" Samantha ? Tu es là ma chérie ? " appela Jean en entrant.
Pas de réponse. Il alla voir dans chaque pièce de l'appartement, personne. Bon, elle devait être sortie. Sa femme n'était vraiment pas du genre à rester enfermée durant des heures. Jean alla se changer, puis alla au salon lire le journal au son de la radio. L'heure du dîner arriva, et Sam n'était toujours pas rentrée.
" Bizarre, elle revient toujours à l'heure pour dîner." songea le lieutenant.
Quoi qu'il en soit, il se décida à préparer le repas du soir. Mais même après qu'il eut fini elle n'était pas là. Cette fois, Jean commença à s'inquiéter.
" Oh non pas encore ! Pas elle je vous en supplie, laissez-la moi !" se dit-il affolé.
Jean commença par appeler Kain pour lui demander s'il avait reçu la visite de sa soeur. Le sergent répondit par la négative. Il téléphona ensuite à Riza, qui ne l'avait pas vue non plus, et enfin à Dooley.
" Oui, elle est bien venue aujourd'hui, mais elle n'est pas restée longtemps. Et puis c'était en début d'après-midi."
" Entendu merci."
Jean raccrocha, angoissé. Après quelques secondes de réflexion, il attrapa un manteau et sortit. Havoc alla voir dans les endroits que Sam aimait fréquenter dans le temps. Qui sait, même si elle avait perdu la mémoire elle pouvait se trouver dans l'un d'eux par hasard. Ses recherches durèrent deux bonnes heures, sans résultat. Il fallut bien qu'il se rende à l'évidence, elle avait de nouveau disparu.
" C'est pas vrai ! Même après avoir trouvé l'amour de ma vie il m'arrive encore des tuiles avec !" s'exclama Jean.
Wrath essayait de savoir ce qu'il se passait en dehors de sa chambre. Qu'est-ce qu'Holloway allait bien pouvoir faire de Samantha ? L'homonculus entendait des bribes de conversation, mais il ne parvenait pas à en saisir le sens. Au bout d'un moment il se lassa d'écouter à la porte. Wrath alla s'asseoir en soupirant sur son lit. A cause de lui, son maître avait un nouveau jouet. Et par sa faute, la seule personne qui l'aie traité comme un être humain se retrouvait prisonnière à son tour.
Soudain, la porte de sa cellule s'ouvrit, et on lui demanda de sortir. Wrath s'avança craintivement. Holloway était assis dans son sempiternel fauteuil. Samantha se tenait derrière lui, le regard vague. Wrath devina qu'il avait dû lui implanter quelque chose, qui assurait son contrôle sur la jeune femme. En tout cas elle ne sembla pas le reconnaître.
" Bien ! J'ai un petit travail pour vous." sourit Holloway.
Qu'avait-il encore en tête cet abruti ? Wrath n'allait pas tarder à le savoir. La bande d'Holloway monta en voiture, et ils firent route vers une petite banque. Oh oh. Apparemment il avait décidé de sortir de la clandestinité et de viser plus haut. Holloway enfila une cagoule, donna un masque à Samantha et Wrath, puis ils sortirent de la voiture accompagnés de deux hommes de mains. Tous rentrèrent dans la banque.
" Que personne ne bouge ! C'est un hold-up !" clama un des gars.
" Vous deux, les billets !" ordonna Holloway.
Samantha s'avança vers le coffre. Wrath arracha la porte, pendant qu'elle faisait rentrer tous les billets dans des sacs. Leur méfait accompli, la bande s'en alla. Sauf que la police avait été avertie par un des employés,et se trouvait devant l'entrée. On les somma de se rendre.
" Sam tu me déblaie tout ça." ordonna Holloway.
Les armes des policiers leurs furent arrachées des mains. Puis des voitures furent soulevées, et s'écrasèrent sur les autres. Quand elle eut tout les policiers dans son champ de vision, Samantha leur fit tous quitter le sol pour les projeter un peu partout.
" Excellent ! Allez on s'casse !"
Ils rejoignirent leur véhicule et partirent. Holloway était plus que satisfait du talent de Samantha. Plus tard dans la journée, il se rendit avec elle et Wrath chez un client mauvais payeur. La jeune femme fit se dégonder la porte de son logis. Wrath se jeta sur lui et commença à le rouer de coups.
" C'est bon Wrath."
L'homonculus relâcha l'homme. Holloway s'approcha de lui et lui expliqua la raison de sa visite. Et bien sûr, il refusa encore de payer. Holloway fit alors un signe à Samantha. Cette dernière tendit la main, et fit s'envoler l'autre jusqu'au plafond contre lequel il buta fortement. Elle le fit ensuite s'écraser au sol, et renouvela l'opération plusieurs fois de suite.
" Bon bon c'est bon je paierai !" s'exclama le type.
" Te voilà enfin devenu raisonnable." dit tranquillement Holloway.
Le client paya, et tous trois s'en furent. Quelques jours plus tard, Holloway ordonna à sa nouvelle recrue d'aller lui chercher quelques cailloux. La jeune femme sortit, visage couvert bien sûr, pour se rendre à l'endroit indiqué. Les cailloux étaient en fait des bijoux et des diamants d'une célèbre bijouterie. Lorsqu'elle y entra, tout le monde se retrouva collé au mur. Les bijoux sortirent des vitrines pour remplir de ses sacs. Samantha fit s'ouvrir le coffre, et les précieuses pierres vinrent s'ajouter au lot.
Elle repartit comme si de rien était. Le jour suivant, elle fit la même chose dans une banque. Samantha agissait comme un véritable automate. Et grâce à son don, personne n'arrivait à la stopper. Holloway contemplait le tas de billets, et de bijoux entassés sur la table devant lui, avec un air d'avidité profonde.
" Cette fille me plaît de plus en plus ! " dit-il.
Wrath jeta un regard contrit vers la brunette, le visage toujours aussi vague. Elle ne devait pas se rendre compte de ce qu'elle faisait. En tout cas, la plupart des banques et bijouteries reçurent la visite de Samantha, que ce soit le jour où la nuit. Cela commença à faire des vagues de plus en plus grosses, surtout que les quartiers riches furent également touchés. L'affaire parvint aux militaires, afin qu'ils y mettent un terme. Evidemment, Jean reonnut immédiatement le coupable.
" Oh mon dieu ! Mais c'est impossible ! Elle ne ferait jamais une chose pareille !" dit-il blême comme un linge.
" Qui ça elle ?" demanda Roy.
" A ton avis ? Qui est capable de déplacer les objets sans les toucher ?"
" Tu ne veux quand même pas dire ... Samantha ?" dit Riza incrédule.
" Non ! Ma soeur ne ferait jamais tout ça !" s'exclama Kain en se levant.
" Elle a disparu depuis près de trois mois ... et si jamais quelqu'un la forçait à faire tout ça ?" suggéra Roy.
" Mais qui ? Et comment ?" demanda Breda.
" C'est ce que nous allons devoir découvrir." répondit Roy.
Jean lui, était anéanti. Il connaissait sa femme, il savait très bien qu'elle n'était pas une voleuse. Qu'est-ce qui pouvait bien la pousser à faire ça ? Quoi qu'il en soit, ils devaient agir. Il fut décidé de tendre un piège, avec pour appât une des rares bijouteries qui n'aie pas encore reçu la visite de Samantha. Les militaires se postèrent donc à l'intérieur. Le bruit d'une livraison était parvenu aux oreilles d'Holloway.
" Stupides militaires ! Ca sent le traquenard à plein nez." dit-il.
Wrath lui, se dit que c'était là sa chance. Il se souvint que Sam lui avait dit que son mari travaillait chez les militaires. S'il pouvait le trouver, il leur expliquerait ce qui se passe, et ils pourraient la sauver.
" Voyons ... c'est quoi déjà son nom de famille ... Ranoc ? Non. Donac ? Non plus ! Je l'ai sur le bout de la langue pourtant ! Ca commençait par euh ... un a... atoc ? Non ! Oh ça y est ! Havoc, voilà c'est ça ! Je vais profiter de son prochain cambriolage pour le trouver. Holloway ne fait plus aussi attention à moi maintenant qu'il l'a elle." réfléchit le petit homonculus.
La chose aurait lieu dans trois jours. Ce serait long, mais il pourrait s'armer de patience. Jamais le temps ne lui avait parut aussi long. Le soir tant attendu arriva enfin. Wrath avait gardé le fil qui lui avait servi lors de sa dernière évasion. De nouveau il crocheta la serrure de sa porte. L'homonculus sortit discrètement. Caché sous une table, il entendait Holloway faire ses recommandations à la jeune femme.
" N'hésite pas à les tuer s'il le faut. Ramasse le maximum et décampe. OK ?"
Samantha hocha mécaniquement la tête, et s'en alla. Wrath parvint à se faufiler et à sortir. Il s'accrocha à l'arrière de la voiture où elle venait de monter. Sam s'arrêta deux rues avant la cible. Wrath attendit qu'elle s'éloigne avant de la suivre. Il l'attrapa par le poignet :
" Sam, tu ne peux pas entrer, les militaires sont sûrement là ils vont te coincer." dit-il.
Samanthe ne dit rien. Elle se défit de son étreinte et poursuivit sa route. Wrath se planta devant elle bras écartés, et tenta à nouveau de la raisonner.Mais elle le repoussa avec son pouvoir. Puis elle entra dans la bijouterie. Dedans, Roy entendit le bruits des coffres qui s'ouvrent. Il fit signe à son équipe de se tenir prête. Jean eut l'impression que son coeur allait exploser tellement qu'il battait fort. Enfin, elle arriva dans la salle principale, et alluma la lumière.
" On ne bouge plus !" fit Roy en sortant de sa cachette.
Samantha le regarda. Tous les militaires étaient sortis, et la mettaient en joue, Jean et Kain exceptés. L'idée même de le faire les révulsait. Elle en revanche, n'eut pas autant de scrupules. Mentalement elle leur arracha les armes des mains avant de les retourner contre eux. Ils furent contraint de lever les mains.
" Samantha ! Regarde-moi, c'est moi Jean, tu m'appelle ange tu te souviens ? Baisse ces armes, on peut t'aider ma chérie !" tenta Havoc.
Pas de réponse. En revanche, tous les bijoux encore présents volèrent vers elle et plongèrent dans un sac. Samantha leur tourna le dos et sortit. Les armes des militaires tombèrent avec fracas sur le sol. Dehors, la brune vit d'autres militaires. Comme tout à l'heure, elle les désarma. Mais l'un d'eux avait son arme de service, qu'il sortit. Du coin de l'oeil, Samantha perçut son mouvement. Un fusil fut braqué sur le soldat, et le coup partit. Les autres armes crachèrent à leur tour leur métal, semant la panique chez les bleus.
Ce fut que lorsque les chargeurs furent vides qu'elles les laissa tomber et s'en alla. Quand ils sortirent, l'équipe de Roy découvrit l'ampleur des dégâts avec effroi.
" Mon dieu." souffla le brun.
" Dites, c'est vous Havoc ?" demanda Wrath au lieutenant.
Toutes les têtes se tournèrent vers le gamin. Riza porta par habitude une main à son arme.
" On se connaît ?" répondit Jean.
" Non, mais je connais Samantha. J'ai des infos qui pourraient vous aider, mais avant il faut que vous m'emeniez chez un médecin." répondit Wrath.
" Pourquoi faire ?" demanda Kain.
" Plus tard ! Emenez-moi que ça urge !" s'exclama-t-il.
" Ok on y va." décida Roy.
Il le fit monter avec lui, Jean et Kain, pendant que le reste se chargeait de ... nettoyer. Chez le toubib, on demanda à Wrath ce qu'il avait.
" Cherchez dans ma peau quelque chose de métallique, et enlevez-le moi."
Le docteur jeta un regard aux militaires. Roy acquiesça, et il se mit au travail. Un quart d'heure plus tard, il brandissait un cercle de transmutation en fer forgé.
" Enfin je suis libre. Détruisez-le maintenant." demanda Wrath.
Roy le fit fondre, et l'homconculus descendit de la table où il se trouvait. Kain régla le médecin.
" Maintenant, pourrais-tu nous dire ce que tu sais ?" demanda Jean.
" Allons chez vous, on y sera plus tranquille." répondit Wrath.
" Pas avant que tu ne me dise comment tu connais ma Samantha." répliqua le militaire.
" Sur un autre ton, mon gars. Je vous dirais absolument tout, mais à l'abri des oreilles indiscrètes."
" Faisons ce qu'il dit Jean. Au point où on en est ..." intervint Kain.
Jean soupira, puis il emena tout le monde chez lui. Tous s'installèrent au salon. Wrath aurait bien voulu un peu de ce délicieux chocolat que Sam lui avait servit. Mais il doutait que son mari se montre aussi prévenant, surtout dans l'état de nerfs dans lequel il était. En attendant, il s'assit en face des militaires.
" Avant toute chose, soyez gentils de ne pas m'interrompre, d'accord ?" commença Wrath.
" Tu peux y aller, on se retiendra." répondit Roy.
" Bien. Je m'appelle Wrath, je suis un homonculus. Je suis né d'une transmutation humaine il y a quelques années. Je n'ai pas toujours eu des membres métalliques. J'avais ... le bras et la jambe d'Edward Elric." commença-t-il.
Il croisa le regard étonné de Mustang.
" Oui je l'ai connu, et on ne peut pas dire que nous nous aimions beaucoup. En fait je le haïssais, je voulais lui prendre tout son corps. Mais depuis je me suis rendu compte que c'aurait été inutile. Ca ne ferait pas de moi un humain pour autant. Après que Ed aie vaincu les autres homonculus, je suis resté tout seul. J'avais perdu perdu mes ... ses membres dans l'histoire, et sa copine Winry m'a posé ces méca-greffes. Une vie d'errance a alors commencé pour moi. Jusqu'au jour où un homme du nom d'Holloway me trouva." continua Wrath.
Roy fit un geste vers Kain qui allait dire quelque chose. Wrath le remercia d'un geste de la tête, et poursuivit son histoire :
" C'est un alchimiste plutôt doué. Il n'a pas eu de mal à comprendre ce que j'étais, et à décidé de m'utiliser pour son sale boulot. Afin de me contrôler, il a implanté le cercle que vous avez vu tout à l'heure. Quand je lui désobéissais ou que je faisais un truc qui ne lui plaisait pas, il l'activait d'un claquement de doigts. Le cercle répandait alors une décharge alchimique très douloureuse. Il me punissait toujours comme ça. Un jour alors que je rentrait d'une livraison, je me suis fait agresser par un gros chien. J'ai pu me réfugier dans un arbre avant qu'il ne me fasse du mal. C'est là que j'ai fait la connaissance de Samantha."
L'expression de l'homonculus s'adoucit, comme s'il évoquait un souvenir heureux.
" La branche sur laquelle je me trouvais a cassé, mais elle a put me rattraper et chasser le chien. Elle m'a fait venir ici, et m'a servi à manger et à boire. On ne m'avait pas traité aussi gentiment depuis des mois. Sam a compris que j'avais des problèmes, et elle m'a donné son numéro de téléphone au cas où. Un jour que la punition avait été trop forte, je l'ai appelée. Je lui ait tout raconté et elle a décidé de m'aider. Il faut savoir que le cercle de transmutation permettait à Holloway de me trouver n'importe où. Quand elle a su ça, elle a dit qu'on devait aller chez un docteur pour qu'il me l'enlève. Mais il est arrivé avec sa bande. Nous avons fui, on voulait aller au Q.G pour être tranquilles. Hélas, ils nous ont eu avant. Samantha a utilisé son don pour nous défendre. Un des types l'a assomée, et Holloway a décidé de l'emener, car ce pouvoir l'intéressait."
Wrath marqua une pause. Il se sentait coupable de l'avoir appelée ce jour-là, c'était de sa faute si Sam en était réduite à l'état d'esclave.
" Et ensuite ? Qu'est-ce qu'il lui a fait ?" demanda Jean.
" La même chose qu'à moi. Il lui a implanté un cercle qui lui permet de la contrôler. Il est un peu différent celui-là. Déjà, il endort sa volonté et sa perception du monde. Donc elle ne sait pas ce qu'elle fait. Ensuite, d'après ce que j'ai compris il agit comme un stimulant, augmentant ainsi son pouvoir. Maintenant, c'est son jouet. Grâce à elle, il est devenu très riche. Je me suis rappelé que Sam m'avait dit qu'elle était mariée, et que son mari travaillait chez les militaires. Voilà pourquoi je me suis enfui de chez Holloway, que je l'ai suivie ce soir et que je vous ai abordé." termina Wrath.
" D'accord. Effectivement ces révélations vont nous être utiles. Je vais immédiatement en faire part aux instances supérieures. Car au vu du fiasco de ce soir, et de l'énervement de la population de Central, j'ai bien peur qu'ils n'aient plus beaucoup de solutions." annonça Roy en se levant.
Lui et Kain s'en allèrent. Wrath regarda Jean d'un air mi-interrogateur, mi-suppliant.
" Tu peux rester dormir ici ... Wrath c'est ça ?" dit-il.
L'homonculus acquiesça.
" J'ai un lit de camp où tu pourras t'allonger."
Le militaire alla dans une pièce voisine, dans laquelle il déplia le lit et l'aménagea. Wrath le regarda faire, un peu mal à l'aise. Il n'avait pas l'air de l'apprécier beaucoup.
" Désolé pour Samantha. Je voulais pas que ça se passe comme ça. Je ne voulais pas qu'il lui fasse du mal." dit-il tête baissée.
Jean le dévisagea un moment.
" Ce n'est pas de ta faute. Tu voulais simplement sortir de l'enfer dans lequel tu étais. Je reconnais bien là ma Samantha : toujours prête à aider les autres, même amnésique." fit Jean avec un sourire attendri.
Wrath esquissa un pauvre sourire. Jean sortit de la pièce et lui demanda s'il voulait manger quelque chose.
" Ma nourriture est différente de la vôtre. Avant de partir j'ai pris ce qu'il me fallait. Mais je voudrais bien un bol de chocolat chaud." répondit Wrath.
" Ah oui ! Le remontant préféré de ma p'tite puce. Viens par là, je t'en faire un."
Wrath s'assit à la table de la cuisine, et quelques instants après Jean lui servit son chocolat.
" Merci." fit l'homonculus.
Jean nettoya la casserole, puis l'observa. Alors c'était ça un homonculus. Un être artificiel créé par l'alchimie. Il n'avait pas l'air très différent des humains. En apparence du moins. Enfin façon de parler : Wrath avait les cheveux anormalement longs pour un enfant et un garçon. Sans parler de ses yeux violets et ses pupilles en fente. Mais bon. Lorsqu'il eut terminé, le soldat lui prit le bol qu'il déposa dans l'évier. Puis tous deux allèrent se coucher.
