Remords?
Eloignement?
A vrai dire, il n'y avait pas de mot assez suffisant pour traduire ce qu'il nous arrivait ou pas assez de qualificatifs pour le faire.
Mon père et ma mère s'affairaient au travail jour après jour. Les repas que nous faisions les samedi soirs ou dimanche midi toute les semaines n'existaient plus ou presque plus. Nous n'étions plus complets, il manquait toujours quelqu'un: Emmett. Ces réunions familiales n'étaient plus des moments de plaisirs mais étaient devenues des corvées. On se trainait presque jusqu'à la demeure de mes parents pour seulement quelques heures, alors qu'avant nous y restions tout le weekend.
Ma sœur Alice et son mari Jasper se chamaillaient de plus en plus souvent et sans qu'ils ne le veuillent réellement, devant les enfants. Ma femme et moi-même n'étions plus aussi complices l'un envers l'autre. Elle pensait que Bella était une profiteuse et n'en voulait qu'à la fortune que représentait Emmett. Sinon, et disons le clairement: qui accepterait de vivre avec une personne atteinte du Sida? Certainement pas une personne ayant un minimum de survie. Mais néanmoins, je commençais à m'opposer à cette idée, j'avais vu l'amour qu'ils se portaient tous deux et j'en regrettais presque l'attitude que j'avais eue envers Bella et Emmett récemment et ces dernières années.
On ne ressent l'importance d'une chose ou d'une personne seulement lorsqu'on l'a perdue.
Et c'est ce qu'il se passait. Nous avions tous égoïstement pensé qu'Emmett ne pourrait jamais nous quitter, que nous avions toujours une influence sur lui et sa vie, qu'il était mieux pour lui qu'il nous écoute. Mais la réalité était seulement qu'il ne vivait plus comme avant, il se renfermait sur lui-même et rejetait tous liens avec le milieu extérieur. Seulement, nous n'avions pas non plus pensé qu'il changerait autant et en si peu de temps. Nous avions pris Bella pour un danger à éliminer rapidement alors que c'était nous, notre famille qui était un danger pour Emmett.
Je regrettais mon frère, son insouciance, ses blagues, ces sorties que nous faisions… Mais il était aujourd'hui trop tard pour lui dire ceci. L'annonce de sa maladie me l'a fait voir d'un autre œil. J'avais peur qu'à chaque instant, chacun de ses gestes, il pouvait nous contaminer. Je savais que c'était impossible que le mode de contamination n'était pas aussi « simple » mais la peur est un sentiment étrange qui lorsqu'il nous étreint nous fait faire énormément de choses que nous n'aurions pas faite habituellement.
Je me souvins de ce qu'il s'est passé il y a maintenant un peu plus de deux mois.
FLASHBACK
Ma mère, ma sœur, ma femme et ses deux amies claquèrent la porte d'entrée. J'avais entendu la voiture se garer. Lorsque le visage baigné de larmes de ma mère entra dans mon champ de vision. mon père et moi échangeâmes un regard inquiet. Nous vînmes les rejoindre et il prit sa femme dans ses bras.
- C'est encore cette Isabella! C'est de sa faute si ta mère est dans cet état! Je ne sais pas vraiment ce qu'elles se sont dit mais ta mère est comme ça depuis que nous sommes montées dans la voiture! S'écria rageusement Kate. Alice n'a d'ailleurs rien voulu me dire!
- Et si on s'installait sur les canapés pour en discuter plus calmement? Proposais-je.
Nous nous installâmes ainsi sur ces derniers tandis que Kate marmonnait encore dans son coin. Les enfants l'appelèrent et elle nous laissa avec ses deux amies, nullement gênées.
- Que s'est-il passé? S'enquit mon père.
- A vrai dire, je n'en sais rien! Interrompit Jane. Nous venions d'arriver dans un magasin de vêtements lorsque Tanya a vu sa patronne. Elle nous avait plus tôt dit que c'était une vraie peste qui la traitait comme de la sous merde et qu'elle n'avait aucune reconnaissance à être là bas. Le fait est qu'elle a vraiment besoin de ce boulot et c'est pour ça qu'elle la supporte ainsi que son petit ami tyrannique et obsédé. Non mais tu te rends compte qu'il l'a un jour bloquée dans sa propre salle de bain alors que sa femme se trouvait dans la pièce d'en face? Enfin bref, tout ça pour dire qu'elle n'avait vraiment pas envie de rester dans ce magasin et se faire rabaisser à la moindre occasion. On l'a dit à Alice et ta femme mais Alice à protester alors… on a fini par faire un tour dans le magasin, débita-t-elle.
Mon père en avait les yeux exorbités par sa vulgarité. Il avait beau la connaitre depuis des années, il n'arrivait toujours pas à s'y faire… et moi non plus d'ailleurs.
- Lorsque nous sommes revenues, Alice soutenait Esmée qui pleurait à chaude larmes. On a fini par renter plus tôt que prévu. Je ne sais pas qui a pu lui faire ça mais c'est une vrai sa…
- Je crois que nous avons comprit, coupa mon père visiblement gêné.
Il se retourna vers Esmée et la berça tendrement. Jane finit par nous quitter après avoir répondu à son portable.
- Alice? Encourageais-je.
Alice nous expliqua ce qu'il s'était passé au magasin et ce que Tanya leur avait dit sur ses employeurs.
- Tout ce que tu nous as raconté est faux, n'est-ce pas? Reprit ma sœur plus durement.
- Je… la dite Tanya était rouge de honte ou de colère, je ne saurais le dire.
Tanya hocha la tête doucement, visiblement craintive.
- Par le plus grand des hasards, il se trouve que Tanya ici présente travaille pour Emmett et Bella, m'éclaircit ma sœur.
Je crois que nous avions tous, à cet instant, une pointe d'espoir qui naissait dans nos cœurs.
- Et si tu reprenais ton récit de tout à l'heure sans nous mentir? Lui demanda ma sœur.
- Je n'ai pas de comptes à te rendre, cracha Tanya.
- D'accord, alors que veux-tu en échange? Lui dit subitement mon père.
A vrai dire, Alice et moi aussi pensions à la payer en échange d'informations. Mon père savait pertinemment quel genre de personne Tanya était. Il faut dire qu'elle lui a plusieurs fois fait des avances, tout comme à chaque homme de la famille visiblement. Elle aimait l'argent plus qu'elle-même et nous savions pertinemment qu'elle voulait retrouver un semblant de la gloire qui autrefois fut la sienne. Elle nous savait aussi prêts à tout et ce, par l'intermédiaire de ma femme, de savoir si Emmett, Bella et les bébés allaient bien. Un sourire sadique s'étala sur son visage alors qu'elle se laissait retomber sur le canapé, silencieuse. Elle croisa les jambes et les mains.
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POV Tanya
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- Que me proposez-vous dans ce cas?
Il faut dire qu'ils étaient vraiment désespérés pour en arriver à ces extrêmes là. Soudoyer l'employée de maison de leur frère ou fils pour pouvoir avoir de ses nouvelles. Mais j'avais moi aussi besoin de cet argent. Je risquais d'être expulsée de mon appartement et les dettes qu'avaient acquises mes parents commençaient à me peser. Mon travail ne me rapportait pas assez pour que je puisse continuer à survivre longtemps. Comme on le dit souvent: la faim justifie les moyens. Ma faim à moi était trop grande vis-à-vis de mes revenus.
- Que voulez vous? Soupira Carlisle.
- 50 000 dollars par mois.
- Vous abusez! S'écria Edward indigné.
- Vous voulez ces informations, il faut en payer le prix, leur dis-je fermement.
- Vous êtes la personne la plus détestable et manipulatrice que j'ai pu voir jusqu'à aujourd'hui, siffla Edward entre ses dents.
Ces paroles me firent mal et je commençais à regretter mon geste. Mais j'avais besoin de cet argent et ils avaient besoin de ces informations. N'étions nous pas tous gagnants dans les deux cas? Je ne laissais rien paraitre. J'avais beaucoup changé depuis le lycée mais tout le monde me voyait encore comme la garce que j'étais alors, je ne sais pas pourquoi, mais je continuais dans cette voie. Je me faisais remarquer, certes, pas de la meilleure manière qu'il soit mais c'était toujours mieux que de tomber dans l'oubli complet. C'est pourquoi je répondis par la seule technique que je possédais: la contre attaque.
- Et vous la famille la plus pathétique, retournais-je. Ce que je souhaite réellement, aucun d'entre vous ne peux me le donner… sauf peut-être Emmett.
- De quoi parlez-vous? S'enquit mon père.
- Reconnaissance et richesse est ce que représente votre famille dans la région. Je vous laisse donc imaginer ce que je tente de faire.
Il est vrai que j'avais pensé à séduire Emmett dès le début, mais il était trop obnubilé par Bella. Ce n'était qu'un petit mensonge et ça me permettait de cacher le véritable besoin se cachant derrière cette demande. Je préféraient qu'ils me croient garce plutôt que de me prendre en pitié pour mon manque d'argent. La pitié était un sentiment que je révulsais, je l'vais déjà assez vue dans ma vie à cause de mes parents et de mes diverses frasques.
- Papa? L'appela Edward.
Ils se fixèrent longuement dans les yeux avant de secouer la tête.
- On ne peut pas leur faire ça, dit Edward doucement.
Non, non, non, non, non, c'est eux qui ne peuvent pas me faire ça, j'ai besoin de cet argent! Priais-je pour la première fois de ma vie.
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POV Edward.
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Et là, ma mère fit une chose dont je ne l'aurais jamais cru capable. Elle sortit une petite enveloppe blanche puis un cliché. Je savais ce que c'était. Elle le montra à mon père alors que ses joues étaient inondées de larmes.
- Je veux savoir à quoi ressemblent mes petits enfants à défaut de les connaitre, soupira-t-elle de tristesse. Je t'en prie Carlisle, c'est la seule solution.
Elle manipulait mon père. Cependant, sa volonté devait être moindre puisqu'il finit par accepter. Lui aussi voulait les connaitre, tout comme il voulait connaitre Bella et la voir évoluer dans sa grossesse. Ils se mirent d'accord sur les conditions de paiement et ce qu'elle devait faire, ce qu'elle devait nous ramener et elle quitta la maison en promettant de revenir le plus tôt possible.
Je ne cessais de me demander comment nous avions fait pour tomber aussi bas. Un regard vers ma sœur et mes parents m'apprit qu'ils se le demandaient eux aussi.
...
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Alors alors, qu'en avez-vous pensé?
Une petite review?
Bises.
Mary.
