Pour ce chapitre, j'avais aucune inspiration pour le début T.T C'était horrible ! Puis, je me suis souvenus de plusieurs chansons qui m'ont donné envie d'écrire (elles sont notés dans la Fanfic \o) et, le moment où j'ai retrouvé l'inspiration, c'est en lisant le One Shot de School of Muse, intitulé « Cage ». Bien que l'histoire n'a rien à voir avec la mienne, je trouvais juste que certaines métaphores par rapport à la cage sonnaient bien, et bizarrement, c'est cette idée de cage qui m'accompagne dans ce chapitre.

Une partie du chapitre (vous verrez laquelle) m'a donné un certain plaisir à écrire bien que ne faisant pas bien avancer l'histoire (quoique...)

Et je dois ce délire à deux choses : une relecture de vieille fanfic SasuNau + une chanson totalement dépravé. Mais je pense que le passage vaut le coup. D'une certaine façon.

Spéciale dédicasse à mon esclave à moi :3 qui continue de me soutenir et de m'apprécier (je me demande comment elle fait...)

Ensuite à Zazafona qui continue de suivre la fanfic avec autant d'entrain! Ne t'inquiète pas, tout évolu au fur et à mesure... (ou pas... *tourne en Dark Allen* Muwahah..)

Enfin, Wisely: Qui va se bouger de lire la suite si elle veut lire le cahier sur AS. Nahméoh!

Bref, sinon:

Disclamé: Encore et toujours, Katsura Hoshino! (je demande plus, j'ai compris...)

Couple: Lavi x Debitto

Rating: M

Résumé précédent: Bien qu'ils se haissent, ils se voient, ils s'apprécient sans l'admettre. Jusqu'au jour où tout bascule. Ou Debitto se rend compte qu'il ne peut plus regarder Lavi en face après avoir vu son frère le torturer.

Mais n'y a-t-il pas plus grande torture que d'être ignoré par celui qu'on aime?

Mettre les chansons comme ça n'est pas une idée qui m'est exclusive. J'y ai un peu penser en relisant Incendie de Tachika Lullaby *porte un panneau : PUB*

Mais bon, ce sera que dans un seul chapitre ça ! (ou pas...) Et puis, ça vous laisse deviner quelques uns de mes gouts musicaux... huhu ~

Je pense qu'on va me hair à la fin de ce chapitre mais... je prends le risque?

Here we go!


Chapitre 5 : Cage.


Cette folle dissonance trouble mes sens. J'ai envie de te briser. [..] Ce péché que je commets sans cesse... Chut ! Juste les ténèbres le connaissent ! Et moi je suis à nouveau là, à la lumière de la lune, à te murmurer que je t'aime jusqu'à mon prochain crime. - BAD TRAP, Diabolic Garden


-Merde. Merde, merde, merde, merde !

Incapable de le regarder dans les yeux ! Tout simplement incapable ! Et c'était lui, le descendant des Noah, un des garçons les plus effrayants et turbulent du siècle ?

Merde ! Mais qu'est-ce qui lui avait prit enfin ?

Après avoir couru dans l'arche pendant une dizaine de minutes sans s'arrêter, Debitto s'écroula près d'un mur, dans un bâtiment éloigné de leur lieu de vie. Il voyait de la fenêtre décorée de barreaux un paysage blanc, immaculé.

Mit en cage.

En une cage de sensations plus que désagréable qui était née dans sa gorge au moment où la voix de Lavi avait raisonné à ses oreilles. Maintenant qu'il avait vu ce qu'il se passait en dessous, il n'arrivait pas à associer cette voix enrouée à autre chose que des cris désagréables, détestables, détruisant toute chose de l'intérieur. Comme c'était son cas. Cette voix aurait pu être atrocement belle. Il ne s'en souvenait pas vraiment, il se préoccupait plus de Walker et du vampire à l'époque, et il avait bien malgré lui retenue la voix aïgue de la femme qui l'accablait de reproche. Mais là, tout de suite, il avait tellement envie de se souvenir. Qu'il se détestait de ne pas pouvoir se souvenir.

Le Noah du lien explosa son poing sur le mur le plus proche, tâchant celui-ci de rouge. Il regardait ce sang, cette couleur si belle, si douce qui coulait sur le mur.

Il n'y trouvait plus aucune beauté depuis qu'il l'avait vu tapisser ce sol.

-MERDE ! MERDE, MERDE !

Il jura encore longtemps, s'isolant, s'éloignant le plus possible de la batisse. Il avait peur d'y retourner. Il avait peur d'arriver sur place et d'entendre à nouveau les cris. Il avait peur de voir le regard de Jasdero voulant lui faire avouer l'inavouable. C'était bien la première fois depuis qu'il était devenu Noah qu'il était tétanisé et tremblant de peur. Son cœur battait si fort, lui faisait si mal. Il était effrayé, par ce qu'il se passait, mais surtout par lui même.

D'où lui venait cette inquiétude ? Lui qui avait torturé, tué sans remords, qui avait détruit toute sa vie ? Enfant déjà, il n'apportait pas d'importance à la vie humaine, à ces humains dont il ne voyait nullement l'humanité. Seul Jasdero trouvait grâce à ses yeux et était son rayon de soleil. Depuis que la rancoeur de Noé s'était imposé dans son être, sa haine n'avait pas diminué, mais il ne la sentait peut être pas forte justement à cause de ça.

Alors aujourd'hui, il aurait donné n'importe quoi pour comprendre pourquoi la vie d'un simple humain, les blessures qu'il pouvait avoir... Pourquoi il n'arrivait plus à regarder en face toutes ces choses.

Le rire du rouquin fini par le hanter tandis qu'il laissa le désespoir le gagner, seul, perdu au milieu de ses songes, au milieu d'une cage.


You're the color, you're the mouvment and the spin... never ? Could it stay with me the whole day long ? Fall with consequence, lose with eloquence and smile. I'm not in this movie, I'm not in this song... Never ? Leave me paralized, love. Leave me hypnotized, love. - Consequence, The Notwist


-Debitto~hiii ! T'en a mit du temps !

-Oui, oui, désolé...

Une heure plus tard, Debitto était revenue au centre de l'arche pour au moins se reposer. La soirée approchait, même dans l'arche, quand il s'écroula sur le canapé.

Jasdero l'avait attendu, normal, avec le temps qu'ils passaient ensemble... Ou bien, peut être que suite aux événements qui s'étaient passé les heures précédentes, Jasdero s'inquiétait trop pour laisser son frère tout seul.

Et le pire, c'est qu'il n'y avait rien de surprenant à cette hypothèse.

-J'étais allé faire un tour dans l'arche. Se justifia le brun en passant une main engourdie sur sa nuque.

-Après être allé nourrir l'exorciste, hii ?

-... Je ne sais pas ce que tu attends que je dise, mais...

-Tu sais très bien, hi, ce que j'attends que tu dises.

Jasdero le regarda de façon pénétrante, qui amena les joues de Debitto à se teindre en rouge. Il avait horreur de ce regard qui lui donnait l'impression qu'on pouvait lire en lui comme dans un livre ouvert.

-Arrête de faire ton Wisely, frangin, tu fais flipper.

Jasdero esquissa un sourire et tenta de reprendre un visage sérieux. Chose qu'il ne connaissait pas. Suite à la grimace de Jasdero, Debitto tira la langue, ce qui étira les lèvres du blond avec une certaine hilarité.

-Le sérieux tu connais, hii ?

-Voyez qui dit ça ! Lui renvoya Debitto avec un clin d'oeil.

-Tu as conscience d'éviter la conversation, hii ?

-J'ai surtout conscience que je le fais merveilleusement bien.

Pour toute réponse, le blond lui envoya un coussin dans la figure, tout en essayant de cacher son sourire amusé.

-C'est pas drôle, hiiii !

-Bien sur que si, je suis un génie de l'humour ! Retorqua Debitto avec un grand sourire faussement imbu de lui même.

-Tu contournes toujours la question hiiii ! s'impatienta Jasdero.

-Quelle question ? Demanda Debitto avec une innocence qui n'était pas la sienne.

Cette fois, aussi amusé soit-il, le blond voulait des réponses et se jeta sur son frère.

-Alléééé, hiii ! Dis moii~hiiiiii !

-Non, mais, sérieux, dire quoi ? Demanda Debitto avec une incrédulité réelle.

-Qu'est-ce qu'il s'est passé en baas, hii ?

Il y eu un moment de silence.

-Rien.

-Rien, hi ?

-Rien.

-Je te crois pas, hi.

Debitto détourna la tête vers la fenêtre. Les mêmes barreaux, encore une fois. Est-ce que ça voulait vraiment dire qu'il ne pouvait pas s'échapper ? Il en avait presque la certitude maintenant.

-Il ne s'est vraiment rien passé, affirma Debitto. J'ai.. déposé le plateau sans même le regarder.. et je suis parti.

Il fut surpris de constater une pointe de tristesse et de déception dans ses paroles. Jasdero se redressa, l'air pensif.

-Pourquoi hiii ?

-Je serais tenté de dire « Parce que c'est qu'un putain d'exorciste » mais...

-Ce serait mentir, hii. Compléta Jasdero.

Debitto perdit une nouvelle fois son regard vers l'extérieur, pensif. Après tout, en parlant, en disant ce qui n'allait pas à sa moitié, peut être qu'il y verrait plus clair.

-Je n'ai même pas pu le regarder dans les yeux, finit-il par dire. D'habitude, j'arrivais à tenir une conversation avec lui... Ou plutôt, il parlait, je m'énervais, mais je ne partais pas... Là... Je n'ai même pas pu supporter son regard.

Il adopta une attitude nonchalante, comme si ça ne le touchait pas, alors qu'il senti dans sa poitrine une sorte de créature, un mécanisme, se tordre dans une plainte qui le fit frissonner. Ravi d'être le seul à entendre ce qu'il se passait à l'intérieur de son corps, il feignit l'indifférence.

-De quoi vous parliez, avant, hii ? Demanda Jasdero, plus pour assouvir sa propre curiosité qu'autre chose, sur le moment en tout cas.

-En général, de pas grand chose. Au début, juste du fait que je ressemblais à un sartre ou a un truc comme ça... Puis après ça a dégénéré sur mon incapacité à donner des coups, sur son envie de donner des surnoms à tout va, sur la cuisine, sur... Beaucoup de choses débiles comme ça.

Le brun reporta son regard sur le blond qui le regardait stupéfait. Interrogateur, Debitto pencha la tête.

-Quoi ?

-C'est effrayant, hiii... dit son frère sans le quitter du regard.

-De quoi, ce genre de conversations ? J'y suis pour rien, c'est lui qui...

-Je parle du sourire niais que tu avais sur le visage en énonçant tout ça, hi.

Il mit un moment à percuter de quoi il s'agissait. Puis, il sentit une chaleur s'emparer de ses joues et il plongea instinctivement sous une couverture.

-T-TU DECONNES ! Moi ? Sourire ? En parlant de cet idiot ? T'as fumé !

-T'es en train de rougir ! Le charia Jasdero, dont le sourire étirait de plus en plus ses lèvres.

-NAN C'EST PAS VRAI !

-Sisi !

-NAN ! LACHE MOI LES...

-Les Jasdebi ? Vous êtes là ?

Jasdero tourna la tête vers la porte tandis que Debitto sortait la tête de sous sa couverture pour comprendre pourquoi la voix de Sheryl les appelait. Il s'avérait que c'était parce que Sheryl était devant la porte.

-Nan, c'est nos clones, dit Debitto d'une voix neutre, tout en jetant un regard assassin à son frère qui menaçait de partir d'un fou rire.

Apparemment, il n'avait pas encore perdu ses couleurs pourpres.

-Et vous n'êtes même pas encore prêt ? Demanda Sheryl en haussant un sourcil.

-Prêt ? Demandèrent les jumeaux d'une même voix.

-Euh.. oui, pour la soirée de ce soir.

Les deux jumeaux se lancèrent un regard.

-Tu savais toi ?

-Naan, hii, et toi ?

-Nan plus...

-Vous avez oublié … ? demanda Sheryl, totalement blasé.

-On était pas au courant ! Nuance ! Répliqua Debitto.

-Tykki l'a mentionné tout à l'heure...

Sheryl se tient l'arrête du nez : si, au moins, comme sa Road, ils étaient assez adorables pour que cet oubli soit pardonnable. Mais non. C'était les Jasdebi.

-Genre on écoutait Tykki, hiiii ! Gronda Jasdero.

-Perso, quand il l'ouvre, j'entends surtout.. « Blablabla-je suis un idiot-Blablabla... » continua Debitto d'un ton d'évidence.

Sheryl ne semblait cependant pas d'humeur à s'amuser.

-Allez mettre vos tenues de soirée, changez vous en humain, enlevez moi ce maquillage et rejoignez moi tout de suite en bas. Vous avez 5 minutes !

Puis, Sheryl s'arrêta et regarda Debitto.

-Et toi, met de l'après soleil. On t'avait dit d'éviter de te prendre un coup de soleil avant la soirée.

Debitto grommela quelque chose et Jasdero parti d'un fou rire que Sheryl ne comprit pas.

Puis, ils se levèrent et se regardèrent, d'un commun accord. Comme s'ils allaient faire tout ce que Sheryl disait ! Il les avait interrompu dans une conversation très importante !

Surement la plus importante de toute.


J'ai écouté du fond du cœur, me reconnaître m'a fait peur. J'ai senti jaillir de la graine, le souffle de la vie : Le shen. Les pleurs ont fini de m'amuser, les rires commencent à couler, et demain ainsi libéré, je vais m'aimer. - Le shen - NOOF


La musique dans la pièce était loin d'être douce. On aurait dit que de plus en plus, la dépravation prenait les lieux. La musique, pourtant, ne disait rien, ni à Debitto, ni à Jasdero, qui observait du haut de l'escalier la salle bondée « d'aristo de mes deux » comme disait Debitto.

Sheryl était ministre, après tout. Et la famille Noah, Millénaire, ou quelque soit le nom qu'on lui attribuait, était toujours convié à ces soirées là.

Le Noah du désir ne manquait jamais à l'appel, mais il venait souvent accompagné, le plus souvent de Road et de Tykki, afin de montrer l'importance de la famille aux yeux de tous, pour prouver sa supériorité en temps qu'homme.

Homme qu'il n'était pas.

Hors, Tykki était retourné en mission, et les nouvelles de Road étaient totalement inexistante. Tryde ne voulait pas se montrer au publique, et Lulubelle avait eu une mission de dernière minute, pas très longue, mais juste assez pour l'éloigner de ce genre de soirée. Ce qui était sur, c'est que ni Sheryl, ni les jumeaux, n'approuvaient la présence des Noah du lien ici.

-Tu crois qu'il nous déteste, hiii ? ~

-Tant mieux si c'est le cas, répondit Debitto avec un sourire carnassier.

Jasdero s'assit sur la rambarde avec un sourire malin tandis que son frère s'adossait négligemment à un poteau. Sans mal, en regardant quelque peut, on pouvait voir les regards envieux qu'on jetait aux jumeaux.

Sheryl ne pouvait rien dire là dessus : quand ils faisaient des efforts, ils étaient magnifiques.

Et pas magnifique dans le sens « ils ont un style » ou « une gueule d'ange ». Ils étaient tout bonnement magnifiques.

Le mot de base pour traduire leurs tenues était : Élégance.

Tenues noires, simples, la veste en queue-de-pie, la chemise blanche négligemment ouverte vers le haut, dévoilant une partie de leurs cous blancs.

Blancs, tout à fait. Car sortir avec la peau grise ne les aide pas à passer inaperçu.

Cela dit, une telle blancheur, porcelaine, n'était pas non plus bien discrète. Mais après tout, qui s'y intéressaient ? Ca ne faisait que ressortir d'avantage leurs yeux ambrés, sintillant de malice. S'ils n'avaient pas résisté à la touche de maquillage qui avait déclenché une crise chez Sheryl, ils auraient été les perles de la soirée.

Au delà de ça, ils semblaient tous les deux superbement viriles. Hors, toutes personnes les connaissant pouvaient essayer de nier cette virilité. La coiffure surement. Le coté négligé de la mèche de Debitto, tombant sur un de ses yeux, ou le noeu retenant en arrière les cheveux blonds de Jasdero devaient y être pour quelque chose.

Alors il était évident que, hommes ou femmes, de nombreux regards se tournaient vers eux.

-Alors comme ça, ce sont les neveux de Monsieur Kamelott ? Murmura une femme non loin des jumeaux.

-Il semblerait ! Apparemment, ils ont demandé à Sheryl de venir pour voir à quoi ressemblait ce genre de fête, car ils préfèrent ne pas trop sortir.

-Quel dommage pour nous ! Gloussa sa camarade.

De son coté, Debitto ne pu empêcher un ricanement mauvais.

-Lui demander de venir ? Si je le retrouve, promet moi de prendre ses mensurations pour le cercueil.

-C'est comme si c'était fait, hi ! Rit Jasdero.

Les jumeaux échangèrent un regard amusé. Puis, le blond reprit.

-Maintenant qu'on s'est débarassé de Sheryl, hi, on peut continuer à...

-Debitto ! Jasdero ! Descendez un peu ! Dit la voix du Noah du désir un peu plus bas.

-... Promet moi que, avant de le tuer, hii, j'aurais le droit de le torturer autant que l'attente de cette discussion me torture, hi.

Debitto ne pu s'empêcher un rire claironnant et les deux finirent par prendre l'escalier, descendre rejoindre Sheryl.

Il n'y avait que la crème de la crème à cette soirée. Mais rien ne disait que cette crème était toujours consommable. Debitto ne pouvait s'empêcher un regard critique qui le rendait hautain sur les personnes environnantes. Il y avait, c'était une certitude, quelques Akuma glissés dans ces robes fleuries. Les corps aguicheurs s'exhibaient comme des trophées, et ceux qui étaient moins aimé par Dame Nature se cachaient sous des tenues au prix exorbitant. Société du paraître.

C'était le plus drôle à ces soirées, et surement également une des raisons pour lesquelles les jumeaux ne s'étaient pas trop opposés à leurs venus. Le résultat était distrayant.

Combien souriaient pour cacher leurs mauvaises intentions ? Combien n'étaient là que pour charmer ou se faire bien voir, uniquement pour se faire un nom... Ou un petit plaisir, pourquoi pas ?

Pendant une minute, une lueur démente prit le regard du gamin. Etait-il le seul à voir cette dépravation, ces péchés que voulaient commettre l'humanité ?

Quand on voyait ces masques, on se demandait comment ils pouvaient tous être une fois lâcher.

Ça lui donnait presque envie de s'amuser. Il avait tellement envie de penser à autre chose.

-Ah, vous voilà vous deux ! S'exclama Sheryl en tentant de cacher son impatience. Vous avez pris votre temps !

Les idées de Debitto se dissipèrent et il regarda son frère, avec nonchalance. Jasdero adoptait globalement la même position que lui.

-Debitto, Jasdero, je vous présente Anthony Greetnass, un de mes collaborateurs. Voici deux de mes neveux, Debitto et Jasdero Kizuna.

Jasdero eut un petit sourire malin que Debitto tentait de ne pas reproduire. Ce nom de famille avait été inventé de toute pièce : ils n'avaient jamais eu de nom, encore moins un tel nom.

L'homme face à eux, à coté de Sheryl, était un homme dont le visage ne semblait jamais avoir souffert de manque. Propre sur lui, fier de ses bouclettes blondes.. Ce genre d'homme tout ce qu'il y avait de plus pathétique.

Mais les yeux verts sans lueur lui glaça l'échine.

« N'y pense pas Debitto... »

Tiens, et si, plutôt, on s'amusait ?


-Debitto, tu n'y as pas été un peu fort, hiii ?

-Je ne vois pas en quoi, répondit le brun en passant sa langue sur ses dents.

-Bah quand même, même Sheryl trouvait ça génial, hiii.

Debitto éclata de rire. Il avait réussi à choquer cet homme, en trouvant les mots juste pour être inquiétant et provoquant. Il était l'homme de la situation.

-Avoue, hiii ~

-Avouer quoi ?

-Tu t'es juste amusé pour ne pas penser au Bookman hiiii !

Le sourire de Debitto s'effaça. Il lança un regard à Jasdero, sans savoir quelle expression il adoptait. Son frère devinait toujours tout.

-Ca se voyait à ce point là... ? Demanda-t-il timidement.

-Ouii~hiiii ! Tu ne deviens cruel comme ça que lorsque tu essayes de penser à autres choses hii ~

-C'était sa faute à lui ! Se justifia le brun en passant une main dans ses cheveux, agacé. Il avait les mêmes yeux que lui ! C'est rageant !

-Les mêmes, vraiment, hiii ?

Surpris, Debitto leva la tête vers son frère. Puis, il sourit et s'adossa contre une colonne.

-Arrête de lire dans mes pensées !

-J'y peux rien, hii, t'es mon frère !

Le brun lui sourit tendrement, tout en passant une main sur son front. Il ferma les yeux un instant, puis, murmura.

-Ses yeux à lui étaient morts. Je savais que pour une fois, on ne me répliquerait pas avec malice.

Avec Sa malice.

C'était impressionnant l'impact que Lavi avait eu dans sa vie : au point de le bloquer, de le faire hair ceux qui tentaient de lui ressembler sans même arriver à la cheville. En quoi pouvait-on avoir le droit d'avoir des yeux aussi vert si on était incapable de répondre, de sourire ?

-C'est flagrant, hii ~ dit Jasdero avec un petit sourire malin.

-Qu'est-ce qui est flagrant ? Demanda Debitto.

-Rien rien, hihi ~

Debitto fronça les sourcils. Que voulait-il dire ? En tout cas, il ne semblait pas vouloir le dire. Son regard retomba sur la salle et il recommença à les examiner avec une classe indécente.

Une véritable orgie de relation, que lui imposait sa cage.


Puis l'empereur joue le sexe fort qui s'offre à contresens. Mais le vice en guise de mort le castre d'impuissance. Soirée mondaine d'orgie romaine où le blasphème est un emblème. - Orgie Romaine – BLASPHEME


Il faisait sombre. Vraiment sombre. Et lui, en avait assez : il n'arrivait même pas à dormir.

Il n'avait pas touché à son repas, mais pourtant, il s'était pris d'une vitalité qui ne lui ressemblait pas dans son état actuel. Il se mettait debout, il arrivait à marcher tant qu'il restait contre le mur. Ca allait. Ca allait.

Non, ça n'allait PAS DU TOUT !

Lavi frappa son bras blessé contre le mur, plein de rage. Pourquoi il s'énervait, de plus en plus ? Il n'avait jamais été dans un état de rage aussi important.

Il avait passé sa PUTAIN de journée à ne penser qu'à lui, à s'inquiéter pour lui, et lui il l'avait tout simplement ignoré ?

Il se rendait pas compte, ce triple crétin, que ça le rendait encore plus fou d'inquiétude ?

Si au moins, il lui avait parlé, lui avait fait ce rictus narquois, ou si au moins, il avait tenté de le frapper, il aurait été vraiment plus heureux. Mais ce crétin était parti, sans même un regard.

Lui, il voulait son regard.

Alors là, c'était sur : Lavi allait camper devant la grille jusqu'à ce que ce crétin de Noah débarque et lui parle.

Jamais, dans toute sa vie, Lavi n'avait autant désirer quelques choses. Il était tellement furieux qu'il ne savait même pas pourquoi il était si vexé par la réaction de Debitto.

Il avait beau se dire qu'il ne verrait pas Debitto avant le lendemain, il ne cessait d'envoyer des regards anxieux vers la grille. Il aurait donné n'importe quoi pour quitter cette cage et aller attraper, frapper violemment ce petit crétin jusqu'à ce qu'il lui dise son problème ! Ce qui l'avait tétanisé dans la cellule et son attitude envers lui ! Alors si au moins, il pouvait le v...

Il y eut un bruit. Là bas. Pas très loin, dans le couloir. Le cœur de Lavi rata un battement avant de démarrer de plus belle. Il ne savait pas ce qu'il se passait, mais cette fois, il était hors de question qu'il reste sans rien faire.


Debitto de son coté, maudissait Jasdero.

« -Oh, les Akuma ont oublié de mettre le dessert du Bookman sur le plateau, hii ! T'y retourne ? »

Aucun moyen. AUCUN PUTAIN DE MOYEN de refuser ! Si Jasdero n'avait pas une idée en tête, c'est que Debitto n'avait pas comprit son frère. Hors, ce jour n'arrivera pas de si tôt.

Tout ce qu'il pensait, actuellement, c'était de jeter la pomme dans la cellule et repartir presque aussitôt, pour aller se débarrasser de ces vêtements stupides -il n'avait que reprit sa peau normal et enlevé sa veste. Il ne retournerait pas dans cette cage tant qu'il n'aura pas mit ses idées au clair, et pour l'instant, il était dans un tel brouillard que c'était inutile d'y penser.

Il repensa à ce qu'avait dit Jasdero, qu'il avait tenté d'oublier. Il avait sourit à l'évocation de Lavi ? De façon niaise ? Et rougit en plus ? Plus il y pensait, plus il trouvait ça impossible. Comme si il aurait pu trouver ce débile, arrogant, magnifique, au physique qui damnerait un ang... minute.

-COMMENT JE PEUX PENSER CA MOI ! Se mit-il a crier au milieu du couloir, sans s'en rendre compte.

Il se mit à rougir dès que le dernier son sorti de sa bouche. Olala. Il ne fallait absolument pas qu'il continue à se faire remarquer comme ça. Surtout que la cellule de Lavi n'est pas si loin.

Allé, il n'avait qu'à passer devant, et même pas faire attention. Il fallait qu'il se calme et qu'il ne fasse pas attention à lui.

Il arriva devant la cellule et s'apprêtait à passer sa main par la grille quand son cœur s'arrêta. La cellule était vide.

-Hey... EEHH ?

Paniqué, il ouvrit la grille avec la clé et rentra dans la pièce, sans comprendre cette soudaine inquiétude qui lui tordait le moindre organe. Mais au moment même où son corps pénétra dans cette cage, il senti un poids sur lui et il s'écroula au sol, sous le poids d'un corps beaucoup plus imposant que le sien.

Avec une odeur chaude et agréable.

-Alors là, pas question que je te laisse partir ! Déclara une voix à son oreille.

Il frissonna et se mit à rougir. Il sentit des bras entourer son corps et l'empêcher de bouger. C'est pas vrai, c'est pas vrai c'est pas vrai !

-Lâche moi !

-Hors de question !

-Lâche moi crétin de Bookman !

Lavi leva la tête et croisa le regard de Debitto. Il eut tout de même un moment de silence, où il eut le souffle coupé Il était vraiment beau.

-Pourquoi ces vêtements ?

-CA TE REGARDE PAS ! LACHE MOI CRETIN !

-Pourquoi tu n'es pas resté ? Enchaina Lavi, serrant d'avantage ses mains sur les bras frêles de Debitto.

-LÂCHE MOI CRETIN !

-QU'EST CE QU'IL T'ARRIVE IMBECILE ? JE M'INQUIETE MOI !

Debitto abandonna toute résistance à ce moment précis et il senti ses joues répandre une chaleur qu'il n'appréciait pas. Ca sentait pas bon... Et... Il... s'inquiétait ?

-C-crétin... murmura Debitto, sans plus chercher à se débattre. Tu n'as aucune raison de...

-Aucune raison ? Tu déconnes là ?

Debitto constata que Lavi avait une voix tremblante. Pourquoi ça lui faisait autant de mal ?

-T'es qu'un abruti, Debitto ! Murmura Lavi.

Ce qu'il se passa ensuite fut un peu flou sur le moment. Debitto se demandait même si son cerveau était assez ouvert ou pas à ce qu'il se passait.

Qui avait fait le premier pas, je crois qu'aucun d'eux ne le sait. Une chose était sure, leurs lèvres ne s'étaient pas coller par hasard. Leurs poitrines n'hurlaient pas non plus pour ne rien dire.

Ils étaient pris en cage. Dans une cage de sentiments dont ils avaient tous deux délibérément jetés la clé, comme l'oiseau qui recommence à chanter. Mais qui pouvait réellement renoncer à l'appel de la liberté ? D'un coup violent, Debitto se dégagea.


Fly, sway, go all the way. I'm in the same fate with you. […] If I'm a sinner, Chivalry, show me the way to go. -Aya, OVER NIGHT