Chapitre 4.

Ça y est.

Une fois de retour dans la calèche et les chatons poser sur genoux, Angelika demanda l'attention de ces domestiques.

- Bon écoutez vous tous. Il ne faut absolument pas que Sébastian voit les chatons avant ce soir. C'est pourquoi Bard, May Linn, Finny, vous entrerez les premiers et vous ferrez en sortes que Sébastian ne les voit pas. Vous irez les cachez dans mon armoire. Et tant qu'à y être vous leurs déposerez aussi une soucoupe de lait. C'est clair!

- Yes mademoiselle!

Au manoir (POV Sébastian).

Sébastian était en train de faire le dîner de sa maîtresse en étant plongé dans ses pensées.

- Je me demande pourquoi la jeune maîtresse est si distraite et si distante. Elle n'est pas comme ça d'habitude. Je ferais peut-être bien de lui parler quand j'irai la coucher plus tard, pensa-t-il.

(POV Normal)

Un bruit se fit entendre, un bruit de sabots. La jeune maîtresse était revenue. Sébastian fini de préparer le dîner en centième vitesse et alla accueillir sa bôchan. Mais quand il s'apprêta à ouvrir la porte, les trois catastrophes entraîrent en trombe dans le manoir et s'élancèrent serrés ensemble comme s'ils cachaient quelque chose dans l'escalier. Tanaka entra à son tour et puis finalement, la jeune Phantomhive arriva et ferma la porte. Elle se retourna vers son majordome qui n'avait pas bougé d'un millimètre (il a été écrabouillé entre la porte et le mur, c'tune farce ^-^)

- Alors, as-tu pris racine ou quoi? demanda Angelika

Sébastian se réveilla soudainement et repris son habituel sourire.

- Bien sûr que non, je suis heureux que la jeune maîtresse soit revenue. Vous arrivée à temps, le dîner est prêt, annonça le majordome des enfers en débarrassant la châtaine de ses vêtements chauds

- Bien, je meurs de faim. Sauf que, Sébastian, jusqu'à l'heure de dormir, ne vas pas dans ma chambre, c'est un ordre.

- Entendu, répondit Sébastian.

- Parfait, alors qu'as-tu préparé pour le dîner?

- Il vous sera servi votre plat préféré, une salade de pâtes à l'huile d'olive et au vinaigre balsamique. Et comme dessert, une tarte aux framboises et aux amandes. répondit Sébastian.

- Je vois, dit Angelika avec un très léger sourire.

Sébastian conduisit Angelika dans la salle à manger puis ressortit cherché la nourriture. Elle s'assit au bout de la longue table et attendit son repas. Sébastian ne tarda pas à revenir avec un chariot métallique comprenant une assiette surmontée d'une cloche. Il la déposa sur la table, enlevât la cloche et la jeune fille entama son dîner.

Pendant que Angelika mangeait de bon appétit et que Sébastian l'accompagnais en jouant un bel air au violon appelé Memory of Fanelia, une tornade rouge apparu au milieu de la salle à manger.

Un homme de taille moyenne devint visible dans la poussière. Il avait de longs cheveux rouge, un manteau féminin et des lunettes à montures assortis et un grand sourire aux dents pointues. Il tenait à la main une grosse tronçonneuse. C'était Grell Sutcliff.

- Mais qu'est-ce qu'il fait ici celui-là, s'exclama Angelika en lâchant ses couverts et se levant de son fauteuil.

- J'aimerais bien le savoir moi aussi jeune maîtresse, ajouta Sébastian en arrêtant de jouer.

- Oh, mais je peux te répondre, si ça peut te faire plaisir, Sebby, dit Grell d'une voix sensuelle. Je suis venue ici pour te voir et pour te dire que si tu dois jouer du violon pour quelqu'un, tu dois le faire pour moi et pas pour la gamine.

Au moment où Angelika allait envoyer une grosse réplique bien sanglante au Shinigami, la porte de la salle à manger s'ouvrit et un des hommes qui tapait le plus sur le système de Angelika entra sans y être inviter, c'était Lau (ça m'étonne pas pantoute) accompagné de Ran Mao (ça non plus).

- Bonjour comtesse, lança-t-il avec le sourire. Mmmmhhh, ça sent bon ton repas, je peux t'en prendre un peu? demanda Lau comme si c'était la chose la plus naturelle au monde.

Quand la jeune Phantomhive voulut répliquer, la porte s'ouvrit pour la troisième fois et s'en fut trop pour la pauvre patience, déjà très réduite de la comtesse. Le Vicomte de Druitt émergea dans la salle de son pas théâtrale et habillé de blanc (toujours pareille, j'espère qu'y se change parfois).

- Oh, mon petit rouge-gorge, qu'elle est-ce sublime parfum qui stimule mon sens olfactif. Ce si doux arôme des aromates et des assaisonnements. Cette combinaison tomates séchés-persil-parmesan est plus belle encore que le mélange des sept couleurs de l'arc-en-ciel, déblatéra le Vicomte.

- …

Quand les trois hommes non désirés se regardèrent, ils s'adressèrent à la jeune Phantomhive en disant d'une même voix.

- C'est qui ceux-là!

- Bon, je crois que ça suffi, pour aujourd'hui, dit Angelika exaspérée en se rasseyant et se tenant le front, Sébastian, fout-moi les dehors, tous, compris?

- D'accord, comment voulez-vous que je procède? demanda le démon.

- Est-ce que quelqu'un pourrait me dire de quoi on parle? demanda Lau qui s'était assis sur une chaise, Ran Mao sur les genoux et lui faisait manger les pâtes de la jeune comtesse.

- Dites, est-ce qu'on ne pourrait pas s'occuper de moi? s'exclama Grell, une main sur les hanches, l'autre qui tenait sa tronçonneuse sur l'épaule.

- Et moi alors, hein, et moi alors, j'ai besoin d'attention, moi! rugit le Vicomte.

- Comme tu veux, mais qu'ils disparaissent tous, répondit Angelika à Sébastian en ignorant les autres.

- Yes, my Lady, dit Sébastian en s'inclinant.

Sans que quiconque ait pu voir quelque chose, le Shinigami, le trafiquant d'opium et le Vicomte se retrouvèrent tous les trois par terre à moitié défigurés avec une commotion cérébrale. Sébastian fit un origami en forme de rose avec la lame de la tronçonneuse et réduisit en poudre le châssis (William va le tuer, si c'est pas déjà fait). Et à chacun leurs tours, le diable de majordome prit les trois hommes d'un côté par la tignasse et de l'autre par le fond de culotte et avec la force d'un boulet de canon, il les catapulta par la fenêtre. Ran Mao courut rejoindre Lau.

- Bon travail, Sébastian, dit la châtaine, c'est plus calme.

- Merci, jeune maîtresse, répondit le ténébreux.

- Ah, c'est malin, Lau à finit mon repas, même la tarte y a passée, railla Angelika

- Je vais tout de suite vous préparer autre chose, jeune maîtresse, chuchota Sébastian en s'inclinant.

- Non, ça ne sera pas nécessaire, vient plutôt me donner mon bain. Après j'irai me coucher, je suis fatiguée.

- Entendu, marmonna le majordome des enfers

Arrivés à la salle de bain, Sébastian fit couler l'eau chaude dans la baignoire et déshabilla sa jeune maîtresse. Il était le seul au manoir à avoir le privilège de la laver. Et à avoir le droit de la voir nue. Une fois la bassine pleine, Sébastian déposa Angelika à l'intérieur et commença à lui frotter le dos à mains nue. Angelika appréciait se moment de la journée. Il était beaucoup plus agréable de sentir les mains nues de Sébastian que ses gants. Elle réprima un gémissement quand une des mains du démon passa sur sa clavicule. Angelika sentie ces joues brûler à chaque fois que Sébastian la touchait à mains nues.

Sébastian, lui, adorait le moment du bain. Sa jeune maîtresse recroquevillée complètement nue dans la baignoire avec ses cheveux plaqué sur sa tête et les quelques mèches dans son visage la rendait très belle et attirante. Mais Sébastian devait faire se faire violence pour ne pas embrasser sa jeune maîtresse dans le cou et enfouir son visage dans sa nuque.

Quand il dû maintenant lui laver ses courts cheveux ondulés, il ne put s'empêcher de prendre une mèche de cheveux entre ses doigts aux ongles noirs et de la sentir. Il respira une odeur de fleur de lotus, de lys blancs et d'orchidées. Angelika aimait trop le contact de son majordome pour se plaindre. Quand Sébastian se rendit compte de ce qu'il faisait, il se dépêcha de finir de laver sa bôchan. Il la sécha et lui mit son peignoir en soie noir. Puis ils se rendirent à la chambre de Angelika.

Quand ils entrèrent dans la chambre de la jeune fille, Sébastian lui passa sa chemise de nuit blanche comme neige. Il décida que c'était le bon moment pour lui parler de ses étranges comportements. Il déposa le cache-œil et les deux bagues sur la table de nuit et se lança.

- Eh…jeune maîtresse, il faut que je vous parle, c'est très important…commença le ténébreux.

- Attend, je voudrais te…dit Angelika qui voulait lui donner son cadeau maintenant.

- Désolé, mais c'est important, jeune maîtresse. Je trouve votre comportement très étrange. Vous êtes constamment distraite et plongée dans vos pensées. Vous n'écoutez personne et j'ai l'impression que vous avez essayée de m'éviter toute la journée. Et d'ailleurs, pourquoi les domestiques sont entrés en trombe dans le manoir? demanda le démon en tenant sa bôchan par les épaules.

Angelika resta d'abord figée, mais revenant soudainement à la réalité, elle répondit d'un ton à la fois calme et réprobateur.

- As-tu finis de protester, c'est ce que je m'apprêtais à t'expliquer tous à l'heure, mais tu m'as interrompue et pas laisser le temps.

Angelika se dégagea et se dirigea vers son armoire où les domestiques avaient laissés le caisson des chatons avec un bol de lait à moitié vide. Mais avant de les prendre, elle se retourna vers l'homme qu'elle aimait et dit.

- Sébastian, ferme les yeux.

Le majordome des enfers obéis, ni comprenant fichtrement rien. La jeune fille pris les chatons dans ses mains, retourna devant lui et les lui tendis.

- Tu peux les ouvrir, dit doucement Angelika

Quand Sébastian découvrit les bébés félins, il se figea sur place.

- Surprise, ça fait trois ans que tu es à mes côtés. C'était pour ça que j'étais bizarre aujourd'hui. Je voulais t'offrir quelque chose, mais je ne savais pas quoi.

Sébastian se sentit tous à coup bin fin et peiné. La jeune fille qu'il aimait s'était décarcassée pour lui trouver un cadeau et, lui n'avait rien. Quel majordome pitoyable faisait-il.

- Mais je n'ai pas de cadeau pour vous, dit tristement Sébastian.

- Ce n'est pas grave, répondit-elle en lui donnant les chatons.

Sébastian était mal à l'aise. Que pouvait-il bien donner à Angelika?

Soudain, une idée lui vint.

- Finalement non, j'ai quelque chose pour vous, dit Sébastian avec son plus beau sourire.

Il déposa les chatons par terre et avança vers Angelika. Il lui prit doucement le menton et lui donna un baiser. Il fut très agréablement pour les deux. Sébastian passa le bout de sa langue sur les lèvres de Angelika puis la fit passer pour rencontrer sa jumelle.

Au bout d'un moment, ils durent se séparer, car la jeune Phantomhive manquait d'air. Elle ne l'avait pas repoussée, car elle avait attendu ce moment depuis trois ans. Et aussi parce qu'elle aimait le gout des lèvres de Sébastian.

- Je vous aime, murmura ce dernier.

- Je n'ai jamais eu le courage de te le dire, mais…moi aussi, plus que tous, dit Angelika

Sur son visage s'affichais un sourire. Le premier vrai depuis la mort de ses parents.

Sébastian et Angelika se réembrassèrent, puis le majordome prit sa bôchan dans ses bras et la porta dans son lit. Il la borda avec un baiser sur le front et quand il allait partir avec le chandelier, la jeune comtesse l'interpela.

- Sébastian, attend!

- Oui, jeune maîtresse, demanda-t-il en se retournant.

- S'il-te-plait dors avec moi, cette nuit, dit Angelika.

- Yes, my Lady!

Sébastian déposa le chandelier et enleva ses vêtements sauf son pantalon. Il s'étendit dans le grand lit en serrant sa maîtresse contre lui. Ils devinrent depuis cette nuit, amants.

- Être aimé de vous est mon cadeau, bôchan, murmura Sébastian.

Angelika le remercia d'un baiser.

De l'autre côté de la fenêtre, Grell qui étais revenu regardait la scène en pleurs. Il avait perdu l'amour de sa vie contre une gamine de treize ans.

- Ooouuuiiinnn! sanglota Grell.

Puis il s'en alla en sautillant sur l'échelle dont il s'était servi pour les regarder tous en continuant de s'égosiller. Il trouvera peut-être le l'affection et de l'attention avec son Willi-chéri (mais quel pleurnichard, celui-là)

(À suivre dans Amen)