Note de l'auteur : Merci beaucoup à chaque personne qui a commenté et mis en favori cette histoire. Je suis si reconnaissante. C'est ma première histoire donc je suis encore débutante dans le processus de mise à jour de fanfiction. Je m'excuse par avance pour toute bizarrerie qui aurait lieu en postant les chapitres. Et merci encore à tous. Je suis si honorée !

Demandeur : rien ne m'appartient (traductrice itou)

Note de la traductrice : Après de nombreuses pérégrinations avec Orange, je suis enfin revenue. Youpi ! Pour fêter ça, voici un nouveau chapitre … comprenant une scène de sexe détaillée. Si cela vous met mal à l'aise, passez et attendez le chapitre suivant.

Point de vue d'Eric

Les vampires ne rêvent pas de la même manière que les humains le font mais nous rêvons. Quand nous nous reposons pendant la journée, il ne se passe rien, nous sommes vraiment morts. Mais il y a une période entre les derniers rayons du soleil et la pleine nuit où nous nous retrouvons dans un état entre la mort et la conscience où nous pouvons rêver.

Je rêve toujours d'elle. Quelquefois, mes rêves sont des envols où nous vivons heureux et où elle m'a finalement autorisé à la transformer et à la garder pour toujours. Quelquefois, ils commencent comme des souvenirs mais la fin est différente de la réalité. De temps en temps, comme ce soir, c'est une compilation vivante de souvenirs si complets et si extraordinairement détaillés qu'il est facile de laisser mon esprit faire selon son souhait et m'autoriser à croire que c'est la réalité.

J'ouvre les yeux et elle est allongée sur le dos sur l'oreiller à côté de moi reprenant sa respiration. Les draps ont glissé jusqu'à sa taille et la lumière du feu dans ma chambre fait briller sa peau pleine de santé et de bonheur. Je souris, si je dois revivre un souvenir où je suis heureux, c'est celui-là. Heureux d'être revenu à la nuit où elle m'a dit qu'elle serait mienne aussi longtemps qu'elle vivrait.

"Est-ce que tu es satisfaite, mon amour ?". Je riais doucement. Elle me regarda avec un sourire de guingois et embrassa mon bras de manière joueuse.

"Je suis sûre que je n'ai pas besoin de répondre à ça !" Elle rit, tournant sur l'oreiller pour me faire face. J'adore les moments comme celui-là où tout est facile et où nous jouons ensemble. Bien sûr, j'aimais les moments comme celui que nous venions de partager, quand nous étions brutaux et conduits par le plaisir de l'autre . Nos âmes fusionnaient alors que nos corps étaient déjà joints.

Sookie rêvassait tout en caressant ma joue de sa main et un froncement de sourcils traversa son beau visage. Il semble que nos instants enjoués aient été raccourcis. Je sens ses émotions se transformer en chagrin alors qu'elle me regarde et je suis immédiatement inquiet

"Qu'est-ce qui ne va pas, mon amour ?", je lui murmure, si effrayé de sa réponse. Comme si elle était dans un cauchemar qui pourrait la faire décamper si je parlais trop fort ou bougeais trop vite. Ce sont ces moments que je déteste. Pourquoi doivent-ils toujours apparaître pour ruiner ce qui devrait être heureux entre nous.

"Chéri, je …." Elle hésite pendant un moment en me regardant au fond des yeux puis rassemble son courage pour dire ce qu'elle a l'esprit. « Es-tu heureux ? » C'est la question la plus stupide que j'ai jamais entendu. Je suis plus heureux maintenant que je ne l'ai jamais été chaque nuit de ces 1000 dernières années. Comment peut-elle me demander cela ? Je ne sais pas ce qu'elle a en tête mais je ne peux que lui répondre sincèrement. Notre lien lui permettrait de savoir que je mens avant même que les mots sortent de ma bouche.

"Totalement et complètement", dis-je. C'est la vérité mais ça semble la rendre encore plus malheureuse. Je me rapproche et ma main descend le long de son bras jusqu'à ce que je prenne sa minuscule main dans la mienne. « S'il te plaît, dis-moi ce qui ne va pas. Je suis si heureux et je veux que tu sois heureuse aussi » Avec moi, ajoutai-je silencieusement. Je te veux plus heureuse avec moi qu'avec n'importe qui d'autre sur la planète pour que tu ne penses jamais à me quitter. Pour que tu m'autorises à te transformer et à te garder

"Quelquefois, je ne peux pas croire que c'est tout" dit-elle avec un autre froncement de sourcils.

"Croire quoi ?"

"Que tu pourrais être heureux avec moi". Elle baisse les yeux et regarde le petit espace entre nos corps sur le lit. Elle continue en fixant les draps. « Je veux dire … eh bien ce que je veux dire, c'est que tu as déjà vu tellement de choses dans le monde. Tu sais tellement de choses. Tu as vécu si longtemps, si longtemps Eric. Je peux appréhender le nombre mais je ne peux vraiment pas avoir une idée de ce que c'est que d'avoir vu défiler 1000 années. Et après tout ce que tu as vu, tout ce que tu as fait, tout ce que tu sais, tu serais heureux de passer des années et des années de ton existence avec une pauvre serveuse sans éducation d'un trou de Louisiane qui ne pourra jamais même envisager d'être ton égale physiquement ou intellectuellement ? Comment peux-tu vouloir ça ? Comment peux-tu être heureux comme ça ? Je peux entendre dans sa voix qu'elle est au bord des larmes et ça me brise le cœur. Je déteste, DETESTE, comment ces pathétiques sacs de sangs qui l'entouraient durant toute sa vie l'ont fait sentir sans valeur, rejetée. C'est EUX qui ne méritaient pas d'être proche d'elle. EUX qui ne méritaient pas de s'approcher de la douce chaleur de son sourire, de regarder l'exquise perfection de son corps, d'entendre la douceur de sa voix, de recevoir l'éternelle gentillesse et compassion qu'elle leur a offert. Ils lui ont fait sentir qu'elle n'était rien mais je leur montrerais qu'une personne comme elle vaut plus qu'un millier de leurs pathétiques vies.

"Tu as raison Sookie." Elle me regarde et je vois la panique dans ses yeux. Elle pense que je suis sur le point de lui dire que je suis d'accord avec l'horrible perception qu'elle a d'elle-même. « J'ai été sur cette terre depuis plus longtemps que tu ne peux l'imaginer. J'ai vu d'entières civilisations simplement cesser d'exister et des merveilles se faner. Et je pense que ces expériences me mettent dans une position unique pour savoir ce qui a de la valeur dans ce monde et ce qui n'en a pas. Et je te dis maintenant que tu as la plus haute valeur de tout ce que j'ai vu en 1000 ans. » Elle commença à m'interrompre mais je posais un doigt sur sa bouche pour la forcer au silence.

"Je pense ce que je dis. L'amour que tu m'as fait ressentir, la joie que tu m'apportes quand je suis avec toi. Ce sont des choses que je ne pourrais pas payer quelque soit la somme d'argent que j'ai, ce sont des choses que j'avais renoncé à chercher depuis des centaines d'années, dont je ne me croyais plus capable. Que j'ai trouvé avec toi. La plus brave, la plus loyale, la plus exquise et magnifique femme sur laquelle j'ai posé les yeux en un millénaire … eh bien, la vie ne peut être meilleure que ça ! Alors, mon amour, je ne veux pas t'entendre encore parler de toi de cette façon. Tu comprends ? Si tu ne peux pas voir ta propre perfection, au moins, crois que je ne donnerais jamais à une femme qui ne serait pas totalement unique et totalement spéciale, la place que je t'ai donnée dans ma vie et dans mon cœur. Personne ne les avait jamais eus. Pas quand j'étais humain et pas depuis que j'ai été transformé. En 1000 ans, tu es la seule femme dont je sois jamais tombé amoureux ». Une larme solitaire tomba de ses yeux et je n'attendais pas plus pour me rapprocher d'elle. Je l'enveloppais de mes bras et l'écrasais contre moi, dans l'intention de lui montrer mon amour.

Elle s'écarta de moi après un long baiser à vous couper le souffle et regarda tout au fond de mes yeux "Tu le penses, n'est-ce pas ? » Elle dit ça comme si elle ne pouvait croire ce que je lui avais dit. J'aurais ri si j'avais su qu'elle ne le prendrait pas pour une offense. Ce que je lui avais dit, c'était juste ce que j'essayais de lui dire depuis 3 ans. C'est elle qui ne voulait pas l'entendre, pas moi qui ne le ressentais pas. A la place, je hochais juste la tête solennellement.

"Je n'ai jamais pensé plus sincèrement quelque chose. Je n'abandonnerais pas ce que j'ai trouvé avec toi pour de l'argent, pour la gloire, pour la célébrité et certainement pas pour les charmes d'une femme sans importance. Et crois-moi, mon amour, à côté de toi, ce sont vraiment des femmes sans importance.

« Eric, personne n'a m'a jamais fait sentir plus aimée ou plus importante que tu ne l'as fait. Je sais que j'ai fait beaucoup d'erreurs à notre sujet. Mais tu sais que je ne veux que toi, n'est-ce pas ? Seulement toi pour le reste de ma vie ». Maintenant, c'est à mon tour d'être choqué, ce n'est pas un petit pas quand l'un de nous deux ne respire ni ne mange mais je le gère comme je peux. Je me recompose rapidement cependant. Nos vies ne sont pas normales et nous n'aurons probablement jamais une cérémonie de mariage classique, nous ne vieillirons définitivement jamais ensemble et nous n'aurons certainement pas d'enfants. Mais nous avons ce moment et je souhaite prononcer mes vœux envers elle maintenant afin qu'elle ne doute plus jamais de la profondeur de la sincérité avec laquelle je l'aime.

"Mon amour, je t'accepte. Pour le reste de ta vie. Et j'honorerais les promesses que je t'ai faite il y a si longtemps, toi et seulement toi seras à mes côtés et tous ceux qui me doivent fidélité t'honoreront ». Je l'embrasse durement et profondément. Je suis sur le point de la faire glisser sous moi quand elle me repousse, accrochant mon regard.

"Je ne sais pas ce que le futur nous réserve, je ne sais pas si je voudrais jamais être autre chose qu'humaine mais je sais que je n'aimerais jamais, JAMAIS un autre homme. Je te veux et tout ce qui va avec toi pour toujours. » La dernière phrase est prononcée doucement et finalement, elle m'autorise à la prendre dans mes bras. Mon cœur est si plein d'amour que je ressens le besoin bouleversant de lui montrer à quel point je l'aime, la profondeur de mes sentiments , à quel point je lui appartiens.

Je l'embrasse durement autorisant toute la passion et le désir que j'ai retenu durant ces mois à se libérer. Tout ce temps où elle m'a repoussé, quand elle a promené un autre homme sous mon nez, quand elle m'a pris dans son lit mais m'a refusé son cœur, tout ça est fini maintenant. J'ai gagné. Sookie enroule ses bras autour de moi et m'embrasse en retour, sa propre passion augmentant à l'aune de la mienne.

Je la prends sous moi et regarde ma magnifique liée. Elle est tout ce que j'ai toujours voulu et ce soir, elle est complètement à moi ! Je l'embrasse encore une fois et ensuite, laisse mes lèvres explorer la douceur de son cou. Je laisse ma langue plonger et goûter la délicieuse ombre de son décolleté, et ensuite je m'autorise à dévorer ses seins. Les embrassant l'un l'autre encore et encore jusqu'à ce que je me rapproche de la couronne de ses mamelons. J'en prends un dans ma bouche et commence à sucer gentiment alors que mes mains s'aventurent plus bas. Sookie commence à bouger sous moi, arquant son dos et poussant son sein plus loin dans ma bouche. Elle gémit de manière incohérente, ce son rauque me fait tourner la tête et mon membre devient douloureux. Je l'ai déjà eu une fois ce soir et cependant, je suis affamée, comme si j'allais mourir si je ne plongeais pas mes crocs dans ses seins si doux et mon membre dans son sexe trempé.

La main qui ne supporte pas mon poids a trouvé la jonction entre ses cuisses et commence doucement à la caresser, écartant ses jambes et massant fermement son clitoris. Comme je la sens mouillée de plus en plus, ma bouche est finalement tentée de laisser ses seins pour continuer son voyage. Mes crocs sont descendus depuis le moment où elle a dit qu'elle resterait avec moi jusqu'à la fin de sa vie et maintenant, je les autorise à érafler gentiment sa peau le long de ses côtes, à la mordiller légèrement juste au-dessus de sa hanche. Ma langue fait un détour pour plonger dans son nombril et ensuite, je suis là, face à face avec le paradis.

Je la regarde et m'aperçois qu'elle me regarde les yeux mi-clos. Mon amour sait ce que j'aime. Elle me sourit presque timidement alors que je penche la tête vers son pubis et inhale profondément. Son odeur douce et sombre me vole ma dernière pensée cohérente et soudainement, je la dévore comme un animal, poussant mon visage dans son sexe, laissant mes doigts l'explorer sans ménagement, conduisant son corps à la limite de l'orgasme aussi vite que ma langue la lappe. Elle commence à prononcer mon nom encore et encore et je sais qu'elle est si prête, une toute petite stimulation encore et elle explosera. Je suis trop heureux de lui donner ça. Maintenant le rythme de mes doigts en elle, je tourne ma tête doucement vers la droite et plonge mes crocs dans la chair de sa cuisse. Ma morsure est tout ce dont elle a besoin et elle vient en criant mon nom, ses mains tenant ma tête contre sa cuisse, m'offrant autant de son sang que je le désire.

Je lèche la blessure sur sa cuisse pour qu'elle se referme pendant que sa respiration revient à la normale et ensuite, je m'allonge sur elle complètement et entre en elle en une longue et douce poussée. En dépit des nombreux orgasmes qu'elle a déjà eus ce soir, elle halète encore quand mon membre l'envahit. Mais il n'y a pas de douleur ou d'inconfort au lieu de cela, je sens seulement de la béatitude de sa part dans notre lien comme si mon sexe était la pièce manquante de son âme. Nous bougeons ensemble à un rythme fort et continu sachant exactement comment faire plaisir à l'autre. Sookie enroule ses bras autour de mon cou et ses jambes autour de ma taille et me regarde droit dans les yeux.

Pendant un moment, nous ne disons rien mais nous n'en avons pas besoin. Dans des moments comme celui-là, le lien entre nous est complètement ouvert et l'amour que nous avons l'un pour l'autre est indescriptible. Cela prend peu de temps et soudainement, nous atteignons ensemble le nirvana. Sookie commence à psalmodier dans mon oreille « si bon, si bon, sibonsibonsibonsibon » jusqu'à ce que finalement elle crie juste de façon incohérente son plaisir. Son plaisir amène le mien et je crie son nom alors que je me répands en elle et sent son corps se contracter autour de moi.

Quand nous pouvons de nouveau penser, voir et entendre, je roule sur le côté et la ramène contre moi. J'ai arrêté de m'émerveiller sur combien tout ceci est parfait à chaque fois. J'accepte seulement le bonheur de notre présent et le savoure.

"Eric ?" murmure Sookie depuis le creux de mon bras.

"Hmmm ?" je réponds, pas encore vraiment capable de parler.

"ça a toujours été toi". Je la regarde, un sourcil levé en point d'interrogation, lui demandant de s'expliquer plus avant. « ça a toujours été toi. Je n'ai jamais aimé Quinn, je n'en ai même jamais été proche. Mais tu ne te rappelais de rien et j'étais si seule, si en colère contre toi, je l'ai fait pour te blesser. Pour nous blesser tous les deux peut-être, toi pour ne pas être capable de te rappeler et moi pour ne pas être capable de t'oublier. Mais quand j'étais avec lui, je savais que je ne pouvais pas l'aimer. J'ai essayé vraiment fort mais je t'aimais déjà. Je suis désolée de t'avoir blessé. »

"Ne pensons plus au passé mon amour. Il n'y a que le futur maintenant. Notre futur. » Si j'avais su.