Paragraphe 6

Il est mooorrt, il est moorrt le soleil, quand j'ai disssjonctéééé

(Nicoletta's tribute)

Ces quatre simples mots, eurent pour effet dans le cerveau de John winchester d'interrompre momentanément tout échange sinapique. Ce n'était pas un seul 'fusible' qui avait sauter, c'est le 'compteur' qui faillit en totalité cramer. Le système auxiliaire s'enclenchant automatiquement en relais secours, c'est un John Winchester avec des gestes d'automate au ralenti, du ralenti, du ralenti, qu'il commença à se séparer, (débarrasser), de cette étreinte, pendant que dans sa tête, les pensées, les sensations, arrivaient telle une éruption volcanique de type Krakatoa.

- Hein ? Quoi ? Qu'est que Dean venait de dire ? Quel(s) événement(s), s'étaient déroulés pour que Dean soit...quoi déjà ?, (doux euphémisme pour le cataclysme interne que subissait déjà le père), Et …quoi ou … pire peut-être qui ! Et le bouquet final du 'feux d'artifice' : Comment Dean se retrouvait … !..., et puis plus aucunes questions ne vinrent (le noir total, ouf), seulement, #^*&=?,,! »ç#§-$+=0 !0 !0 !0 !0 !0 !0 !0 !0 !, dont la traduction est, (merci, aux services de décodage de l'U.S Navy) : ' l'USS Winchester' ne répond plus, torpilleur touché, coulé, Paradis one point.

Paragraphe 7

Le Bonzaï, le Chêne et le Séquoia

(Ou : De la déforestation et ses conséquences, TImmmber !)

Les quatre premières interrogations, qui furent comme les quatre chevaliers de l'apocalypse déferlant sur John, faisaient vaciller son univers, ses croyances, ses certitudes envers le monde, l'univers, Dieu et surtout son fils Dean, car 'l'apocalypse' de l'univers de John Winchester, le père avait commencé. Mais était-ce encore son fils, cette 'créature' en pleurs et… enceinte, (enceint ?), et resta figé, lors de son mouvement déjà lent pour se détacher de cette étreinte, (c'était son fils Dean, son fils, à cet instant, encore son fils).

Dans d'autres circonstances et surtout, si cela avait été un autre homme que Dean, qui lui avait annoncé, 'ça', cette réflexion grammaticale idiote qu'il s'était fait, (enceint avec ou sans 'e' pour un homme … comme si un homme !), aurait pu le faire franchement éclater de rire, mais là, non. Il n'y eut pas une fraction de nanoseconde d'humour en John Winchester à cette pensée, car il savait, métaphore sylvestre aidant, (25% de SHSJ opérationnel) , que cette réflexion grammaticale improbable, était le 'bonzaï' qui cachait les deux dernières 'interrogations-arbres' 'le chêne' : Quoi ou … pire, qui ?, et 'le séquoia géant' : Comment Dean s'…?, qui, accessoirement en s'abattant, avaient faillit pulvériser son système auxiliaire de survie, car c'était la situation actuelle de John, il survivait là, fallait pas lui en demander plus.

Ce qu'impliquaient les réponses à ces deux dernières questions qui l'assaillirent à nouveau étaient, tant …. étranges, insultantes, écoeurantes, immondes ! Oui, immondes !

Le destin, taquin, pour aussi bien confirmer les dires, (donc l'état, les états, de Dean), que secouer un peu plus le maelstrom des pensées de John à cet instant, (et ceci envoya définitivement John Winchester en son propre enfer), se manifesta par un petit coup au niveau de son abdomen qu'il reconnu instantanément comme un coup de pied, démonstration de 'l'occupant' à l'intérieur du corps de Dean.

Mais cela n'était rien comparé à : Quoi ou … pire qui ?, et le ': Comment Dean…? , s'abattant à nouveau sur lui. Ce petit coup à l'abdomen fut comme qu'un coup de batte pour John, le faisant réagir comme le chasseur qu'il était, et serait jusqu'à la fin des temps et donc, il s'écartât violement de Dean en faisant un pas, un pas en arrière.

Paragraphe 8

E.T était de sortie, et ses frères aussi

(Aarrrrghh !)

Ses premières pensées, (enfin.. pensées), après avoir rejeté son (fils ?), un rictus apparu sur son visage, (Dean le vit et eu mal), furent,en boostant le système SHSJ pour affronter cette double révélation orale et physique de l'état de Dean. (C'est pour Candid Camera ! ça n'peut qu'être ça, on est le 24 décembre, c'est un gag, un mauvais gag, voire un gag flippant), mais devant le spectacle pitoyable qu'était son fils, cela ne pouvait être une quelconque forme de gag, alors revint la litanie de ses interrogations.

Les quatre premières, vite 'analysé' et il s'arrêta au début de la cinquième, 'Et …Quoi…, ?'. Cela pouvaient encore 'rassurer' ce qui restait d'opérationnel dans le cerveau de ce père, car il pourrait, il devait tenter de trouver une explication rationnelle à cette situation totalement irrationnelle, il devait y avoir une explication, forcément…J'en ai une !

– C'est pas parce que l'on est au paradis que les aliens n'existent pas, et ne viennent pas sur terre ! Après tout ? Pourquoi pas, toute explication était bonne (mais il n'arrivait pas vraiment à se duper), car l'explication qui commençait à se faire un chemin, (son chemin de croix émotionnel et mental), dans les ruines de la psyché paternelle, (il savait, qu'il essayait de ce convaincre de quelque chose qui n'était pas, car il commençait à ressentir, plus que penser la vérité, qu'il trouvait de plus en plus obscène), surtout en réfléchissant à la terre et à d'autres 'visiteurs'….Il opta pour un repli stratégique, (mon œil, c'était la débandade plutôt)et digressa donc 'science fiction', (maigre répit, ou station de son calvaire.. .)

Mais bon sur ! Mais, c'est bien sans ! (ou avec, c'est selon.)

La manipulation génétique : Son pauvre fils, victime, en avait subi, et avait été transformé par des créatures de l'espace en une sorte d'hybride mi-homme, mi-alien, (SHSJ), mi- aubergine (son état physique et psychique pouvait être une possibilité de réponse), mais, même, si cela avait été la dernière interrogation de sa liste, maintenant, c'était la première qu'il 'voulait résoudre' : la fécondation ? Car il y avait eu fécondation, arrrghh : 'In vitro' ou 'In vivo' ?

Le 'vitro', protection psychologique dérisoire pour John pour ne pas avoir à penser au 'vivo' : son fils, la victime, le 'réceptacle de … !', car telle était la question, dans la question.

Sans vouloir connaître les détails, la question : De quelle manière s'était déroulé la séance de 'vivo' pour son fils ?

Et de quel genre, (et non sexe, pas question de ça), si les aliens ont un genre, de 'Vivo' fit subir une, (pas 'des', svp) fécondation(s) à son 'vivo' de fils ? Une, (un ?, non !, des ?)…, une Alien, point barre. L'état mental de John Winchester : (définitivement), et aussi peut être, un vague souvenir de l'épisode de Star Treck Entreprise où Tucker se retrouve enceint, regardé surement un soir d'insomnies plus ou moins imbibé après une chasse, était le résultat de cette brillante explication 'Science Fictionesque'.

Dean avait du avoir une rencontre du '3ième type' et dragueur comme il l'est, il s'était tapé une alien, ou il s'était tapé 'le 3ième type' de la soucoupe, ou c'est le 4ième qui ….(j'peux pas y penser, ou, pire, tout l'équipage), son fils, et v'la le résultat !

(SHSJ) : (et donc, devant lui, une courge génétiquement modifiée ravagée par ses pleurs, au lieu de son male de fils, avec son sourire ravageur).

Mais cela ne ressoudait pas la question : Qu'est ce qu'il faisait au paradis ? Il se cachait ? C'était la raison de sa venue ? Et si oui, Les 'martiens' allaient-ils débarquer chez Dieu et rejouer 'La guerre des Mondes' ? (Note de 'l'auteur'), (L'instinct du chasseur avait parlé), puis,

- Dean va nous faire un remake d'Alien ?

pensant à l'accouchement, l'ACCOUCHEMENT ! . Deux remakes de films 'charmants' pour le prix d'un, oui, il était en pleine Science fiction, donc…

Paragraphe 9

Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages

(Merci Michel Audiard, pour le titre)

N'IMPORTE QUOI ! Se dit-il, quoi d'autre comme explication ? Vite, une réponse.

- C'est du à l'enfer, une démone, » (et… encore ce début de pensée insidieuse qui l'obligeait à penser 'masculin'),

- ou un démon avait fait 'ça', à son fils, et cela impliquait que cet être possédé, (en espérant qu'il y en avait eu qu'une,… un yeuk), (j'envisage plus de pluriel, donc merci, et au revoir, 'des'), avait donc pos… (hoquet mental), Dean.

Le sens figuré même de ce mot lui créa un blocage neuronal, ceci l'empêchant, du moins, c'est ce qu'il crût, de finir de formuler cette pensée, et surtout s'entendre le 'penser', même si c'était un discours avec lui même à la vitesse grand V. Mais, il était hélas, (mot faible au vu de l'ouragan dans son crane), de plus en plus évident pour John, que l'état actuel de son fils, était du à une sorte de, (des, nonnn !), 'relation(s) sexuelle(s) surnaturello-charnelle(s)' et non charnello-surnaturelles; (on garde le 's' entre parenthèses merci), charnelle(s), venant après 'surnaturello-', dans cette locution, pour occulter tant faire ce peut, un peu de cette autre pensée sourde qui cheminait dans son cortex

- t'essaies de tromper qui, se dit-il, (et, c'était pas une question !).

Revenant à son idée principale,

- C'est définitivement un coup de l'enfer, puis

- mais, Dean ne pourrait être là, au Paradis, si c'était le résultat d'une possession (Yeuk.., ce mot !), d'une, (ou, merde), un démon, (PLUS de pluriel, please), (note de ' auteur' : merci pour son l'hypothalamus en reconstruction), quoique Sam avait bien accompagné une fois son frère au paradis, et merde, restait plus que…. Bref, comme disait l'Sherlock, (encore une réflexion issue d'une soirée téloche)

-Lorsque vous avez éliminé l'impossible, ce qui reste, si improbable soit-il, est nécesserement la vérité.

(Y'avait t-il vraiment une vérité dans ce merdier ?) Maugréât-il pour lui même.

L'enfer, son enfer, John s'y mouvait maintenant… certes, avec moins de grâce qu'une championne de nage synchronisée dans son bassin, mais il avait autant d'énergie à remuer les bras et les jambes. Sauf que lui, c'était plus la version : passager du Titanic qui coule à pic en moins de cinq secondes, la vraie, pas celle de James Cameron, donc beaucoup moins esthétique.

Sur la liste des questions, (réellement encore en attende de réponses autres que celle qu'il percevait maintenant ?), à la ligne du 'Quoi ' qui devenait de plus en plus un : 'Qui ?' induisant encore plus, la réponse à la dernière question, 'Comment Dean …?', dans la tête de John, il restait, j'vous l'donne en mille ou en cent, (sang) : At last, but not least' : le troupeau de fils de bip, bip, bip, bip…(censure angélique oblige), d'emplumés d'anges, qui soit disant en passant, ne sont pas supposé avoir de sexe, (du moins au paradis, car sur terre, c'est autre chose et l'état de son fils le prouvait irréfutablement).

Le mot 'sexe' lui montrant, (mais pourquoi cette épreuve, Seigneur !, ses pensées suffisait amplement), la seule et unique ébauche d'image tout de suite enfouie, et qui ne revint jamais de toute son existence, (merci mon Dieu) de son fils en train de se faire enc.., sod.., (blak out momentané du système nerveux central, 'Ctrl reset et relance du système), ceci clôturant quasi définitivement la question du 'comment Dean …?' et revint ce 'Qui ?', et John cru entendre le rire de Dieu au final.

Paragraphe 10

' Grand-mother Mary's baby '

En fait, c'était les invités restés dans le salon qui riaient, sauf Mary, Mary Winchester qui se tenait maintenant en retrait dans l'embrasure de la porte du salon donnant sur le couloir. Elle avait été là, juste pour assister au geste de rejet de John, son mari, envers Dean leur fils. Elle ne comprenait pas, déjà que la vision de son fils avait produit chez elle un trouble immense, quelle tentait de masquer, si cela était possible encore. Son mari, lui donnât l'occasion de faire taire momentanément en elle le désespoir, et les larmes, pour d'autres sentiments, et une autre face.

– « QUI ?.. . C'EST QUI ? », Hurla John, d'un ton haineux face à Dean. Tout à sa fureur, tournant encore le dos à sa femme et donc, ignorant sa présence, masquant en parti Dean à sa mère, (car maintenant, c'était définitivement un 'QUI ?'), il voulait un nom, il se foutait de savoir s'il connaissait cet bip..BIP..bip..BIP… d'ange, mais il voulait un nom, il avait besoin d'un nom, car avec un nom, on a un coupable, mais Dean venait d'apercevoir sa mère. Cette vision, plus la violence de son père, fit monter une vague d'émotions intenses, s'en était trop, et pour lui et son corps.

Il eu juste le temps de détourner un peu la tête, mais pas assez rapidement, pour un petit dépôt de gerbe de 'bienvenue', plus, sur le paillasson que le pot de fleur visé et accessoirement sur les pompes paternelles.

– Un petit rendu pour un vomi , des fois le stress amène de drôles de pensées, se dit-il en entendant son père gueuler

–« Et, en plus i'm'gerbe sur les pompes, cette merde ! ».Dean avait peu mangé le midi, mais là, il avait 'mangé sec' et passerait surement son tour pour le repas de réveillon, où qu'il soit dans quelques heures.

Dean se redressant péniblement en s'essuyant la bouche du revers de son manteau, il lui répondit sur quasi le même registre sonore et émotionnel, –« C'EST CASTIEL », en effet, John ne connaissait pas le petit nom, les petits noms doux que Dean avait donné à son ange, ainsi que …, et pour cause(s) !

Ce court échange de 7 mots entre le père et le fils en ces trois, quatre minutes, fut des flots de pensées dignes du déluge submergeant la raison de John, (avec, n'oublions pas, un Dean en pleurs, devant lui).

Paragraphe 11

Intermezzo :

El Pacifico Sur – Atlantique Nord

Tito Lopez-Diaz, fervent catholique chilien et militant des droits de l'homme, (d'où, des problèmes de dualité et non de schizophrénie comme pourrait le penser des méchants), célibataire, car 'voué' aux autres depuis sa jeunesse, mort au début de la cinquantaine par crise cardiaque, lors d'une manifestation pour le mariage gay à Santiago, et ce, en apercevant le prêtre de sa paroisse le dévisager d'un trottoir en le voyant défiler. Ses dernières pensées avaient été - Mais, je ne suis pas gay, c'est en tant que militant des droits de l'homme que je défile, il ne va pas vouloir faire mon enterrement, et il décéda.

Heureusement, le nombre de ses conquêtes féminines que le prêtre avait confessée, et ce, depuis plus de trente ans, (dont encore une, peu de temps avant la mort de Tito, malgré son physique), plaidez pour l'option 'militant des droits de l'homme', mais l'oraison du prêtre fut courte, et ce pour deux raisons.

En effet, comme l'avait dit en son temps et autres circonstances un ex-ministre de la santé français à son procès : 'Je me sens responsable, mais pas coupable', euphémisme pour des milliers de morts.

Ce dernier se sentait légèrement responsable de la perte d'une de ses ouailles avec le sentiment associé à cette pensée : mais pas coupable, après tout, l'autopsie avait révélé qu'il avait les artères sacrément bouchées le Tito, c'était un 'bon vivant', (ceci fit rire intérieurement, le prêtre, qui se mortifia le soir, en ne fumant qu'un cigare et pas deux), donc, de toute façon, la crise cardiaque le guettait en toutes occasions de stress.

En ce soir de réveillon au paradis, Tito était comme le lapin dans 'Alice,' EN RETARD !

- Je vais être en retard, si j'accélère pas le mouvement, et en haussant des sourcils,

- Qu'elle évidence ! Se dit-il.

Il fallait surtout pas faire attendre, Madame, Veuve Aaron Schwartz, (veuve de son premier mari, car elle s'était remarié et divorcé par la suite, mais c'était plus respectable au paradis !), 'grande sauterelle' québécoise, quadragénaire auburn, en surcharge pondérale.

Elle avait été claire

-« Le goulasch, ça n'attend pas ! », sous entendu qu'il devait être à 19H30 pétantes devant sa porte, vêtu du costume bleu impeccable, un bouquet de violettes, pour sa mère, des tulipes jaunes pour elle, et un 'milhojas con dulcé de leche', gâteau quasi national chilien, hypercalorique sur terre, mais pas ici, (arme secrète de Tito pour conquérir sa belle, et amadouer un peu, peut être la future belle-mère).

Notre quinquagénaire des Andes ayant le physique de Sancho Panza et en parti son caractère, avait craqué pour la Québécoise, Josette, Stella, (elle préférait), Bonnet, Veuve Schwartz, etc, ancienne participante des podiums et rivale de Brenda Montgomery, mannequin de calibre 'municipal', comme se définissait son ennemie.

Elle était morte, en parfaite fan de Mama Cass, la promo sur les ailes et cuisses de poulets frits au fast food du coin, ayant été son dernier voyage à pied et tout court. Elle habitait son paradis, donc avec sa mère, Madame Rosita Moreau, veuve Bonnet, (son mari n'étant pas au même 'étage', ce qui ne l'avait pas étonné à son arrivée).

La première fois que Tito l'a vit, il pensât voir 'Divine' dans Hairspray, en effet, Stella, l'invitant à venir boire un thé, ils avaient trouvé Rosita en train de repasser, la clope au bec, en pilou, bigoudis et fichu sur la tête, écoutant à fond 'Respect' d'Aretha Franklin, (le ton était donné). Il avait faillit rire, mais bon, le regard de la Madré, lui avait fait comprendre que c'était elle le patron. Au concours des 'bolas' il avait perdu dés l'entrée, et elle était pas un travesti. Donc, il ne fallait pas arriver en retard.

Sortant précipitamment de sa maison, il cru entendre un bruissement,

- le vent probablement, pensât-il, puis un

-« bonjour, c'est pour quelques instants, merci ».

Il été reconnaissant aux Winchester d'avoir accepter le partage de leur paradis, en effet, au bout d'un moment, il s'était ennuyé ferme dans le sien, il comprenait pas pourquoi, c'était à quoi il rêvait sur terre, (une nuit permanente de plaisirs'), mais bon, au bout d'un moment, le matin lui avait manqué, allez savoir pourquoi !

Le relogement pour un locataire qui ne sait pas ce qu'il veut, en pleine apocalypse, ce n'était pas le moment, donc il avait plus ou moins squatté, à droite et à gauche, pour atterrir chez Ash. Lors d'une de ses visites à son pote, John avait trouvé Tito, bonhomme et pas chiant, et donc l'avait présenté à Mary. Mary et Tito avaient sympathisé (ils adoraient le jardinage), et finalement, il avait emménagé depuis plus d'un an sur le trottoir d'en face des Winchester. Mary était heureuse, car son paradis était moins vide, il manquait encore de voisins à son gout. Elle voulait une vraie vie de rue, et non pas, être les seuls occupants avec son mari de leur paradis.

En descendant les marches de son perron, il avait vu de trois quarts, un jeune homme assez corpulent avec des valises, devant son voisin.

-Un visiteur de noël, pensât-il, puis il entendit, John hurler, « Qui, c'est qui ? », il était sur son trottoir, à pas cadencés, (le retard), et arrivant à la hauteur des deux hommes, il vit le jeune homme soudainement, se pencher et vomir, il accélérât encore le pas, tout en continuant de regarder cette scène étrange.

Il pensât à ce spectacle, - Ben, y'en a qui ont déjà commencé le réveillon on dirait. Il faillit lancer un

–« Joyeux Noël », mais se ravisant en voyant la tronche de son voisin, et entendant le –« Et, en plus i'm'gerbe sur les pompes, cette merde ! » de John, car même de l'autre côté de la rue on sentait, l''aura' du moment, il s'en ravisât.

De plus, il était en retard, il irait demain leur présenter ses vœux, il verrait bien ce qu'il en était, surtout, si l'arrivant est un membre de leur famille, car au paradis lorsque quelqu'un sonne à votre porte avec des valises, c'est pas un représentant, (rires), sauf si le représentant lui même…. (moins drôle). Au moment où Tito, 'glissait' vers la maison de Stella, une voix, lui dit, -« Bon réveillon et merci ».

Dean occupé à tagguer 'Bienvenu' sur le perron, John, vit Tito, son voisin d'en face qui accélérait le pas, pour se rentre chez 'Stella 8,6%' comme l'appelait John, (elle avait autant descendu de bières que lui, lors d'un barbecue), leur voisin ayant décliné leur invitation pour ce soir, tout en les remerciant chaleureusement.

– P'ove gars, il a survécu aux tortures sous Pinochet et il remet le couvert au paradis, comme quoi, y'en à !, enfin, se dit John, mais Tito avait déjà 'glissé' vers le paradis de la probable future Madame Lopez, allez savoir, (note de 'l'auteur' : Vas y Tito !).

– « Enfin si la belle mère fait parti des cadeaux de mariage que l'on peut ramener au magasin », avait dit Tito en blaguant, riant jaune plus précisément, un soir chez les Winchester.