Chapitre VII
P.O.V Normal :
-''Serpentard !''
…
….
L'annonce du choixpeau laissa la salle plongée dans un silence inhabituel.
Alors, lentement Lena retira le chapeau et le pausa délicatement sur le tabouret avant de se dirigeait la tête droit et le regard fier vers la table des verts et argents. Et tout aussi gracieusement elle s'y assit, ses yeux ambrés n'exprimaient aucunement le trouble et la gêne qu'elle éprouvait en cet instant. Il y avait bien des choses que Selena Granger avait enseignées à sa fille, notamment cette assurance particulière dont savaient faire preuve les serpentards lors de situation inconfortable. Malheureusement, Lena avait plus hérité du côté rêveur et tête en l'air de son père que des aptitudes de sa mère. Durant la terrible distance qui la séparait de la table des serpents, elle dû faire appel à toute sa concentration pour éviter de trébucher et adressa une rapide prière pour que personne ne remarque la chaleur qu'elle sentait monter au niveau de ses joue.
Au moment où elle prit place à la table des verts et argents, l'étonnement laissa place aux brouhahas : Granger...blabla...Hermione Granger...blabla... moldu... sang de bourbe... blabla... serpentard? Granger ?
Soudain, un léger applaudissement retentit dans la salle. Les élèves en cherchèrent la source, qui n'était autre qu'un Albus Dumbledor souriant derrière ses lunettes en demi-lune. Il fut bientôt rejoint par les professeurs et quelques élèves de différentes maisons (dont très peu de serpents).
Lorsque les ''acclamations'' commencèrent à se tarir, le directeur de Poudlard se leva, replongeant la salle dans le calme.
Le vieil homme regarda longuement la pièce. Ce n'était pas son premier discours, ni le premier qu'il devait faire pendant une période de crise. Le monde des sorciers s'était déjà retrouvé en danger, bien des fois auparavant. Il regarda Harry assis à la table des gryffonds, tout comme son père et sa mère l'étaient avant lui. Ses meilleurs amis assis de part et d'autre, sourire aux lèvres et le regard brillant. Le directeur savait que cette année serait sûrement décisive, non pas seulement pour ses jeunes gens mais aussi pour la communauté magique.
Il soupira, de telle manière que personne ne le remarqua. Peu importe l'avenir, Albus Dumbledor protégerait ses élèves tant qu'il le pourrait.
Mais pour l'instant, il était temps pour le directeur de Poudlard de prendre la parole.
-''Je pense que le discours du choixpeau est, comme chaque année, très éloquent et assez pertinent. J'ajouterais juste que le couvre feux sera désormais à 20h pour TOUS les élèves. Dumbledor enchaîna directement, faisant fit des protestations, Je vais donc passer directement à la présentation de votre nouveau professeur de défense contre les forces du mal.'' Il tendit le bras en direction d'une femme aux long cheveux blond, avec un visage assez rond, un nez droit sur lequel était posée une paire de lunettes fine et arrondie dont les verres bleu cachaient la couleur de ses yeux. Elle portait une robe de sorcière noire, très classique, qui contrastait avec ces binocles aux verres teintés. ''Le professeur Débora DeCrimson''. La jeune femme, qui devait avoir la trentaine, se leva, inclina légèrement la tête en guise de salutation avant de reprendre sa position initiale. '' Merci Débora. Deux nouveaux prefet-en-chef ont également été nommés cette année : Miss Hermione Granger des Griffondors, nouvelle qui fût accueillit par une ovation des griffonds et la huée des serpents, les autres maisons se contentant d'applaudir. Hermione pris une jolie teinte rosée, et de Mr Drago Malfoy des Serpentards''. Le blond se limita à jeter un regard autour de lui, un rictus sur son visage avant que celui-ci ne reprenne son impassibilité. Ce furent au tour de ces derniers de ce lancer dans un vacarme d'acclamation alors que les gryffondors protestaient. Le professeur Dumbledor leva ses mains en signe d'apaisement et le silence se fit entendre de nouveau. ''Bien, sur ce, je ne vais pas m'éterniser. J'ai hâte de goûter à la soupe de potiron. Alors, bonne appétit.'' A peine le directeur fût-il assis que les plats apparurent sur la table. Les élèves purent commencer avec empressement et pour le plus grand bonheur d'un certains rouquin, à manger sous un magnifique ciel étoilé.
P.O.V Lena :
''Maintenant que le repas est terminé, veuillez suivre vos préfets vers vos dortoirs.''.
Les élèves commencèrent à se lever et à se rassembler autour de leur préfet respectif. Je me mis debout à mon tour pour rejoindre un groupe de serpentard, enfin, c'est ce que j'aurais fait si je n'avais pas repéré ma très chère cousine en train de fendre la foule dans ma direction. Je fis donc ce qui me sembla le plus approprié...et pris la poudre de cheminette aussi loin que possible de la lionne en me mettant à slalomer entre les étudiants, direction la sortie de la grande salle. Action assez compliquée, je bousculai quelques élèves au passage et grommelai un ''désolée'' sans détourner les yeux de mon objectif : la porte. Et non, je n'étais pas en train de fuir mais d'effectuer un replis stratégique. Je n'étais pas assez folle pour me lancer dans une discussion animée avec Hermione en plein milieu de la salle.
La porte étant proche, je me risquai à jeter un rapide coup d'œil par dessus mon épaule. J'aperçus la crinière de la lionne qui accélérait l'allure pour me rattraper. J'augmentai la cadence à mon tour, et me retrouvant à la limite entre la marche et la course.
Ok, j'avoue, je fuyais lamentablement, mais avant de se moquer où de m'adresser des reproches, vous êtes-vous déjà retrouvé nez à nez avec un animal féroce, acculé, sans aucun moyen de vous échapper ? Je préférais encore subir les foudres de Maugrey que de me retrouver devant cette bête là. Il est vrai que je serais bien obligée de parler à 'Mione...mais demain, pour le moment, je n'avais qu'une envie, me débarrasser de ma poursuivante et aller me coucher.
Je franchis enfin la double porte pour me retrouver dans le hall et me fis emporter par la vague d'élèves qui montaient vers les étages.
Après de nombreuses tentatives ratées, je réussis tant bien que mal à m'extraire de cette marée humaine et me retrouvai dans un couloir désert et faiblement éclairé. Je soupirai et me laissai clisser le long du mur. Pas d'Hermione à l'horizon. Je décidai d'attendre quelques minutes avant de me remettre en route.
Repliant mes jambes contre ma poitrine et les encerclant de mes bras, je souris. Ma technique d'évitement de la Hermione en colère avait été perfectionnée avec les années. Je me rappelais de la première fois où j'avais essuyé les réprimandes de la brunette (enfin la première dont j'étais capable de me souvenir). On devait avoir six ans et c'était la première fois que je venais passer mes vacances d'août chez elle depuis mon déménagement en France un an auparavant. J'avais eu le malheur de déchirer son livre d'image préféré (sur les contes de fée)...
Depuis cette épisode, j'avais pris soin d'éviter ma cousine pendant ses sautes d'humeur. J'adorais Hermione mais elle avait un léger (gros?) problème de maîtrise de la colère. Pour remédier à ça, je lui avais offert une jolie balle en mousse rose pour évacuer ses frustrations...elle n'avait pas vraiment apprécié la chose.
Je soupirai. Le bruit de passage des élèves dans les escaliers avait cessé, je me relevais donc et me mis en route pour le dortoir. Je m'immobilisais au niveau des escaliers. Le dortoir...des serpentards...je ne savais pas où il était si ce n'est qu'il devait se situer quelque part dans les cachots. C'était déjà un début. J'entrepris de descendre les marches que j'avais gravit précédemment direction les cachots.
Une fois dans le hall, je trouvais assez facilement les escaliers qui menaient aux sous-sols. L'endroit était froid et sombre, comme le sont les cachots et les couloirs faiblement éclairés par des torches fixées sur les murs qui projetaient des ombres pas vraiment rassurantes. Couloirs que j'arpentais maintenant depuis une dizaines de minutes sans trouver le moindre indice sur l'emplacement de mon dortoir. La plupart des portes que j'avais essayé d'ouvrir étaient fermées, une avait donné sur une pièce vide et deux autres sur ce qui semblait être des placards à balais.
J'allais me résigner à passer la nuit dans le hall quand j'entendis l'écho de pas dans le couloir en face de moi. Revigorée par cette lueur d'espoir, je me dirigeai hâtivement vers la source de ce bruit et aperçus bien vite une silhouette qui se déplaçait dos à moi. A en juger par sa tenue, il s'agissait d'un élève.
-''Hey, attend moi !''.
La silhouette s'arrêta et se tourna vers moi. Je courus pour le rejoindre en demandant à ma bonne étoile de ne pas me lâcher maintenant.
Bingo, fût ma première pensée quand je pus distinguer la couleur de son uniforme à la lueur d'une torche. Un serpentard. Il s'agissait d'un garçon d'environ 1m80 qui me fit l'effet d'être une naine avec mon mètre 65. La peau noire, les pommettes hautes et les yeux en amandes, abordant une expression franche et amicale. Il m'observait tout en attendant patiemment que je prenne la parole, ce que je fis :
-''Merci, dis-je, je suis une nouvelle élève de serpentard et je me suis perdue. Ça t'ennuierait pas de me montrer le chemin du dortoir, s'il te plait?''. Le garçon ne réagit pas, et continua à me regarder. Je m'étais pourtant exprimée clairement. Une idée me vint, je tendis ma main et ajoutai : ''Je m'appelle Le...
-Lena Granger,'' me dit-il d'une voix amusée, tout en continuant à me dévisager.
-''Je suis Blaise, Blaise Zabini, me répondit-il tout en serrant ma main cette fois-ci. Ton arrivé n'est pas vraiment passée inaperçu.''
Heureusement qu'il faisait sombre, il ne pus ainsi pas remarquer que je rosissais légèrement pendant que je retirais ma main de la sienne. J'avais épuisé mon self-control pour la soirée.
-''En effet.''Quelle éloquence Lena.
Blaise me détailla encore pendant une minute, où je remerciai encore une fois l'obscurité des lieux, puis, il eut l'air de trouver la situation assez drôle, me sourit et pointa du doigt la direction qu'il était en train de suivre en ajoutant : ''C'est par là, tu viens ?''. En guise de réponse, je me contentai de le suivre.
Premier couloir à droite, encore à droite à l'intersection, puis troisième couloir à gauche et...
-''C'est vrai que, la première fois, les dortoirs sont assez dur à trouver''.
Je sursautai presque en entendant sa voix. J'étais tellement concentrée sur le chemin que j'en avais presque oublié mon guide. Celui-ci me regardait toujours aussi amusé. Personnellement, je ne comprenais pas pourquoi.
-''C'est pour ça que les préfets conduisent les nouveaux. Pourquoi n'as-tu pas suivit les autres premières années ?''
-''Je sais pas... le goût de l'aventure peut être, répondis-je ironiquement. Voyant qu'il était tout à fait sérieux, je repris : ''Disons que j'ai dû échapper à la colère d'une harpie (désolée Hermione) et que je me suis perdue dans ma fuite''. Il haussa un sourcil en attendant que je développe mon explication. Pour m'a part, je n'avais pas envie d'évoquer ce sujet avec un inconnu, aussi me contentai-je de reporter mon attention sur le chemin que nous empruntions.
-''Tiens, c'est là, me dit-il en désignant une partie du mur en pierre. Le mot de passe est Basi...''
Il n'eut pas le temps de finir que la porte (car c'était bien une porte) s'ouvrit pour laisser passer Drago Malfoy. Il devait avoir quasiment la même taille que Blaise et avait dû abandonner sa robe de sorcier dans le dortoir, puisqu'il portait uniquement la chemise blanche et le pantalon noir de l'uniforme avec une cravate aux couleurs de sa maison.
A la lueur du feu, sa peau, comme ses cheveux, semblait plus pâle qu'à l'accoutumé, et ses yeux brillaient d'une chaleur sûrement empruntée aux flammes qui s'y reflétaient. Je pus presque y distinguer quelque chose qui ressemblait à de l'étonnement, bien vite remplacé par son masque de froideur qui, apparemment, était chez lui habituel. Où peut-être lui avais-je attribué mon propre étonnement. En tout cas, il sortit de la salle commune tout en me bousculant au passage : ''Tu viens'' dit-il, sur un ton qui faisait plus penser à un ordre qu'à une question.
Blaise se tourna vers moi : ''Le mot de passe est basilic. Tu trouveras le dortoir des filles de 7ème année au deuxième étage sur la droite. A plus Lena, me dit-il dans un sourire avant de tourner les talons et de courir à la suite de son « ami ? » qui n'était quasiment plus visible.
Je restai un moment là à les regarder disparaître dans le noir...puis je me glissai rapidement dans l'ouverture avant que les portes ne se referment.
Fatiguée, je ne m'attardai guère dans la salle commune uniquement éclairée par un feu de cheminé et me dirigeai vers l'escalier qui semblait mener aux dortoirs.
Au deuxième étage, j'ouvris la porte de droite comme me l'avait indiqué Blaise, et me retrouvai dans une pièce sans éclairage qui comportait six lits à baldaquin, dont cinq des rideaux étaient tirés. Je me dirigeais donc vers le seul lit libre au fond de la pièce. Je fermai les tentures pour avoir plus d'intimité et pour éviter de réveiller mes camarades en allumant ma baguette en murmurant un ''lumos''. A la lumière, je pus voir que l'étoffe était d'un velours vert sombre et le lit en ébène ciré. Le matelas était confortable et assez grand pour y dormir à deux.
Je me changeai et me glissai dans les draps d'un vert émeraude. Ma tête eut à peine le temps de toucher les oreillers que je sombrais déjà.
P.O.V Hermione :
''Maintenant que le repas est terminé, veuillez suivre vos préfets vers vos dortoirs.'', décréta le professeur McGonagall.
Je me levai prestement et tirai Ron par la manche de sa robe pour qu'il m'imite. Les première année commençaient déjà à se regrouper autour de moi. Mais j'avais d'autres projets.
-''Les premières années, par ici s'il vous plaît. Dis-je pour capter l'attention de ceux qui étaient encore distraits. C'est le préfet Ronald Weasley qui va vous conduire jusqu'au dortoir. Restez bien groupés.''.
Soudain je me sentis tirée en arrière. C'était Ron qui me tenait par la manche comme je l'avais fait un peu plus tôt. Il me prit à part et demanda :
-''Comment ça c'est moi qui vais les conduire ? Tu es censée le faire avec moi, madame la préfète-en-chef.
-Oui je sais. Je dois parler à Lena et je te rejoins après.'' Ron me regarda droit dans les yeux, je ne détournai pas les miens. Il dut comprendre que je n'en démordrais pas car il finit par baisser les siens puis lâcha ma manche tout en soupirant.
-''Ok, mais tu me le revaudras.'' me dit-il en souriant. Puis il passa sa main gauche dans ses cheveux flamboyant afin de leur donner un effet décoiffé avant de retourner auprès des élèves. Je lui tournai le dos et l'entendis dire ''les gryffondors, suivez moi'' tandis que je m'élançais en direction de la table des serpents.
La foule d'étudiants rendait la traversé de la grande salle difficile mais je finis par repérer Lena qui s'était levée et s'apprêtait à rejoindre un groupe de nouveaux serpentards.
Elle m'aperçut et...se hâta en direction de la sortie. Par Merlin, elle était en train de s'enfuir. Bien. Ma cousine décampait devant moi, signe évidant qu'elle avait quelque chose à se reprocher. Depuis qu'on est enfant, Lena avait toujours eu tendance à s'envoler à chaque fois qu'elle venait de faire une gaffe. Et ne réapparaissait que plusieurs heures plus tard, avec un air penaud.
Pas cette fois Lena Isabella Granger, pensai-je en accélérant le pas.
Je l'avais quasiment rattrapée quand deux première année de pourfsouffle me barrèrent le passage.
-''Euh...commença le jeune garçon, excusez-moi mais on a perdu le préfet des poufsouffles et on ne sait pas comment se rendre au dortoir.''.
Je regardai le garçon et son ami, un garçonnet chétif qui semblait avoir peur que je me mette en colère contre eux pour avoir perdu leur groupe. Puis je fixai Lena qui continuait à louvoyer entre les élèves. Si je plantais ces deux-là j'avais toujours le temps de la rattraper. Je reportai mon attention sur les retardataires. Mais à quoi je pensais. J'étais la préfète-en-chef, et mon devoir était de m'occuper des élèves.
-''Allez, suivez-moi. On va retrouver votre groupe. Et, surtout, ne vous éloignez pas cette fois-ci.''. J'eus juste le temps d 'apercevoir Lena franchir le seuil de la grande salle avant de me lancer dans la recherche des préfets de poufsouffle avec mes deux égarés.
Ne parvenant pas à trouver les préfets dans la salle, j'avais dû conduire les jaunes et noirs auprès de leur directrice, le professeur Chourave, me permettant par la même occasion de pouvoir quitter les lieux.
A présent, j'étais devant le tableau de la Grosse Dame :''Bien le bonsoir Miss Granger, le mot de passe ?
-Abraxan.''
Le tableau coulissa, laissant place à l'entrée du dortoir des Gryffondors. Je m'engouffrai dans l'ouverture. La salle commune était déserte à l'exception de Ron et Harry qui parlaient tranquillement assis devant le feu.
-''J'te le dis. Les première année sont de plus en plus petit.
-Où c'est toi qui est de plus en plus grand Ron, dit Harry en riant.
-Alors, t'as pu parler à Lena ? Me demanda Ron pendant que je m'écroulais sur le fauteuil juste à côté.
-Non, j'ai été arrêtée par deux première année perdus.
-Tu la verras demain. Et puis, c'est pas toi qui disais que tous les serpentards n'étaient pas forcément mauvais ? Me demanda Ron.
-C'est pas pour ça. Elle s'appelle Granger. Tous le monde va savoir qu'elle est ma cousine. Ça risque de lui causer des ennuis.
-Mais pour l'instant, on ne peut rien y faire. Ne t'inquiète pas. On sera là pour l'aider s'il lui arrive quelque chose.''
Que pouvais-je répondre à ça. Lena était à serpentard et on ne pouvait plus rien y changer. Ron avait au moins raison à ce sujet.
-''Je vais me coucher, nous informa Ron en se levant. Tu viens Harry ?
-J'arrive, dit ce dernier en se levant à son tour.
-Bonne nuit Hermione,'' lancèrent les garçons en cœur avant de monter les escaliers.
Je me relevai à mon tour et m'approchai de la cheminé. Je ne pouvais pas m'empêcher de songer à ma cousine. Seule. Au milieu des verts et argents. Car, même si certains étaient presque sympa, l'ordre savait que d'autres étaient liés aux mangemorts.
-''Lena est capable de se débrouiller, Me dit la voix de Harry dans mon dos.
-Tu sais très bien ce qu'elle risque, protestai-je tout en me retournant.
-Ils ne tenteront rien à l'école. Du moins, pas pour le moment. Va dormir Hermione. C'est ce qu'il y a de mieux à faire pour l'instant.'' Affirma -t- il en souriant.
Son sourire avait toujours eu le don de provoquer le mien. ''Bonne nuit Harry,'' lui répondis-je en souriant à mon tour. Il tourna alors les talons et gravit les marches jusqu'au dortoir des garçons.
Je savais qu'il avait raison. Celui-dont-on...Voldemort, n'avait pas bougé de tout l'été et il ne bougerait sûrement pas avant que son plan (quel qu'il puisse être) soit prêt. De plus, le fait que Dumbledore soit toujours vivant constituait un atout majeur.
Je me dirigeai donc plus sereine vers le tableau accroché à côté des escaliers. Il représentait un lion qui venait d'attraper une antilope. ''Acromantula''. Le tableau bascula en laissant apparaître l'entrée de mes appartements de préfète-en-chef.
Ma nouvelle chambre était spacieuse, avec un grand lit à baldaquin, une armoire et deux portes, une sur le côté et l'autre en face de moi. Bien sur, elle était entièrement décorée aux couleurs rouge et or. Le tableau se referma, laissant apparaître son jumeau exact. Ce passage me permettait de me rendre directement de ma chambre à la salle commune des gryffonds. N'ayant pas encore eu le temps de visiter les lieux, je commençai par ouvrir la première porte à ma gauche.
Celle-ci s'ouvrait sur ma salle de bain privé. Une jolie baignoire en émail rosé avec des robinets couleurs or. Sur le pan opposé du mur était présent un lavabo de la même émaille et au dessus, un miroir qui prenait toute la largeur du mur. Plutôt contente de ma nouvelle salle d'eau, je refermai la pièce et allai ouvrir la deuxième porte.
Derrière se trouvait la salle commune que je devrais sans doute partager avec l'autre préfet-en-chef. Cette idée ne m'enchantais pas.
La salle était plutôt grande et décorée au couleur des deux maisons. Et, contre toute attente, le résultat était pas mal du tout.
Là encore, la pièce comportait deux portes. Une en face de ma chambre, au dessus de laquelle était écris en lettre d'argent Drago Malfoy, et l'autre à ma gauche, qui devait être la sortie de la salle commune se situant au quatrième étage.
L'agencement de la salle était telle que l'on pouvait distinguer trois espaces différents. Une grande table en bois noir occupait la plus grande partie du lieu et devait servir pour les réunions des préfets, une autre zone était déterminée par des fauteuils rouges sur un tapis vert émeraude avec des liserés d'or qui étaient disposés autour de la cheminé.
La dernière partie était un renfoncement qu'on ne pouvait distinguer depuis l'entrée. En me rapprochant, je réalisai avec émerveillement qu'il s'agissait d'une petite bibliothèque personnelle relativement coupée du reste de la pièce car on ne pouvait distinguer ni les portes des chambres, ni la table de réunion une fois que l'on y était.
Je commençai mon inspection des étagères en déchiffrant le nom des différents livres qui y siégeaient tout en passant l'index le long des bordures. Mon regard s'arrêta sur : Sorts et mauvais sorts : le fléau des médicomages de Furona Ongulus. Je m'emparai du bouquin en souriant et commençai ma lecture en m'asseyant sur un fauteuil qui se trouvait là.
J'en était arrivée au chapitre 4, quand le bruit de la porte de la salle me fit sursauter.
-''Alors Dray, tu vas enfin te décider à m'expliquer ?
-T'expliquer quoi ?''.
Apparemment, c'était Malfoy qui venait de rentrer en compagnie de Zabini. Je me félicitai d'être restée dans la bibliothèque au lieu de m'être installée prés de la cheminé.
-''Laisse-moi réfléchir. Tiens, tu pourrais répondre à ça par exemple : Pourquoi on a dut passer une heure à chercher cette fille dans tout le château ?''
Soupir, ''D'accord, mais pas ici.''.
J'entendis une porte s'ouvrir et se refermer et en déduisis que Malfoy avait regagné sa chambre. Je me dépêchais de sortir de ma cachette pour retrouver la mienne (sans oublier de prendre avec moi le livre de Furona Ongulus).
A cause de ma lecture, je n'avais pas vue l'heure passer. Je pausai mon livre sur la table de chevet, me changeai, et me glissai rapidement sous les draps pourpres.
C'était notre premier jour au poste de préfet-en-chef et Malfoy introduisait déjà ses amis de serpentards dans la salle commune. Bah, tant qu'il ne ramène pas ses conquêtes, je devrais pouvoir m'en accommoder.
Je baillai.
Je me demande de quelle fille ils parlaient...
