CHAPITRE ONZE

Et oui déjà! je remercie les reviews, et fais donc un petit tour a tour des commentaires :

Mapi : je suis ravie que cette suite te plaise, et que tu apprécie la nouvelle tournure que je donne a la relation JohnxSherlock ;)

Guest (1) : merci pour tes félicitations, et je te promet de grands rebondissements concernant l'affaire de ce pauvre Lestrade!

Guest (2) : merci beaucoup, et a très bientôt j'espère :)

Guest (3) : Je suis contente que certaines de mes répliques fassent rire, après tout à la base mes fictions sont sensées être humoristiques... Haha, ouais j'ai raté ma vocation :D !

Guest (4) : Merci beaucoup pour la review, j'espère de faire au mieux concernant la qualité orthographique ( même si des erreurs persistes, et pour la fréquence de publication, cela varie beaucoup malheureusement!) a très bientôt j'espère!

Neko : J'aime bien rappeler que John n'est pas qu'un mignon nounours qui supporte tout sans rien dire, donc ces petits passages sur la guerre lui redonnent un peu de caractère! merci encore :)

Guest (5) : merci beaucoup pour cette review j'espère que ce chapitre te plaira tout autant!

Sylae : Je suis très heureuse que tu me dises que je respecte le caractère des personnages, c'est à mon sens la chose la plus importante dans une fiction, car le cadre en lui même importe peu, merci beaucoup et a bientôt j'espère!

Indy-solo : Si j'ai réussi a te faire aimer une autre forme de couple, alors j'ai atteins un stade de jubilation! je suis vraiment ravie que mes fictions offrent de nouvelles lectures aux gens et donnent de nouveaux horizons, il faudra que j'aille jeter un oeil a tes oeuvres très bientôt!

- et encore un grand merci aux reviews, je les adore sans modération -

ENJOY


« Dîtes moi simplement que ça va aller. »

La dame de l'accueil, rouge vif et extrêmement gênée devant cette jeune femme dévastée, ne su que répondre, et fut soulagée de voir quelqu'un la prendre par le bras :

« Viens Sally, elle ne sait pas. Viens t'asseoir. A part attendre on ne peut rien faire.. »

Le cou avait été le plus touché. Sally priait ardemment pour que la colonne n'ai pas été touchée. Lorsque les pompiers l'avaient emmenés, l'herbe seule avait été témoin de tout le sang que l'homme avait perdu. Et à présent, installés dans ce couloir blanc, Sally et Anderson attendaient, en silence, les nerfs à vif.

Puis, le tic tac de l'horloge se fit insoutenable.

« Je crois que c'est surtout le cou qui…

-S'il te plaît ne dit rien. »

Le légiste avait tendance à toucher juste concernant les blessures mortelles, et Sally ne voulait rien entendre de sa part. Elle avait peur. Le jeune homme lui caressa doucement le genou :

« Tout ira bien.

-Hmm… »

Elle frôla l'écran du téléphone de son boss, puis ses doigts agiles tapotèrent les touches de l'appareil.

« Qu'est ce que tu fais ?

-J'envoie un message à ce type du gouvernement. Celui qui nous a fait venir ici.

-Et Greg a son numéro perso ?

-Ils sont en couple. »

Sally eut un petit sourire en coin en voyant son amant hocher la tête d'un air confiant, ravie de voir que son homophobie était aussi fausse que la sienne. Evidemment, ils continueraient d'un accord commun d'avoir un air dégouté en présence d'Holmes.

"..."

« Sincèrement, Sherlock, j'aimerais connaître ton avis sur certaines choses. Je suis sur que tes réflexions m'apporteraient quelque chose… Et puis…Sinon c'est la mort que je te réserve, tu le sais n'est-ce pas ?

-Tu me fais le coup à chaque fois. Change de disque, et arrête de m'appeler par mon prénom.

-Je pourrais te révéler des secrets monstrueux, Sherlock…Sur des gens que tu côtoies tous les jours…Ou bien des êtres politiques, adulés. Je pourrais te montrer des choses… Te faire rencontrer les fines fleurs intellectuelles du monde… Te faire changer cette bulle d'air dans laquelle tu t'encrasses jour après jour… »

John avait cessé de respirer. Pourquoi Sherlock le laissait-il parler ? Il l'imaginait, malgré lui, le cerveau en fusion, les dents serrées, souffrant à l'entente de cette délicieuse invitation.

« Tentant. »

Murmure dans un souffle douloureux. Sherlock percevait toute la portée et la puissance de Moriarty. Il savait que partout dans le monde, sous différentes identités, il était présent, implanté, prêt à mordre et à imposer sa volonté. Il le savait et l'enviait pour ça, lui qui restait bloqué entre quatre murs, d'une part sous le joug de son frère, de l'autre attaché à son amant qu'il ne pourrait garder avec lui.

John sentit une piqure lui perforer l'abdomen alors qu'il comprenait à quel point le brun se sentait impuissant dans la vie qu'il menait.

Puis, une ombre vint se planter en face de lui.

« Salut, doc. On va se boire une bière ? »

Puis, l'ombre se jeta sur lui, le prenant aux épaules, et le fit basculer à l'intérieur de la pièce, les projetant tout deux sur le tapis de la salle d'exposition. Rapide comme l'éclair Sherlock dégaina son arme, mais l'assassin lui fit signe que c'était inutile. Moran décocha un vilain coup de poing au niveau de la mâchoire de l'ancien soldat qui ne pu l'esquiver, mais riposta d'un retour du genou dans son abdomen qui lui coupa le souffle. Haletant, Moran lui jeta un regard ravit et douloureux à la fois alors que Moriarty lissait son bouc :

« Ta réponse, très cher ? Si tu es du voyage, il y aura une place pour le docteur aussi. Une petite. »

John, essuyant distraitement le sang coulant de son menton, avait les yeux braqués sur son amant. Evidemment, la réponse serait non. Evidemment. Car si Sherlock acceptait, lui ne pourrait jamais tolérer d'être embrigadé dans ce cycle infernal.

Mais…Serait-il assez fort pour laisser partir le détective ? Pour le laisser dériver ? Impossible. La gorge sèche, le blond détourna le regard.

« Hors de question. M'affilier à ton nom serait trop dégradant. Maintenant, on arrête de jouer. »

Le pistolet ne tremblait pas alors qu'il visait le front de son ennemi. Moran se tendit, attendant les ordres, observant son boss se gonfler comme un coq en furie, son visage se faisait plus rouge de seconde en seconde.

« Bien… »

Le ton faussement dégagé de l'assassin ne trompait que lui. John cherchait le moindre tressaillement de sa part pour se jeter sur Sherlock et le protéger.

« Bien. Il est temps de passer aux choses sérieuses, en ce cas. Sebbie. »

L'homme attrapa John par le col de son pull et le bloqua entre ses énormes bras, pressant son coude contre la jambe blessée du blond qui poussa un hurlement tout en tenant de se dégager. Le sourire de Moriarty était étincelant.

« J'ai tué Adler par pur folie. Mais cette fois, je vais réaliser ton cauchemar, Sherlock, le tien. Déjà, l'inspecteur que tu apprécies est à l'hôpital. Il n'y survivra pas. Ton frère est en chemin pour le voir, et mes snipers sont prêt. Ton amoureux va se faire égorger dans plus ou moins cinq minutes et toi…Toi tu vas vivre.

-Ferme la. »

Sherlock pressait lentement la détente, plus blanc qu'un mort, analysant en silence.

« C'est ça Sherlock, appuie. Appuie et il meurt en même temps que moi. »

Puis, tout se fit extraordinairement vite.

"..."

Mycroft se rongeait un ongle, pressant son chauffeur d'accélérer, quand il reçu un message de son frère. Rien de très précis, somme toute, juste un mot. « Siuf. » Mycroft regarda l'écran une demi seconde, puis quitta la voiture noire qui venait de s'arrêter à un feu rouge. Rapide comme l'éclair, dédaignant les hurlements d'Anthéa, il s'engouffra dans un taxi à proximité.

« A l'hôpital. Vite. »

Ensuite, il jeta son mobil par la fenêtre. Ce n'était pas la première fois qu'il le faisait, mais la jouissance qui en résultait était toujours la même. « Siuf. » Soit « Fuis » à l'envers. Sherlock lui faisait ainsi comprendre qu'il était en danger immédiat, et lui aussi. Un double code qu'ils avaient construit sans même se l'apprendre. Allumant son portable de secours, Mycroft sentit une ride creuser son front. Un problème ne vient jamais seul, certes, mais là, le cumul commençait à devenir sérieux, et il n'aimait pas ça.

"..."

Lorsque Sherlock eut envoyé le message de façon fort discrète, en tapotant silencieusement dans sa poche, l'analyse de la scène était terminée, et son assurance était de nouveau présente. Le regard étincelant de son ennemi ne l'atteignait plus, même si le danger persistait.

« Il y a toujours une chose à propos de laquelle tu te trompes, Moriarty. Tu es trop sûr de toi, tu refuses d'accepter les détails qui pourraient te gêner. Je suis imprévisible. »

Moriarty fit signe à Moran d'achever sa victime. A cet instant, le bras de Sherlock fit une superbe courbe pour arriver près de l'épaule du subordonné, son visage n'exprimant plus rien qu'un ennui certain.

« JOHN ! »

Il ne fallut qu'une traction au blond pour s'extraire de la poigne de Moran. Ensuite, la balle du détective vint se lover dans l'omoplate de l'assassin, et la pièce commença à se remplir de hurlements. Moriarty pianotait toujours sur le bord du tableau. Il leva son arme, toucha John au bras, repoussa brutalement le détective du revers du coude avant de lâcher une petite boule grise qui éclata au sol.

« ATTENTION ! »

Simple fumigène ou gaz mortel ? John ne prenait aucun risque. D'une main, comme d'un instinct sauvage, il prit le tableau, ultime témoin de la folie de Moriarty, et attrapa son amant sous le bras non sans chanceler, son bras droit se tétanisant de seconde en seconde. Et, alors qu'un son bien connu se faisait entendre à son oreille et que ses yeux pleuraient sous l'acidité de la fumée, il se mit à courir, retrouvant sa vigueur lors de la guerre, ne ressentant plus rien du poids de Sherlock qui braillait en gesticulant.

« JOHN ! »

La bombe explosa, celle-là même que camouflait, bien évidemment, l'œuvre de Fussli. John sauta agilement à travers la porte de l'entrée, toujours éclatée, et s'enchevêtra dans les bannières de la police, s'écrasant au sol en essayant de protéger son amant du souffle incandescent. Ses muscles hurlaient, ses oreilles hurlaient, les poils de ses bras n'étaient plus qu'un souvenir à l'odeur de brûlé, mais le blond se sentait si vivant, au delà de la douleur, qu'il serra son amant contre lui alors qu'autour d'eux pleuvait des éclats de verres et de plâtre.

Silence vibrant. Instant durant lequel les nerfs se détendent peu à peu sans toutefois daigner se relâcher.

« John ? »

Sherlock voit le bras qui saigne, il sait qu'il faut un garrot, la, maintenant, et puis c'est tout, il ne comprend pas pourquoi l'autre tient à l'embrasser, même s'il apprécie le geste, et repousse durement le tableau de côté :

« John, pourquoi avoir pris cette chose avec nous ? C'était inutile je savais ou étais la bombe.

-C'est un Fussli, c'est…Laisse. Une…Une lubie.

-Une lubie de dessinateur. »

John rougit, grimaça sous la douleur de son bras qui semblait se réveiller. La poussière le fit tousser, et il sentit un léger vertige le faire trembler alors que Sherlock le prenait contre lui avec une douceur des plus étonnantes :

« Ce n'est plus de ton âge, ce genre de choses, John. Tu ne te rend pas compte, mais courir avec un homme sous le bras, c'est bon quand on a trente ans, pas quarante.

-Tu étais en danger, tu… Je devais te protéger.

-Maintenant c'est à moi de le faire. »

Le blond sentit ses yeux rouler dans ses orbites alors que sa respiration s'asséchait brusquement. Sherlock le retint contre lui, embrassa son front en beuglant des ordres aux policiers qui s'affairaient autour d'eux. Il n'y avait plus de temps à perdre, car si les deux criminels étaient déjà en fuite, il restait de nombreux détails à régler.

« Monsieur Holmes ? »

Sherlock remarqua qu'il serrait à présent le blond contre lui comme une peluche, et se hâta de le déposer au sol pour lui permettre une meilleure respiration. La blessure à son bras continuait de saigner, mais ne semblait pas profonde. Le détective lui toucha le front, fronça les sourcils en le trouvant brûlant, puis planta son regard venimeux sur l'agent :

« Oui, quoi ?

-L'agent Donovan vous demande de venir à l'hôpital le plus vite possible. Elle n'avait pas l'air bien, au téléphone. Et monsieur Watson a de toute évidence besoin de soin… »

Sherlock n'écoutait déjà plus, escortant d'un pas rapide le brancard emportant son amant, sifflant d'une voix sèche que si jamais les choses se dégradaient encore, Moriarty paierait de sa vie les dégâts occasionnés.


Survivra, survivra pas? Il vous faudra pour cela attendre un peu, car je pars en vacances ce soir même, et ne reviens quand dans deux trois semaines... ( je posterais dès mon retour évidemment.)

J'espère que ce chapitre a excité votre curiosité, car le prochain sera décisif, comme vous vous en doutez!

A très bientôt j'espère, bonnes vacances à tous,

Misro.