Cette OS a été écrit dans le cadre du troisième défi des idées et des mots, sur le forum francophone (lien dans mes auteurs favoris). L'objectif était de placer sept mots dans un texte, qu'importe le fandom, les personnages, ou la longueur du texte. Vous les reconnaitrez facilement, ils sont en gras.
Je m'excuse si vous avez trouvé des fautes d'orthographes, je n'ai pas pu le faire relire.
Disclaimer : Rien n'est à moi évidemment.
Les Weasley sont têtus
"Alpha Tango Charlie ! Alpha Tango Charlie !" Hugo Weasley courait dans le jardin, bras écartés, alternant les imitations de vrombissement d'avion et ses appels radios. Soudain, il s'écroula dans l'herbe et continua en rouler-bouler. "Aaaaaah, mayday mayday mayday, j'ai été touché, je perds de l'altitude, mayday …." Il finit par s'immobiliser au pied du chêne du jardin. "Compagnon, c'est la fin, l'aigle noir se meurt …"
Impitoyable, sa sœur lança depuis l'autre bout du jardin : "Génial ! On va enfin pouvoir avoir la paix comme ça ! Enfin jusqu'à la prochaine attaque. Tu pourrais pas te trouver un jeu silencieux pour une fois ?"
Ni une ni deux, son frère se releva pour défendre son honneur. "Et toi, tu pourrais pas te décoincer un peu ? Depuis que tu vas à Poudlard, t'es une vraie coincée ! Tu sais même pas t'amuser d'abord !" Sa réplique ne donna lieu qu'à un petit sourire amusé. Méfiance méfiance, ce genre de réplique ne restait pas impuni d'ordinaire. D'un seul mouvement, Rose ferma son livre et se jeta sur lui pour le chatouiller. "Alors comme ça je ne sais pas m'amuser ? Je te fais rire là non ? Alors ? Qu'est-ce qu'on dit à sa grande sœur ?" Immobilisé, Hugo se tortillait sur le sol. Il haletait, essayant de parler sans pouvoir contenir son rire. "A … Arrête Rooose… Arr Arrête… Pardon … tu … tu sais… t'amuser…" Mais il en fallait plus à la jeune fille pour cesser sa torture. "Vraiment ? Tu es sûr que je sais encore rire ? Il vaut mieux que je te montre bien ! Il ne faudrait pas que tu ais des doutes !"
Heureusement pour lui, Hugo fut sauvé par le gong. "Roooose, Huuugoooo, à taaaaaables !" La voie de leur mère provenait de la maison. Rose hésita une seconde, puis relâcha son frère, se relevant et s'époussetant pour retrouver un semblant de dignité. Sans un regard en arrière, elle se dirigea vers la maison d'une démarche assurée. Hugo resta étendu quelques instants de plus. Tant pis pour la défaite se disait-il, ma sœur est toujours ma sœur. Puis il se releva, et suivit le même chemin que celle qui le préoccupait. Alors qu'ils entamaient leur troisième semaine de vacances, c'était la première fois qu'il partageait un réel moment de complicité avec Rose. Elle s'éloignait de lui depuis son entrée à Poudlard, et il ne l'avait jamais ressenti aussi violemment que ces derniers jours. Tandis que lui attendait avec impatience son retour pour les congés, elle semblait très bien se passer de lui à l'école. Ces pensées le rendaient morose, et c'est en trainant les pieds qu'il finit par s'assoir à table.
Hermione accueillit ses enfants avec un sourire et commença à servir le repas. A peine assit, mon mari commença à raconter sa journée de manière très volubile, énumérant les événements, mais passant d'un sujet à l'autre sans se soucier le moins du monde du respect de leur chronologie. Hugo l'écoutait d'une oreille sans vraiment s'y intéresser. Qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire qu'untel refuse de négocier pour machinchose parce que truc. Aujourd'hui, il n'y aurait visiblement aucune anecdote des Sorciers Facétieux, et les histoires de guilde, bof.
Pendant le dessert, le garçon eu une illumination. Puisque sa sœur ne voulait plus jouer avec lui, et que ses cousins n'étaient pas toujours disponibles, il lui fallait un ami qui serait toujours là, avec qui il pourrait s'amuser,… Sans se soucier de son père qui expliquait comment il comptait régler le problème de manque d'investissement pour le vendeur de chaudron, il s'écria : "Je veux un chien !" Son exclamation fut suivie d'un moment de silence. Ce fut sa mère qui réagit le plus vite. "Mais enfin mon chéri, nous avons déjà un chat, nous n'allons pas prendre un chien.
- Mais il est nul Pattenrond, il dort toute la journée, il ne saute même pas. Moi je veux un chien pour jouer avec moi.
- Enfin Hugo, Pattenrond est âgé, c'est normal qu'il ne saute pas sur le moindre bout de ficelle comme un jeune chaton. C'est d'ailleurs aussi pour ça qu'il dort aussi souvent. Tu ne peux pas lui reprocher.
- Alors pourquoi on aurait pas un chien ? persévéra-t-il. Il serait bien plus drôle."
Sa mère soupira. Elle sentait venir une dure bataille qu'elle n'avait pas envie de mener. Un chien ! Mais quelle idée. Il faudrait l'éduquer, le sortir tout les jours, le nourrir, le faire garder quand il n'y aurait personne à la maison,… Sans parler des poils partout, des léchouilles baveuses, et des aboiements intempestifs ! Elle essaya d'expliquer son point de vue à son fils, mais celui-ci ne voulait rien entendre. Si il a avait un chien, il serait gentil, bien éduqué, et c'est lui qui s'en occuperait. Evidemment, comme toutes les mères, Hermione ne crut pas une seule seconde à ces promesses d'autonomie. Elle chercha un soutient du côté de son mari, mais celui-ci semblait réfléchir sérieusement à la possibilité de dire oui. Elle lui lança un regard d'avertissement, mais ne reçu en retour qu'un "Pourquoi pas ?"
Indignée devant cette défection, Hermione perdit son sang-froid. "Ronald Wealsey, ne me dit pas que tu envisages d'accepter d'avoir un chien ? Ce n'est pas sérieux enfin !" Devant tant de véhémence, son mari n'abandonna lâchement. "Oui, c'est vrai tu as raison. Je n'y avais pas vraiment bien réfléchi. Ce n'est pas vraiment raisonnable." Il n'avait cependant pas prévu que si il contentait sa femme, son fils fondrait en larme, et partirait de table en courant, hurlant un "De toute façon, vous vous en fichez que je sois tout seul !"
Quelques instants interdits devant la sortie théâtrale du plus jeune membre de la famille, Hermione et Ron lancèrent en même temps "J'y vais !" Mais Hermione était déjà debout. Elle rejoint son fils, qui s'était réfugié en haut de son lit mezzanine. Elle grimpa doucement à l'échelle, ne voulant pas le brusquer. "Mon chaton ? " Elle finit son ascension et s'allongea contre lui. "Si me disais ce qui ne va pas… " Elle le serra dans ses bras, attendant patiemment que ses pleurs se calment, et qu'il puisse se confier.
"Je suis toujours tout seul… Rose joue plus avec moi… Elle est pas très gentille … Alors moi je voudrais bien un copain…" Il n'eut pas besoin d'en dire plus, sa mère avait compris son problème. "Ta sœur t'aime toujours autant, simplement elle grandit. La période que l'on passa à Poudlard est celle où l'on change le plus, et le plus rapidement. Alors pour le moment vous ne partager plus les mêmes jeux. Mais c'est passager, et ça finira par s'équilibrer. Tu peux être sûr que ta sœur t'aime mon cœur, comme ton papa et moi." Hugo comprenait bien ce que sa mère lui expliquait, mais expliquer quelque chose ne le rendais pas forcément plus agréable. Savoir que sa sœur grandissait plus vite que lui ne changeait rien au fait qu'il était seul. Mais épuisé par sa crise de larme, en sécurité dans des bras aimants, il s'endormit.
Le lendemain, la crise semblait oubliée. Hermione avait pris sa fille à part pour lui expliquer ce que ressentait son frère, et lui demander de faire des efforts. La jeune fille, conciliante, consentit à faire plus attention. C'était donc un démanche après-midi qui se déroulait en toute quiétude. Toute envie de chien semblait oubliée pour le moment.
Mais quiétude et famille ne font jamais un très long chemin ensemble. En milieu d'après midi, un crac suivit d'un hurlement de peur retentit dans le jardin. Paniquée, Hermione abandonna ses dossiers pour se précipiter dans le jardin. Elle trouva son fils étendu au sol, enchevêtré dans une branche d'arbre. Visiblement, Hugo avait voulu faire un peu d'escalade, mais la branche n'avait pas supporté son poids. Alors qu'elle accourait, il tenta de se relever, mais il blanchit de douleur, et tomba en syncope, affolant encore plus sa mère. Heureusement, son père, arrivé sur les lieux du drame, ne perdit pas son sang froid, et courut dans la maison pour prévenir par cheminée l'hôpital de Sainte Mangouste.
Une dizaine de minute plus tard, une équipe de secourimage débarquait dans le jardin Weasley. Ils évaluèrent rapidement l'état de santé de l'enfant, palpant les parties du corps qu'ils pouvaient atteindre. Hugo, remis de son évanouissement, pleurait de douleur. D'une voix très calme, le plus âgé expliqua qu'ils allaient le soulager temporairement de sa douleur, le temps de le dégager de la branche. Ensuite, ils le transporteraient à Sainte Mangouste, où un diagnostique précis serait établi. Légèrement apaisé par le ton rassurant, les parents acquiescèrent.
Les secourimages commencèrent par lancer un sort contre la douleur au blessé. Puis ils se mirent à taillader soigneusement la branche, veillant à ne pas projeter d'éclat. Une fois le bois débité, un des deux fit léviter les tronçons tandis que l'autre maintenait l'enfant. Quelques instants plus tard, ils pouvaient faire léviter Hugo sur le brancard, en veillant à le déplacer le moins possible.
Une fois qu'il fut installé, calé, sanglé, le brancard se souleva doucement. Ils se dirigèrent vers la cheminée. Quand qu'ils eurent disparut dans les flammes, Hermione, Ron et Rose s'y engouffrèrent à leur tour. Dés leur arrivée, une infirmière leur indiqua la salle d'attente des urgences. Une fois assis, Ron prit sa femme dans ses bras, pour tenter de la rassurer. "Ne t'inquiète pas ma chérie. Nous n'aurons finalement pas de soirée pour roucouler en paix aujourd'hui, mais tout ira bien pour Hugo. Il est solide, et les médicomages vont le remettre sur pied en un instant."
Hermione ne put s'empêcher de sourire. Son mari était un amour, à vouloir le faire rire pour qu'elle oublie son angoisse. Elle s'était retrouvée dans bien des situations dangereuses, souvent avec lui d'ailleurs, mais elle n'avait jamais eu aussi peur que maintenant, alors que la vie de son enfant était peut-être en danger. L'angoisse lui tordait le ventre, elle ne réussissait pas à ne pas imaginer le pire. Comment pourrait-elle survivre à ça. Heureusement, un médicomage vint rapidement les rassurer. "Votre fils a plusieurs fractures, dont une qui nécessite une opération afin de replacer les os correctement. Les autres seront simplement ressoudées par potion. Nous l'avons mis sous antidouleur, et il est toujours conscient. Vous pouvez venir lui tenir compagnie le temps qu'on prépare l'opération." Ils soupirèrent tous de soulagement, et le suivirent.
Arrivée dans la chambre, Hermione de précipita vers son fils. "Oh mon chéri, ne t'inquiète pas, tout va s'arranger. Tu vas être opérer tout à l'heure, et tout ira bien. Tu es très courageux tu sais." En effet, elle pouvait voir les larmes de frayeur qu'il retenait. Elle lui caressa les cheveux. Sa sœur lui prit la main, et son père s'assit doucement au bord du lit. En silence, ils se rassurèrent mutuellement, profitant de la présence des uns des autres.
Après un temps qui leur parut à la fois très long et très court, une infirmière vint chercher le patient pour l'opération. Hugo adressa un petit sourire tremblotant à ses parents, et se laissa emmener. Et l'attente recommença.
Mais tout se déroula sans problème, et en début de soirée, ils purent prendre un dîner en famille dans la chambre du blessé, qui devait rester en observation jusqu'au lendemain. Une fois le dessert avalé, Hugo demanda d'une petite voix : "j'ai été courageux maman ?" Surprise par cette question impromptue, Hermione répondit tout de même : "Oui mon cœur, tu as été très courageux !" Enhardi pas cette réponse, son fils continua "Alors je peux avoir un chien pour me récompenser ?"
Hermione secoua la tête, désespéré. Qu'est-ce que les Weasley pouvaient être têtus !
J'espère que vous êtes rentrés plus facilement dans la lecture de cette histoire que moi dans son écriture. Si vous avez des choses à dire, n'hésiter pas, reviewez ! Tous les commentaires sont acceptés.
