For a Sick Boy
Chapitre dix :
"Words of love"
Alors…
Ca y est.
La fin de mon histoire.
Gah, je suis désolé pour tout ce drama inutile. Des répliques de ce genre appartiennent seulement aux histoires effrayantes autour d'un feu de camp ou à de la narration de Final Fantasy.
Ne prends pas ça à cœur. J'aime ces jeux, vraiment- même si l'intrigue me fait rouler les yeux parfois. Tu t'attends à ce que je sois excessivement émotif pour des personnages miniaturisés, pixellisés, à tel point qu'on ne voit que leurs yeux et leur couleur de cheveux ? Ahaha.
…Les graphismes du jeu se sont beaucoup améliorés, mais tout de même. C'est différent.
C'est un peu déprimant.
Le temps continue d'avancer.
Le temps que je ne peux pas remonter.
Rin et moi jouions à ces jeux quand nous étions plus jeunes. On s'asseyait sur ce canapé miteux (du plus longtemps que je puisse me rappeler, ce canapé a toujours été en morceaux) et on se fatiguait les yeux sur cette énorme télévision, tout en s'acharnant sur nos manettes de jeux qui marchaient à peine, faisant des bruits de cliquetis et de rires dans le noir.
…Okay, okay, je l'admets.
J'ai pleuré quand Aeris est mort.
Même si elle n'était qu'un paquet d'étranges polygones animés avec des bras comme des saucisses.
Rin s'était moquée de moi- mais elle avait les yeux humides, elle aussi.
…Bon sang.
J'utilise bien trop de « lignes épiques », pas vrai ?
« C'est la fin de mon histoire »- fshhh.
Excuse-moi. Je suis atterré par ma propre prétention.
Je ne suis pas Auron.
Ma vie n'est pas Final Fantasy.
Si je commençais par « c'était une nuit d'orage terrifiante »- je perdrais toute ma crédibilité !
Je n'ai pas envie de faire ça.
Heureusement que je ne me prends pas trop au sérieux (je ne peux pas, ayant une sœur comme Rin qui me taquine constamment).
Tu veux savoir comme ça a fini, je suppose.
Tu veux savoir ce que Rin a fait après que je l'aie embrassée.
Evidemment- je ne vais pas te manger parce que tu es curieux ! C'est pas grave- c'est la nature humaine, l'instinct naturel, tu comprends. Pourquoi crois-tu qu'il y ait tant de morales dans les contes ? Pour arrêter les enfants curieux de vagabonder dans les bois- comme le Petit Chaperon Rouge- parce que tout le monde, depuis le jour où ils sont nés jusqu'au jour où ils mourront, est curieux.
C'est naturel d'être curieux à propos du destin d'un garçon malade qui brise les conventions sociales- qui a fait quelque chose d'« anormal »- et qui est tombé amoureux de sa sœur jumelle.
Je ne te blâme pas parce que tu le demandes.
Est-ce que me parler est comme regarder un animal au zoo ?
Est-ce que c'est regarder une monstruosité à deux têtes derrière des barreaux ?
Est-ce que ça te fait te sentir mieux à propos de toi ?
Oui ?
« Dieu merci ma vie n'est pas aussi horrible que ça ». C'est ça que tu penses ?
C'est ça ?
C'est ça, pas vrai ?
Pas vrai ?
…
…
Ah…
Je…
Je suis désolé de te porter un tel jugement. Je ne peux pas m'en empêcher. C'est une…habitude. Comme être curieux. J'ai toujours été paranoïaque, alors…J'ai toujours eu peur que les autres me « jugent » mais je les juge également- je m'assure automatiquement qu'ils m'étiquettent à la seconde où nos yeux se rencontrent.
Malade.
Tordu.
Anormal.
Tu as le droit de m'appeler comme ça, plus que quiconque- puisque tu sais qui je suis.
Tu…
Tu me connais.
Kagamine Len.
Tu sais tout à propos de moi.
Je ne peux me cacher.
Je ne peux pas prétendre.
Peut-être que tu ne me juges pas et peut-être que j'ai dressé une hypothèse incorrecte. Peut-être que je suis juste paranoïaque (encore)- et je suis le seul, en fait, à te juger; à mettre des mots dans ta bouche, des mots que tu ne dirais jamais, que tu ne penserais jamais.
Je n'sais pas.
Je n'ai aucune information pour te juger.
Ca…ne m'empêche pas de te juger, pourtant.
Et ça ne m'empêche pas d'être paranoïaque.
La paranoïa n'est pas logique. Je sais, évidemment, que le monde n'est pas toutes dents dehors pour m'avoir…Pourquoi le monde entier se soucierait de moi, de toute façon ? C'est arrogant de prétendre que le monde place une importance particulière à une seule personne.
Je suis sûr, qu'en réalité, les gens s'en fichent.
Il y a des gens dans le monde qui souffrent comme moi- avec des afflictions dans l'esprit comme dans le corps- mais…
Mais je ne sais pas qui ils sont.
Je ne serais pas capable de le dire s'ils marchaient devant moi dans la rue.
Si tu ne vois pas quelque chose de « mauvais » chez quelqu'un d'autre, ton œil ne leur porte pas d'attention longtemps. Tu ne peux pas t'empêcher de juger les gens sur leurs vêtements ou sur leur apparence extérieure- mais ils disparaissent de ta vie en quelques secondes, et tu oublies tout instantanément.
Pour le reste du monde, je dois être une fourmi, ou une tache sur un pavé. Quelque chose qu'on a remarqué une fois, puis qu'on a classé dans la case « pas important ».
Dans le grand ordre des choses, ma souffrance n'est pas importante.
Tout le monde s'en fiche.
Tout le monde s'en fiche sauf ceux qui sont le plus proche de moi.
Je n'ai aucune raison d'être paranoïaque.
Je n'ai aucune raison d'avoir peur du monde entier.
Le monde entier ne sait pas qui je suis.
Mais…
J-je…
Eh bien.
Je me sens paranoïaque tout de même.
J-je ne peux pas l'expliquer.
…
Tu veux savoir pour Rin, pas vrai ?
Tu veux entendre. Je le sais très bien.
J-je suis désolé…Je radotais pendant un moment sur…des sottises.
Rien…
C'est à propos de Rin.
Rin Rin Rin.
Ma vie entière a tourné autour de Rin.
E-et…
Et…
S-si tu t'attendais à ce que Rin me déteste après ma confession, ou me repousse au loin, ou me regarde horrifiée, alors…
Alors je suis désolé de te décevoir.
Quand j'ai embrassé Rin le domino final est tombé. Tout était en ruine autour de moi- et je ne pouvais me cacher maintenant. La réaction en chaîne qui avait commencé avec Miku- ou la lame de rasoir- ou Tei- ou peut-être depuis le jour où je suis né- venait de se terminer.
Je l'avais terminée.
Rin connaissait mon secret.
Je ne pouvais reprendre ce baiser.
Je ne pouvais reprendre les dominos, les dépoussiérer, et les remettre debout à nouveau.
C'était fini.
Game over !
Mais, contrairement aux jeux vidéos, tu ne peux refaire les choses dans la vraie vie- tu ne peux retourner dans le temps et effacer tes actions passées si elles reviennent pour te hanter.
Je l'ai su après ce que j'avais fait à Tei.
Tu devais vivre avec ton passé et accepter les conséquences.
Les actions parlent plus fort que les mots- et j'ai toujours été inutile en communication verbale. Tu as remarqué ça probablement. Tandis que je te parlais, j'ai toujours pausé, ou regardé à mes mains, ou je ne trouvais pas mes mots…Ahaha.
Je suis même en train de continuer.
Tu attends.
Tu veux savoir ce que Rin a fait.
Je ne t'en ai pas encore parlé- pas vraiment.
J'évitais le sujet.
Si lâchement…
…
J'ai l'impression de construire une atmosphère- comme si je te racontais un conte de fées. Je…m'éloignais de moi-même, je suppose; je prétends parler d'un autre Kagamine Len, ou d'une autre personne, parce que c'est plus facile de raconter l'histoire d'un héros plutôt que de la mienne.
Mais je ne peux plus m'enfuir.
Je ne peux plus prétendre ne pas parler de moi.
Ce n'est…plus seulement autour de Rin, je suppose.
C'est à propos de moi, aussi.
Mes sentiments veulent dire quelque chose- ce n'est pas seulement Rin.
J'ai construit cela pendant un moment…
E-et je suis désolé si je casse l'ambiance…mais la vie est souvent comme ça.
Rin ne m'a pas crié dessus.
Elle ne m'a pas frappé.
Elle ne m'a pas détesté.
Quand j'ai reculé ses yeux étaient écarquillés, et elle tremblait doucement. Ses doigts étaient douloureusement serrés, tirant les manches de son vieux cardigan vert. Ses ongles vernis de jaune poussin contrastaient avec ce cardigan et ses bracelets verts. Rin avait une habitude nerveuse de mordre des choses; des stylos, ou sa lèvre inférieure, ses ongles- et, du coup, ses ongles étaient courts, et c'était inutile de les vernir. Mais elle s'en fichait et avait toujours continué. Un léger rougissement colorait ses joues- la peignant mieux que n'importe quel maquillage aurait pu le faire.
Rin…
M-ma sœur…
Elle était si belle.
Il n'y avait pas de haine dans ses larges yeux bleus.
Juste de la confusion.
-L-len…D-depuis combien de temps…u-um…tu m'as « aimée » ? Rin a-t-elle demandé- sa voix inhabituellement douce et timide.
-Toute ma vie, j'ai répondu.
Un petit sourire a étiré ses lèvres. On aurait dit qu'elle essayait de stopper sa progression- de tuer le sourire avant qu'il ne continue, comme une anomalie, comme si ce sourire devenait épidémique- mais elle n'y arrivait pas. Son sourire fit place sur son visage, effaçant sa précédente expression choquée, sans la permission de Rin, éclairant sa figure comme par un rayon de soleil. Ses yeux brillaient comme des vagues d'océan et de variées métaphores clichées que tu peux trouver dans chaque phrase d'un roman à l'eau de rose- mais elle avait l'air si magnifique que j'en ai arrêté de respirer.
Pas que j'hyper-ventilais.
C'aurait pas été cool.
Mon cœur continuait à tambouriner dans ma poitrine tout de même.
Rin s'est approché- et, tout en souriant de ce sourire qu'elle essayait de combattre (et elle faisait un très mauvais boulot comme pour son œil au beurre noir)- Rin s'est approchée et a tiré sur ma mèche de cheveux en pointe.
-Idiot. Je savais que tu m'aimais depuis toujours. Je suis géniale~ ! Rin a dit en souriant narquoisement.
-Bien sûr. Tout le monde t'aime, j'ai répondu.
-Exactement~ !
-Longue vie à sa Majesté Kagamine Rin ? ai-je demandé.
-C'est Lady Kagamine Rin pour toi. Ou peut-être Maître Rin. Kagamine Rin, princesse de l'Univers ? a-t-elle suggéré.
-Kagamine Rin est la personne la plus arrogante et égoïste de l'Univers, très certainement, j'ai rétorqué.
-Kyah ! T'es méchant ! couina-t-elle.
Je ne pus m'empêcher de rire à ça, même si mon cœur était au bord de mes lèvres et que je pouvais difficilement respirer. J'ai commencé à m'inquiéter. J'étais sûrement en train d'halluciner- Rin ne m'avait pas accepté, et mon esprit me montrait un rêve pour…atténuer la douleur d'être rejeté.
Rin et moi nous parlions comme avant, comme si rien n'avait changé.
Comme si elle m'aimait toujours.
Ce devait être un rêve- une fantaisie.
Mon imagination désespérée.
Mes sentiments étaient malades- en proie à des milliers d'asticots comme une carcasse pourrie- et ils n'étaient pas censés être acceptés. Aucune personne saine d'esprit n'accepterait « l'amour » d'un proche fraternel.
Rin était sûrement une personne gentille, mais il était impossible qu'elle soit si acceptante.
Sûrement pas ?
Etais-je endormi ?
Etait-ce un rêve ?
Mais quand Rin m'a pincé la joue, ça m'a fait mal.
Je pouvais le sentir.
C-ça voulait dire que c'était vraiment arrivé…pas vrai ?
La douleur rend les choses réelles.
Ce n'était pas une hallucination sans merci, ou un souvenir des temps heureux perdus.
C'était la vérité.
C'était réel.
Rin…
Rin ne me détestait vraiment pas.
J'ai ri, par soulagement et par humour je pense- et Rin m'a rejointe, jusqu'à ce que nous nous écroulions sur la pile de coussins, nos jambes et nos bras s'agitant.
-L-len…Ce n'était pas une blague ? T-tu « m'aimes », vraiment ? Rin a demandé, sa voix plus douce- étrangement sérieuse- alors qu'elle enlevait un coussin de son visage.
Une boule s'est formée dans ma gorge et je ne pouvais pas parler- à peine respirer.
A la place, j'ai hoché la tête.
-Pendant combien de temps…?
-E-environ trois ans, j'ai murmuré. Ma voix semblait laborieuse, épaisse et en même temps fine.
Mes mots venaient de ma bouche très peu élégamment, et comme du sirop, ils restaient collés dans ma gorge. J'ai frissonné, me sentant idiot.
Bravo, Len.
Quelle harmonie.
J'avais pensé à me confesser à Rin pendant tellement longtemps- mais, quand j'y étais enfin arrivé, les mots n'y étaient plus. J'avais perdu la capacité du discours humain, et je ne savais pas quoi dire. J'avais sûrement l'air stupide.
Ou peut-être que j'avais l'air d'un garçon timide avec un béguin.
Un béguin « normal »- mais « normal » ne veut rien dire, pas vrai ?
C'est juste un mot.
Un simple mot.
Et les êtres humains sont des mots si complexes que des mots de ce genre ne sont pas importants, comparé à leurs sentiments complexes et leurs cœurs complexes.
Peut-être…
Peut-être que « malade » était un mauvais adjectif, aussi.
Peut-être que je n'étais pas « malade » du tout.
En fait, j'étais juste…
Juste moi.
Kagamine Len.
Et juste ça.
Etre amoureux de Rin ne me changeait pas. C'était une autre partie qui composait « Kagamine Len »- ces sentiments ne me détournaient pas de « moi » ou ne me rendaient pas moins « moi ». En fait, tout cela s'ajoutait. A « moi ».
Toutes les pensées et sentiments que j'avais ressenti n'avait rien pris du désordre de ma personnalité et talents et passions qui faisaient « Kagamine Len » à la place, cela s'y rajoutait.
Certaines pensées et sentiments étaient contradictoires.
Mais les humains sont comme ça !
Et Rin ne s'éloignait pas de moi par dégoût, et qu'elle ne me regardait pas avec des yeux remplis de haine.
Elle ne pleurait pas.
A la place, Rin était assise à mes côtés- comme elle l'avait toujours été dans le passé- avec un sourire sur le visage.
P-peut-être que j'avais été stupide de m'être tant inquiété sur les réactions de Rin. Les notions de « bien » et « mal » ne veulent rien dire.
Ils ne veulent rien dire et ils portent moins de sens que l'air que nous respirons.
J'étais « normal » et je n'avais jamais pensé à ça quand il s'agissait de Rin. Elle m'aimait parce que j'étais son frère- et elle faisait avec les bons côtés comme les mauvais, parce que j'étais un être humain et tous les humains sont imparfaits.
Mais simplement avoir quelques défauts ne veut pas dire que tu es défectueux.
Ca ne veut pas dire que personne ne t'aimera.
Si c'était le cas, les humains seraient toujours seuls.
E-et les humains ne sont pas faits pour être seuls. Nous sommes des créatures sociables.
-Tu n'es pas…dégoûtée ? Je veux dire, ce n'est pas normal, j'ai dit doucement- osant à peine regarder Rin dans les yeux- mais je ne pouvais détacher mon regard.
J'aime regarder les jolies choses.
Je suis seulement humain.
-Je sais…Je sais que ce n'est pas normal…Et peut-être que je devrais être « dégoûtée ». M-mais je ne le suis pas.
-R-rin…
-Je veux dire, je ne suis pas enthousiasmée non plus ! C-c'est difficile à expliquer- m-mais je ne vais pas danser une gigue de joie parce que mon adorable et paumé petit frère, de deux minutes mon cadet, et socialement inepte, a le béguin pour moi, a dit Rin, son visage devenant écarlate, alors qu'elle essayait de s'expliquer- ses mots se fragmentant.
Certains de ses mots étaient durs, mais ils ne m'ont pas coupé.
Rin était juste Rin- son côté usuel, sans tact, sans art, sans grâce. Elle parlait toujours de moi comme ça, mais je savais qu'elle ne le pensait pas; plus elle m'insultait, plus elle s'en souciait.
Et elle s'en souciait.
-Paumé ? Après que je viens de t'ouvrir mon cœur ? Eh bien, merci, j'ai dit, feignant d'être blessé- et Rin m'a souri, me tirant une nouvelle fois ma mèche de cheveux rebelles.
-D'accord, d'accord, n'essaye pas de me culpabiliser, m'a-t-elle rétorqué.
-Tu devrais te sentir coupable. Tu me déchires ici, j'ai dit, pointant ma poitrine.
Rin a ri- et elle a continué à tirer sans merci mes cheveux- disant à quel point j'étais « paumé »- « un adorable petit paumé, mais toujours paumé ».
-Je ne…Je ne suis pas amoureuse de toi. Je t'aime, LenLen, mais pas…Pas comme ça. Jamais ainsi, a-t-elle dit.
J'ai hoché la tête. Ces mots faisaient mal- mais ils étaient beaucoup mieux que la rage à laquelle je m'attendais.
Et une rejection mature était bien meilleure que du dégoût.
C'était mieux que la peur.
C'était mieux que tout ce à quoi je m'attendais.
Peut-être que c'était mieux que je méritais.
Rin avait toujours été trop gentille.
-M-mais je ne vais pas te repousser. Je ne vais pas- je ne pourrais jamais faire ça ! a-t-elle crié, sa voix déterminée. Tu restes mon frère. E-et je suis contente que tu m'aie dit ce qui n'allait pas. J-j-je m'inquiétais, j'avais peur que quelque chose de sérieux soit en train de manger, comme si tu avais contracté une anomalie bizarre ! C'aurait été terrible ! Que se serait-il passé si je l'avais su autrement ? Je ne veux pas mettre en quarantaine mon frangin ! Et, même si je ne ressens pas la même chose que toi…Je vais…Je t'aimerai toujours.
Mes yeux se sont écarquillés. J'étais celui qui rougissait maintenant- comme une lycéenne dans un ero-game* (p-pas comme si j'en avais beaucoup joué…N-non, vraiment ! D-d'accord, peut-être une ou deux fois, mais…ce n'est pas le sujet).
-T-tu es vraiment sérieuse ? j'ai demandé.
-Evidemment, idiot. Je ne dis pas des choses que je ne pense pas, Rin a répondu, en souriant- et puis elle m'a donné une pichenette sur le front.
-C-c'est une cruelle…f-façon de rejeter un gars au cœur brisé, j'ai gémi.
-Je suis désolée, mais t'étais si bizarre que je n'ai pas pu m'en empêcher ! Tu lâches des mièvreries partout et je ne peux pas m'occuper de ça ! s'est-elle exclamée.
-Alors occupe-toi de ça ! j'ai dit- et, puérilement, je lui ai retiré le coussin de ses mains, et je l'ai écrasé contre son visage.
Le ruban de Rin était de travers, et ses cheveux ont voleté tout autour de mon arme, subissant mon attaque de sang-froid.
En quelques secondes, nous étions là, à faire une bataille de polochons, comme des écoliers- tous les deux riants.
Tous les deux souriants.
Parce que…
A-à la fin, « normal » n'est pas important.
« Bien » et « mal » sont juste des concepts, du manichéisme ça ne veut rien dire.
On ne peut arrêter nos sentiments…
E-et si les gens s'inquiétaient à propos des autres…Je suppose que comment on se sent n'est pas très important.
Parce qu'ils t'accepteront, peu importe à quel point tu es tordu.
Et peu importe à quel point tu peux être « malade ».
H-hein ?
Oh, je suis désolé. Ca sonne vraiment guimauve. C-c'est ce que Rin a dit, également…
Ahaha.
Je déteste être aussi ringard.
M-mais, tu sais quoi…
Je ne suis ni optimiste ni pessimiste.
Je suis réaliste.
Et, en dépit de ça, je pense que ce n'est pas illusoire de penser que tu peux, de temps en temps, avoir une fin heureuse.
Peu importe qui tu es.
Il y a beaucoup d'humains.
Et je suis sûr que même la plus seule des personne peut trouver d'autres personnes qui l'acceptera et l'aimera peu importe qui elle est.
Ce sont des simples mathématiques.
Il y a tellement de gens dans le monde- alors il n'y a aucun excuse pour personne d'être seul.
Et, si tu es seul…il y a des gens dehors qui peuvent te réconforter.
Qui peuvent t'accepter.
C'est une probabilité logistique dans le sens commun et je vais te dire, étant donné les milliards de personne qui peuplent notre Terre, c'est une certitude à cent pour cent.
Ceci, également, est une partie de la vie.
Et le pardon…
C-c'est également une partie de la nature humaine.
Les gens te blesseront, et tu les blesseras.
Mais tu leur pardonneras toujours à la fin.
Parce que personne ne veut être seul.
*Ero-game : D'après le nom « erotic game ». Hé oui, c'est un jeu coquin. Et- je le dis sans honte- j'y ai déjà joué- plus d'une fois- ou deux- trois- quatre- le nombre importe peu. La plupart de ces jeux foisonnent au Japon, et il est assez compliqué d'en obtenir hors de ce pays. Le quartier Akihabara de Tokyo (en abrégé Akiba), réputé pour être le paradis manga et électronique, possède une allée entière consacrée aux ero-games. Je peux citer un de mes préférés, « Yume Miru Kusuri » (« Une drogue qui m'a fait rêver »).
A/N : Les chamailleries entre Rin et Len sont amusantes à créer. Pour être honnête, Rin devrait avoir plus de scènes dans cette fic. Elle est super. Et owii, Len si positif, ça fait du bien, je trouve.
Bon. Je ne vais pas dire grand-chose.
On se voit à l'épilogue, donc xP
~renahhchen xoxo
T/N : Avis de recherche...Paru-ch4n...
Désolée, désolée, pour cet horrible retard ! _ Après c'est pas ma faute, hein, c'est mon emploi du temps. Et je suis passée en coup de vent pour "favoriter" certaines histoires via la PSP, hmm Vanille Cup ? Pfrt, tu m'as fait rire avec ton Ipod. J'ai pas ces trucs tactiles qui sont, ma foi, très pratiques, mais question orthographe je déteste ce mode. Que ça nous laisse tranquille écrire, crotte de bique, quoi. D'ailleurs, à tous ceux qui lisent ces inutiles t/n, allez lire les histoires de Vanille Cup, et aussi celles de Sarabeka. Ca envoie du bois.
Merci, Erwana, pour ton gentil com'... Mais je ne mendie pas les commentaires, voyons ! Disons juste qu'un commentaire est pour moi comme pour renahhchen un alcool enivrant qui nous maintient en vie. Ahahaha. Miyuki, allez quoi, la fin donne souvent un sentiment de plénitude (pour ma part en tout cas) ne déprime donc pas ! Meuh non, Sarabeka, sois pas honteuse, on rit franchement à tes reviews xD Bonne chance pour tes exams (^_^)b
Je fais un autre avis de recherche pour Nemeseia, qui ne s'est pas montrée depuis le chapitre 7.
Le prochain chapitre sera le dernier.
~Paru-ch4n
