Coucou!

Je voulais vous remercier encore une fois pour vos reviews et mises en alertes.

J'espère que ce chapitre vous plaira.

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Charlne: Lol le chapitre la rendant moins « méchante » n'est pas encore celui-ci mais si tu trouves que c'est le cas, tant mieux! :D Après, en ce qui concerne les infos quelle va donner tu verras bien si j'y fais allusion ou non… Merci de ta review. Bises. Mary.

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Vavaamoi: Ne crucifie pas Tanya je t'en prie! Lol Il est vrai que ce n'est pas le meilleur moyen que les Cullen ont à leur disposition ou même la meilleure façon de faire mais, maintenant que c'est le cas, on y peut rien! :D La fin de grossesse arrive je te le confirme mais il y a encore certaines choses à régler avant… Merci de ta review. Bises. Mary.

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Libel fanny: Je te remercie de ta review miss. Bises. Mary.

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BEA: Mais les Cullen savent à quel point ils sont tombés bas, la preuve, Edward et Alice s'en rendent plus ou moins compte à la fin du chapitre. Après je ne jure de rien concernant l'avenir de Tanya, Emmett et Bella. Merci de ta review. Bises. Mary.

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Bonne lecture!

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Chapitre 22 - Ce n'était qu'une vieille connaissance…

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POV Esmée

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- Nous devrions déjà être partis Carlisle, râlais-je pour la cinquième fois.

- Eh bien c'est simple, il fallait prévoir, me répondit-il nerveux. Tu n'as qu'à avancer jusqu'à la voiture, je te rejoins dans une dizaine de minutes… et n'oublies pas de prendre le cadeau.

Je descendis, pris le paquet et entrais dans la voiture. Comme convenu, il me rejoignit une dizaine de minutes plus tard et démarra en trombe. Le trajet commença dans un silence pesant et électrique.

- Depuis combien de temps as-tu reprit contacte avec ton amie? Lui demandais-je doucement.

- A vrai dire l'un de ses fils s'est blessé il y a de cela une ou deux semaines et elle était venue le voir à l'hôpital. Nous nous sommes recroisés dans les couloirs et avons reprit contacte. Elle fête ses 55 ans avec toute sa famille et quelques amis et a jugé bon de nous inviter pour rattraper le temps perdu. Apparemment on y recroisera d'autres anciens de Forks, je crois que je vais réellement me rendre compte du fait que j'ai vieillit.

- Tu m'as sortit la même chose lorsque Nathan est né, souris-je.

- Et j'ai bien vieillit depuis, rit-il.

Mais bien vite sa bonne humeur s'évapora.

- Tu sais, lorsque je lui ai demandé des nouvelles de sa famille, elle m'a parlé de… de son nouvel ami Charlie.

- Charlie? Demandais-je confuse.

- Charlie Swan, le père de Bella. Ce qui signifie qu'elle et Emmett seront présents eux aussi.

Rien qu'à cette nouvelle mon cœur s'emballa. J'ose espérer que je pourrais parler avec mon fils, voir réellement de mes yeux ce qu'il est devenu avec Bella.

- Peut-être devrions nous ne pas y aller? Lâcha subitement mon mari.

- Mais pourquoi? Le suppliais-je.

- Ne crois tu pas qu'il pourrait y avoir une gêne? Que l'on pourrait plomber l'ambiance de la soirée? Ce rassemblement est pour fêter son anniversaire, célébrer le jour de sa naissance pas pour que les invités présents sentent que quelque chose ne va pas entre un médecin, sa femme et leur fils et sa compagne.

Peu de fois dans ma vie j'ai réellement été en colère, que ce soit contre mon mari, mes enfants ou une autre personne… mais les rares fois où ce fut le cas, j'ai su me faire entendre et obtenir ce que je voulais. Et désormais ce que je voulais c'est voir mon fils, à défaut de lui parler mais j'avais aussi beaucoup de contrôle sur moi et je préférais néanmoins utiliser la manière douce.

- Puisque nous ne sommes pas d'accord, la réponse est simple: tu n'as qu'à me déposer là bas et repartir.

- Mais tu es complètement inconsciente! Tu ne connais même pas Bree! S'insurgea Carlisle.

- Peu importe, répondis-je seulement.

Le reste du trajet se fit en silence. Un silence lourd, pesant et électrique. C'était un peu ce qui nous liait l'un à l'autre désormais, notre enfer devenu quotidien. Nous ne nous parlions plus et ne pouvions pas passé plus d'une quinzaine de minutes dans la même pièce tous les deux. Lors de nos brèves échanges oraux, le semblant de conversation qui nous créions tournait rapidement court ou finissait mal. Plusieurs fois durant nous avions dû faire chambre à part, plusieurs fois durant j'en ai pleuré.

Il se gara, freinant brutalement. Il était en colère, beaucoup trop, et je savais que j'en étais en partie la cause.

Il y a de cela un mois nous avions conclu cet accord avec Tanya. je savais pertinemment que j'avais joué avec ses sentiments mais j'avais cette envie, cette douleur croissante qui m'étreignait doucement et lentement le cœur, me faisant suffoquer lors d'un trop plein d'émotions. Je voulais tellement que ça s'arrête, j'avais mal, j'avais peur, peur de ce que l'avenir nous réservait à moi et ma famille, réellement peur pour la première fois de ma vie.

Je savais que mon mari aussi ressentait cette peur mais il la camouflait derrière cette colère constante. Il se détestait d'avoir ainsi détruit, négligé et inconsciemment puni son fils. Nous nous détestions tous à divers degrés, mais lui le plus.

Emmett a toujours été le plus faible de nos enfants lorsqu'il était petit. Je ne comptais plus les séjours passés à l'hôpital, les nuits d'insomnies pour veiller à ce qu'il aille parfaitement bien. Ce n'est qu'en grandissant qu'il s'est forgé cette carrure imposante et impressionnante.

Je me souviens du jour où Emmett avait été envoyé à l'hôpital des suites d'une chute d'un arbre. Il est resté 3 jours dans le coma et mon mari n'avait pas une fois fermé l'œil. Il s'en était voulu d'avoir ainsi relâché sa vigilance. Je venais d'entrer dans la pièce et Carlisle se tenait, à moitié avachit sur le lit de notre fils, le visage enfoncé entre le bras. L'une de ses mains tenait celle de notre fils. Je ne l'avais jamais vu aussi désemparé de toute ma vie. Il ne m'avait pas vu entrer et parlait à Emmett.

« Je sais que je n'ai pas vraiment été présent dernièrement pour toi et tes frères et sœurs, mais je te promet, je te jure que si tu te réveilles, je le ferais. Je prendrais du temps pour te voir grandir, m'intéresser à ce que tu fais et toujours t'encourager à avancer. Peu importe ce que tu feras, peu importe ce qu'il t'arrivera, je serais à jamais derrière toi pour t'épauler et te soutenir. »

Il avait faillit à cette promesse à partir du jour où Emmett nous avait annoncé qu'il était séropo et c'est toute cette colère qu'il avait contre lui qui s'exprimait ainsi, jour après jour. Comme si lui-même savait qu'il n'y avait rien à faire contre cela. Les repas de famille qui s'étaient ensuivis n'avaient été qu'une douloureuse mascarade. Il nous manquait quelqu'un. Peu à peu, l'envie de Carlisle de jouer avec ses petits enfants avait diminuée jusqu'à ne plus exister. Il prenait ses tours de garde durant ces weekend ou ne se montrait simplement plus à l'heure du déjeuner ou du diner.

Pour ma part, je savais que je me raccrochais à mon travail et ce qu'il restait de ma famille. Je gâtais mes petits enfants et adorais les avoir à la maison mais ils n'étaient pas Emmett, ils n'étaient pas ses enfants à lui et je le savais, aussi dur que ce soit.

- Carlisle! Je suis heureuse de voir que tu es venu.

Elle prit mon mari brièvement dans ses bras.

- Bree, je te présente ma femme, Esmée.

Présentation brève et quasiment froide.

- Enchantée de faire votre connaissance, me sourit-elle.

J'en fis de même et lui tendis le paquet.

- Ca me fait réellement plaisir mais il ne fallait pas! Rit-elle.

- C'est ton anniversaire tout de même, ajouta-t-il. Et je suis désolé du retard.

Réponse douce, souriante et chaleureuse.

Nous entrâmes à sa suite sans plus de cérémonie, surtout qu'elle balaya la remarque de Carlisle d'un revers de main. Mon cœur tambourinait dans ma poitrine tellement j'appréhendais. J'étais sure qu'ils seraient là, mais que ferais-je s'ils ne l'étaient pas? Je serais déçue, certes et surement blessée aussi sans oublier le sentiment de rejet, pire que les deux autres.

Nous traversâmes l'intérieur joliment et simplement décoré avant d'atteindre le jardin. Un buffet froid trônait au centre de ce dernier et diverses variétés de fleurs entouraient le tout, dégageant une odeur particulièrement douce et divine, du moins, pour celles étant écloses. Je sentis Carlisle à mes côtés, sa main serrant fortement la mienne. Il avait peut-être ces excès de colère mais il n'en restait pas moins l'homme que j'aimais, celui que j'ai épousé.

Son visage face au mien, je scrutais son regard empreint de douleur et traversé d'une pointe d'appréhension. Il les avait vus et l'état dans lequel il était après ça me fit me sentir mal à mon tour. J'ose espérer que tout se passera bien.

Je finis par regarder dans la même direction que mon mari et les découvris. Emmett avait son bras gauche autour de la taille de Bella et le droit venait à peine de quitter son ventre. Elle en était à sept mois désormais et je fus étonnée de voir que son ventre n'était pas aussi prédominant que ce à quoi je m'attendais. Elle portait une petite robe blanche rayée de violet en bas et ayant un tour de cou de la même couleur, à laquelle elle avait associé un gilet d'un ton violet plus foncé. Il faisait assez chaud pour un mois d'avril aujourd'hui et cela n'en était pas plus mal. Bella avait relevé ses cheveux en un chignon lâche et je voyais en elle la beauté que l'on conférait aux femmes enceintes. En plus d'être une femme extraordinaire, elle serait une mère formidable. Mon fils n'avait pas pu trouver mieux comme compagne pour partager sa vie.

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POV Charlie

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J'enlevais Emmett à Bella quelques instants. Bien qu'au début j'avais eu l'irrésistible envie de le tuer pour avoir fait une telle chose à ma fille, lorsque j'avais apprit tout ce qui régissait sa vie depuis, bien que je garde encore une certaine amertume en moi, je n'avais pu que l'accepter parmi nous, notre famille. Je ne pouvais rien changer à ce qu'il s'était passé et bien que je ne sois pas particulièrement croyant, j'ai remercié dieux d'avoir fait en sorte que ma fille et les bébés n'aient rien.

- Si j'étais toi, je regarderais juste derrière, dis-je en lui faisant signe.

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POV Emmett

Je fronçais les sourcils, ne sachant pas ce qu'il voulait.

- Mais qu'est-ce que…

Je fus coupé dans mon élan lorsque je les vis. Seulement, je ne croyais pas que ce serait aussi simple d'être face à eux. Je m'attendais à ce que ce soit plus dur et que les sentiments de haine, de rejet et de peur remontent à la surface mais ce ne fut pas le cas… il n'y avait rien. C'était un peu comme si je les rencontrais pour la première fois de ma vie.

- Je ne sais pas comment tu comptes réagir mais il faut que tu saches que ton père connait Bree et bien que ce ne soit pas l'envie qui m'en manque, je ne souhaite pas qu'il y ait de débordements.

- Il n'y aura pas de débordements, dis-je lentement, puisqu'il n'y a rien à régler.

Je le laissais là et partis rejoindre Bella alors qu'il fixait encore mes parents. Elle parlait avec Supplicia et riait insouciamment, les deux mains posées sur son ventre. Je déposais un baiser sur sa tempe, laissant ma main errer jusqu'à la sienne et lui rendis le sourire qu'elle m'adressait. Supplicia fut appelée par son mari un peu plus loin et nous laissa seuls.

- Tu n'es pas trop fatiguée? Peut-être voudrais-tu t'asseoir?

- Je vais parfaitement bien pour le moment Emmett, ne t'inquiètes pas ainsi.

- Tu sais que je ne peux pas m'en empêcher.

- Malheureusement, sourit-elle.

Je ris doucement près de son oreille. Elle se retourna vers moi mais se figea dans son mouvement lorsqu'elle-même les aperçut. Ses lèvres formèrent un « O » parfait alors qu'elle vrillait son regard au mien, interrogative.

- Carlisle semble connaitre Bree d'après ce que ton père m'a dit.

- Oh…, laissa-t-elle finalement échapper.

Elle m'entoura lentement de ses bras, du moins autant qu'elle le pouvait et posa sa tête sur mon torse. J'entourais ses épaules de mes bras et respirais son odeur à pleins poumons.

- Emmett? M'appela Esmée.

Nous nous détachions légèrement et je laissais mon bras enroulé autour de sa taille.

- Esmée, Carlisle, saluai-je.

- Monsieur et madame Cullen, salua Bella.

Ils tiquèrent sur les appellations mais une fois la surprise passée, se reprirent.

- Je vois que vous allez bien, commença Esmée d'une voix pleine d'émotion.

J'acquiesçais lentement.

- Comment se passe la grossesse? s'enquit Carlisle avec inquiétude.

- Plutôt bien, sourit Bella. Les médecins espèrent que je pourrais atteindre la moitié de mon huitième mois, continua-t-elle. Je me fatigue plus à ne rien faire que l'inverse et je le dois à votre fils.

Je lui retournais son sourire et finis par reporter mon regard sur mes parents.

- Y a-t-il un problème pour que les médecins ne fassent qu'espérer? S'enquit Carlisle.

- A vrai dire… commença Bella, ce qu'il s'est passé il y a quelques mois peut avoir des conséquences dans les derniers mois ou lors de l'accouchement, soupira tristement Bella.

Un silence gêné s'en suivit.

- Est-ce que vous savez pour… commença Esmée. Je veux dire, les bébés ont-ils… avez-vous le… enfin le…

- Sida? Coupais-je.

Ils ont toujours eu du mal avec ma maladie et je m'y suis fait à force. Mais je dois dire que cela m'énervait prodigieusement: ils avaient d'abord pensé au bien des bébés et non à celui de Bella. Tout cela me montrait bien à quel point ils s'inquiétaient non pas pour la femme avec qui je passerais le reste de ma vie mais plus pour les petits enfants qu'elle pourrait leur donner. Peut importe ce qu'ils pourront dire ou penser de Bella, tout ce qui leur importe sont les bébés.

- Ils vont parfaitement bien et moi aussi, répondit Bella à ma place.

Ses doigts effectuèrent une pression sur mon flanc.

- Ils se développent comme il se doit, continua-t-elle, et n'ont par attrapés le Sida. Nous avons fait un test au mois de décembre.

- Connaissez vous les sexes? S'enquit Carlisle.

- Ce sont de faux jumeaux, dis-je, un garçon et une fille.

- Avez-vous commencé à chercher leurs prénoms? Sourit mélancoliquement Esmée.

- Nous y réfléchissons, répondis-je.

Mon père se racla la gorge.

- Et comment cela se passe-t-il dans ton travail Emmett?

- Plutôt bien à vrai dire. Je songe à ouvrir d'autres nouvelles divisions dans le Sud du pays.

- Avez-vous des projets pour après la naissance des bébés? Continua Esmée.

- Nous songeons à vendre la maison et quitter la ville d'ici quelques temps, dis-je de but en blanc. Pour une région du Sud justement, ajoutais-je.

Mes parents encaissèrent le choc sans rien laisser paraitre. Sauf que le poing de Carlisle se serra visiblement et les doigts d'Esmée se crispèrent sur son petit sac à main.

- Oh… en voilà une nouvelle, laissa échapper la voix tremblotante d'Esmée, avez-vous déjà quelques idées?

- Pas vraiment, m'interrompit Bella. Nous en avons seulement vaguement parlés une ou deux fois.

- Tu oublies, coupais-je, que nous avons aussi commencé à regarder certaines maisons. Pour moi ce « projet » est bien plus avancé que tu ne sembles le penser.

Elle me pinça la peau et je retins la grimace qui menaçait d'apparaitre sur mon visage. Elle me lança un regard réprobateur puis lança un rapide coup d'œil à mes parents. Un masque de tristesse était venu peindre leurs visages autrefois lisses et heureux. Ils semblaient désemparés et abattus. Sans que je le veuille vraiment, un sentiment de jubilation me submergea. Mais bien vite il fut remplacé par de la honte. D'ordinaire je n'étais pas un tel ascenseur émotionnel.

- Excusez moi ce n'était pas correct de ma part, dis-je à l'attention de mes parents.

Ils ne dirent rien et ne firent aucun geste qui trahit leur impassibilité.

- Je sais que… que nos rapports ne sont pas très… cordiaux en ce moment mais… accepteriez vous de venir à la maison… dans une ou deux semaines, peut-être? Tenta Esmée.

Je restais un instant figé par leur demande et finis par regarder Bella qui effectuait une légère pression de sa main sur la mienne. Elle me fit un petit sourire, m'encourageant à accepter leur demande.

- Je ne sais pas, nous verrons, dis-je.

- Mais si c'est le cas, nous viendrons surement durant le weekend, ajouta Bella en souriant légèrement.

Elle était légèrement stressée, je le sentais dans sa voix mais ça ne l'empêchait pas de vouloir qu'on y aille. Elle pensait que mes parents me manquaient, je le savais. Mais ce n'était plus le cas désormais, seulement, et j'étais sur qu'ils seraient là, je voulais revoir mes neveux.

- Nous viendrons certainement le weekend prochain, dis-je finalement. Pour quelle heure souhaitez vous que nous soyons chez vous?

Ma réponse les prit finalement au dépourvu, tant et si bien que ma mère eut les yeux humides et commença à parler d'une voix tremblotante.

- Je… peut être le dimanche à 11 heures?

Je hochais la tête alors que Bella se détacha de mon étreinte.

- Quelque chose ne va pas? M'inquiétais-je.

- Non, je vais seulement aller m'asseoir un peu, me sourit-elle doucement. Mais continues donc à parler avec tes parents je…

- C'est hors de questions, je ne te laisserais pas seule, dis-je d'une voix sans appel.

Elle hocha la tête.

- C'était un plaisir de vous revoir Mr et Mme Cullen, les salua-t-elle.

- A la semaine prochaine, dis-je simplement.

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Que pensez vous de ce chapitre?

Et en ce qui concerne la réaction d'Emmett/Bella? De la demande des parents Cullen?

Bises.

Mary.