Coucou!
Désolée du retard de poste mais FF n'a pas voulu de mon chapitre dimanche et, ayant eu un début de semaine chargé, je vous le poste maintenant que j'ai un petit moment ^^
Je vous remercie de vos reviews et mises en alerte.
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Charlene: Tu n'es pas la seule à me l'avoir dit, seulement, je ne suis pas si sadique que cela… et je me réserve pour la suite ^^ Je te remercie et je te souhaite une bonne journée. Bises. Mary.
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Alexiane: J'espère que la suite de cet écrit t'aura plu. Bises. Mary.
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Nana: Je te remercie et j'espère que le prochain chapitre t'emballera lui aussi. Bises. Mary.
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hachi: Content pour toi ^^ Par contre j'aimerais savoir quels sont les sois-disant thèmes du début? La joie et le plaisir du début ont été normaux, c'était le début justement lol mais là, on est en plein dans les conflits familiaux, les règlements de compte alors l'ambiance triste est normale... tout ne peux pas être tout rose tout le temps, surtout lorsque l'on parle d'une maladie telle que le Sida... En quoi penses-tu que ça s'arrangerait? Bella t'énerve? que t'a-t-elle fait? lol Merci de ta reviex et a bientôt. Bises. Mary.
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Bonne lecture!
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Chapitre 25 - Une vraie amie est toujours là pour toi
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POV Tanya
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Je finis de couper le gâteau que nous avions, Bella et moi fait, et la rejoignis au salon.
- Merci Tanya, me sourit Bella.
Je m'installais de l'autre côté du canapé et souris.
- J'ai quelque chose à te dire, commença Bella.
Elle prit mes mains dans les siennes.
- Tu te souviens lorsque je t'ai dit qu'il était probable qu'Emmett et moi déménagerions?
Je hochais la tête machinalement.
- Il y a deux jours Emmett a prit un vol pour la Floride, mais ça tu le sais déjà. Il nous cherche une maison aux alentours de Jacksonville. Tout à l'heure il m'a appelée pour me dire qu'il en avait trouvé une exactement comme on l'avait imaginée. Si tu savais à quel point je suis heureuse! S'exclama-t-elle en souriant. Par contre, il va falloir commencer à faire les cartons, je pourrais t'aider un peu pour éviter que tu ne te fatigues trop. En plus il y aura surement Bree et mon père en plus d'Angela, Irina, Heidi et leurs conjoints respectifs.
Je la pris doucement dans mes bras.
- Je suis vraiment heureuse pour Emmett et toi, lui chuchotais-je avant de la relâcher. C'est tout ce qu'il vous fallait pour recommencer une nouvelle vie.
- Seulement, tu te souviens quand je t'ai dit que je me sentais mal vis-à-vis d'Emmett et ses parents? Eh bien, j'ai peur de ce qu'il pourrait leur arriver si nous venions à véritablement quitter la ville.
- Ne t'inquiètes pas trop pour eux, je suis sure que tout ira bien… la rassurais-je. Ils ne méritent même pas que tu te soucies d'eux Ils ne méritent même pas que tu penses à eux à vrai dire.
- Je suis désolée de t'ennuyer avec ces histoires, soupira-t-elle en me lançant un regard d'excuse.
- Ne t'inquiètes pas pour ça, souris-je. Parles moi plutôt de cette maison.
- Oh oui! Eh bien, elle est en bord de mer, dit-elle enthousiaste. Nous avons une grande piscine extérieure avec une terrasse immense.
Elle ouvrit son PC portable posé sur la table basse et le tourna vers moi.
- Fais défiler.
Emmett avait réellement fait fort. Il prenait soin de sa famille comme je n'avais jamais vu aucun homme le faire jusque là. Aucun homme normalement constitué du moins. Seulement Emmett, malgré le fait qu'il soit un homme, était aussi atteint d'une maladie. Et c'était tout à son honneur ce qu'il réalisait jusque là, non seulement pour lui, mais aussi pour sa famille. Cette maison était un idéal à atteindre à elle seule. Je rêverais d'en posséder une telle. Le salon et une partie de la cuisine donnaient directement sur le jardin. Le terrasse et la piscine avaient une vue imprenable sur un couché de soleil en bord de mer. La maison était légèrement surélevée, prostrée sur une colline, surplombant sur sa gauche un ensemble de petites maisons, en amont. Ils devaient être à seulement 5 kilomètres de la plage tout au plus. Une plage qui je le devinais, devait être presque privée. Ils jouissaient de leur tranquillité sans pour autant être dérangés par leurs voisins. C'était tout bonnement magnifique.
- C'est splendide! M'exclamai-je. Vous allez certainement être heureux dans cette maison.
- Je l'espère, me sourit-elle.
Son visage se crispa légèrement alors que ses mains regagnèrent son ventre, qu'elle caressa affectueusement. Elle souffla lentement et me sourit ensuite.
Bella était une femme qui souriait à tout le monde et personne à la fois. Elle nous transmettait sa bonne humeur comme peu de personnes y arrivaient. J'ose croire et espérer que si ma vie n'était pas devenue ce qu'elle est aujourd'hui, je serais un peu comme elle.
- Bella, demandai-je soudainement peureuse.
Elle me regarda curieusement.
- Est-ce que je peux…
Je regardais l'arrondi de son ventre où se promenaient ses mains.
- Mais bien sur, rit-elle doucement.
Je me levais et m'accroupis au pieds du canapé. Ma main tremblait seulement à quelques centimètres de son ventre. Douloureusement je fermais les yeux alors que ma main se posait doucement sur son vêtement. Sans que je ne m'y attende vraiment une larme glissa sur ma main bientôt suivie par d'autres. Je sentis vaguement la main de Bella sur mes cheveux.
- Vas y, tu te sentiras beaucoup mieux après.
Et durant un temps qui me parut infini, je pleurais pour la première fois depuis des années. Je posais lentement ma tête sur son ventre et le caressais distraitement de ma main, pensant à ce que j'aurais moi-même déjà avoir vécu.
Je regrette, chaque jour de ma vie d'avoir perdu cet enfant, mon enfant. A chaque fois que j'y pense, je ne cesse de me dire que je n'aurais pas du sortir cette nuit là, j'aurais tranquillement dû rester chez moi avec l'homme qui partageait ma vie à cette époque. Mais il a fallu que je sorte, entêtée que j'étais et qu'au détour de cette maudite ruelle, un homme en profite pour s'en prendre à moi. Je n'avais jamais pensé que ça puisse m'arriver. J'empruntais cette rue tous les jours sans exception et rien ne m'était arrivé jusque là… Seulement, il a suffit d'une seule et unique fois.
Parfois durant la nuit je me réveille encore en sursauts, tremblant de tous mes membres, hurlant à pleins poumons, et toujours, cette sensation dans mon ventre, celle du couteau plongeant dans mes chairs et les déchirant à deux reprises.
Mon bonheur de grossesse avait été de courte durée. J'avais appris seulement deux semaines plutôt que j'attendais un enfant et nous avions, Anthony et moi, seulement trouvés un moment pour le célébrer, le soir de l'incident. J'avais déjà prévu d'abandonner ma carrière durant quelques années, le temps de prendre pleinement soin de mon enfant. Anthony avait déjà acheté de petites chaussures pour le bébé, heureux comme pas deux.
Il m'a fallu un instant pour comprendre ce qu'il m'arrivait, deux pour que cet homme brise ma vie, mes rêves, mes espoirs et trois vies; celle d'Anthony, la mienne et celle de cet être que je portais.
J'étais resté quelques jours en observation à l'hôpital, refusant le suivi psychologique que l'on me conseillait. Anthony était venu me voir mais j'étais comme brisée, il me manquait quelque chose, rien n'aurait été comme avant. Arriva ce qu'il fini par arriver, nous nous sommes éloignés, souffrant chacun de notre côté et trop aveuglés par notre peine pour comprendre. C'est à cette époque ci que j'ai fait mes plus grandes frasques, j'avais besoin d'oublier que j'avais perdu une partie de moi, j'avais besoin de m'effacer pour ne plus ressentir cette peine, de m'oublier. J'ai fini par ne plus être contactée, oubliée…
Cette période a été la plus difficile de ma vie et j'ai fini par me rendre compte que j'avais mérité ce qui m'arrivait. Peu à peu j'ai reprit un goût amer en la vie j'étais assez forte pour avancer mais en faisant toujours ressortir les pires facettes de ma personnalité. Elles m'ont permit de survivre au jour le jour et il a suffit qu'une personne, Bella, apparaisse dans ma vie.
Elle m'a fait comprendre qu'au final tout n'était pas rose dans la vie, qu'elle n'était pas juste mais que nous avions le pouvoir de décider ce que l'avenir nous réservait. J'ai compris grâce à elle que les épreuves qui nous barraient la route étaient là pour nous rendre plus forts, nous apprendre à nous battre. Certains devaient pouvoir en supporter plus que d'autres, c'était un fait.
J'ai appris à accepter que cet être que je portais était parti et que jamais je ne saurais à quoi il aurait ressemblé; s'il aurait eu mes yeux, mes cheveux, ma bouche, son sourire, ses yeux, sa force, son courage… J'ai appris à atténuer cette peine pour qu'elle ne devienne que minime; seulement, arrivée à une certaine période, les souvenirs affluent et deviennent trop lourds à supporter… comme aujourd'hui.
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- Je suis désolée, je n'aurais pas dû me laisser aller, soufflais-je après avoir reprit mes esprits.
- Tout le monde craque à un moment ou à un autre, me sourit-elle affectueusement en me caressant les cheveux.
- C'est idiot pourtant… tentais-je vainement.
- Mais bien sur, me répondit-elle non dupe pour deux sous.
Je me remis à ma place et bu mon verre d'eau d'une traite avant de croquer dans le gâteau.
- Excellent dirai-je.
Bella rit doucement puis darda un regard sérieux sur moi.
- Tu sais, tu vas vraiment me manquer… et si tu viens à passer dans le coin, je serais heureuse de te revoir, qu'on passe un moment ensemble.
- Merci, ça me touche. Tu ne peux pas savoir à quel point.
Je la pris dans mes bras. Nous parlâmes ensemble jusqu'à l'arrivée de Charlie et je quittais la demeure. Debout sur le trottoir d'en face, je regardais cette immense bâtisse, ce lieu dans lequel j'ai non seulement trouvé une amie, mais bien plus: la signification de ce qu'est une famille et un nouveau sentiment: l'espoir.
Je sortis mon portable de ma poche et attendis.
« Allô? Me répondit la voix du patriarche Cullen. »
- C'est moi, dis-je simplement.
« Vous tombez bien, s'emballa-t-il. Ma femme et moi voulions vous appeler. Nous avons décidé de ne plus nous servir de vous. Il en est fini de votre chantage. Nos relations avec notre fils se sont améliorées.»
- Bien, répondis-je simplement.
« Je… euh, c'est tout? Bégaya-t-il. »
- Je souhaite tout de même que vous m'envoyez le chèque de ce mois ci et oui c'est tout. Au revoir Mr Cullen.
Je raccrochais sans plus attendre de réponse.
Je n'aurais pas moi-même eu à leur annoncer que je ne voulais plus leur rendre service. Cela faisait déjà un temps que je me morfondais en pensant à ce que je faisais à Bella et Emmett. Ils ne le méritaient pas, pas plus qu'ils n'avaient mérités la famille qu'ils se coltinaient et encore moins le fait que d'autres mensonges imprègnent leurs vies.
Je crois que les Cullen auront beaucoup à en redire lorsqu'ils apprendront qu'ils déménagent d'ici peu de temps. Je ne sais réellement ce qu'il adviendra d'eux, mais une chose est sure: là où Emmett et Bella reprendront un nouveau chemin, écriront une nouvelle histoire, la leur se terminera à un moment ou à un autre.
Comme moi ils n'ont pas su voir à quel point ce qu'ils avaient était important, comme moi ils vont tout perdre… et je ne voudrais pas être présente le jour où ils réaliseront que leur famille n'est que faux semblants et hypocrisie générale.
Je croyais avoir souffert plus que possible, je croyais que personne ne pouvait me comprendre… seulement, je les plains sincèrement; à tel point que j'ai pitié de la vie qu'ils mènent désormais. Les pauvres, eux qui croyaient avoir atteint le summum de la déchéance, ils en avaient à peine effleuré la surface.
Finalement, j'aimais bien ma vie comme elle était. Je souris à cette pensée et reprit le chemin vers mon appartement. Ma fin de journée s'annonçait aussi rayonnante que le soleil qui braillait au dessus de Walnut Creek.
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Que pensez vous maintenant de notre petite Tanya?
Est-elle toujours aussi détestable?
Voulez vous toujours la tuer? (N'est-ce pas Vavaamoi ^^)
Bises et à la semaine prochaine. :D
Mary.
