Bon comme c'est nowel, même si c'était hier je posete la suite de ma fic. La prochaine vous attends avec impatience, alors faut faire exploser le pitit bouton en bas ! Bonnes fêtes !
Le jour suivant, Wrath entendit Jean s'apprêter à sortir. Il bondit hors de son lit et le rejoignit dans le couloir.

" Vous allez au Q.G ? Laissez-moi venir avec vous." dit-il.

" Quoi ? Non non non. C'est pas vraiment un endroit pour les homonculus." répliqua Jean.

" J'ai une petite revanche à prendre et quelqu'un à sauver moi aussi." reprit Wrath déterminé.

Jean soupira et appuya son front sur la tranche de la porte.

" Laissez-moi venir avec vous. De toutes façons je ne risque rien, les homonculus sont immortels."

" Bon t'as gagné."

Jean arriva donc au Q.G accompagné de Wrath. Roy fronça les sourcils en le découvrant, et interrogea son subordonné du regard.

" Il vient pour nous aider." répondit le blond.

" Euh ... mais c'est un peu dangeureux pour un enfant." dit Roy.

" Je suis pas n'importe quel enfant. En plus je suis le seul à savoir où Holloway se cache." rétorqua Wrath.

" Là il marque un point colonel." fit Breda.

" Entendu. Mais nous devrons faire vite. Car malgré ce que je leur ai révélé hier soir, les généraux ont ... décidé de l'abattre." révéla Roy.

" QUOI MAIS ILS SONT COMPLETEMENT MALADES !" hurla Jean.

" Oui je sais. Mais si nous intervenons à temps nous pourrons éviter le pire." reprit Roy avec un geste de la main.

" Autant partir tout de suite alors. Parce que tel que je connais Holloway, il a déjà prévu de l'envoyer quelque part. Elle est peut-être même déjà partie." fit Wrath.

L'équipe se mit donc en route sur cet avertissement. Wrath les guida jusqu'au repaire du criminel.

" Laissez-le moi celui-là." dit-il d'un ton glacial.

L'homonculus défonça la porte d'un puissant coup de pieds. Il frappa violemment le garde qui s'effondra. Holloway se leva en le découvrant.

" T'étais passé où encore sale gosse ?" demanda-t-il.

Il claqua des doigts pour le punir, mais rien ne se produisit. Wrath eut un sourire sadique devant sa mine étonnée puis apeurée.

" Maintenant tu va comprendre pourquoi on m'appelle Wrath."

L'homonculus se jeta sur lui à une vitesse ahurissante, pendant que les militaires faisaient irruption dans le club. Ils ouvrirent le feu au moment où les hommes de mains sortaient leurs armes. Une fois tout le monde neutralisé, Jean se précipita vers Wrath qui frappait Holloway comme un forcené.

" Arrête Wrath ! Laisse-lui le temps de nous dire où est Samantha !" dit-il en l'attrapant par les épaules.

" T'as entendu ce qu'on t'as demandé enf ... ! Où est Samantha ? Réponds ou je t'éclate !" s'écria Wrath.

Holloway eut un sourire narquois, et sombra dans l'insconcience. Jean mit deux doigts sur son cou, pour se rendre compte qu'il était mort.

" ET MERDE !" rugit Wrath en décrochant un dernier coup de poings à son bourreau.

" C'est intelligent ça ! Comment on va la retrouver maintenant hein ?" demanda Jean en se relevant.

" Ben y'a qu'à suivre vos copains. Si jamais Sam passe à l'action on pourra calmer le jeu." répondit Wrath en se mettant debout.

" Vaut mieux filer dans ce cas." dit Roy.

Riza appela des renforts pour qu'ils viennent déblayer leur bazar ( Ndla : ben tiens ! on fout le dawa mais pour ranger pardon ! ) puis ils sortirent en vitesse du club. En chemin, ils croisèrent des véhicules transportant des militaires. Riza tourna pour les suivre, Falman derrière fit de même. Pourvu qu'ils n'arrivent pas trop tard. Soudain, Riza pila. Une voiture passa à côté d'eux en faisant la roue ( Ndla : je vous laisse imaginer la scène ). Ils sortirent de la leur, et se ruèrent vers le lieu du combat. Car il était clair qu'on se battait. Les soldats avaient dû s'arrêter un peu avant, à cause des véhicules qui voltigeaient, en plus de leur collègues.

Soudain, un coup de feu claqua, et ce fut le silence. Un silence angoissant. Jean se mit à courir comme jamais. Devant l'entrée d'une banque, une forme gisait. Le soldat marqua un temps d'arrêt, refusant d'y croire. Puis il se rua vers cette masse. Oh non. Des formes féminines, baignant dans une mare rouge. Jean ôta le masque de tissu, pour découvrir avec horreur le visage de Samantha. Il poussa un hurlement effrayant.

" SAMANTHA ! SAMANTHA ! REVEILLE-TOI JE T'EN SUPPLIE ! ME LAISSE PAS, TU SAIS BIEN QUE JE NE PEUX PAS VIVRE SANS TOI !" criait-il.

Kain accourut à son tour, pour subir le même choc. Lui aussi somma sa soeur de revenir parmi eux. Hélas pour eux, il était trop tard. Le reste de l'équipe accourut. Riza poussa un cri d'horreur, avant de serrer son mari contre elle et d'éclater en sanglots. Seul Wrath refusait d'y aller. Il ne voulait pas voir ça, pas encore. Les larmes lui montèrent aux yeux, et il partit en courant. Pourquoi les gens qu'il aimait devaient-ils mourir ?

Les pleurs et les cris de Jean résonnaient dans la place. Kain se leva, furieux et avança vers les soldats.

" Quel est le ( censuré ) qui vient de tirer sur ma soeur ?!" lança d'une voix forte.

Personne ne bougea.

" VOUS ALLEZ ME REPONDRE OU JE VOUS ABATS TOUS COMME DES CHIENS ?!" hurla-t-il en empoignant un fusil.

Breda lui ôta de fusil, et comme il se débattait Falman le retint. Le chagrin finit par l'emporter, et seul son collègue l'empêcha de glisser sur le sol. L'enterrement eut lieu le surlendemain. Jean et Kain étaient tous deux anéantis par le chagrin. Le lieutenant se retenait à grand peine de hurler. Il prit quelques jours de congé et alla voir sa mère.

" Entre mon enfant." lui dit-elle.

Elle le serra contre lui, et le fit asseoir au salon. Les larmes de Jean avaient refait surface, et sa mère le consola comme elle put.

" Qu'est-ce que je vais devenir maman ? Je peux pas vivre sans ma Samantha !" sanglota-t-il.

" Je sais mon chéri. Mais ne t'en fais pas, nous sommes là et on va t'aider à surmonter cette épreuve." répondit sa mère.

Mais le soutien de sa famille et de ses amis ne suffisait pas. Jean dépérissait au fil des jours.

" Je n'en plus, je ne supporte plus l'absence de l'amour de ma vie ! Je dois faire quelque chose."

Durant quelque temps, son entourage remarqua un changement d'attitude chez le lieutenant. Il semblait aller mieux. La douleur devait s'estomper. Si seulement ...


Jean descendit à la cave de son immeuble. Il commença à mélanger diverses choses, consciensieusement. Dans quelques instants il allait la revoir. Ca y est, tout était prêt.

" C'est parti." pensa-t-il en avançant les mains.

Il y eut des éclairs d'or, puis des rouges. Soudain, Jean se retrouva devant une grande porte.

" Qu'est-ce que c'est que ça ?" dit-il.

La porte s'ouvrit, et des dizaines de bras noirs jaillirent. Le lieutenant hurla de douleur. La seconde d'après il se retrouva dans la cave de son immeuble. Il sentit quelque chose de chaud entre les jambes. Du sang. Et ça lui faisait atrocement mal. Une respiration rauque attira son attention. En levant les yeux, Jean vit un tas de chair informe au milieu du cercle de transmutation qu'il avait tracé.

" Oh mon dieu ! Mais qu'est-ce que j'ai fait ?"

La chose avait une tête, et des yeux lumineux. Jean déglutit, puis grimaça de douleur. Il perdait de plus en plus de sang. Il parvint à se lever, et ouvrit une porte qui donnait sur l'extérieur. Jean tituba jusqu'à une cabine téléphonique. Pendant ce temps, le monstre qu'il avait créé rampa hors de la cave.

Trois jours après cette malheureuse expérience, Wrath vit ramper un drôle de truc près de son pont. Il s'avança, et écarquilla les yeux.

" C'est quoi ce truc ?" demanda-t-il.

Puis soudain il comprit. Envy lui avait raconté comment naissaient les siens.

" Oh le crétin ! Mais comment peut-on être aussi stupide ! Hé euuuuh ... toi là-bas ! Attends !" s'exclama-t-il.

La chose semblait l'avoir entendue, et s'arrêta. Wrath s'agenouilla et lui donna des pierres rouges. Ensuite, il la conduisit sous son pont. Ainsi, Jean avait tenté de ramener Samantha à la vie. Sauf que la seule chose qu'il avait créé c'était un nouvel homonculus. Wrath se demanda bien à quoi elle allait ressembler. Il la nourrit de pierres rouges jusqu'à tant qu'elle prenne forme humaine. Ouais, c'était bien sa tête. La nouvelle homonculus était vêtue d'un haut retenu uniquement par la poitrine, et d'une jupe fendue sur les côtés. Elle arborait deux morceaux de tissus aux poignets, ainsi qu'aux chevilles et comme Wrath était pieds nus. Son cercle d'ourobouros se trouvait sur la clavicule droite.

" Je me demande comment je vais t'appeler. Je ne sais pas quel péché tu symbolise." lui dit Wrath les mains derrière la tête.

" Toi c'est la colère ..." dit-elle.

" Ouaip ! "

" D'après ce que tu m'a dis, toi et moi avons été les esclaves de bandits. Seul le chef est mort c'est ça ?"

" Voui, les autres sont en taule."

" Alors dans ce cas, ce sera plus simple de leur régler leur compte." dit-elle en se levant.

" Quoi ?"

L'homonculus s'éloigna, et Wrath se leva pour la suivre. Il lui demanda ce qu'elle avait l'intention de faire.

" Me venger." dit-elle.

" Alors j'ai trouvé ton nom. Tu sera Revenge."

" Ca me va."

Les deux homonculus arrivèrent au pénitencier de Central à la nuit tombée. Wrath se demanda comment Revenge comptait faire pour localiser les prisonniers.

" Pas ce soir. J'arriverais pas à les retrouver. J'attaquerais demain, et là ils vont comprendre leur douleur." annonça-t-elle.

Puis elle fit demi-tour. Quand le jour fut levé, Revenge revint à la prison. Les détenus se trouvaient dans la cour. L'homonculus avait demandé à Wrath de lui indiquer ceux qui l'intéressait. Il les lui montra un par un, depuis l'arbre où ils étaient. Revenge tendit les mains et mima le geste de ramener quelque chose.

Les prisonniers quittèrent le sol, à la surprise générale. Puis ils furent tirés jusqu'au mur du fonds.

" Han je vois : t'as hérité du don de Samantha." fit Wrath.

Revenge sauta dans la cour. Les gars parurent surpris de la voir. L'homonculus les fit à nouveau léviter avant de les percuter violemment les uns contre les autres.

" Hé laisse-m'en un peu !" s'exclama Wrath.

Il atterrit dans la cour. Lui aussi avait un compte à régler avec ces salauds. Revenge aperçut les gardes arriver au pas de course. D'un geste des mains plutôt ample elle les fit valdinguer comme des quilles. Elle se tourna ensuite vers les prisonniers qui l'intéressaient. Revenge leva les yeux vers le fil barbelé en haut du mur. Il se décrocha, et vint fouetter les détenus. Puis elle le fit s'enrouler autour de leur cou, et les pendit au mur.

" Revenge ! Derrière toi !" s'exclama Wrath.

Elle se tourna et se concentra sur un des paniers de basket à l'autre bout de la cour. Il s'arracha de son socle pour venir balayer les gardiens comme une raquette percute une balle de tennis. Des coups de feu claquèrent, et l'homonculus sentit une balle lui traverser la tête. Elle repéra d'où ça venait, et d'un mouvement de la main fit se soulever le panier de basket avant de l'envoyer droit sur le fautif.

" Allez, on s'en va." conclut-elle.

Wrath et elle franchirent le mur d'un bond, et s'éloignèrent tranquillement.


Au Q.G, les militaires apprirent la pagaille qui venait de se produire dans la matinée.

" Ils disent que c'était une femme avec de drôles de pouvoir, accompagnée d'un gamin." annonça Falman.

Tout le monde tiqua. Ils étaient sûr que le gamin était Wrath, mais la fille ... Jean lui, commençait à comprendre. Il leva les yeux et croisa le regard horrifié de Kain. Le blond sut que son beau-frère avait compris.

" Qu'est-ce t'a fait espèce d'imbécile !" s'exclama Kain.

Leurs collègues les regardèrent surpris. Jean baissa les yeux.

" Jean. Ne me dis pas que tu l'as fait ?" demanda Roy.

" Fait quoi ?" questionna Falman.

Le blond gardait la tête baissée. Il n'eut pas le temps d'en dire plus. L'alarme de la caserne retentit. Il y eut des ordres criés, puis d'autres cris, de peur cette fois.

L'équipe de Roy sortit dans le couloir. Ce qu'ils virent les laissa sans voix. Une femme brune ressemblant traits pour traits à Samantha tenait un soldat par le col, au-dessus du sol ( oé j'ai fait une rime :D ). Elle le jeta comme on balance une peau de banane. D'autres soldats arrivèrent.

Revenge les repoussa avec une telle force que les murs en furent fissurés. L'équipe de Roy prit le choc de plein fouet. Jean se releva. Revenge s'avança dans le couloir, il se mit sur sa route.

" Samantha ?" demanda-t-il.

" Ecarte-toi de ma route." répliqua-t-elle.

Et joignant le geste à la parole, l'homonculus l'envoya voltiger. Revenge poursuivit son chemin, repoussant tous ceux qui se mettaient en travers de sa route. Elle défonça soudain une porte.

" Toc toc je peux entrer ?" demanda-t-elle.

" Vous mais ..." fit un soldat.

Revenge se jeta sur lui à une vitesse folle. Les malheureux qui tentèrent de l'aider s'écrasèrent sur les murs.

" Tu te souviens de moi on dirait ! Celle que t'as froidement abattue y'a deux mois et des poussières !" dit-elle au soldat.

" Mais je ..."

" TA GUEULE ! Je suis morte par ta faute, alors que j'étais sous l'influence de quelqu'un d'autre. On aurait pu m'aider, mais à cause de toi je suis devenue un être humain artificiel, sans âme, sans émotions RIEN ! Et pour ça tu va payer !"

Revenge commença à le rouer de coups, pus le balança de toutes ses forces contre une fenêtre. Le pauvre soldat alla s'écraser trois étages plus bas. L'homonculus sentit qu'on lui tirait dessus. Elle tourna la tête, et les armes de ses assaillants se retournèrent contre eux ... ainsi que leur balles. Elle sortit du bureau et tendit les mains vers les militaires tentant de l'arrêter. Le choc fut violent, des pans de mur tombèrent par terre.

Jean la vit revenir, et voulut aller vers. Mais ses collègues le retinrent.

" Mais t'es fou quoi ? Tu veux te faire tuer !" fit Breda qui l'écrasait presque.

" Laissez-moi ! C'est ma Samantha !" protesta-t-il en essayant de se dégager.

" Mais non crétin ! C'est un homonculus ! Crois-moi ce n'est pas du tout ma soeur !" fit Kain.

Revenge passa près d'eux sans leur accorder un regard, envoyant promener un soldat de temps à autre. Wrath la regarda sortir du Q.G, et repartit avec elle.