Brapbrap,

Et voilà le chapitre 6… en retard oui je sais.

Je n'ai pas d'excuse, à part qu'étudier en Arts et Lettres, ça enlève des temps libres.

Merci de votre soutien! J'apprécie beaucoup (L)

Ne vous gênez pas pour quelconques commentaires ;)

Merci à :

Elfy-chan : La voilà la suite! ;) Merci pour ta review constructive. Pis pour le tutoiement de Théoden, c'est une erreur d'inattention, merci pour la remarque! Je vais y remédier… un jour. :P

Eönardë : Oui! Merci beaucoup! L'idée d'intégrer les Haradrims vient de moi, parce que je trouvais qu'on ne parlait pas assez d'eux. Mais Faramir en mentionne dans le film Les Deux Tours (Version allongée) quand il trouve Frodon et Sam, disant que c'était des êtres humains normales (« Je me demande quel est son nom, si il a une famille… » blablabla).

Superlils : Merci d'être toujours là, fidèle au poste!

Ekana : Ça fait plaisir! ;)

Amii : Contente que tu aimes Eänwen. Ça fait juste commencer! Son personnage est un peu plus élaboré dans ce chapitre.


L'ambiance était à la fête. Dans les mémoires de Théoden, jamais il n'y avait eu un pareil enthousiaste pour une célébration durant ses années de règne. La bière coulait à flot, les bocks s'entrechoquaient. Les amitiés commençaient tranquillement à se former, les sourires flottaient sur le visage de chacun. C'était comme si les malheurs et les tristesses des derniers mois n'avaient jamais existé, que tout s'était envolé.

Une fois leurs instruments ajustés, les musiciens firent répandre leur mélodie dans la salle du trône. Les pas dansaient au rythme des violons, leurs cœurs à celui des tambours. La rythmique enjouée faisait voler les pans des robes des dames, les hommes eux essayant de les suivre du mieux qu'ils pouvaient. Ce soir, on célébrait le retour du roi Théoden et l'arrivée inattendue des Haradrims et la pièce principale de Meduseld était bondée de gens. La salle du trône représentait bien l'art simpliste, mais tout aussi impressionnant des Rohirrims. La pièce était soutenue par des piliers sculptés et parés de tentures et tapisseries contant l'histoire du Rohan. Le sol pavé de dalles colorées et de runes entrelacées soutenait les danseurs chevronnés. Face aux portes, au nord, se trouve le trône doré du roi, sur une estrade haute de trois marches. Le mur Est était percé de multiples fenêtres qui éclairaient l'intérieur. Au centre, un feu permettait de réchauffer la pièce, la fumée pouvant s'échapper par un trou percé dans le toit.

Pendant que Gimli commençait à se battre amicalement avec un des combattants d'Haradwaith, Thédoen et Gandalf s'entretenaient avec Eänwen et Astaldo. La jeune femme et son frère avaient retiré leur cape noire, ce qui laissa paraître leur tenu de combat. On pourrait comparer leur armure à celle des samouraïs. Elle était faite de cuivre noir, de métal et décoré élégamment de lanière d'or, recouvrant ainsi leur épaule, leur avant-bras, les côtés de leurs hanches et chacun des tibias. Ils portaient une ceinture à la taille pour suspendre leurs armes et ils avaient chacun à leurs mains des gants de cuivre troué aux doigts. (*) Le tout découpait parfaitement à chacun leur corps d'athlète et musclé par l'entraînement et le combat.

- Alors, Sauron recrute parmi les gens du Sud vous me dites? Demanda Gandalf.

- Oui, répondit Eänwen. Et à grande échelle sans rien vous cacher. Bientôt il contrôlera tout le sud par la force et notre peuple n'aura guère le choix de le suivre.

- Et ce sera alors encore plus difficile pour nous… dit Théoden pensant.

- Oui, dit Astaldo. Il nous faut être prêts. Avec notre peuple de son côté, son armée sera encore plus redoutable.

- Sans vouloir paraître vantarde, mes frères sont des combattants de hauts calibres, renchérit Eänwen. Ils sont formés au combat depuis qu'ils savent marcher. On les a formés autant à l'arc qu'au corps à corps et ils ne craignent pas la mort.

- Et vous dites que Sauron compte les utiliser dans cette guerre? Demanda Théoden.

- Certainement, mais je ne saurais vous dire quand.

- Bon et bien je vous remercie mes chers amis, dit Théoden en les regardant tour à tour dans les yeux. C'est tout ce je vous demande pour l'instant, ces informations sont primordiales en temps de guerre.

- C'est nous qui vous remercions Seigneur de la Marche, remercia Eänwen. C'est vous qui nous avez accueillis dans votre demeure.

- Et nos condoléances pour votre fils Théodred mon seigneur.

- La mort n'est qu'un chemin qu'il nous faut tous prendre, cita Théoden. Merci.

- Et aussi, je vous rappelle que ce serai un honneur pour mes hommes et moi de combattre à vos côtés, dit Astaldo en s'inclinant.

- J'accepte votre requête avec joie. Mais si vous voulez bien m'excuser, je voudrais prendre cette occasion pour aller renouer les liens avec mon peuple que j'ai perdu durant les dernières années.

- Mais bien sûr. Dit Eänwen.

- Profiter bien de la soirée, c'est la vôtre aussi. Sourit-il.

Sur ce, le seigneur de la Marche marcha vers la foule et s'y engouffra, répondant aux salutations et aux interventions des gens de son peuple.

- C'est un bon roi, constata Astaldo. D'où je viens, notre souverain n'est pas aussi facile d'accès.

- Il a tant traversé d'épreuves, il mérite sa place sur ce trône, dit Gandalf en regardant Théoden discuter avec un villageois. Son peuple l'aime en premier pour ce qu'il ait, et non pour ce qu'il peut leur apporter.

- Gandalf? Demanda Eänwen en changeant de sujet.

- Oui?

- Avez-vous connu mon père?

- Connu est un gros mot. J'ai eu quelques discussions avec lui, mais très brèves. J'en ai bien plus appris sur lui par l'entremise d'Elrond.

- Pouvez-vous m'en parler? Je veux dire… de Thalion. J'ai connu ses épopées que par les livres et j'aimerais… disons que...

- Mais bien sûr, sans aucun problème. Venez vous asseoir avec moi.

Le magicien blanc et les deux haradrims se tirèrent une chaise autour d'une petite table ronde et commencèrent à parler. Pendant le long monologue de Gandalf, Eänwen ne manqua aucune des paroles qui s'échappaient la bouche de l'Istari. Ses yeux cherchant les réponses, elle absorbait toute l'information avec facilité et l'enregistrait machinalement dans sa tête.

Plus loin dans la salle, accoté contre une colonne, le jeune Legolas sirotait son breuvage en compagnie d'Aragorn. Vêtu d'un pantalon et d'une chemise de soie bleue, il profitait aisément d'un moment de plaisance bien mérité. Cela faisait depuis leur visite chez Galadriel que les trois compagnons n'avaient pas pu prendre un moment de repos.

- Ça fait du bien non? Réfléchit l'elfe à voix haute.

- De quoi parlez-vous? Demanda le rôdeur

- D'enfin avoir un pied-à-terre pour un moment, d'avoir un toit sur la tête et de pouvoir côtoyer d'autres gens que vous et notre maître nain Gimli, sourit-il.

- Et avez-vous quelqu'un en tête en particulier?

- Et bien, je n'avais personnellement jamais rencontré d'Haradrims auparavant. J'ai eu vent seulement de murmures et des jugements de mauvaises langues. Mais apparemment, ils sont plus plaisants à ce qu'on raconte. Regardez Gimli, il s'amuse tel un cheval en liberté dans l'Ouest Emnet.

- Oui peut-être, mais moi je ne leur fais pas assez confiance pour me battre amicalement avec eux sans avoir la peur qu'il me poignarde dans le dos à mon insu, dit Aragorn en baissant les yeux sur sa pipe.

Legolas retourna son regard vivement vers le Numénorien.

- Pourquoi tant de méfiance?

- Dans mes voyages, j'ai appris que Sauron avait une telle emprise sur eux qui les mèneraient à combattre pour ses sombres desseins. Leurs commandants sont depuis longtemps corrompus et leurs cœurs sont noirs et mauvais.

- Mais vous avez entendu le récit d'Eänwen plus tôt non?

- Oui, il semble juste. Mais il se pourrait que ce soit un leurre. Nous ne connaissons pratiquement rien sur eux, qui nous dit que ce ne sont pas des espions ? Ils ne peuvent se permettre un faux pas.

- Vous êtes un homme sage Aragorn, votre jugement est perspicace, dit Legolas en portant son regard sur Eänwen et son frère à la table avec Gandalf. Je vais les surveiller.

- Mais pour l'instant, profitons de notre soirée! Sourit Aragorn. J'ai l'impression que nous allons reprendre le combat assez tôt.

- Alors, trinquons à nos prochaines batailles, dit-il en levant son verre légèrement vers le rôdeur. Qu'elles soient sans perte et glorieuses…

- Et que les effectifs de Sauron soient anéantis à jamais pour que la Terre du Milieu puisse enfin vivre dans la paix et la prospérité. À la vôtre!

- Je vous retourne le compliment, dit Legolas en portant son verre à ses lèvres, imitant ainsi son compagnon d'armes.

Legolas se tourna légèrement et s'aperçut qu'Eänwen les regardait. La jeune femme, les bras croisés sur la table, avait détourné son attention de sa conversation vers celle de l'homme et de l'elfe. Pendant un instant, ses yeux gris balayèrent ceux du prince. Ses iris, captivant et terrifiant à la fois, cherchèrent quelque chose. Une réponse, une inquiétude. Mais Legolas resta de glace, résistant à rompre le lien. Il ne flancha pas, elle non plus. Son regard dur ne cilla pas, plongeant ses yeux encore plus profonds dans ceux du prince, comme si elle essayait de lire en lui. C'est là que Legolas comprit.

Eänwen avait entendu leur conversation. Grâce à son ouï surdéveloppée, elle savait qu'ils voulaient enquêter, elle savait qu'ils ne leur faisaient pas confiance et qu'ils doutaient de quelque chose. Si la jeune femme avait des intentions mauvaises en voulant se rendre à Edoras, Aragorn et Legolas venaient de déclencher sa rage.

Ce fut elle qui rompit le lien. Eänwen se leva brusquement et empoigna son frère par le bras. Le récit de Gandalf étant terminé, elle le remercia brièvement et commença à s'éloigner vers la porte d'entrée. L'elfe adressa un ultime regard au prince, qui n'avait pas quitté la scène des yeux, empoigna la porte de bois et la claqua derrière elle et son frère.

Malgré ce qui venait de se passer, personne ne l'avait vraiment remarqué sauf Legolas, Aragorn et Gandalf. Ce dernier adressa un regard incrédule aux deux autres et alla les rejoindre.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé? Demanda le magicien blanc.

- Je crois qu'on l'a… provoqué? dit Legolas, en échangeant un regard perplexe avec Aragorn.

***

- Comment peuvent-ils?! Cria Eänwen en plaquant ses mains sur sa tête.

- De quoi parles-tu? Demanda Astaldo en descendant les marches côte à côte avec sa sœur.

- Aragorn et l'autre elfe pensent qu'on conspire, que nous ne sommes pas honnêtes. Ils prétendent que nous sommes des espions de Sauron lui-même!

- Hein?

- Je les ai entendus! Quand Gandalf avait terminé son récit, j'ai porté mon oreille vers eux et j'ai tout entendu, avoua-t-elle en bas des marches.

Elle s'arrêta sur le sol ferme et se retourna vers son frère.

- Astaldo, après tout ce qu'on a fait, tout ce que nous avons risqué et traversé! Pourquoi faut-il qu'on se fasse malmener ainsi?

- Tu n'es pas un peu susceptible sur les bords? Dit-il en lui prenant les deux épaules.

- Non, mais….

- Donne-leur une chance, coupa-t-il. C'est la première fois qu'ils rencontrent des Haradrims et ils ne connaissent rien sur nous. C'est tout à fait normal de se méfier. Et pour être franc, nous n'avons pas la meilleure réputation qu'il soit.

- Mais pourtant Théoden lui nous a bien accueillis! Il m'a crue!

- L'opinion d'un roi ne reflète pas nécessairement celle de son peuple. Laisse-leur le temps de s'adapter, dit-il en continuant de marcher.

- Mais nous n'avons pas justement pas de temps. Je Le sens s'approcher, tu ne Le vois pas?

- Oui je Le vois, mais son regard n'est pas encore assez proche d'ici, dit-il en regardant vers le ciel.

Il ne faisait pas encore tout à fait nuit, le Soleil n'ayant pas encore tout à fait atteint l'horizon. Les oiseaux volaient encore au dessus des plaines, on pouvait encore entendre les chevaux dans les étables. Un vent chaud soufflait, faisant ainsi voler au vent les cheveux détachés d'Eänwen.

- Non, il n'est pas encore ici, répéta Astaldo. C'est trop paisible pour qu'une quelconque menace soit sur nous. Mais cela ne pourra tarder plus longtemps.

- Oui.

- Alors, la seule manière de gagner leur confiance est de combattre pour eux. Leur montrer tout ce que nous savons faire, pour leur démontrer que nous sommes avec eux jusqu'au bout.

- Ohhh que oui, je te suis là-dessus, acquiesça-t-elle.

Eänwen rêvait déjà de mettre une bonne raclée à cet elfe fendant, pour lui faire ravaler ses paroles. Rien ne lui ferait assez plaisir en ce moment.

- Je sais à quoi tu penses jeune sœur, s'enquit Astaldo avec un sourire.

- Mais quoi?! Dit-elle en jouant l'innocente.

- Tu es trop impulsive quand tu veux, garde ça pour les vraies batailles!

- Un peu une fois de temps en temps ça n'a jamais tué personne non?

- Il ne faut jamais dire jamais, cita Astaldo.

- Ouais c'est ça…

- Hey regarde!

Ils avaient à présent franchi les limites de la ville et les plaines du Rohan s'offraient à eux, s'étendant ainsi sur des lieues. Au pied de la muraille, une quinzaine de petites collines de terre recouvertes de fleurs blanches étaient à leurs pieds.

- Ce sont des symbelmynës… dit Eänwen

- Des quoi?

- Des symbelmynës. C'est une plante dont la floraison dure toute l'année et qui pousse sur les tombes, en particulier celles des rois du Rohan. Regarde, il y en a partout!

- C'est magnifique.

- Elles sont belles, ainsi baignées par le coucher du Soleil. Ça donne un aspect magique à ce triste cimetière.

Elle se pencha légèrement et déracina une des petites fleurs blanches. Jouant prudemment avec la plante dans ses mains, elle l'admira la délicatesse de cette pureté de la nature. Tranquillement, ils marchèrent en silence pendant un moment, circulant ainsi entre les tombes.

- Pauvre Théoden, dit-elle en se postant devant la plus récente tombe. Enterrer son propre fils. Ça doit être abominable…

- Effectivement, aucun parent ne devrait avoir à enterrer son propre enfant…

- C'est comme si tu enterrais une partie de toi-même à tout jamais. Une partie que tu chérissais et que tu aimais de tout ton cœur…

Jouant avec la petite fleur, elle se perdit dans sa réflexion, pensant soudainement à son père. Elle n'avait même pas eu le temps de lui rendre hommage convenablement. Eänwen le regrettait tellement aujourd'hui, de l'avoir laissé là, sur un lit de camp dans une tente… Quelle délicatesse.

- Eänwen! Cria son frère. Regarde!

Sa jeune sœur se réveilla comme d'un rêve, revenant à la réalité.

- Quoi?

- En haut de la colline là-haut!

Plus haut sur la colline, elle vit deux petites silhouettes sur un cheval. L'une d'elle tomba brusquement sur le sol, provoquant un sursaut à la monture.

- Seigneur, dit Eänwen en portant une main à sa bouche. Ce sont… des enfants.

- Je vais avertir les autres…

Eänwen ne l'entendait déjà plus, elle courrait déjà en direction des pauvres enfants. Elle traversa le cimetière, contournant les tombes par les petits chemins et accéléra à la limite du champ de repos. Prenant ses jambes à son cou, elle monta la colline en vitesse, évitant les obstacles de pierre pour finalement arriver au niveau des jeunes voyageurs.

C'est juste à cet instant qu'elle se rendit compte qu'elle avait égaré la petite fleur.

***

Aragorn et Legolas sortirent discrètement de la salle du trône et arrivèrent sur la plate-forme de pierre à l'entrée de Meduseld.

- Ça fait un petit bout de temps que nos deux amis elfes sont partis, dit Aragorn pour lui-même. Je me demande où ils pourraient bien être. Vous voyez quelque chose Legolas?

- Non, répondit-il les yeux balayant la ville. Il n'y a rien non plus à signaler dans la plaine au Nord.

- Vous croyez qu'ils se sont enfuis? Qu'ils ont pris peur?

- Non. Le regard de cette femme équivalait à tout sauf à de la fuite. Elle m'a glacé le dos pendant un moment…

- Elle nous a entendus c'est cela? Demanda Aragorn. Pendant notre discussion?

- Oui. Soit qu'elle a pris peur ou qu'elle l'a mal prit…

Il marqua un silence.

- Je ne crois pas qu'ils soient partis, reprit-il en se retournant vers le rôdeur. Ils n'auraient pas laissé leurs hommes…

Soudainement, un long cri de cor éclata dans la vallée. Certains oiseaux prirent peurs et s'envolèrent précipitamment et quelques hennissements de chevaux se firent entendre à partir des étables.

- C'est le cor des Haradrims! Constata Legolas. Ils sont dans la plaine à l'Est!

Suivit d'Aragorn, il s'élança vers en direction de la porte qui menait au cimetière. Certains villageois se retournèrent vivement après leur passage, se demandant ce qui pouvait encore bien se passer.

Arrivés à une petite colline qui surplongeait la muraille, Legolas et Aragorn s'arrêtèrent brusquement, ayant enfin Astaldo en vue. Poster un beau milieu des tombes fleuries, l'elfe faisait de grands signes avec son cor vers la colline derrière lui. En haut de celle-ci, Eänwen avait un petit garçon à moitié conscient sur le dos et tenait d'une main la bride du cheval qui transportait une petite fille.

- Vite, dit Aragorn. Je vais prévenir le roi. Pendant ce temps, va les aider!

N'attendant pas son accord, le rôdeur rebroussa chemin à la course vers le château de Meduseld. Legolas lui, poursuivi son chemin. Léger comme une plume, il franchit la muraille et atteignit Astaldo au milieu du cimetière aussi vite que le vent.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé?

- Ces deux enfants sont arrivés par là, dit-il en pointant par-dessus la colline. Les voyant arrivés si mal au point, Eänwen est partie à la course les rejoindre et moi j'ai soufflé dans mon cor.

- Bien, dit-il. Aragorn est partit quérir le roi. Moi, je vais aider votre sœur.

Sans demander son reste, Legolas s'élança à travers les herbes hautes et grimpa la colline avec autant d'agilité qu'une chèvre de montagne. Rendu à mi-chemin il releva la tête quelque peu et croisa le regard d'Eänwen, portant sur son dos le jeune enfant.

Le même regard,profond, glacial et dur.

« Ahh… constata Legolas pour lui-même. Elle ne nous a toujours pas pardonné. »

Il déglutit.


(*)Description de l'armure des Haradwaith, inspiré par un dessin que j'ai trouvé sur Deviant Art (L) : .com/art/oriental-elves-131672359