J'ai pris un peu de temps pour écrire la suite, et je m'en excuse vraiment. (oui, pour moi, j'ai pris du temps). [Speak about my life] Je suis en option cinéma au lycée, et nous avons eu deux semaines pour finir un film sur le thème de la Route. Nous avons opté pour une idée de « Route de la folie » (que j'aime péter les plombs avec du sang sur les mains !*w*) mais aussi de la vie avec un vélo. Résultat, je vous parle pas du bordel. On a quasiment passé les deux dernières semaines en cagnard pour filmer des scènes toutes plus glauques les unes des autres (avec la musique d'Alice Madness Returns!), et je suis rentrée un jour chez moi vers 21h, sachant que je suis partie du lieu du tournage à 19h50 (foutu bus. J'ai du rentré à pied...)

Quoiqu'il en soit, depuis, je suis un peu dans un état second, vu qu'il fallait rendre les films mercredi et on a passé toutes nos journées, au delà des horaires de cours (on a séché l'histoire pour ça \o et sommes restés tout l'après midi du mercredi) pour boucler le montage aujourd'hui. Ca a beau bien rendre, je suis exténuée ! Et même si les vacances sont là depuis samedi, il faudra toujours réviser le BAC, dont bac de français et oral, ainsi que Bac de science. En gros, ça va faire : Santé, BAC, ou Fanfic. Je n'ai le droit de choisir que deux.

Qui s'intéresse au BAC de toute façon ? Ahah 8D

Oui, bon, je suis fatiguée... [/Speak about my life]

Ah oui, aussi : J'ai été traumatisé par mes cours de français =w= les révisions, ça fait mal et ça se lit dans la fanfic. J'en ferrais surement une note au chapitre prochain, mais ne vous inquiétez pas juste : je me suis renseignée avant d'écrire !

Et la clique de lecteur s'agrandit lentement. 5 grandes lectrices, et nous savons toutes, en temps que fan des Jasdebi, que 5 est un chiffre merveilleux ! Et donc, officiellement, 6 fans du Lavi x Debi... Si je m'attendais à ce que ce couple ait autant de fan *larme à l'oeil*

Alors déjà à mon esclave, qui me supporte malgré tout :') (et encore désolééééé!)

Zazaforna : Merci en tout cas:3 et petite astuce pour tout le monde. Si vous voulez voir une photo de Debitto et Jasdero en humain, je vous invite à aller voir mon Tumblr où, sur la première page, il ya une image de Debi et Dero en humain, et c'est cette image qui m'a inspiré leurs apparences. Pour trouver mon Tumblr... Vu que je ne sais pas mettre de lien sur Fanfic, on va faire par devinette. Enfin. Vous prenez mon nom d'auteur, milleyblack, et vous y ajouter le point, « tumblr », point et « com ». Normalement, vous devriez trouver l'image après plusieurs pages sur Supernatural, The avengers, Harry Potter... Enfin, elle est au milieu. J'essayerais de la rebloguer pour la remettre vers la première page.

A Wiesely : tu as tout à fait deviner : je cherchais à te faire languir 8D C'est plus drôle comme ça. (oh mais je vais me faire harceler au lycée moi..) Pauvre chat, être nommé après un idiot...*tousse* Amoureux collégienne ? Je n'avais pas vu ça comme ça mais... En fait, t'as touut a fait raison ! C'est limite flippant xD. Et oui, je viens d'élaborer la raison pour laquelle il y a de moins en moins de roux dans le monde. Ma théorie est infaillible.

Et à notre petite nouvelle... Ovation à Toxic Obscurity !*danse de la joie* Déjà, ravi de voir une nouvelle followeuse (ma fierté d'auteur est aux anges Y.Y) et merci pour tous ces beaux compliments :) Pour ta question, ça m'embêterait de répondre, alors que je trouve justement que c'est une des questions essentiels de la fanfic. Si j'arrive à faire ce que je veux faire (Yiioshh!), tu auras la réponse.. A un moment ou à un autre !

Et une nouvelle nouvelle (AHAH!) LayaCaldin : Merci beaucoup ! J'essaye en effet de ne pas aller trop vite ! J'essaye de ne pas être trop OOC, mais ça reste dur, surtout avec Sheryl ou Fiidora qu'on connait quasiment pas...

Disclamé : Katsura Hoshino

Paring : Lavi x Debi

Rating : M

Je ne suis pas fière de ce chapitre. Déjà j'ai l'impression d'avoir foiré une partie, ensuite, J'ai peur de rendre les personnages un peu trop OOC. Je veux dire, vous verrez à la fin du chapitre, les personnages sont dans des situations auxquelles le manga ne les a jamais confronté. J'ai beau en être assez satisfaite (je pense que ce sont des réactions justes), j'ai peur que ça ne plaise pas à tout le monde. D'ailleurs, je suis quasiment sure que j'aurais des menaces de morts à la fin de ce chapitre (perso j'en ai pleuré, mais je crois juste que je suis trop émotive). Et j'ai réussi à faire coocorder le poème et l'histoire sans même lire la fin du poème Oo c'était écrit. Bref.. Malgré tout, sachez mes lecteurs que je vous aime T.T Bisous !


Chapitre 6 : Conséquences.


« L'amour est assis sur le crâne de l'humanité. Et sur ce trône de profane au rire effronté, souffle gaiement des bulles rondes qui montent dans l'air, comme pour rejoindre les mondes au fond de l'éther. [...]»


Lavi se laissa tomber, immobile, contre le mur de sa cellule. Son visage, pétrifié, n'avait pas changé depuis le moment où Debitto l'avait repoussé. Il avait beau être parti depuis plusieurs heures, la nuit avait beau avancé, il n'arrivait pas à fermer les yeux, encore moins à réagir autrement qu'avec ébahissement à propos de ce qu'il s'était passé.

Qui avait posé ses lèvres sur celles de l'autre, il l'ignorait. La scène restait flou dans sa tête. Il avait l'impression que c'était lui, mais il se souvenait vaguement avoir vu le Noah fermer les yeux et s'approcher. Mais ça devait être que le fruit de son imagination. Ca ne pouvait pas être autrement. Impossible. Juste impossible.

Le rouquin se teint le visage, tremblant. Il voulait laisser son corps céder à la panique pour comprendre, mais le peu de force que lui imposait sa raison était suffisante pour bloquer le moindre de ses sentiments. Rien que ce fait l'empêchait de se rendre compte à quel point il avait aimé ce moment, à quel point il aurait tellement voulu recommencer, et surtout, à quel point il avait été blessé de voir Debitto se retirer avec un visage indéfinissable, et s'enfuir presque aussitôt sans même dire un mot.

S'il avait réussi à réfléchir dessus, peut être se serait-il rendu compte qu'en temps normal, Debitto n'aurait jamais gardé le silence comme il l'avait fait.


De son coté, le Noah retourna en trombe dans sa chambre, le corps tremblant, les yeux le picorant petit à petit. Il ne savait pas vraiment ce qu'il s'était passé, tout ce qu'il savait, c'est qu'il devait courir, partir, s'enfuir, ne plus jamais, JAMAIS s'approcher de ce Bookman ! C'était trop nocif. Trop dangereux.

Il y avait une douleur fulgurante dans sa poitrine, qu'il n'arrivait pas à nommer. La douleur était-elle qu'il avait du mal à retenir des larmes qu'il n'aurait jamais cru pouvoir laisser couler. Son cœur se tordait, se détruisait, partant en miette comme ce monde voué à l'échec. Il avait même l'impression de subir une torture, lui dévorant des parties de son corps pour laisser couler le sang dans tout son organisme, et l'empêcher de bouger normalement. Cette maladie lui imposait également le visage du rouquin, désemparé en le voyant partir. Il en avait horreur. Il en culpabilisait.

Une telle douleur ne pouvait avoir été provoqué que par le Dieu Unique, celui qu'ils ont toujours défendus. Noé devait être furieux en sentant qu'une telle chose se produisait. Ca devait être ça. C'était essentiel que ce soit ça ! Il ne fallait pas que ce soit une quelconque faiblesse influé par le coté humain qu'il essayait toujours de renier. Il devait fuir, au plus vite.

Mais surtout, là, dans l'immédiat, il voulait parler à Jasdero. Le blond était le seul à pouvoir le comprendre, à pouvoir l'écouter. Le seul qui ne lui en voudrait pas.

Il n'arrivait pas à admettre que ce qu'il s'abattait sur lui était beaucoup plus puissant, beaucoup plus blessant, et beaucoup plus grave que la simple colère de Dieu.


Lorsqu'il arriva dans sa chambre, il vit Jasdero l'attendre avec impatience. Il s'était déjà changé, et lisait un livre près de la fenêtre. Lorsque Debitto arriva, il ne put s'empêcher un sourire qui dissipa ses problèmes. Il avait raison là dessus : son frère était la meilleure chose qu'il avait pour ça.

Il s'affala sur le lit et commença à retirer les vêtements qui ne lui allait guère – à son goût. Son frère avait levé la tête.

-Qu'est-ce que tu lis ? Demanda Debitto en se changeant.

-Les fleurs du mal, hiii ~ dit Jasdero avec un sourire.

-Les fleurs du mal ? Demanda Debitto en fronçant les sourcils. Ne le connais-tu pas déjà par cœur ?

Jasdero rit légèrement et Debitto le suivit en un pâle sourire. C'était le premier livre que Jasdero avait trouvé à l'orphelinat, et surement le seul qu'il lisait encore, et encore, et encore. Cependant, ça faisait un moment que ce livre avait été abandonné sur la table de chevet, et Debitto ne s'attendait pas à le revoir de si tôt.

-Tiens, écoute ça, hii, reprit Dero en lisant. « L'humanité bavarde, ivre de son génie, Et, folle maintenant comme elle était jadis, Criant à Dieu dans sa furibonde agonie : « O mon semblable, O mon maître, je te maudis ! » » hii... Il aurait presque pu devenir un Noah ce gars là, hiii.

-Il a fini fou, n'empêche, se souvint Debitto.

Jasdero sourit et approuva d'un signe de tête. Il se mit à parcourir les pages, mais Debitto constatait que son regard était plongé dans un vague plus que certain. Il allait surement poser une question, le brun sentait que la question allait arriver. Et il décida de le devancer.

-Jasdero... Je... Je dois te parler.

C'était déjà un début. Sans attendre, le blond releva la tête, et ne pu cacher un éclair d'avidité pendant quelques secondes Il jeta le livre sur le lit et s'approcha de son frère.

-Qu'est-ce qu'il s'est passé alors, hiii ?

Et la réalité cloua Debitto sur place. Etait-ce parce que, lentement, il retrouvait ses esprits ? Il ne savait pas vraiment, mais en tout cas, une angoisse lui prit la gorge. Devait-il vraiment le dire ? Il sentit à nouveau sa poitrine se tordre dans un tourbillon de sensation, prêt à exploser. Alors que la présence de son frère avait réussi à le calmer, l'évènement qui s'était passé tantôt revint avec violence. Mais la discussion avait déjà commencé, il ne pouvait plus faire marche arrière.

-Debii-hiii ? Il t'a fait quelque chose, hii ?

Sa gorge était sèche, et ses lèvres semblaient se celer, victimes de son silence. Plus il réfléchissait, plus il ne savait pas comment le tourner. Il avait l'impression que même la scène perdait de la cohérence dans sa tête.

-Euh... Ce... C'est à propos de ce que...

-Debittooo-hiiiii... Tu comptes pas me mentir, hii ?

Debitto releva la tête pour croiser le regard sévère de son frère. Mince. Grillé. Il se reprit très vite et se mit sous la couverture, comme si c'était plus facile sans sentir le regard de son frère sur lui. A ceci près que, même sous cette couette, il sentait la curiosité de son frère.

-Qu'est-ce qu'il s'est passé, hiiii ? Demanda Jasdero en penchant la tête. Le Bookman a fait quelque chose ?

En entendant son frangin parler de lui, son cœur se serra et quelques choses se recroquevilla au niveau de son estomac. S'il avait dû décrire l'impression, il aurait cru que son organe s'était changé en petit monstre qui, apeuré à l'idée d'être blessé, se roulait en boule. Ca devenait de pire en pire.

-Dero... Ca signifie quoi quand deux personnes... comment dire...

Il n'arrivait pas à trouver ses mots. Et puis, ce n'était pas lui le littéraire dans la famille.

-Quand deux personnes s'embrassent mais, sur la bouche, tu vois...

Debitto se mit à rougir sans comprendre ce qui lui arrivait et par réflexe, il serra d'avantage la couverture contre lui pour être sur de ne pas être vu. Mais c'était sans compter sur son frère qui, d'un coup, arracha la couverture pour le regarder.

C'est avec surprise que Debitto voyait le regard à la fois amusé et affolé.

-Il t'a embrassé, hiii ?

-J-J'ai pas dit ça ! Répliqua-t-il, encore plus rouge.

-Tu as eu envie de l'embrasser, hii ?

-M-MAIS OU TU VAS CHERCHER CA SERIEUX !

Debitto prit le coussin et le mit sur le visage de son frère, pour cacher sa propre expression. Lorsque Jasdero avait dit ça, il s'était rendu compte que la réponse à ces deux questions étaient positives. Et rien que d'y penser, il sentait son sang passer de plus en plus vite dans son corps, lancé dans un vrai marathon. Il sentait des chaleurs prendre place sur ses joues et il ne put s'empêcher un gémissement. Ce brusque changement dans son corps lui faisait mal. Il se recroquevilla. Il avait tellement horreur d'être aussi faible. Qu'est-ce qui lui était arrivé, sérieusement ? Il ne s'était jamais senti aussi mal.

-Debii-hiii ? Demanda Jasdero, qui s'était inquiété à cause du gémissement.

-E-en fait... Je... J'ai eu envie de l'embrasser... Et on s'est embrassé... M-mais ça veut rien dire hien ?

Ils e redressa brutalement, se sentant toujours penaud. Il avait encore une lueur d'espoir, il était sur que...

-Rien que le fait que tu t'inquiètes de la signification de ce qu'il s'est passé veut dire que c'est important, hiiii...

Debitto se sentit encore plus mal. Il prit son frère contre lui et cala sa tête dans la nuque du blond. Il avait peur, oh, si peur... Il ne voulait pas voir le visage de son frère. Il ne savait pas ce qu'il lui arrivait, mais rien que le fait que Jasdero restait si calme pendant que lui paniquait signifiait qu'il y avait quelque chose qu'ils n'avaient pas en commun. C'était presque aussi effrayant que tous ces sentiments nouveaux.

-Je veux plus y retourner Dero... Je veux plus.. Le voir...

Debitto resta un long moment dans les bras de Jasdero, secoué de tremblement, jusqu'à finir par s'endormir. La journée avait été très longue, très éprouvante. Même pour son jumeau. Il se rendait clairement compte de ce qu'il se passait, pas comme son frère. Et, même s'il éprouvait un picotement au cœur à cette idée, il sentait que ce qui blessait Debitto était beaucoup plus profond que ce qu'il laissait paraître.


«[...]Le globe lumineux et frêle prend un grand essor, crève et crâche son âme grêle comme un songe d'or. J'entends le crâne à chaque bulle prier et gémir. […] »


Les jours qui suivirent furent un peu plus chaotique que prévu. Sheryl et Fiidora torturaient sans interruptions dans la cave, peut être même avec plus d'intensité que toutes les fois précédentes. Pourtant, Lavi était certain que Debi n'avait pas parlé à ses bourreaux de ce qu'il s'était passé. C'était pas son genre. Ca il en était sur. Le gène Noah alors ?

Ou tout simplement, le fait qu'il semblait moins réagir quand il se faisait torturer ?

N'importe quel imbécile aurait imaginé que c'était parce qu'il était à bout de force, et à vrai dire, il aurait aimé que les Noah pensent de même. Mais eux, ces monstres pervers, voyait là de la résistance et y allait plus fort.

Une sombre idée traversa Lavi à ce moment là. Debitto était-il se genre de monstre aussi ?

Voilà la raison pour laquelle il n'arrivait pas à se concentrer sur ses douleurs. Plus il avait mal, plus son esprit se perdait dans ce seul lien. Cette sorte de bouée de sauvetage qui l'avait sauvé sur ses dernières semaines. Ce sourire, cette voix gamine de l'adolescent qui l'avait rattaché à l'espoir ou à la vie même. Pouvait-il alors l'appeler Monstre ?

Il fallait qu'il réagisse. Debitto était un Noah. C'était un ennemi. Il avait été vil et cruel dans l'arche, avec son frère. Il se souvenait bien ce qu'ils avaient fait à Krory, dans quel état ils l'avaient retrouvé au final. Alors... Pourquoi n'arrivait-il pas à le haïr ? Pourquoi lorsqu'il pensait à lui, il n'arrivait pas à se remémorer cette partie de sa personnalité ?

Aucune des tortures n'allaient à la hauteur de cette douleur là. Il était totalement déchiré sur des points auquel il ne devrait même pas penser. Même avec un allié, il ne devrait pas s'attacher ainsi. Il était Bookman après tout. Il fallait qu'il l'oublie.

Mais au moment même où il pensa à cela, il se souvint du regard troublant que lui avait envoyé Debitto avant de quitter pour la dernière fois sa cellule. Un regard inidentifiable lorsqu'on le connaissait. Plus son organisme se faisait faible, plus il imaginait l'impensable : Qu'il souffrait. Que lui aussi, il se retrouvait entre deux feux. Que lui aussi, avec un peu de chance, il...

Son cœur se serra. Il aurait tellement voulu juste continuer de le voir sourire jusqu'à ce que...

…... Comment cela pouvait se finir ?...

Il ne voyait que deux solutions au final : Mourir ou s'enfuir.

Et la première semblait être de loin la moins douloureuse.


De leurs cotés, les Jasdebi ne laissaient rien paraître. En fait, même entre eux, ce sujet était devenu tabou. Lulubelle les avait avertis, à son retour, que Sheryl comptait se défouler plusieurs jours sur les deux Bookmen, et les jumeaux avaient fait comme si ça ne les touchaient pas. Mais bien sur que ça les touchait.

Jasdero ne comprenait pas comment Debitto pouvait être aussi impassible, aussi froid. Il ne riait plus, il ne cherchait plus à faire des farces. Et cet aspect de sa personnalité, Jasdero l'avait déjà vu, et rien que l'idée de revoir ce visage renfermé lui donnait le vertige.

Ca lui rappelait ce qu'il s'était passé un jour, à l'orphelinat. Il ne savait pas le pourquoi du comment, mais un jour, Debitto était revenu en trombe dans leurs chambres. Ils devaient avoir onze ans à l'époque, lorsque le brun prit la plus grande décision de leur vie :

« Partons ! Nous ne pouvons plus rester ici, c'est trop dangereux ! Il se passe des choses horribles à ceux qui atteigne notre âge.. il ne faut pas rester ! »

Debitto ne lui avait jamais dit ce qu'il en était, mais il était resté anxieux pendant des mois, en restant refermer sur lui même. Parfois, pas longtemps, il s'absentait pour des raisons inconnus, revenant toujours avec de la nourriture qu'il avait volé. Evidemment, Jasdero avait fini par lui faire entendre raison et forcer Debitto à laisser ses instincts de coté : Il avait prit l'habitude de tout prendre sur lui même, alors que Jasdero n'était plus l'enfant faible qui demandait l'aide de son grand frère. D'ailleurs, l'avait-il réellement un jour été ? Surement que dans la tête de Debitto.

Mais autant, à ce moment là, il avait su comment requinquer son frère, autant à présent, ça ressemblait à une mission impossible. Quand il essayait de lui en parler, Debitto évitait le sujet.

Un jour, cependant, Tryde leur informa que le Comte voulait les voir.

Les deux jumeaux se dirigèrent vers cette dite salle, les pieds trainant, sans motivation. Ca faisait longtemps qu'ils n'avaient pas été convoqué tiens... Ils ouvrirent la porte, pour voir le Comte se balancer, comme à son habitude, sur son rolling-chair.

-ah, les Jasdebi, dit le Comte en se balançant. J'ai besoin de vous pour une mission.

-Qu'est-ce qu'on a fait de mal pour ça ? Lança Debitto d'un air ennuyé.

-Vous devriez en être ravi, répondit le Comte avec son éternel sourire sur le visage. Je veux que vous allez porter main forte à Tykki et Wisely.

Les jumeaux partagèrent un regard d'incompréhension.

-On sait bien que Tykki ne peut rien faire tout seul, hi, mais pourquoi ? Demanda Jasdero en entortillant une mèche de ses cheveux autour de son doigt.

-Je croyais qu'être déjà deux sur l'affaire, c'était énorme, continua Debitto.

-En effet, mais la partie du problème dont vous allez vous occuper de ne concerne qu'à peine Walker, ehehehh.

-C'est-à dire ? Soupira Debitto.

Ca sentait encore la mission foireuse.

-La congrégation a envoyé quelques exorcistes à la recherche de Yuu Kanda, considéré comme un déserteur, expliqua le Comte en se levant. Et si nous laissons encore la congrégation s'approcher de Walker...

-On aura de plus en plus de mal à le faire rejoindre nos rangs, hi ! Dit Jasdero comme s'il récitait une leçon.

-Donc, on doit aller éliminer ces exorcistes ? Demanda Debitto, ennuyé.

-Pas du tout, eheh. Dit le Comte avec un grand sourire. Il faut qu'ils rentrent les mains vide. Il faudrait que vous faites diversion et les éloignait de la ville où se trouve le Quatorzième.

-Et on nous envoie nous parce que...? demanda Debitto, suspicieux.

-Vous êtes les plus doués pour mettre tout sens dessus-dessous, n'est-ce pas ?

Les jumeaux se regardèrent et leurs visages, même celui de Debitto, se tordirent d'un sourire. Quel meilleur moyen de se changer les idées?


C'était le milieu de l'après-midi. La température était agréable, bien que les nuages qui couvraient le ciel étaient bien gris. Au milieu de la rue, trois exorcistes marchaient côte à côte : les mieux appropriés pour cette mission.

Lenalee Lee était à la tête, suivit par Marie Noise, et Chao Ji. Tous avaient été choisi par rapport à leurs relations avec les personnes recherchés. Ou plutôt, la personne.

-Pourquoi Kanda a quitté la congrégation après y être revenu... demanda Lenalee au bout d'un moment. Il n'aurait pas été considéré comme un traitre...

-J'imagine qu'il avait besoin de l'innocence, répondit Marie en lui emboitant le pas.

-Mais pourquoi faire ? Et... S'il devenait un rejeter ? S'il faisait quelque chose que l'innocence ne devrait pas faire ?

Lenalee était désespérée. Elle avait vraiment peur pour Kanda. Elle avait déjà perdu Lavi, puis Allen... Et maintenant lui aussi ? Ca lui faisait si mal.

-Je trouve ça abérant qu'on se préoccupe plus de Kanda que de Walker, soupira Chao ji au bout d'un moment. Je veux dire... D'accord, Kanda est parti, mais s'il devient un rejeté, on ne peut rien y faire. Par contre, Walker devient un danger, et...

-Chao Ji, le gronda Marie. Tait toi s'il te plait.

-Quoi, c'est vrai n-..

-J'entends quelque chose.

Les trois exorcistes s'arrêtèrent immédiatement, regardant Marie qui avait les oreilles aux aguets.

-Des Akuma ? chuchota Lenalee, prête à activer son innocence.

-Et si au lieu de vous reposer sur votre ouïe, vous regardiez un peu ? S'exclama une voix railleuse au dessus d'eux.

D'un même geste, les exorcistes levèrent la tête. Lenalee activa immédiatement ses bottes en reconnaissant les personnes qui se trouvaient en haut du building. Les deux jumeaux Noah les regardaient avec un sourire mesquin

C'était très amusant de voir l'incompréhension dans le regard des trois exorcistes. A croire qu'ils ne s'attendaient pas à ce que la mission soit périeuse. Ou du moins, à trouver les deux jumeaux sur leurs chemins. Debitto nota seulement deux visages connus. Le troisième, le plus grand, ne lui disait absolument rien. Les frères se regardèrent, puis, lancèrent un regard aux exorcistes.

-Relax, princesse, dit Debitto avec un rictus. On est pas là pour se battre.

-Ou presque, hihihih, ricana Jasdero.

-Si vous êtes là ça veut dire... Qu'est-ce que vous avez fait à Kanda ! Et Allen ? S'exclama la brune, inquiète.

Le regard de Debitto s'assombrit un instant, puis..

-Jasdero, j'ai une idée de jeu, dit-il avec un vilain sourire. Que dis-tu de tuer des humains ici et là et voir ce que les exorcistes comptent faire ?

-Hihi~ ça à l'air amusant.

-Vous êtes des monstres ! Cria Chao Ji, ébahi.

-Quoi, on s'ennuie. Vous aussi ça vous arrive de tuer des fourmis, non ? Répondit Debitto avec un sourire carnassier.

-On ne vous laissera pas faire ! S'exclama la brune en se lançant sur eux avec ses bottes.

-Ouah, hihihi ! Rit Jasdero. La princesse sait être utile maintenant ?

-C'est marrant, j'en avais pas le souvenir. Se moqua Debitto.

Il évita de peu un coup de botte sur la tête.

-Elle a la rage la princesse, ricana-t-il.

Il sentit derrière lui une nouvelle attaque et un son. De son coté, Jasdero faisait face au newbie. D'un commun accord, les jumeaux sortirent leurs flingues.

-BOOM : ROUGE ! Sortirent-ils en même temps.

Le combat venait de commencer.

Comment avaient-ils vraiment fait ? Ils étaient juste géniaux, c'est tout. En tout cas, ils avaient réussi à entrainer les exorcistes très loin de l'endroit où devait se trouver Walker et l'autre abruti aux cheveux longs. Ils avaient causé beaucoup de dégat, impliqué énormément d'Akuma, mais les exorcistes les avaient suivit, infatigables, persuadés que, s'ils se battaient, c'était pour protéger quelque chose : ce qui était vrai. Mais l'idiotie humaine rattrape même les exorcistes possesseur du pouvoir légué par le Dieu Menteur. Ils n'avaient pas vu la diversion et le plan des Noah avait bien été réalisé. Cependant, maintenant qu'ils devaient s'eclipser, ils n'en avaient pas les moyens. Contrairement à Road, ils ne pouvaient pas ouvrir les portes de l'arche ou quoique ce soit. Ils avaient beau envoyé des akuma, le fait qu'ils n'avaient pas le droit d'en envoyer des puissants (ceux-ci devaient servir à Wisely et Tykki uniquement) rendait cela un peu inutile. Mais sans pour autant arriver jusqu'à faire une fusion, ils arrivèrent du moins à les affaiblir. Ils ne semblaient pas plus en état de combattre que de se replier, c'est pourquoi ils furent surpris de voir que les Noah ne cherchaient pas à les achever.

-Rentrons, Jasdero, dit Debitto avec un sourire mesquin. Ils ne sont même plus drôle à jouer.

-QU'EST CE QUE VOUS COMPTEZ FAIRE D'ALLEN ? Ne put s'empêcher de crier Lenalee, folle d'inquiétude.

Elle savait très bien que les Noah recherchaient aussi Allen, parce qu'il était le Quatorzième. Mais vu que celui-ci était aussi un traitre... Allen était en danger non ? En tout cas, en les voyant partir, elle avait eu peur de ne pas avoir de réponse.

Mais elle avait dit pile ce qu'il ne fallait pas. Même Jasdero ne vit pas le coup partir.

Le coup violent que Debitto lança sur le visage de la petite Lee.

-Allen par ici, Allen par là, un peu de Kanda... Voilà exactement pourquoi je déteste les humains, cracha Debitto en essayant de canaliser sa colère.

-D-debi-hiii... s'inquiéta Jasdero, semblant comprendre ce qui venait d'énerver son frère.

Ca semblait évident. Jasdero ne comprenait pas comment il n'avait pas pu s'en rendre compte plus tôt. Comment ce lien avait pu faillir un seul moment. Ce qu'il se passait, là, il aurait pu, il aurait du le voir venir ! Debitto prit Lenalee par les cheveux, sans ménagement, cherchant délibérément à lui faire mal comme le ferait un enfant avec une fillette qui l'aurait embêter. Il brûlait de rage et de cruauté, mais ça se sentait, malgré tout, que la raison avait une certaine puérilité. Ou du moins, qu'elle n'aurait pas dû être celle d'un Noah.

-On détient vos précieux Bookmen, lui murmura-t-il, parfaitement audible, avec un sourire mauvais. Pas de p'tit mots pour eux ? Ils ne vous importent pas, n'est-ce pas ?

Les yeux de la fille se remplirent de larmes et Debitto donna un coup de pied dans ce visage avant de la lâcher. Il était furieux.

-Q-Qu'est-ce que vous leurs avez..

-Alors maintenant on s'y intéresse ? Railla-t-il.

-Debiii~hii, on rentre ! Dit Jasdero en lui prenant le bras.

-Tss...

Le brun se calma un peu, et parti avec son frère, laissant les exorcistes à leurs places : mal en point mais vivant.


-Debitto, il faut qu'on parle, hi.

-Lâche moi Dero.

-Debitto, parle moi, hiiiiii !

-Je ne veux pas en parler !

-DEBITTO !

Jasdero lui coupa le passage. Ils venaient de faire un résumé au Comte sur ce qu'ils s'étaient passé, et mené par Debitto, ils avaient soigneusement éviter de parler de la crise de colère du brun. D'une façon détourné, ils ont dit avoir parlé des Bookmen, et c'est avec surprise qu'ils avaient vu le Comte approuver cette initiative. Mais depuis qu'ils avaient quitté la salle du Comte, Debitto évitait soigneusement le regard de son frère. Cela rendait le blond totalement fou. Comment pouvait-il ainsi l'ignorer ? Ils étaient le lien ! Il ne pouvait rien lui cacher ! Alors... alors...

-N'agit pas comme si ça ne me concernait pas également, Debi-hii !

-Je ne veux pas en parler, dit Debitto en évitant encore son regard. C'est si difficile à comprendre ?

-Fait pas style~hii ! Debi, j'ai surement mieux comprit que toi ce qu'il se passait, alors tu vas me faire le plaisir de m'écouter !

Le brun fronça les sourcils puis, amorça un geste pour dépasser son frère. Jasdero craqua et lui donna un coup de poing.

-Mais t'es malade ? S'exclama Debitto en se tenant la joue.

-Tu ne m'écoutes pas, il faut bien que je fasse quelque chose, hi !

Debitto serra les dents. Il n'avait vraiment pas envie de discuter mais...

-Si tu veux parler, on le fait pas dans le couloir ! Gronda-t-il. J'ai pas envie que...

-Que les autres apprennent que t'as des sentiments pour le Bookman, hii ?

Il y eut un long moment de silence. Puis, Debitto se mit à rougir et à regarder son frère, paniqué.

-N-N'importe quoi ! C'est pour les humains ça ! Et puis, de lui ? Non mais j'sais pas ce que tu as pris mais...

-À d'autres, hi ! Railla Jasdero. Je suis pas débile, tu sais, hi !

-Alors fait pas semblant de l'être ! Répliqua Debitto d'un ton venimeux en retournant vers sa chambre.

Cette réflexion vexa énormément Jasdero. Il se mit tout de même à poursuivre son frère.

-Bien sur, t'as voulu l'embrasser pour le délire, hi ! Ironisa Jasdero. Si tu veux te taper des humains, évite ceux qu'on torture, hi !

Ca cloua Debitto sur place et il se retourna vers lui. Jamais auparavant il s'était disputé avec son frère, encore moins en employant des termes aussi violent.

-Tu te rends compte de ce que tu dis ?

-Faut savoir alors, hi ! S'énerva Jasdero. Et puis apparemment ya que ça pour te faire réagir !

-Me faire réagir ? Me faire réagir ? Me faire réagir sur quoi, Dero ? Tu veux que je « réalise » avoir des sentiments pour ce gars ? Mais pourquoi faire hein ? Je te rappel qui il est ou tu peux te démerder sans mon aide là dessus ?

-Debitto, ce que je veux dire, c'est...

-Ce que tu veux dire c'est de la merde ! Siffla Debitto. C'est un ennemi ! Mais d'accord ! Admettons ! Admettons qu'on suive ton délire ! T'as conscience de ce que ça voudrait dire ? Mais bien sur, tout le monde sait que le Comte laissera ça passer sans problème !

-Debitto, arrête, hi... Ce que j'essaye de te dire c'est que je ne veux pas que tu me mente, hi !

Jasdero était au bord des larmes, il se sentait de plus en plus mal. Jamais encore Debitto n'avait à ce point élevé la voix contre lui, était aussi désagréable. Bien sur, il avait sa fierté, mais à ce point c'était... dur. Normalement, quand Jasdero était dans cet état, quoiqu'il se passe, Debitto se calmait pour lui, c'était l'ordre des choses. Alors pourquoi ça ne s'arrêtait pas ? Pourquoi Debitto élevait encore la voix ?

-J'ai rien à dire ! Répliqua la voix enroué de Debitto. Absolument rien à dire ! Il y a des choses qu'on ne partage pas ! Essaye de grandir un peu Dero !

Jasdero craqua et resta paralyser sur place. Il pleurait, son maquillage coulait, et ce n'est qu'à ce moment là que Debitto se rendit compte de sa connerie. Qu'il se rendait compte à quel point quelque chose avait changé. Que pour que ça aille aussi mal, c'est qu'il était allé trop loin.

-Dero... Pardon je...

-Va-t-en, Debi ! Dit Jasdero en essayant de calmer ses pleurs.

-Dero...

-JE VEUX PAS TE VOIR !

Jasdero ferma violemment la porte de la chambre qu'il partageait avec son frère, laissant celui-ci dehors. Debitto se sentait mal. Il avait amené son frère à un tel état ? Il avait même perdu son tic... Pourquoi... Non non... Comment avait-il pu... Debitto poussa une plainte en tapant à la porte.

-Jasdero ! Je suis vraiment désolé ! Je ne voulais pas dire ça ! Je te jure que je ne voulais pas dire ça ! Dero... DERO !

Il sentait les larmes commencer à couler sur son visage. Non non non. Pas lui. Pas Dero. Il ne voulait pas. Pas Dero.

-DEGAGE ! DEGAGE ! Hurlait son frère.

Debitto sentait qu'il n'arriverait pas à calmer son frère, tout comme il n'arriverait pas à se calmer lui même. Tant qu'il n'aura pas mit au point ce qu'il avait dans sa tête, il ne pourrait pas aider son frère. Il ne pouvait plus retenir ses larmes et essaya d'ouvrir la porte, mais Jasdero l'avait bien fermé. Il sentait son âme se tordre au possible. Il ne voulait pas que ça aille mal avec son Dero.

-Pardon... Pardon... Pardon...

Il resta un moment devant la porte à sangloter ses mots. Mais Jasdero resta froid et impassible, pleurant silencieusement dans sa chambre. Il ne voulait pas voir son frère.


«[...] « Ce jeu féroce est ridicule . Quand doit-il finir ? Car ce que ta bouche cruelle éparpille en l'air, monstre assassin, c'est ma cervelle, mon sang et ma chair ! » »

Vieux Cul de Lampe – Charles Beaudelaire.