Chapitre 8.

Castiel trépigne. Il regarde par le velux de sa chambre, fait rentrer le froid de décembre par celui-ci... Il s'en fout. Il guette l'arrivée de son petit ami. Des jours qu'ils ne se sont pas vus ! Alors qu'ils ne font rien de leurs journées. Ils faut qu'ils arrangent ça. Castiel bouillonne d'idées, il sait où l'amener veut aller au cinéma, dans les calanques, se promener dans les chemins de randonnée, il veut regarder un film dans ses bras, veut que Dean lui joue du piano, veut aller dormir avec lui... Il veut du désir entre eux. Il veut tout.

Dean arrive, emmitouflé dans son long manteau noir et son écharpe de la même couleur. Journée morose et grise aujourd'hui, un temps de parisien auquel il s'est habitué. Mais son soleil à lui, il est dans la maison devant laquelle sa mère le dépose. Il l'appellera. Pour lui dire quand il faut venir le chercher. Il espère que ça sera demain matin.

Il tape à la porte d'entrée. La réponse ne se fait pas attendre. Castiel avait déjà dévalé les escaliers et lui ouvre la porte pour l'attirer en vitesse au chaud. Même qu'il a fait une cheminée.

Il ne lui laisse pas le temps de se déshabiller ou dire bonjour qu'il se jette à son cou pour l'embrasser en souriant. Ses lèvres froides... Qui se réchauffent au contact des lèvres de l'amoureux impatient. Dean en sourit, glisse ses mains froides le long de la colonne vertébrale de son petit homme pour se réchauffer encore. C'est tellement facile avec lui, d'avoir chaud. C'est l'amour ouais, surement. Ça Dean s'en fout. L'amour n'a de nom que Castiel. C'est tout. Castiel couine en sentant les mains glacées contre sa peau et fait un bond en arrière pour ne plus les sentir.

« T'es tout froid ! rit-il.

Désolé ! J'étais un peu pressé de te voir je crois..., sourit Dean.

C'est pas grave. Bonjour donc. »

Castiel tend à nouveau les lèvres pour un bonjour plus correcte. Oui c'est mieux...

Cette fois il laisse le temps à son petit ami de se déshabiller, il fait chaud ici de toute façon. Dean le constate rapidement alors qu'ils vont dans le salon où le feu de cheminée crépite. Dean sourit, c'est un peu cliché finalement. Mais il comprend pourquoi les clichés sont aussi plaisants quand Castiel le tire sur le canapé pour l'avoir dans ses bras.

« Ça va ? demande Castiel en s'installant façon koala sur Dean, le nez dans son pull.

Oui, là ça va., sourit Dean. Et toi ? Gabe est là ?

Non, il revient de cours à 15 heures. On est seul encore un petit moment. Tu as mangé ?

Castiel prend sa main, entrelace leurs doigts, le regarde les yeux levés. Dean lui le regarde. Il rigole de sa mine d'enfant, la trouve adorable.

Oui j'ai mangé, t'en fais pas. Alors..., commence Dean.

Alors quoi ?

Gabe... Il t'a encore posé des questions sur nous ?

Mmhh. Il arrête pas. Ma vie privée le passionne !

Vilain curieux. Enfin j'y pense maintenant moi aussi., sourit Dean aux lèvres de Castiel.

Castiel se sent rougir pour la première fois. Non pas de honte. Mais de désir.

Ha oui... ?

Oui. Mais on verra. Je veux pas prévoir. Je te dis juste... Que tu crois pas être le seul à y réfléchir.

Merci..., marmonne Castiel se reposant sa tête contre lui.

De rien mon petit Cas'. »

Dean caresse doucement sa nuque et remonte dans ses cheveux. Dans son regard il lit quelque chose de nouveau. Ça doit être ça le désir.

Castiel et Dean sont arrivés dans la chambre du plus petit, grignotant des clémentines sur le lit, à papoter de tout et n'importe quoi.

C'est à ce moment là que Gabe décide de rentrer dans la chambre sans même frapper.

« Salut les tourtereaux !

Gabe j'suis pas tout seul tu aurais pu frapper merde !, râle Castiel.

Dean s'en amuse. Il est mignon Castiel quand il râle. Il lui caresse doucement la joue pour le calmer, Gabe sait alors c'est pas bien grave.

Salut Gabe ! Tu vas bien ? fait-il.

Ouaip, je suis content de te revoir ! »

Gabe grimpe à son tour sur le lit après s'être débarrassé de ses baskets. Castiel soupire encore, il va pas rester collé à eux comme ça quand même ?! Dean rigole. Bon, il va peut-être lâcher Castiel, si ça se trouve il est comme Lise !

« Ouais, moi aussi...

Alors vous allez bien tous les deux ? Ça roucoule depuis ce midi ?

Gabe…, soupire Castiel.

Quoi ?

C'est pas facile justement de roucouler avec un frère qui te colle…

Mais je vous colle pas, je viens d'arriver... Bon alors… Les draps sont pas encore tout défaits ? »

Castiel abandonne et laisse tomber sa tête sur l'épaule de son petit ami. Ce dernier lève les yeux au Ciel. Ha oui, c'est quand même à ce point ! Gabe s'entendrait terriblement bien avec Mike dis donc. La répartie est donc facile, il a l'habitude de dire cette phrase à Mike :

« Quand on est malin, on ne le montre pas...

Gabe regarde le copain de son frère avec un grand sourire. Ah lui il l'aime bien !

Bon j'me tais alors.

Ha des vacances ! » s'exclame Dean.

Puis il va embrasser son amoureux, dans l'espoir que ça fasse fuir son jumeau. Sauf que justement ça ne l'empêche pas de regarder.

« Bon Dieu que c'est étrange de voir deux garçons s'embrasser… Enfin, non, surtout mon frère. Vous êtes mignons tous les deux.

Gabe ! Sors de ma chambre !

Rahhhh… »

L'autre petit brun soupire et finit par descendre du lit. Dean lui rigole, il vaut mieux en rire qu'en pleurer ma foi ! Il attend que la porte de la chambre se ferme pour plaquer Castiel au lit et venir sur lui, tout sourire.

« On est mignon., chantonne-t-il.

Castiel sourit comme un idiot et sent son ventre le chauffer. Passant une main dans ses cheveux.

Ça m'étonne pas…

Dean se laisse tomber sur Castiel, souriant dans son cou qu'il embrasse.

On n'attend pas autant de temps pour se revoir hein ?

Castiel se sent frissonner très fort, se crispant à sa nuque.

Non, non… Surtout pas…

Si j'reste pas dormir ce soir, tu peux venir demain ?

Je veux que tu restes…, dit Castiel, faisant la moue. Ta mère elle doit savoir que je m'occupe bien de toi…

J'ai pas envie d'avoir Gabe sur le dos., avoue Dean à son oreille.

J'vais aller lui dire de nous laisser un peu si tu veux… Il voulait me taquiner tu sais…

J'me doute... De toute façon j'ai pas pris mes affaires, ma mère voulait pas. Elle veut parler à la tienne avant pfff...

Moui… J'ai envie que tu restes… Je veux pas que tu partes… Je veux plus…, soupire le petit brun en caressant sa joue.

Ça me fait mal dans le ventre., confie Dean. Arrête... »

Alors Dean le fait taire par un baiser, lui prenant la main, entrelaçant leurs doigts. Quelques minutes plus tard, il appelle sa mère, lui dictant les affaires à amener. Oui il reste. Non elle discute pas, il en a marre de tourner en rond dans la maison merde ! Hélène craque.

D'accord.

D'accord, il peut rester dormir.

Il est presque minuit quand Castiel et Dean retournent dans la chambre de Castiel après avoir regardé un film dans celle de Gabe.

Mais laissant Dean se déshabiller, Castiel va coincer Gabe dans sa chambre une seconde.

« Tu nous laisses. Tu rentres pas dans la chambre, tu essayes même pas d'écouter.

J'ai rien dit !

Mais je sais ce qu'il y a dans ta tête.

Alors tu sais que je le ferais pas si tu me racontes.

Oui. Mais bon… Allez bonne nuit. »

Castiel rejoint son chéri dans sa chambre. Il n'a pas le droit de fermer la porte à clef mais il le ferait bien…

« Voilà il viendra pas nous embêter…

T'es adorable..., souffle Dean en prenant son visage en coupe. On va dormir ?

Moui… Tu vas voir c'est bien de dormir sous les étoiles… » sourit Castiel en éteignant la lumière.

Dean ne voit plus rien pendant quelques seconds. Alors il se tient aux mains de Castiel. Puis il comprend ce qu'il voulait dire... Les étoiles phosphorescentes délivrent leur luminosité verte pour les aider à distinguer les contours des meubles. Dean sourit, c'est franchement joli ! Castiel lui sourit et le tire jusqu'au lit, ils grimpent l'un après l'autre à l'échelle… Lui a l'habitude de voir si peu. Il espère juste que Dean ne va tomber ! Pas maintenant…

Non c'est bon, il ne se cogne même pas au plafond malgré sa grande taille. Il s'allonge dans le lit, sous la couette et tend les bras, comme à la dernière nuit chez lui... Le petit brun vient contre lui… Tout de suite lui enlève son tee-shirt, sachant que de toute manière il allait le retirer vu qu'il allait avoir trop chaud sous l'épaisse couette du frileux de Castiel.

Dean a à nouveau mal dans le ventre. C'est la première fois qu'il se fait déshabiller... Ça revient oui. Le désir. Ses hormones d'adolescent tuées pendant la maladie reprennent leur droit.

Mais il se retient Dean, il laisse monter. Il sait que la satisfaction n'en sera que plus intense. Le petit brun sent qu'il commence à avoir très chaud près de Dean comme ça… Il a peur de brusquer les choses… Alors il commence juste par un baiser… Ce n'est rien ça… Avec sa main posée sur son torse… Que Dean caresse tendrement, tout comme sa langue qui joue contre celle de Castiel. Les baisers sont plus assurés maintenant, plus maitrisés. Ils s'en régalent dès qu'ils sont ensemble aussi, il faut dire. Mais ne se lassent pas... Castiel laisse sa main glisser, a envie de caresser, de toucher sa peau… La tendresse d'un téton sous ses doigts… Il alanguit le baiser… Se décrispe…

Le contraire de Dean. Surpris. Castiel a mis la main sur un nouveau point sensible, qu'il ignorait jusqu'ici. Si bien que son ventre se serre et qu'il a peur. Peur d'aller trop vite. Que maladroitement, il interrompt le baiser. Qu'il rougit. Qu'il s'excuse. Castiel recule carrément, oh non, non, il savait qu'il ne devait pas faire ça… Il rougit lui aussi, mais ne sait plus quoi dire. Il voulait juste essayer, enfin il pensait être à l'aise, sauf que pas du tout… Est-ce qu'il a mal fait ? Pourquoi Dean ne veut-il pas ? Celui-ci rattrape Castiel dans le lit, lui grimpe dessus. Il dépose plein de baisers sur son visage, autant que toutes les excuses qu'il aimerait formuler. Ses baisers le conduisent jusqu'à une oreille où il murmure :

« C'est moi Cas'... C'est moi... Désolé.

Je voulais pas te brusquer… Je suis maladroit…

Et moi alors..., pouffe Dean. Pire que toi encore...

Castiel sourit un peu… Bon, s'il rigole c'est que tout va bien.

Désolé… On. On dort alors ? C'est mieux non ?

Oui je pense. Je peux te prendre dans mes bras comme la dernière fois chez moi ?

Oui… »

Castiel s'apaise, tout va mieux. Il se retourne et va colle son dos contre le torse de son petit amoureux. À deux dans son lit… S'il avait pu imaginer ça un jour…

Dean l'embrasse dans le cou, sur le visage... Ce qu'il a à sa portée. Comme une petite habitude, il lui murmure un « Bonne nuit » à l'oreille avant de s'endormir...Voilà. Tout va bien… Castiel a ses petites habitudes avec lui. Il peut s'endormir. N'aurait même jamais été aussi bien qu'à cet instant dans son lit.

C'est en souriant qu'il s'endort…

La lumière douce filtre à travers le velux. Un rayon sur leurs deux corps emmêlés, au milieu de la couette. Castiel respire paisiblement, calme, serein. C'est ce qu'observe Dean.

Oui il est déjà réveillé. Depuis quelques minutes déjà. Parce qu'il a... Parce qu'il a retrouvé le désir au matin. Qu'il en est autant content que perplexe. Mais le désir est là. Et il se doute que malgré l'inexpérience de Castiel, il est partagé.

Alors, la main sur le ventre de Castiel glisse sous le tee-shirt pour caresser avec douceur le petit ventre chaud. Espérant... Castiel s'en réveille immédiatement… Parce que c'est doux, et chaud… Que ça chatouille un peu… Les papillons mettent du temps à émerger eux aussi. Il bouge dans les draps chauds, contre Dean…

Son petit ami recule ses hanches. Il ne veut pas que ça l'effraie... Pas déjà. Il veut que ça se fasse en douceur. Ils en ont parlé déjà. Il ne veut rien de prévu mais de la douceur. Alors il vient embrasser le cou chaud, et ose... Sortir le bout rosé de sa langue... Le petit brun en pousse un léger gémissement qu'il ne peut retenir… Ça lui fait trop de frissons partout, c'est trop agréable… Trop intense pour si peu… Pourquoi Dean fait-il ça ce matin ? Alors que hier soir… Parce que la nuit porte conseil. Et qu'encore une fois, Dean s'est rappelé qu'il n'avait qu'une vie et que celle-ci était bien fragile.

Le gémissement résonne encore en lui. Première fois. Encore. Il ne devrait plus s'amuser à y penser. Castiel est son être des premières fois. C'est tout.

« Mon p'tit Cas'..., souffle-t-il à son oreille.

Celui-ci tremble à la voix si sensuelle à son oreille.

Oui… ?

On pourrait... Essayer ? Tu crois pas ? J'ai envie là... J'veux te faire découvrir comment ça fait...

Castiel en a un coup dans le ventre très fort.

Oui… Oh oui… comme ça ce matin ?

Je t'avais dit… Je voulais pas prévoir… »

Dean a le cœur qui s'emballe. Il va faire ça à un autre garçon… À un autre garçon qu'il aime. Voilà ce qu'il faut qu'il se dise.

Sa main glisse de plus en plus bas. Là, elle se loge sur le bas ventre, sous l'élastique du caleçon… Castiel creuse le ventre, se prend de tels coups de chaud que ça lui brûle le visage… Mais il se retourne sur le dos, il veut le voir. Il veut apprendre. Dean lui sourit. Il va l'embraser, il trouve que là, c'est adéquat. Même à lui ça lui file des frissons. Sa bouche chaude, entrouverte. Il attend son petit homme. Il attend de connaître le plaisir après le désir.

« T'as jamais eu envie avant ? souffle Dean.

Si… Enfin… Pas… Pas comme ça, c'était pas…J'y pensais pas vraiment…, marmotte Castiel en remontant le long de son bras pour caresser son épaule. Dean tourne la tête pour pouvoir embrasser ses petits doigts.

Mais…, il prend la main de Castiel. Ça, tu l'as déjà eue ? »

Dean a posé cette main innocente sur le caleçon de Cas' puisqu'il bande…Comme Dean.

Castiel gémit, souffle fort… Oh putain… C'est ça le désir, l'envie de l'autre, d'être satisfait… Il le lit dans ses yeux.

« Oui quand même…

Alors pourquoi tu n'as jamais fait ça ? »

Le cœur palpitant, Dean frictionne lentement la main de Castiel contre la bosse qui déforme le caleçon. Il ne regarde même pas… Les réactions de son petit ami sont plus surprenantes encore. Castiel s'emballe, panique presque tant ça lui brûle les reins.

« Parce que... J'y avais jamais pensééé... Ahannn doucement. »

Dean prend un peu peur et lâche sa main. Doucement mais là, il ne l'a même pas touché alors qu'en sera-t-il après ? Il reste suspendu aux lèvres de Castiel, réfléchissant à tout va

« Désolé si… Si je suis aussi sensible mais… J'ai jamais enfin, tu le sais mais c'est pas facile… »

Castiel le rapproche près de lui pour baiser ses lèvres, passer ses mains sur son torse… Dean frissonne. Il prend Castiel dans ses bras, passe sous son tee-shirt pour mieux sentir sa peau chaude.

« Je sais pas comment faire moi aussi... Enfin je sais pas...

Retire-le… » souffle Castiel, glissant cette fois les mains dans le creux de son dos.

Dean obéit, déshabille son amoureux. Son torse s'écrase maintenant contre le sien, leurs peaux chaudes s'électrisent. Tout comme leurs bouches, qui se retrouvent, s'aimer jusqu'au bout des lèvres... Castiel souffle à sa bouche, fort… Parce que c'est bon, le contact de leurs corps collés…

« Je .. je peux essayer moi.. ? juste un peu.. chercher.. ?

Fais... Apprends avec moi..., sourit Dean en attrapant sa main.

Il l'amène alors en douceur jusqu'à son entrejambe... Le petit brun fait le poisson deux secondes avant de réagir…

Non… Je voulais dire… Ailleurs enfin… Là aussi, mais je voudrais un peu au dessus…

Oh... Désolé Cas'... Je... Oui., finit par sourire Dean.

On est maladroits…, rit un peu nerveusement le petit brun avant de pousser Dean sur le dos.

C'est notre première fois à deux mon ange... »

Dean se laisse faire. Il caresse du bout des doigts les hanches de son petit homme. La lumière frappe sur son corps, dressé. Dean ne peut s'empêcher de regarder ses avant bras... Non, fermer les yeux et tendre les lèvres pour un baiser c'est mieux. Castiel sourit, lui rend son baiser. Ça, ça le rassure c'est mieux… Il s'assoit à ses hanches et le regarde… Voilà, ils sont bien là tous les deux..

Il peut faire glisser ses doigts de son cou à sa clavicule… Apprendre le corps d'un garçon. Enfin ce n'est même pas ça… C'est redécouvrir. Il connaît déjà tout ça… Mais celui de Dean… Il aime.

Dean se retient d'enlacer ses doigts à ceux de Castiel. Il a besoin de le toucher. Toujours plus. Alors il trouve comme issue le dos de Castiel, se perd dans le creux de ses reins. La peau est douce, chaude puisse que le rayon de soleil frappe dessus, avec insistance... Le petit brun en frissonne, ça l'empêche de continuer une seconde. Pourtant il veut aller encore plus loin..

« Dis moi surtout si… Si je fais mal… »

La pulpe de son index glisse sur un mamelon… Tendre… Puis qui durcit une vitesse folle. Dean expire, lentement. Il regarde ses doigts, s'activer avec douceur, lui faire découvrir ça... C'est étrange. C'est peu de chose et pourtant, Dean se contracte de tout son corps.

« Non ça va... Tu fais bien... »

Castiel s'en sent réchauffé, encore plus… Mais le téton, il a envie de le pincer, juste un peu.. le fait rouler entre ses doigts. Inconsciemment il bouge ses fesses contre l'érection de Dean qu'il sent largement… et s'en prend un coup dans le ventre qui l'empêche de respirer.

Dean a été obligé de lâcher son premier gémissement, surpris. Les vagues de chaleur qu'il a ressenties au premier jour sont glaciales à côté de celle qui vient de le prendre. Honteux, il murmure :

« Désolé... »

Mais Castiel bafouille qu'il n'a rien à excuser… C'était juste… Terrible… Divin.. ce son dans sa bouche. Cette perte de contrôle de ses moyens… Oh ce qu'il peut aimer… Alors il recommence son mouvement de hanches parce que ça lui plaît… Et descend ses doigts jusqu'au nombril… Son ventre parfaitement plat, les os encore apparents… Il n'en est pas moins désirable.

Dean lui aussi bouge, il trépigne. Implorant Castiel du regard de venir plus contre lui. Il le désire. Fort. Ça n'a rien à voir avec quand il a envie seul. Il désire avoir son petit ami contre lui. Il désire le toucher. Le caresser même... Son amoureux comprend tout dans son regard et vient contre son corps, pour un baiser d'abord, d'un lenteur et d'un désir affolant… Les langues qui se mêlent avec volupté, les lèvres qui glissent… Plus d'accrochages maladroits de nez, non… Les baisers ils maîtrisent… Comme un jour, ils maîtriseront le reste. Leurs mains hatives, les ongles qui griffent, les jambes qui se cognent quand l'un se tend trop vite et que l'autre au contraire n'ose pas bouger. Il n'ont pas fini de murmurer des excuses du bout des lèvres, c'est dur d'apprendre le plaisir à deux. Le plaisir à deux garçons. Ils se retrouvent face à face sur le côté dans le lit à se caresser un peu. Castiel bande plus que de raison, il ne tiendra pas comme ça… Ou alors il ne sait pas comment. Pourtant c'est lui tout seul qui sous la couette fait glisser son caleçon pour se retrouver nu… Nu en face de son petit ami…

Ce dernier rougit quand il ose regarder. Il en a déjà vu des autres mecs nus. Mais quand c'est le sien, il ne peut voir ça du même œil.

Fermant les yeux , il se met à nu à son tour. Il ose un dernier rapprochement. Ses bras autour de la taille de Castiel. Et s'émouvoir de sentir son corps, en entier, contre le sien...

Castiel le regarde avec des yeux d'amour… Parce qu'il le trouve beau… Que ses gestes sont sensuels. Est-ce qu'il sait qu'il est comme ça ?

Il se colle bien tout contre lui… Se grise de la sensation de son corps nu, de leurs excitations. Il adore tellement… Pourquoi ne pouvait-il pas avoir pensé à tout ça ? A l'envie que ça donne ? Cette pulsion dans le bas ventre de faire du bien à l'autre… Du simple geste de passer une main de sa joue à ses cheveux, jusqu'à glisser une main sur ses fesses…

Dean en sourit, nerveusement. Il fait passer ses nerfs dans un baiser, plus sauvage que d'habitude. Il s'empêche de retourner Castiel, il ne veut pas lui faire avoir un arrêt cardiaque. Certainement pas maintenant. Pourtant il caresse quand même sa hanche. Et puis son bas ventre. Et touche les poils, la naissance de son intimité... Il en a mal au ventre. C'est comme lui oui...

Dans un geste irrépressible Castiel plante ses ongles dans son épaule, pour éviter de trop gémir… Parce qu'il se sent trop à sa merci… Autant qu'il veut encore plus. Il n'y a plus rien dans sa tête que Dean… Qui marque son corps pour la première, qui est le premier à le toucher, à lui faire découvrir…

« Ouiii…

Mon ange... » souffle Dean.

Émerveillé de sa réaction, Dean ne peut que continuer. Et couiner quand ses doigts rencontrent la base du sexe en érection. Ce que c'est étrange. Il ne serait jamais cru faire ça. La vie réserve de belles surprises. Castiel et sa bouche rouge qu'il embrasse en font partie.

En même temps, il se décide à commencer à faire vraiment monter Castiel au paradis... Castiel n'arrive pas à tenir et se recule de ses bras, haletant comme un fou, les yeux noirs, le corps brûlant… C'est tellement sensible… C'est si… Ça lui tire tellement fort dans le ventre. Il ne connaît pas le plaisir, il a peur de cette façon que ça a de monter…

« Désolé..

De quoi tu as peur ? demande Dean alors qu'il lui grimpe dessus.

Je sais pas… Je suis pas habitué… Ça… Ça fait presque mal, j'arrive pas à rester en place… Je sais pas jusqu'où ça va…, explique Castiel en vitesse.

Chut... Laisse venir Cas'... Comme avec moi, laisse venir... »

Dean lui prend la main pour accompagner la sienne dans la caresse. Qu'il fasse pour enfin connaitre tout ce que son corps peut lui réserver.

Cette fois sur le dos, Castiel se met plutôt à se cambrer, a gémir plus… Un instant il a peur que Gabe de l'autre côté entende, ou qu'il gémisse trop fort… Mais la brûlure du plaisir est bien plus intense et lui fait perdre ses moyens… Il retire sa main pour laisser faire Dean, c'est pire… C'est lui… Il veut que ce soit lui qui lui fasse ça, pour la première fois.

Dean le contemple, presque le nez sur son visage. Il ne regarde pas ce qu'il fait. Sa main qui entoure le sexe de Castiel et qui caresse doucement, de la base jusqu'au bout. Lui, ce qu'il voit, c'est le visage tordu de plaisir. Ce qu'il entend, ce n'est pas la froissements de la peau, mais ses gémissements. Il chasse la panique qu'il avait jusqu'à présent. Elle est remplacée par de la satisfaction, mais aussi par la hâte de se toucher enfin... Castiel se tord, gémit... Se fait honte avant de mordre un bout d'oreiller... Ses mains sont bien, dans le dos et la nuque de son bienfaiteur... Il goûte au plaisir, qui lui pulse dans le bas ventre, l'agite de spasmes, le fait mourir de chaud...

« Deaaan.. Haaannn... »

Son amoureux lui fait du bien alors il continue. Comme il fait pour lui, il s'attarde sur le bout. Puis redescend. Il hésite à aller plus vite, il ne sait pas s'il peut... C'est plus facile quand il décide pour lui.

Il soupire aux lèvres de Castiel, qu'il embrasse. Voilà, le contenter comme ça aussi. Oui... Mais pour Castiel c'est déjà bien assez... C'est une première fois... Et donc c'est son premier orgasme qui commence à lui faire perdre les pédales, le faire cambrer plus... Et dès que Dean s'attarde sur le bout, atrocement sensible il sent tout en lui monter et se contracter... Il gémit plus, plus aigu et fort, halète terriblement cherchant désespérément de l'air, il n'arrive plus à se tenir à Dean... Il va en... En... Jouir. C'est ce que fait Castiel. Dean sent le sperme qui s'écoulé sur ses doigts... Il en a un coup au cœur. Ce n'est pas le sien. Encore une fois, il s'arrête dessus. Mais il faut qu'il s'active. S'essuyer la main pour caresser tout le visage de son Castiel. Son Castiel qui sait le plaisir maintenant. Sa peau est brulante... Castiel va se coller contre Dean, la tête dans son cou.. Il est encore trop sonné pour parler, trop essoufflé. Jouir, il trouve que c'est un peu comme mourir, comme s'abandonner à quelque chose... Ou quelqu'un. Dean caresse ses lèvres, affectueusement. Il monte sur lui, Castiel doit sentir son excitation maintenant... Oui il la sent mais il tremble encore un peu trop... Il va l'embrasser... Le caresse un peu.

« Terrible...

J'suis sûr que maintenant tu vas plus pouvoir t'en passer., sourit Dean.

Ouais... Y'a des chances... Surtout avec toi... Mmmhh... Je m'attendais pas à ça... Mais avec tes doigts...

Ne m'attends pas pour le refaire, je sais ce que c'est et c'est trop bon...

Je te le fais ?

Moui. » couine Dean.

Castiel sourit un peu. Il se sent plus à l'aise maintenant... Alors il peut descendre sa main à son bas ventre... Pour appuyer avec douceur, sentir ses poils fins... Là aussi il en a peu... Ils sont revenus. Quand Dean les a vus, il s'est enfin senti homme, à nouveau. Et non plus un petit garçon. Il a sa fierté.

À son tour il glisse sur le dos et regarde Castiel, la tête tournée vers lui.

« Viens... » murmure-t-il.

Castiel dit oui du regard... Alors que ses doigts glissent encore plus bas, ses lèvres vont s'ouvrir tout contre un téton... Il aime cette douceur, cette tendresse de la peau. Dean tend tout son corps vers lui. Il enroule ses doigts autour des barreaux du lit pour se retenir. Il découvre aussi. Il n'est peut-être pas novice sur le plaisir solitaire, mais à deux oui. Alors il apprend. Qu'on peut tirer du plaisir par son mamelon. Surtout quand c'est la bouche de Castiel.

Castiel en sourit quand il entend le craquement métallique de son lit, la façon de se tendre de Dean. Oh oui...

Mais pire... Quand ses doigts remontent le long de érection... Il fait rouler la peau sous ses doigts, remonte le prépuce... Il n'y connait rien, n'a jamais touché un autre corps que le sien, et encore... La peau est un peu comme celle du téton... Plus fine encore... Mais dur en dessous... Dean se crispe et geint déraisonnablement. Les petits doigts innocents de Castiel. Sur lui. En bas là... Oh mon Dieu, d'un coup il redécouvre tout le plaisir dont il a été obligé de se priver pendant tout ce temps. Ses jambes glissent seules contre les draps, cherche à rencontrer le corps de Castiel... Et celui-ci trouve les gémissements de son amoureux absolument délicieux. Parce qu'il sait qu'il s'y perd, il sait exactement la sensation que son corps subit vu qu'il vient de le vivre. Pour que ce soit encore meilleur pour lui, il trouve quoi faire. Arrête une seconde et va sucer ses doigts, cherchant pendant ce temps là le regard de son petit ami… Il est si rouge, si beau… Dean le regarde, les yeux presque exorbités.

« Mais... Mais Cas'..., souffle-t-il.

Castiel prend peur en voyant sa mine paniquée et arrête.

Quoi ?

Me laisse pas comme ça..., gémit Dean, bougeant tout son corps.

Non… Je voulais juste… Que… Que ça glisse mieux…, explique-t-il.

Dean sourit doucement.

Fais-le alors. »

Il se redresse sur ses coudes et va chercher ses lèvres dans un baiser sensuel. Castiel s'apaise alors et sourit au travers du baiser pendant que ses petits doigts retournent caresser le bout de son sexe… Maintenant que c'est tout humide ça rend ses mouvements plus incertains mais aussi plus doux. Étant resté sur ses coudes, Dean ne peut plus que rejeter la tête en arrière. Il dévoile tout son cou pale, la pomme d'Adam qui tressaute à chaque coup dans le ventre. Il sait qu'il ne va pas tenir. Il n'en a pas honte au contraire. Il désire venir.

Castiel ne sait pas s'il doit accélérer ou ralentir. Faut-il le frustrer ou le satisfaire ? Il ne change pas sa cadence et sa bouche retourne téter l'autre mamelon alors que ses doigts glissent de bas en haut de son érection. Il sent son corps à bout, sans savoir pourquoi il sait que Dean ne tiendra pas plus longtemps… Oh que non. Tout son corps s'est affaissé dans le lit, ses mains se sont accrochées aux barreaux et tout son corps, tendu vers l'avant à frémir de plaisir. Un orgasme. Un vrai, qu'il doit se retenir de crier. Sa bouche ouverte doit rester muette.

« Oh Cas'... » franchit quand même ses lèvres.

Castiel ne sait plus ou donner de la tête, les mots, son visage extatique, le sperme qui lui coule sur les doigts. Est-ce qu'il doit continuer à le caresser ? Est-ce qu'il se sent bien ? Est-ce que c'était bien ? Comment il fait avec ça sur les doigts ?

Dean est trop à l'ouest encore. Il s'étire après s'être crispé comme un dingue. Les yeux fermés là comme ça, il dormirait bien. Il ne lui manque son petit ami. Qui finit par s'essuyer sur son caleçon qui traîne au fond du lit. Il revient alors tout contre son corps, collé… Ne veut plus, surtout pas, qu'on les sépare.

Dean caresse son dos. Et puis sa nuque aussi, qui est jalouse, qui réclame aussi des attentions. Mais les mains de Castiel font aussi ça, si bien que Dean ne sait plus où donner de la tête...

« C'était incroyable..., chuchote Dean à son oreille.

J'aurais pas de mot mieux que ça… Je suis bien… J'ai envie de rien…

J'suis content alors... Si tu vas bien... Moi j'ai envie de dormir encore un peu, il est tôt non ?

Aucune idée.. mais je suis fatigué aussi.. , souffle Castiel remontant pour baiser mollement ses lèvres.

Mmmh, rien..., nouveau baiser. Rien ne nous attend de toute façon..., souffle Dean.

Il se tourne sur le côté pour prendre Castiel dans ses bras.

C'est vrai… Mis à part de recommencer quand on aura dormi…, Castiel se love bien contre lui.

T'en as envie petit pervers ? sourit Dean, léchant son oreille.

Castiel couine de surprise.

Ahn ! Je vois pas pourquoi on se priverait.. alors oui j'ai envie. Tu m'as donné envie…

J't'avais dit... Tu vas plus pouvoir t'en passer...

Je savais pas que c'était si bien… Moi qui pensais que c'était superflu…

Bon allez dodo. J'vais plus t'arrêter sinon et moi dodooo ! chouine Dean.

Ouii… Allez dors bien mon ange.. » sourit Castiel, l'embrassant une dernière fois avant de s'installer pour dormir contre son corps nu.