Tadaaa la suite ! Notre Samantha, amnésique, se perds dans la jungle. Qui va pouvoir la tirer de là ? Merci pour les coms !
Quelques jours après l'évasion de Samantha du centre, Jean reçut un appel du conservateur du musée.

" Ah, monsieur Havoc. Je n'étais pas sûr de vous trouver chez vous à cette heure. Vous souvenez de moi, je suis M. Dooley."

" Oui bien sûr, mais Sam n'est pas encore rentrée." répondit Jean.

" Justement, c'est là la raison de mon appel."

Le militaire fronça les sourcils. Cet appel commençait à lui déplaire.

" Que voulez-vous dire ?"

" Eh bien, je m'inquiète peut-être pour rien, mais je n'arrive pas à la joindre. Elle me laisse toujours un numéro au cas où, et j'ai essayé de l'appeler car fait un bon moment qu'elle aurait dû revenir. Je me demandais si par hasard Samantha vous aurait dit quelque chose." expliqua le conservateur.

" Non du tout ... moi aussi ça fait longtemps que je n'ai pas eu de ses nouvelles, maintenant que j'y pense." répondit Jean.

" Ah."

" Vous croyez qu'il lui est arrivé quelque chose ?" demanda Jean franchement inquiet.

" J'espère que non."

" Je vais appeler son petit frère, et je vous tiens au courant."

" Entendu merci."

Jean raccrocha, et composa en vitesse le numéro de Kain. Ce fut sa femme, Dark, qui répondit. Un instant après, le lieutenant eut son ami au bout du fil.

" Non, Sam ne m'a pas appelé." dit-il.

" La connaissant c'est pas normal. Elle a eut un problème." reprit Jean.

" Qu'est-ce qu'on fait dans ce cas ? C'est loin le Django, et puis, elle va peut-être donner des nouvelles. Paraît que là-bas y'a pas beaucoup de téléphones." hasarda Kain.

" Bon, on attends encore demain, et s'il y a toujours rien je pars à sa recherche."

" ON part à sa recherche." rectifia le sergent.

Jean le remercia, puis informa l'employeur de la jeune femme de son intention. Mais il était terriblement inquiet. Le lendemain passa sans que le téléphone ne sonne, ni à son bureau la journée ni le soir. Aussi Jean informa le colonel de sa décision.

" Nous allons venir avec toi, ça passera mieux si on pars en équipe." répondit Roy.

" D'accord merci."

" Ca va aller ?" demanda Riza.

" Non. Je ne serais tranquille que lorsque je la verrai." répondit le lieutenant.

Et donc, dans le courant de la journée nos militaires firent route vers ce pays instable qu'est le Django.


Dans ce pays justement, les savants qui avaient recueilli la jeune femme avaient lancé des recherches. En vain, elle avait disparu et comme il faut. Ca n'étonna pas le responsable de l'expérience portée sur Samantha.

" C'est vraiment dommage. Nous avions certainement le seul humain télékinésique au monde."

" Mais comment a-t-elle pu développer ce don ? Car il semble qu'avant l'expérience elle en était totalement dépourvue." fit un aide-soignant.

" Je pencherais pour le résultat dû au mélange du gaz de la carvene et nos produits. Et ... ça intéresserait sûrement les militaires du coin de posséder une arme pareille. Il faut qu'on la retrouve, elle n'a pas dû aller bien loin. En plus elle est seule ..."

" Bon, je vais organiser des groupes."

Quelque temps plus tard, la team Mustang posait le pieds sur le sol du Django. Jean s'était renseigné quant à l'endroit où sa femme s'était rendue. Ainsi, ils arrivèrent dans la petite ville concernée. Armés de photos de la disparue, les soldats interrogèrent les habitants. Mais personne ne l'avait vue. Au moment où ils commençaient à désespérer, Kain eut enfin une piste. Le gérant de l'hôtel où Sam avait séjourné la reconnut.

" Oui je me souviens d'elle. Une très belle femme. Mais ça fait longtemps qu'elle n'est plus là. A vrai dire, elle est partie un beau matin sans ses affaires. Depuis, plus rien." dit-il.

" Avez-vous encore ses bagages ?" demanda le sergent.

" Oui, je crois que nous n'avons touché à rien. Voilà le double de la clé."

Kain alla informer les autres de sa découverte. Jean et lui furent ensuite les premiers à y entrer. Jean ouvrit un tiroir. Les habits de son épouse y étaient bien. Le lieutenant passa une main dessus.

" Ca ne nous dit pas où elle est allée." fit Riza.

" Riza a raison. Nous devrions continuer les recherches." dit Roy.

" Ok, je vais récupérer ses bagages." réondit Jean d'un air absent.

" Tu veux un coup de main ?" proposa Kain.

" Non ça ira merci. Tâche plutôt de savoir si elle va bien."

Kain hocha la tête, et les soldats sortirent de la pièce. Jean soupira, et commença à rassembler les effets de sa bien-aimée. Entre-temps, les soldats poursuivirent leurs investigations. Falman et Breda revinrent une heure plus tard porteur d'un curieux récit. Jean arriva au moment où le rouquin commençait son histoire.

" D'après les gens du coin la jungle environnante serait hantée. Une espèce de créature rugissant comme une panthère les attaquerait dès qu'ils arrivent à un endroit précis."

" Il y a d'ailleurs un chantier, mais à cause de ces mystérieuses attaques plus personne n'ose y aller." ajouta Falman.

" Et quel est le rapport avec nos recherches ?" demanda Roy.

" Un témoin prétends avoir aperçu l'ombre de la créature. Et elle a forme humaine, et même une forme féminine." dit Breda.

" Dites ... le surnom de ma soeur c'est justement la panthère noire. Et puis on n'a pas cherché dans la jungle." intervint Kain.

" Peut-être, mais la jungle est vaste." rappela Riza.

" Sauf que là, ça se passe dans un coin précis. Si bizarre que ce soit c'est une piste, je vais l'explorer. Qui m'aime me suive." annonça Jean.

" Excusez-moi. Je n'ai pas pu m'empêcher d'entendre votre histoire. Je connais l'endroit en question, je peux vous y conduire." fit un homme à côté.

Il portait des cheveux châtains mi-longs, et avait une haute taille et un teint basané.

" Avec joie, merci de votre aide." répondit Roy.

" Très bien, retrouvons-nous ici dans deux heures."

L'individu les quitta sans autre forme de procès. Nos militaires s'installèrent dans le même hôtel que celui où Sam avait séjourné. A l'heure dite, ils retrouvèrent le gars de tout à l'heure.

" Je me présente : Francis Hardaware. Voici mon équipe." dit-il.

" Une équipe ? Mais pourquoi faire ?" demanda Jean.

" Vous vous n'avez pas l'habitude de la jungle. Croyez-moi, il vaut mieux y aller à plusieurs." répondit Francis.

Cette réponse ne convainquit ni le lieutenant ni Kain. Ils échangèrent un regard qui montrait qu'ils partageaient cet opinion. Quoi qu'il en soit, ils se mirent en route. La jungle était relativement proche de la ville, aussi purent-ils s'y rendre à pieds. Le groupe de Francis les conduisait d'un pas sûr.

" Tu en pense quoi de ce type ?" demanda Kain à Jean.

" Il ne m'inspire pas confiance. Ma Samantha est allée plus d'une fois dans la jungle, et seule. De plus hormis une machette elle n'a jamais d'armes." répondit Jean.

" Je pense comme toi. Mais si c'est bien ma soeur qui est là, que leur veulent-ils ? " ajouta Kain.

" Ce serait pas la première fois qu'elle s'attire des ennuis. Mais dans ce cas, pourquoi nous proposer leur aide s'ils ne lui veulent pas du bien ?"

Francis annonça qu'ils approchaient de l'endroit, mettant ainsi fin à leurs questions. Du moins pour l'instant. Le chantier était bien là, mais il régnait un singulier désordre. Les engins étaient renversés, mais il n'y avait pas de trace de lutte. Tout à coup, le cri d'un animal en colère résonna dans la jungle.

" Nous y voilà." fit Hardaware en sortant un fusil.

" Hé ho doucement ! Ce n'est peut-être pas la peine." intervint Jean.

Un rugissement félin retentit, et toute l'équipe fut brutalement projetée un peu partout. Puis un tracto-pelle s'avança tout seul, et ramassa une partie des militaires, et la pelle resta immobile le plus haut possible. Le rugissement retentit à nouveau. Cette fois des pelles flottèrent dans l'air, avant de frapper tout le monde.

" Par ici ! Ca venait de par là !" s'exclama un des gars d'Hardaware en montrant un endroit.

Plusieurs de ses hommes allèrent voir. Jean parvint à se saisir de sa pelle, et essaya de rejoindre les autres. Le rugissment déchira l'air une fois de plus. Le lieutenant perçut des voix masculines, encore ce cri bestial, et un coup de feu.

Le silence revint. Jean découvrit les gars regroupés autour de quelque chose. Grâce à sa haute taille, il put voir de quoi il retournait.

" Samantha ! C'est ma femme écartez-vous !" s'exclama-t-il.

Il s'agenouilla auprès de la brunette inconsciente. C'était bien elle, un peu sale mais toujours aussi belle.

" Qu'est-ce que vous lui avez fait ?" demanda Havoc.

" Elle est seulement endormie. En tout cas, elle nous a donné du fil à retordre." répondit Hardaware.

Jean ôta une seringue de l'épaule de sa femme, puis la souleva dans ses bras. Il rejoignit son équipe qui aidait Falman, Breda et Kain à descendre du tracto-pelle. Kain se précipita vers son beau-frère quand il vit qu'il portait Samantha.

" Comment va-t-elle ?" demanda-t-il.

" Ca a pas l'air d'aller trop mal. Elle dort pour l'instant." répondit Jean en la regardant.

" Il faudrait l'emmener chez un médecin." dit Riza en approchant.

" Nous connaissons un centre pas loin. On vous y amène ?" proposa Francis.

" Allons-y." répondit Jean.

La troupe traversa un autre pan de jungle, avant de voir apparaître un grand bâtiment. Un docteur vint les accueillir, accompagné de deux infirmières qui amenèrent un lit.

" Il faudra sûrement des heures avant qu'elle ne puisse avoir de la visite. Le temps qu'elle se réveille et qu'on lui fasse passer des examens." annonça le médecin.

" Dans ce cas, nous ferions mieux de revenir plus tard." suggéra Riza.

" Voilà le numéro de notre hôtel. Faites-moi signe quand elle reviendra à elle." dit Jean en tendant la carte de l'hôtel.

" Bien sûr. A plus tard." répondit le docteur.

Les militaires remercièrent aussi Hardaware et son équipe, puis s'en allèrent. Un des gars de Francis les raccompagna en ville

" Bien joué Francis." fit le médecin.

" De rien, ça n'a pas été trop dur. On l'a trouvée près du territoire des Mwambés. Elle devait défendre leur terre. Mais que ferez-vous s'ils reviennent ? " demanda l'intéressé.

" Faudrait déjà qu'ils nous retrouvent. Peu de gens connaissent l'existence de ce centre. Et si jamais il y arrivent, on pourra toujours dire qu'elle s'est encore enfuie."

Le médecin alla ensuite s'occuper de sa patiente. Il profita de son sommeil pour l'ausculter. Pas de blessure, mais elle avait maigri. Tant pis, l'essentiel était qu'elle soit de retour. Il quitta la chambre. Deux heures plus tard, Samantha ouvirt les yeux. Où diable se trouvait-elle ? Elle se leva, et ouvrit la porte de sa chambre. Oh non ! Elle était revenue dans ce centre ? Mais comment ? Samantha l'ignorait, mais il était hors de question qu'elle y reste. La brunette referma la porte de sa chambre, et se mit à réfléchir.

Quand elle était dans la jungle, elle se rappela avoir aperçu un visage familier. Cet instant d'inattention lui avait valu de se faire capturer apparemment. La personne qu'elle connaissait ne devait pas savoir que les gens étaient du centre.

Samantha se dirigea vers la fenêtre. Elle avait des barreaux, évidemment. Qu'à cela ne tienne, elle sortirait quand même. La brunette ouvrit la fenêtre puis se concentra sur les barreaux. Ils se tordirent sous la force de sa pensée.

Enfin, elle parvint à les arracher. Samantha se pencha. Deuxième étage. Bon. Elle commença à arracher le drap de son lit. A ce moment-là la porte s'ouvrit, sur le docteur qui l'avait amenée ici.

" Hé là ! On essaie encore de s'échapper ?" dit-il en s'avançant.

Dans sa hâte de la rattraper, il oublia complètement qu'elle était télékinésique. D'un geste de la main, Samantha l'envoya bouler contre le mur. Puis elle noua aussi vite que possible le drap et la couverture entre eux. Alertés par le bruit, d'autres personnes vinrent voir. Ils furent repoussés de la même façon. Samantha ferma la porte à distance, et fit glisser une chaise qu'elle cala contre la poignée. Ceci la brunette se hâta de descendre. Seulement, l'alerte avait été donnée.

Des membres du personnel se lancèrent à sa poursuite.

" Je me demande s'il va vraiment nous appeler, ce type." fit Kain en posant une carte.

" Et pourquoi il ne le ferait pas ?" demanda Breda, le nez dans son jeu.

" Je sais pas ... un pressentiment."

Jean, lui, était accoudé à une fenêtre. Tout à coup, il vit une tornade brune arriver. Le lieutenant la reconnut aussitôt, et s'élança hors de l'hôtel, à la surprise de tout le monde. Seul Roy eut le réflexe de le suivre. Jean vit des types poursuivre sa femme. Il fallait qu'il la rejoigne et vite.

" Merde ! Où sont-ils passé ?" dit-il en s'arrêtant.

" Jean attends ! Qu'est-ce qui se passe ?" demanda Roy en le rejoignant.

" Je viens de voir Sam, on la poursuit."

" Quoi mais ..."

Roy n'eut pas le temps d'en dire plus. Samantha fonça vers eux et se jeta dans les bras de Jean. Le blond eut le souffle coupé sous le choc.

" Sam ? Mais que ..."

Elle émit un gémissement plaintif, le visage dans son torse. Jean vit les gens du centre s'arrêter à quelques pas. Samantha se cacha derrière son mari.

" Ah ! Elle s'est échappée, et nous venons pour la ramener." dit un aide-soignant.

Mais vu la réaction de sa femme, elle n'avait aucune envie d'y retourner.

" Allez-vous en." dit Havoc.

" Mais nous devons la soigner."

" Roy, s'il te plaît."

" Tout de suite." répondit le brun en sortant ses mains gantées.

Il fit jaillir des lames de feu, qui contraignirent le personnel du centre à prendre la fuite. Jean se tourna ensuite vers Samantha.

" Ma chérie ! Où est-ce que tu étais ?" demanda-t-il en lui prenant le visage.

Mais Sam le regarda avec surprise. Elle savait qu'elle le connaissait, seulement elle avait oublié qui c'était exactement.

" Eh bien ! J'attends ta réponse." reprit Jean.

Toujours rien. Ca commençait à l'inquiéter.

" On devrait la ramener à Central. Elle pourra se faire examiner là-bas." proposa Roy.

" Bonne idée. Tu viens ma puce ?"

Sam hésita à le suivre. Elle étudia un instant ce visage qui la regardait avec tendresse. Jugeant qu'il ne lui voulait pas de mal, elle le suivit.