Aah ce chapitre... En fait c'est plus un chapitre transitoire... Parce que c'est le chap 4 qui va être super important mais comme je pouvais pas y passer direct... J'ai fait un bon meublage 8D

Enfin, bref.

Je remercie toujours ma sweet Lucille qui la lit en avant première T.T

Grand merci aussi à Zazafona dont les reviews sont très motivantes. Merci beaucoup pour les compliments :3

Et enfin, merci à Wisely, alias Tomato-pasta (je t'ai reconnu Caro xD) Pour Dero, tu verras, tu verras, je t'ai dit mon point de vu là dessus, et je n'ai juste pas eu le temps de bien exploiter Dero eheh x)

Disclamé: Katsura Hoshino et son manga D. gray Man: tous est a elle malheureusement (Je peux toujours pas revendiquer Debi et Lavi?)

Couple: Lavi x Debitto.

Rating: M

Vive le chapitre 3 \o/

contrairement aux chapitres précédents, celui-ci est posté alors que la suite n'est pas encore fini. J'ai assez bien avancé et je le finis dès que j'ai fini de regarder le test d'Alice Madness Returns (j'ai beau avoir fini le jeu, j'adore voir les test...)
Vous embrasse tous!


Chapitre 3 : Prise de conscience.

Plusieurs jours plus tard, des cris se faisaient à nouveau entendre dans la cave. Les tortures avaient repris inlassablement sous le courroux d'un Sheryl énervé, fou à l'idée que sa jolie Road ne soit plus avec eux, malade à la pensé qu'elle puisse aimer un garçon stupide qui s'avérait être le quatorzième. Ce qu'il se passait dans la cave devenait de plus en plus bruyant, laissant pensé une violence désagréable et destructrice.

Alors pourquoi Debitto n'était pas satisfait ?

-Bon, là ça commence à me gaver ! Maugréa-t-il furieusement une nuit en se redressant. Ils peuvent pas au moins le foutre sous silence ?

-C'est clair, hi, répondit Jasdero, tout aussi agacé en se calant contre son frère. On ne peut même plus dormir tranquille, hiii.

-Surtout que là, c'est juste pour les envies de Monsieur Sheryl ! Continua Debitto.

-Le Bookman va s'user s'il continue comme ça, hi ! Reprit Jasdero.

-Tant mieux, ça nous ferra des vacances ! Gronda son frère en se remettant sous le draps.

D'un commun accord, les jumeaux étouffèrent les sons avec les oreillers et se rendormirent, bras dessus et bras dessous.

-Dis, Debi-hiii... Tu sais pourquoi ils n'ont pas encore détruit leurs innocences, hii ?

Debitto resta silencieux un moment. Pauvre Jasdero, s'il savait... Devait-il lui dire ? Après tout... C'était celui qui, avec Tykki et lui même, avait le plus souffert de l'innocence -et Skin aussi, d'ailleurs si on y réfléchit...

Mais après tout, il avait le droit de savoir.

-Oui. J'en ai discuté avec Tryde tout à l'heure.

Et il lui chuchota l'anecdote en choisissant ses mots pour ne pas l'inquiéter d'avantage, les bras serrés autour du corps frêle de son frère, beaucoup plus courageux qu'il ne voulait l'admettre.


Le jour qui avait suivit son entretient avec le Bookman, Debitto avait à nouveau rechercher son frère dans toute l'arche -avant de se rendre compte que celui-ci était juste aller dans le jardin avec Lullubelle- quand il tomba sur Tryde. Pour la forme, il en profita pour se plaindre des exorcistes et des cris qui s'entendaient également la nuit quand Tryde lui fit une proposition que Tykki n'avait jamais tenté.

-Si Dero va mal, c'est à cause des innocences, et tu te doutes bien qu'elles ne sont pas avec les exorcistes, avait-il dit calmement.

-Et où sont-elles alors ? Avait demandé Debitto d'un ton désabusé. Et pourquoi on les garde ?

-... Tu veux les voir ?

Bien que Tryde avait délibérément éviter une question – ou non, à vrai dire, le visage impassible de Tryde ne pouvait pas vraiment indiquer ce qu'il désirait montrer- Debitto était tenté par l'offre. Peut être pourrait-il en apprendre plus de cette façon !

Il accepta de le suivre et le questionna tout le long du trajet, mais Tryde n'ouvrit plus la bouche. Agacé, Debittto avait même proféré des injures, menaçant d'aller en parler au Comte ou de changer les vêtements de Tryde pour en faire des torchons. Ce n'est que au moment où il le menaça de l'enfermer dans un placard avec Relo que Tryde réagit.

-Pas question !

-Alors répond moi !

-Soit patient !

-Je me demande s'il y a un placard assez grand pour te faire rentrer dedans..

-Tu essayes et je te prive de maquillage.

-Essaye seulement !

Ils se disputèrent un moment lorsqu'ils arrivèrent enfin face à une petite porte close, noire et ouvragée comme l'était les murs de ce couloir. Ce n'était qu'à ce moment là que Debi avait réalisé qu'ils s'étaient enfoncés vraiment loin dans l'arche, vers des endroits où il n'était jamais allé. Pourtant, à l'intérieur de son cœur, il avait l'impression qu'il connaissait cet endroit.

Surement la mémoire de Noé.

-Et c'est derrière cette porte que vous avez mit les innocences ?

-Précisément. Dit Tryde en ouvrant la porte.

Debitto savait que celui-ci n'avait jamais été réellement blessé par l'innocence, alors il ne fut pas surpris de ne pas voir Tryde faire un geste de recul et parler avec nonchalance de ces armes. Cependant, celui-ci semblait étonné de voir son frère faire un pas en arrière.

-Ah, oui. Se souvient-il enfin. La destruction de la précédente arche...

Le Noah du lien grommela quelque chose dans sa barbe : Il était question de vampire, d'akuma et de dettes, mais il était impossible de comprendre sa tirade dans son intégralité. Finalement il crâcha presque.

-Et pourquoi on les a pas détruit ? Et si c'était le cœur précieux un de ces machins ?

-C'est une très bonne question.

Il y eu un silence.

-Et... ?

Tryde haussa les épaules.

-C'est tout ?

-C'est tout.

-Tu te fiches de moi ?

-Le Comte nous a demandé de ne pas y toucher.

Debitto le regarda interloqué. Comment ça, ne pas toucher à des innocences ?

-C'est notre travail pourtant, non ? Dit-il d'une voix tremblante en essayant de rester calme et posé.

-Je sais.

…. mais la suffisance de Tryde l'aidait tout autant que si Relo s'était mit à piailler dans ses oreilles.

-Et POURQUOI on les détruit pas alors ? Putain Tryde ! T'es le Noah du Jugement ou pas merde ? T'es bien censé juger, non ? Alors tu peux pas faire ton job ?

-C'est justement le mieux à faire.

-Merci d'être explicite, ça m'aide... ironisa Debitto.

-Génial, tu me facilite la tâche.

-... TU DECONNES LA ?

Le visage habituellement stoïque de Tryde se tordit d'un sourire lorsqu'il vit Debitto s'énerver. Il répondit alors, calmement.

-En réalité, ce n'est pas qu'une question de Comte On pense qu'elles peuvent nous être utile.

-Et pourquoi ? En quoi ça peut nous arranger nous ? Et s'ils s'échappaient, ils...

Debitto s'interrompit et le visage de Tryde s'étira d'un sourire, représentant la perversion même. C'est à ce moment précis que Debitto sentit un frisson électrique le parcourir, comme si une créature s'était levée dans sa poitrine. Comme si il comprenait enfin. Il avait comprit. Ou plutôt, il l'avait toujours sû.


-hiii... Ils comptent les renvoyer au combat ?

-Si j'ai bien comprit, oui. Murmura Debitto les yeux dans le vague.

-Mais pourquoi hiii ?

-Parce qu'apparemment, Sheryl fait glisser des informations sur nous aux Bookmen, qu'ils sont obligés de retenir. Sauf qu'évidemment, ces informations sont fausses. On joue un double jeu : on les tortures pour avoir nos infos, et on les met sur une autre piste afin que la Congrégation ne fouille pas trop.

-Mais si ils y retournent, hiiii... Ils diront tous ce qu'on leur a demandé...

-Et s'ils prennent tout pour argent comptant, la congrégation sera mise en erreur. Une façon d'infiltrer le Vatican sans même se faire voir.

Jasdero reposa sa tête sur son oreiller et regarda Debitto, un peu perdu. Debitto comprenait son doute, mais il savait également qu'il n'allait pas tarder à comprendre.

-Un piège en fait, hii ?

-Exactement. Et s'ils reviennent sans leurs innocences, les hauts lieux de la Congré' pourraient les virer avant qu'ils n'aient eu le temps de répandre toutes les fausses infos.

-C'est un pari risqué, hii...

-Mais très utile pour les ralentir un maximum, approuva Debitto.

Jasdero vint se caler tout contre lui, et Debitto passa sans même y penser les bras autour de son très cher frère. Instinctivement, il prit une mèche de ses cheveux dorés et la fit tournoyer entre ses doigts. Un nouveau cri perçant se fit entendre, légèrement étouffé par les étages les séparant, mais Debi dû serrer les dents pour ne pas laisser un frisson de dégout le parcourir.

Ca voulait dire qu'il allait devoir supporter le Bookman et que celui-ci allait survivre jusqu'à ce que toutes les infos se soit répandu. Super...


Les jours et les semaines passèrent depuis le jour où Debitto avait enfin appris pourquoi ils faisaient autant d'effort pour les garder. Entre temps, il avait déjà vu plusieurs fois le Bookmen sans que cela ne l'enchante. Maintenant qu'il savait qu'il fallait le garder en vie, sa colère montait de plus en plus vite et il avait l'impression que l'idiot borgne s'en rendait compte et s'en délectait. A chaque fois qu'il le voyait, celui-ci semblait toujours un peu plus énergique, plus étrange, que les fois précédentes. Il avait toujours un sourire joviale au visage et trouvait toujours un moyen de faire sortir Debitto de ses gongs.

Ce n'est qu'au bout de la cinquième visite, cependant, que Debitto, paix à son âme (aussi cruelle soit-elle), ne put absolument plus tenir.

-TU VAS ARRÊTER DE JOUER L'IMBECILE HEUREUX OUI ?

Ce jour là, on avait entendu crié toute la journée et quand on voyait le Bookman, on comprenait pourquoi. Il avait une nouvelle cicatrice sous son œil encore valide et des marques bizarres et in-identifiable sur le cou. Une de ses oreilles était ensanglantée et il semblait incapable de bouger son bras gauche. Quand Debitto avait jeter un coup d'oeil aux doigts à peine visible à travers les gants troués que portait le rouquin, il avait cru que la couleur de la peau été différente, comme si la chaire était morte. De plus, il essayait de plus en plus de se mouvoir, de se redresser et il arrivait à présent à marcher jusqu'à son plateau, le récupérer et se rassoir sur le sol avec celui-ci avec des mouvements boitant, mais au moins, des mouvements.

Lorsqu'il eut crié, Lavi était en train de manger sa viande trop cuite et avait sa fourchette dans sa bouche. Il le regardait d'un air surpris, qui malgré la rude journée qui fut la sienne, affichait une certaine malice. Et ça énerva encore plus Debitto.

-Quoi ? Ca t'a vexé que je dise que ton poulet était trop cuit ? Mais ne t'inquiète pas mon petit Debi, tu seras une bonne femme au foyer si tu t'entraines.

-JE T'AI DEJA DIT QUE C'EST PAS MOI QUI AIT FAIT LA BOUFFE, MERDE !

-Aaah ta douce voix qui raisonne sur les murs... Très agréable comme bruit de fond.

Il retourna à sa nourriture et ça énerva Debi une nouvelle fois. Mais il tenta de se calmer en s'asseyant sur la table où il posait d'habitude le repas.

-Sérieux, comment tu fais ? On t'a entendu gueuler toute la journée, tu vas pas me faire croire que ce que te fais Fiidora te touche pas plus que ça ?

-Tu t'inquiètes pour moi Debi-chou ?

-Arrête avec tes surnoms débiles ! Gronda Debitto entre ses dents, se retenant de lui envoyer quelque chose à la figure même s'il s'agissait seulement de la table. Et répond plutôt !

-Répondre, vraiment...

Le regard du Bookman se perdit dans le vague pendant que Debitto l'observait. Et il attendit. Il attendit encore. Et...

-Pardon, tu disais ? Dit le Bookman avec un grand sourire qui ne pouvait tromper personne.

.t'assassiner. Gronda Debitto en amorçant un geste pour se lever. Je vais te...

-Je ne répondrais à ta question que si tu réponds à la mienne, le coupa le jeune rouquin.

-La tienne... ? Dit Debitto en fronçant les sourcils, sans comprendre.

-Oui... Pourquoi restes-tu de plus en plus longtemps avec moi ici ?

Il y eut un long moment de silence où les deux se regardèrent, Lavi scrutant le visage de Debitto avec curiosité et celui-ci avec épharement. Bien sur, la question se posait -à vrai dire, Debitto lui même se la posait à chaque fois qu'il voyait l'horloge de l'arche quand il sortait des cachots- mais pour sa fierté au moins...

-DE QUOI JE ME MELE ? Cria Debitto en abattant son pied vengeur sur la tête du rouquin mal avisé.

-Toujours aussi doux... grimaça le Bookman en se frottant la tête, laissant la fourchette qu'il a eu le réflexe de lâcher par terre. Et pas de réponse, pas de réponse.

-Je te hais, t'es au courant de ça ?

-Ahah, bien sur.

Si Debitto s'était écouté, il se serait jeter sur lui pour lui crever l'oeil qui lui restait. Mais il fallait qu'il reste calme, il fallait qu'il ignore le ton ironique de cet imbécile roux. Il le fallait.

-Très bien, si tu réponds pas à cette question, tu répondras peut être à celle là...

-Encore ? Vraiment, Debi-chan, tu ne peux pas tenir une simple conversation ?

-La ferme! Je veux te demander, pourquoi est-ce que tu me donnes des surnoms féminins ?

Lavi ne leva même pas la tête, il ne répondit même pas. Il avait reprit sa fourchette et essayait de couper un morceau de viande comme il le pouvait avec son unique bras.

-P'tain, si ton grand père et comme toi ça m'étonne pas que les tortures durent depuis aussi longtemps...

Lavi ne répondit pas, toujours concentrer sur sa viande. Debitto sentait déjà la colère montrée. Alors qu'il cherchait de trouver un moyen dans la pièce pour pouvoir l'exprimer, il comprit.

-C'est parce que je t'ai dit de te la fermer ?

Le sourire qui étira les lèvres du Bookman lui prouva qu'il avait raison.

-Répond, débile. Gronda Debitto.

-C'est marrant, tu veux toujours que je me la ferme, mais quand je ne te réponds pas, tu deviens très vite fou, fit remarquer Lavi.

Le jeune Noah fut trop choquer par l'exactitude de ses paroles pour songer à se mettre en colère. Il bafouilla quelque chose qui fit éclater de rire l'exorciste, après quoi celui-ci se mit à tousser.

-Et pour répondre à ta question, dit-il une fois qu'il se fut repris, c'est juste parce que ça m'amuse.

-En gros t'es qu'un chieur...

-T'as comprit l'idée ! Mais parle mieux !

-Crève connard.

-Toujours aimable...

-Tu préfères n'est-ce pas ? Ricanna le Noah en passant une main nonchalante dans ses cheveux.

-Je préfèrerais plutôt « Grand maître exorciste vénéré » a vrai dire, mais...

-Mais Fiidora a vraiment touché le cerveau en te torturant, compléta le brun avec un regard surpris. Ca fait peur là.

Lavi sourit étrangement, d'une façon que Debitto ne connaissait pas. Et justement, à ce propos, il n'aimait pas ça.

-En tout cas, c'est gentil de me tenir compagnie !

-Te tenir comp... Rah mais nan ! Mais nan mais nan !

-Pourtant t'es toujours là.

-Pas faux...

Puis, avec un sourire sadique, Debitto tira la langue et quitta la cellule.

Lavi ne fit pas un geste pour le retenir, tout d'abord parce que c'est lui qui l'avait amené à partir, ensuite parce qu'il aurait eu du mal à faire quoique ce soit. Etre aussi faible l'agaçait vraiment. Mais à vrai dire, à chaque fois que Debitto venait, il était heureux. Même s'il échoppait d'une bosse en plus. L'idée de parler à quelqu'un, seulement ? Ou... Tout simplement parce que c'était lui ?

Peut être auraient-ils continué longtemps ce jeu du chat et de la souris, s'il n'y avait pas eu cet événement, quelques jours plus tard.