- A.C.T.E P.R.E.M.I.E.R -
Scène 1 - Il ira cracher sur vos tombes.
Lui n'était qu'un remplaçant; une roue de secours, en cas de coups durs.
Pas plus doué que son voisin; plus fourbe, peut-être. Il s'en foutait un peu, du fair-play, des règles, de l'éthique des foules, de la morale de l'arbitre. Chez les serpentard, on jouait pour gagner... Et pour un peu plus, mais sûrement pas moins. Lui, il voulait faire mordre la poussière à Rowle, ce foutu blondinet trop agile pour son propre bien; le capitaine avait des choses à prouver chez papa-maman. Le gardien cherchait à exister, l'attrapeur à draguer. Ils avaient tous quelque chose à prouver, un but différent, tout en se rejoignant sur l'essentiel : victoire était de mise. Et mis à part pour Rabastan à qui cela ne faisait ni chaud ni froid, les motivations et les secrets de leur engouement ne sortaient jamais des vestiaires, tout comme les querelles intra-maison ne quittaient pas la salle commune. Il fallait savoir faire front... Chez les gryffons, on ne trichait pas, chez les aigles on ne bâclait; pas chez les blaireaux... On ne se défile pas ? Mais qui faisait s'en souciait, d'eux, vraiment ?
C'était un peu par hasard, pas vraiment recherché – mais voilà le résultat. Rabastan n'avait jamais nourrit l'ambition de se retrouver un jour dans l'équipe de quidditch de sa maison. Mais en troisième année, lorsqu'il avait appris que Thorfinn Rowle s'était présenté pour le poste de poursuiveur, il n'avait pas hésité et deux semaines plus tard, le voilà sur un balais pour l'une des premières fois de sa vie, pour le premier match de la saison, Gryffondor/Serpentard. Potter et Black lui avaient donnés du fil à retordre... Mais Bellatrix s'était fait une joie d'entraîner par un malheureux concours de circonstance la chute « accidentelle » de son cousin. Cependant, Potter lui avait fait mordre la poussière. Mais il avait eu le temps de prendre le coup de baguette – suffisamment pour vaincre sa Némésis, le but étant de marquer le plus de but possible tout en humiliant visiblement son adversaire. A présent, il excellait dans ce sport; son sens inné du spectacle lui avait même donné quelques admirateurs. Les matchs dans lesquels jouaient serpentard étaient devenus particulièrement appréciés. La contribution de Rabastan avait su rajouter une petite touche burlesques aux tactiques machinistes et froide de l'équipe vert-et-argent. Et c'était bien le seul domaine dans lequel son frère ne venait pas lui faire d'ombre.
« - Alors, ce plan ?
- Dans ma chambre, répond nonchalamment Rabastan. »
Avaient-ils véritablement besoin d'un plan pour humilier l'autre bande de blaireaux ? Lui, il s'en foutait; aucun peroxydé en vue chez les poufsouffles. Alors il se faisait le loisir de laisser « le plan » traîner sur son lit, à la merci du premier venu. Et de l'oublier, souvent.
« - …
- Bande de lopettes. Compter sur cette veracrasse au cerveau atrophié ? Grand mal vous en fasse. »
Et il y avait Bellatrix, fraîchement revenue d'on-ne-sait-où; et ils ne préféraient pas savoir, à vrai dire. Batteuse, cela va sans dire. Ses cibles se relevaient rarement en fin de match; la jeune Black leur offrait un aller-simple pour la tanière de Miss Jones. Violente jusque dans ses moindres mots, indécente d'essence. Elle voulait l'étrangler, et cela se voyait. Lui, il lui souriait de ces sourires délicieusement moqueurs, impudents. Prête à se jeter sur lui, prêt à s'esquiver. Bellatrix s'oubliait, et leurs rapports en pâtissaient. Elle n'avait plus rien de la duelliste pleine d'esprit d'il y a quelques années – si ce « Seigneur des Ténèbres » faisait tant d'effets à ses proies, il préférait de loin évacuer sa liste de recrutement. Mais il y était déjà, dessus.
Il pouvait toujours espérer briser du sang-de-bourbe. Comment le ministère faisait-il pour éluder cette surpopulation ? Des animaux sans manières polluant leurs mœurs. Tout juste bons à éradiquer.
« - Et donc... Ouais... Ta gueule Rosier. Bien sûr que si ! Nous n'aurons qu'à prendre, disons... Lestranges, tiens. Il fera l'affaire. »
A demi-mots, il avait saisi que l'on parlait de lui, fait suffisamment rare pour être souligné. Alors, une fois n'est pas coutume, il tendit discrètement l'oreille, tandis que le reste de l'équipe le fixait avec dégoût pour certains et incrédulité pour d'autres. Ils semblaient le regarder au travers des paroles de l'autre... Dolohov. Son camarade poursuiveur. Il aimait se sentir chef lorsque le capitaine s'absentait; il pouvait donc en déduire que Selwyn n'était pas présent. Pour un capitaine, il était plutôt discret, quoiqu'ignoble et tranchant lorsque quelque chose lui déplaisait. Rabastan avait noté à plusieurs reprises la soumission presque suspecte d'Anthonin vis-à-vis de leur supérieur – un chantage, peut-être ? Cela se faisait monnaie courante chez les vert-et-argent. Chacun essayait d'avoir le contrôle sur chacun, avec plus ou moins de succès. Lui-même n'échappait pas à la règle : mais peu de gens daignaient s'intéresser à lui. Alors il choisissait de s'effacer, pour un temps du moins.
« - Lui, capitaine ? As-tu pour objectif de mener l'équipe à sa perte, Dolohov ?, s'exclama Bellatrix d'un ton choqué.
- Eh bien... J'aurais pensé qu'il en aurait profité pour se consacrer lui-même... Peur des représailles, Anthonin ? »
Sa voix traînante retentissait doucement dans l'air vicié par les rêves de suprématie des serpents; mais elle n'avait rien à leur envier. On aurait pu penser que sa question n'était que rhétorique, un moyen parmi d'autres d'engager la joute, mais non, Rabastan s'interrogeait réellement. Le cadet Lestranges perdait rarement son temps en paroles inutiles. Il avait bien le sens du spectacle, mais plus de ces éclats brefs et lumineux que de ces longs bals burlesques et monotones. Il fixait son semblable sans ciller, dans l'attente. L'autre s'engageait déjà dans l'optique d'un combat de regards, avant de se souvenir qu'il parlait à Rabastan Lestranges, l'étrange, le simplet. Celui qui n'aurait jamais pensé à manipuler, à tromper, à dominer. A se demander comment avait-il fini dans la maison de Salazar. Vraiment ?
« - Mais parce que... un sourire suffisant aux lèvres, le russe fit traîner sa réponse quelques secondes supplémentaires. Parce que Diggory est revenu de son stage. »
Un tic nerveux – et une réalité. Amos Diggory, ce sale blaireau dégoulinant avait été pris il y a deça quelques mois en stage par l'équipe nationale de quidditch anglaise et par le ministère. Parce que le pauvre chou ne savait quelle carrière choisir entre celle d'un brillant poursuiveur ou d'un ministre réputé. Forcément, les relations de papa-maman aidaient énormément. Mais ça, il s'en foutait. Il pouvait bien devenir chanteuse ou se transformer en fabuleux chysomallos (NDA : le bélier de la toison d'or. Dafuq.) qu'il n'y prêterait pas plus d'attention. L'urgence résidait dans le fait que depuis le début de la saison de quidditch, poufsouffle n'avait pas cédé une victoire. Pas une seule. A l'instar de serpentard. L'équipe à sa charge, Rabastan ne doutait pas que Selwyn viendrait lui demander des comptes au retour de... De quoi déjà ? Bof. Comme si cela avait son importance dans sa petite vie plus ou moins bien rangée.
« - Bien. »
Que pouvait-il y répondre d'autre ? Ne lui restait plus qu'à retrouver son plan. D'un geste vague de la main, il intime au restant de l'équipe à commencer l'échauffement, pendant que lui partait à la recherche de son bout de parchemin. Bellatrix lui lança un regard furieux au passage. Parce qu'elle pensait réellement que ce serait elle ?
. P & V .
Il n'avait pas retrouvé son plan. Il n'avait pas retrouvé son plan. Le pire n'était sans doute pas-là : ce genre de choses, il pouvait les produire à la chaîne... Le problème étant plutôt celui de l'identité du détenteur de son précieux brouillon. Qui n'était d'autre que Thorfinn Rowle. Ce salaud avait-il besoin de guetter ses moindres faits et gestes (et lui de faire pareil) ? Chez n'importe qui, la petite note pliée tombée de la poche de sa robe serait passée crème. Pas avec lui. Rowle n'aurait qu'à aller trouver le directeur pour clamer tricherie, et son équipe se verrait tout bonnement disqualifiée du tournoi. Mais quelle idée avait-il eu de marquer sur son parchemin Serpents – Blaireaux : feuille de route ? Sûrement avait-il trouvé le titre potable -même classe- sur le moment. Mordred, qu'est-ce qu'il pouvait être stupide parfois ! Il était pourtant persuadé de l'avoir laissé dans sa chambre. Mais quel idiot.
Toujours est-il qu-
« - Tiens, mais qui avons-nous là ? Lestranges. Quelle charmante surprise.
- … Destructum maxima. »
Si Mère le voyait, elle en pleurerait. Mais ainsi, le problème était réglé – inutile de faire dans la subtilité. Un troupeau d'hyppogriffes enragés n'aurait pas mieux réglé l'affaire. Pauvre Rowle; il pensait sûrement lui faire un bon chantage dans les règles de l'art. Mais il faisait face à un authentique serpent qui lui, savait s'adapter aux situations. Même si celles-ci impliquaient de foncer dans le tas. Il n'y aurait aucun témoin, n'est-ce pas ? Ou du moins... Un seul. Si Thorfinn survivait. Mal parti, enfouit sous les décombres des escaliers comme il était. Oui, il avait osé.
Le plus dignement possible, Rabastan sort du coin qu'il s'était trouvé pour échapper à l'explosion, époussetant ses robes en fronçant le nez dans une moue dégoûtée. Les dégâts étaient non-négligeable, et aucun doute que celui qui porterait le chapeau -il trouverait bien quelqu'un- serait sévèrement sanctionné. Les quelques escaliers encore intacts étaient impraticable, du fait de toutes ces ruines bouchant le passage. Heureusement pour Rabastan, les tableaux étaient encore bien trop sonnés pour pouvoir parler; d'ailleurs, il pouvait entendre d'ici le claquement des talons de Mcgonagall.
Un petit sourire satisfait sur les lèvres, le cadet Lestranges range sa baguette avant de fuir les lieux du crime d'un pas nonchalant. Ne lui restait plus qu'à mettre Diggory hors jeu... Pas qu'il doute de l'efficacité de ses plans enfin si, d'une certaine façon. Ce sous-sorcier dégoulinant de bons sentiments serait bien capable de les surpasser par son talent... Quelle honte de se l'admettre. Mais il avait encore dix joueurs à rôder à sa prochaine machinerie – il n'avait pas dit son dernier mot; une certaine reconnaissance ainsi que le visage décomposé de Dolohov en voyant Selwyn le féliciter suffisait déjà à lui donner des ailes.
Il lui faudrait immortaliser ce moment d'une photo – encore un moment inoubliable à consigner dans son futur-album-à-but-lucratif-et-familial. Une anecdote de plus à conter à Hyacinthe, Cyrène et Aristée. Les yeux dans le vague, il s'imaginait déjà leur apprendre à jouer à lancer des sorts et à jouer au tape-moldu...
« - Hey Severus !
- … L'explosion dans les escaliers, c'était toi ? »
Un moment qu'il ne l'avait pas croisé, Snape; entrain de courir après Evans. Une belle pimbêche, celle-là. Sang-de-bourbe. Et ce pauvre Sevy' qui s'escrimait pour n'y gagner qu'un petit bout de rien, une tranche de néant.
« - Ouaip.
- C'était une question rhétorique, Lestranges... Bien sûr que c'était toi. Tu es décidément la personne la plus stupide que je connaisse. »
Rabastan réceptionne l'insulte d'un sourire étincelant – venant de la part de Snape, il le prendrait presque pour compliment. Il s'y était habitué, à toutes ses aigreries, et en venait même à les apprécier, à la longue. Il n'oublierai jamais leur première rencontre, sur fond de répliques grinçantes et de blagues caustiques : un différent pour avoir le fauteuil le plus confortable de la salle commune. A trois heures du matin. Leurs cris avaient rameuté tous les serpentard c'est en se souriant pour se retourner et jeter leur dévolu sur leurs autres camarades qu'ils avaient finalement compris qu'ils n'étaient pas si dissemblables. Depuis, on les retrouvait parfois ensemble, parlant plus ou moins tranquillement au détour d'un couloir. Quand le brun ténébreux ne coursait pas Lily Evans, et quand le cadet Lestranges ne se battait pas avec sa Némésis de bleu et d'argent. Rabastan ne se demandait d'ailleurs pas si il prenait inconsciemment son camarade comme faire-valoir au près de Rowle – lui qui était toujours si solitaire. Deux contre un, et c'était déjà ça de gagné face au serdaigle.
« - Tiens, sa majesté blonde n'a-t-elle pas daignée fouler nos pauvres pavés aujourd'hui ? »
Il faisait bien évidemment allusion à Lucius Malfoy; il exécrait sa prétention, lui l'effacé qui détestait les maniérés. A se demander comment un être tel que Severus Snape s'était retrouvé embarqué par la chose peroxydée. Mais à en juger par sa réaction, les deux avaient déjà bien copiné « Ta gueule, Lestranges – je me demande pourquoi je perds encore mon temps avec toi. »
Et il s'en va dans un tournoiement de robes, autant hypnotique que dramatique. Burlesque.
. P & V .
« - E-excusez-moi, je suis pressée... »
Le brun hausse un sourcil en reconnaissant la tornade rousse contre son torse – larmoyante, cette fois-ci. Sans une parole pour la gryffonne, il la pousse doucement -galanterie oblige- pour continuer son chemin. C'était qu'il avait son bouquet de vieilles pâquerettes fanées à apporter au chevet d'un certain blond, lui. Et quelques petites choses à vérifier, accessoirement. Sûrement devait-il être plongé dans une espèce de coma sinon, il aurait déjà toute l'équipe enseignante de Poudlard au cul, avec une ou deux associations de défense de botruc sur le dos en prime. Rowle avait un don exceptionnel pour conter sa petite histoire... Et surtout pour le mettre dans l'embarras.
« - Que comptez-vous faire, Lestranges ? »
Jones, qui lui barre le passage. Bien sûr, il avait faillit l'oublier. Rabastan avait le pressentiment qu'elle aurait pu l'enfermer dans un placard à balais une semaine sans nourriture ni eau si cela devait protéger son cher aiglon de sa langue fourchue et acérée de vil serpent. Qu'elle le tente seulement.
« - Oh, p-pas grand chose... J-je comptais juste entrer pour poser ce b-bouquet... il avait entre-aperçu le directeur Dippet. L'infirmière ne pourrait s'opposer à sa requête en sa présence. C-ce bouquet donc... Le mettre à côté de T-thorfinn... Vous savez, j'étais derrière lui quand.. Q-quand tout a explosé... »
Ce n'était pas son jeu d'acteur d'opérette qui duperait ce tas flétrit – mais vraiment, cet Armando Dippet était une véritable bénédiction pour les serpentards. Tellement crédule que ç'en devenait risible.
« - Qu'y a-t-il Crackity, pourquoi ne laissez-vous donc pas entrer ce jeune homme ? Venez donc, Mr Lestranges. »
La-dite Crackity se laisse guider en grimaçant. One point. Intérieurement, le petit brun jubilait; mais sa surface n'était que visage décomposé et ravagé par les affres de l'inquiétude. Victoire supplémentaire, l'infirmière paraît se rendre compte que ses interventions vis-à-vis de Rabastan devenaient totalement obsolète dès le moment où Armando Dippet et sa joie de vivre apparaissaient dans les parages; elle part donc vaquer près d'autres patients, dont un à la tignasse brune reconnaissable entre mille. Tiens, Potty qui passait également sa fin de semaine ici. Son état paraissait plutôt sérieux – il devait être à moitié crevé, de l'avis du cadet Lestranges. Mais il ne s'attarda pas dessus : qui s'en souciait, vraiment ?
Alors sans perdre son temps, mais prenant tout de même le bon goût de bousculer innocemment Crackity, il s'approche du lit de sa Némésis, plutôt bien entouré. Dippet, Mcgonagall ainsi que Dumbledore -cet homme avait étrangement tendance à se retrouver toujours au bon endroit au bon moment...- parlent à voix basses, spéculent, murmurent, s'interrogent. Et puis il y avait Thorfinn, dans un bien sale état. Sa peau habituellement assez pâle en devenait fantomatique; et les longues coupures et écorchures en tout genre striant son corps n'arrangeaient pas le tableau. Que de tragique dans ce drame. Lui, le méchamment nonchalant Rabastan, il s'en fout. Rowle pourrait se vider de son sang sous ses yeux qu'il l'enjamberait sans aucun état d'âme. Le sang, les cris, les suppliques, toutes ces choses sensées toucher la corde sensible de la gent crédule et apitoyée l'indiffèrent. En particulier lorsque cela concernait son antithèse.
Non. Tout cela ne le touche pas. En revanche, cette interrogation confuse, alors que Thorfinn ouvre les yeux sur lui et se recule d'un mouvement surpris... Cette sincérité naïve dans cette question démontrant toute l'ampleur de la situation, cette putain de question le touche plus que tous les humains crevant sous ses yeux ne le feront jamais.
« - Q-qui êtes-vous ? »
. P & V .
« - Au moins, il ne pourra pas te balancer.
- Ouais mais... MAIS BORDEL QUOI ! Il m'a complètement zappé ce con ! »
Vexant, de se prendre ce genre de choses en pleine face. Lui qui doutait sur la tangibilité même de son existence mais qui ne l'avouerait jamais; voir que trois rochers -ou plutôt escaliers- tombant sur la tête de quelqu'un suffisait à l'effacer de sa mémoire le... Il ne pouvait supporter cela, tout simplement.
« - Chéri... lance une voix suave à l'autre bout de la salle commune. Encore avec ce morveux ? Allez viens.
- … Bella'. C'est mon frère. »
Pauvre petite chose toute retournée de n'être plus le centre d'attention de personne. Elle repart donc comme elle est venu, silencieusement, sans que personne ne le remarque.
« - Mais... Me dis pas que tu lui a déjà pardonné ? Rabastan grimace en entendant le soupir résigné de son frère en réponse à sa question. Elle est passé dans son lit putain ! Et elle continue de s'y glisser ! Tu me disais quoi déjà, il y a deux ans ? Ah oui : « Mon seul souhait est d'avoir un mariage heureux et sain. ».
- Non 'Stan... Tu m'as dit cela il y a deux ans.
-Le principe reste le même.
- Ecoute... Tu sais autant que moi que le contrat de fiançailles qui nous unit ne peut être brisé, à moins de posséder une exceptionnelle puissance magique. Bella' pourrait peut-être... Mais toujours est-il que nous parlons de Bellatrix Black. La noble et très ancienne maison des Black nous offre une de ses filles ! T'en rends-tu compte ? Briser le contrat amènerait la honte et le déshonneur sur notre arbre. »
Il n'y répond rien il n'y a rien à répondre. Lui ne comprenait pas, toutes ces contraintes, toutes ces alliances – enfin si, mais il s'y intéressait très peu. Lui n'était qu'un remplaçant, en cas de défaillance de l'aîné; une sorte de roue de secours, que l'on ne prenait pas vraiment la peine d'initier, ou beaucoup moins que le premier héritier. Il était à présent clair que Rodolphus mènerait une vie plus ou moins longue – et voilà, son intérêt s'arrêtait là. Libre de choisir sa fiancée, libre de mener la vie qu'il entendait. Plus ou moins. Mère le laissait couler, contrairement à Père mais il n'était plus là. Il voyageait sans cesse, ne trouvait le temps de s'occuper d'eux.
Au second plan, toujours. Amère constatation.
« - Euh... Bref. J'te laisse moi.
- Allez va rejoindre ta Bella. »
Rodolphus lui lance un regard assassin : arrête de te foutre de moi.
Premier chapitre ;; *némuse* Avis? Viendez tous, viendez viendez. *tend son chapeau rapiécé*
Prochain épisode: ... Random. êe
Scalandre, le couteau de votre purée.
