UPTADED IMPORTANT (24 mars 2010)

J'ai finalement trouvé les noms des deux petits réfugiés rohirims!!
À la base, je les avais appelé Aymar et Cyrielle.
Mais finalement, il s'agit de Éothain et Freda...
Et bien voilà.
Les modifications sont faites dans tous les chapitres précédents, exigence droits d'auteur.


Message subtile à votre intention tout le monde:

J'AI BESOIN D'UN OU D'UNE BETA !
Contactez-moi par la messagerie de fanfiction ou mon adresse hotmail.
Merci


Bonsoir!

Encore une fois, désolé du retard. Ça va déjà 1 mois jour pour jour que je n'ai rien posté, j'en suis désolée!

Mon excuse (pitoyable soit-elle) est que j'ai eu une passe science fiction dans le dernier mois, ce qui ne correspond pas vraiment au monde Tolkien. J'étais tellement submergée par l'influence de Star Wars/Star Trek, que j'aurais été du genre à faire apparaître Yoda en Terre du Milieu… vous voyez la réaction? Je n'étais pas très inspirée.

Alors, voilà le chapitre... 9! Hey, ça avance ça avance.
À pas de tortue mais bon, comme vous l'avez sûrement remarqué (duh!), j'écris lentement. Pardonnez le moi. (Je croise qu'avec de la pratique ça va s'améliorer!)
Ah oui aussi! TRÈS IMPORTANT, ne soyez pas trop sévère sur ce chapitre, c'est mon premier avec des scènes de combats. Vous m'en direz des nouvelles! :P (reviews!)

Disclamer: Tout appartient à Tolkien, blablabla. Mais mes petits Haradrims sont à moi merci! ;)

Merci à:
- Jeronimooo
C'est une très bonne intro, j'ai beaucoup aimé. Merci! Certes il y a quelques lourdeurs de style, mais rien de vraiment méchant. On accroche de suite, du moins pour ma part :P Continue !

- Valye:
Chapitre 1: J'aime bien.
Merci! L'écriture n'est ni trop appuyée, ni trop expéditive Moi non plus je n'aime pas ça quand ça fait cela dans les autres fics. (même si tes personnages sont légèrement insensibles sur les bords) J'essaie de m'améliorer!. Je m'en vais lire la suite :p
Chapitre 3: Je peux comprendre que ça t'ait pris du temps pour écrire ce chapitre, mais j'ai vu les films tellement de fois que ça m'a plus ennuyé qu'autre chose :p
Je n'avais pas vraiment le choix de mettre cette partie, il fallait biencomprendre on était où environ dans l'histoire du côté de la communauté de l'anneau ;) Je me mets quand même à la suite, hâte de retrouver Eänwen, bien qu'elle fasse un peu Mary-Sue sur les bords ! ( j'aurais aimé la voir débarquer à Minas Tirith sans se douter de ce qu'il s'y passait ! Hihi ) Ahah oui ça aurait très drôle. Mais moi j'aime les Mary-Sue... mouhahahahahaha
Chapitre 5: Ah, j'ai quelques critiques ! Tu dis que Théoden ne s'était jamais senti mieux, alors que dans le livre/film, il dévient limite dépressif à cause de la mort de son fils dont il s'accuse. De même, je l'aurais imaginé plus méfiant envers des étrangers (Haradrim qui plus est !) Il ne se méfit pas d'Eänwen vu que son père (Thalion) connaissait son grand-père et était de grands amis. Voilà :) Mis a part ces deux trucs, c'était bon, agréable à lire :p Ah, je comprends pas pourquoi Eän a menti pour le chemin des morts _o Ouais, ce chapitre a été recorrigé. Oublie de ma part, oups! Merci de la note.

- Amy: Magnifique ! J'adore lire ta fic' ! Ahah merci! Je dévore les chapitres x] mouhahahaha :P C'est tellement bien écrit ! De plus, le scénario est tout simplement génial ! :D Mon dieu, met en pas trop là! Tu me fais rougir XD
Félicitation ! ^__^ J'ai hâte de lire la suite ;) A plus ! =)

- Emy: Un nouveau chapitre!! Pour ce qui est des enfants, si tu n'as pas trouvé leurs prénoms dans le livre, ce n'est sûrement pas dit. Et puis, je trouve que ceux que tu as choisis sont biens. Ils sont parfaits pour eux. Merci! Je nesavais vraiment pas trop quoi mettre comme noms, alors j'ai cherché des noms médiévaux sur internet... moi aussi je les trouve biens XD Alors, j'ai hâte que le prochain chapitre arrive. Si c'est rapidement, c'est tant mieux. Hehe... (moment de gêne...) Hum.

- Saku': J'aime, j'aime, j'aime *-* Bravo, et continue ainsi ;) Simple mais efficace! Merci :P

- Padfoot-love-me:
Chapitre 1: Bon sang! Ca y est, je suis follement tombée amoureuse de ta fic!
Wowo met en pas trop, c'est la mienne tout de même! ;) J'ai été captivée dès l'introduction et le premier chapitre! C'est super! ^^ Merci! Je continue de lire la suite... Bises.
Chapitre 3: Ah! J'aime trop sérieusement! (L)
Chapitre 4: Vivement la rencontre avec la communauté! ^^
Ouais, j'espère ne pas l'avoir trop trop amoché cette partie là :S Chapitre super! Kiss
Chapitre 8: J'aime! ^^

- Puny run (à la 2 lol): Yo ! YO! J'aime ta fanfic ! J'espère que tu as la continuer ! Oui merci, et ne t'inquiète pas, je suis loin d'abandonner mon histoire. Bon courage, et félicitation !

- Tweetounette: Salut, Je ne me lasse pas de cette histoire, l'intrigue est toujours prenante, les personnages sont fascinants YEAH, et les descriptions et le soucis du détails apportent un gros plus à l'histoire Je suis contente que tu l'ais remarqué, j'y travaille fort. et c'est un plaisir à lire. J'ai hâte de voir l'évolution de l'histoire et des relations entre les personnages. A bientôt.

- Cleo-btz: Waho! Je viens de dévorer ta fic et elle est vraiment bien! Génial!Cela faisait un petit moment que je l'avais dans mes favoris (ton résumé m'a interpellé!) mais je n'avais pas eu le temps de la lire, eh oui, le taf, mes fics... Mais voila, mon erreur est réparée! Contente que tu l'ais avoué, ça me touche. Je flatée qu'elle te plaise autant. Alors, que je te dise ce que j'en pense! :D J'aime beaucoup ton style, tu intègres parfaitement les dialogues, les descriptions, le film, le livre! Chapeau! Hehe! J'adore le fait que tu choisisses des Haradrims comme persos dans ta fic! C'est rare donc apprécié!! Oui moi aussi ça me rendait perplexe, je ne voyais jamais de fanfic avec des personnages d'Haradwaith. De plus que Tolkien n'en parle pas beaucoup lui-même... Alors ça me laissait le champs libre à l'improvisation! Eanwen est super sympathique, volontaire et un peu susceptible, avouons le, mais elle nous fait rire! Il me tarde de savoir ce qui va se passer avec notre cher Legolas! Il va se passer quelque chose, hein? AAAHHHHH PEUT-ÊTRE! SUSPENSE!J'espère pouvoir vite te lire car ca y est, ma curiosité est piquée et j'en veux encore! Ahah voilà la suite. Merci de nous faire partager ce qui trotte dans ton imagination! A bientôt!

- Amy: Cela fait 2 semaines que j'attends le chapitre 9, je passe tous les jours pour voir s'il est publié mais rien ! OUPS! Désolé.. shame on me! J'ai hâte de pouvoir lire la suite ! Je suis accro à ta fic, c'est ma préférée de toute (et oui!) ^^ Ahh t'es trop gentille! Ça me touche même si ce sont seulement des mots à travers une review. j'adore le fait qu'il y est des Haraddrims dans ton histoire, ça donne un petit plus à ta fic qui fait que c'est ma favorite ! :) J'adore ! Bisous bisous.

- Azarath: Ton histoire est vraiment bien, elle ne stagne pas, ni n'avance a tout vitesse. Oui, moi aussi je faisais bien attention à ce qu'il n'est pas de moment trop précipité... je n'aime pas lire ça dans les autres fics. Et ton personnage est vraiment attachant je l'adore ! =)en plus, la relation avec legolas avance tout doucement et c'est agréable, parce que c'est un peu rébarbatif les histoire ou tout est fait en 2 lignes ! Ça aussi ça m'énarve!Enfin bon ya tout plein de bonne chose, de l'humour, et de l'aventure ! Que dire a part : "vite la suite!" ?! Bon courage !

Note importante avant de commencer : D'après J.R.R. Tolkien (notre Valar préféré à nous tous), les termes « Gobelin » et « Orque » sont synonymes, à ne pas se méprendre avec Uruk-Hai. Alors, c'est normal que les deux mots soient utilisés pour la même créature dans le prochain chapitre et les prochains. Merci :)

Musique utilisée lors de l'écriture de ce chapitre:
- E.S Postumus
(Album: Makara)
- Sherlock Holmes (Hans Zimmer)
- Avatar (James Horner)


Chapitre 9: Bataille contre les Ouargues

La dernière partie du voyage était à présent amorcée. Se suivant à un rythme trop lent pour certains, la population d'Edoras arpentait les plaines d'Eregion en direction du Gouffre de Helm. De plus en plus qu'ils arrivaient à proximité de la forteresse, on voyait que de l'activité humaine était à l'œuvre dans les environs. Quelques champs de blé et de fruits bordaient la route, mais ils étaient laissés à l'abandon en ce temps de guerre, tout le monde étant réfugié à l'intérieur de du bastion. Quelques amas de foins avaient été laissés dans les prés, la route semblait être plus usée et des traces fraiches de carrioles et de sabots parsemaient le sol rocailleux.

Oui, ils se rapprochaient.

De plus, même les chevaux sentaient l'énergie fébrile qui émanait de la région. Hennissant de plaisir à chaque souffle de la brise tiède qui leur apportait l'arôme des foins et des pailles odorantes, ils semblèrent plus enthousiasmes au rythme que la colonne de paysans progressait vers le Gouffre. Mais pour Aragorn, rien de cela ne lui inspirait confiance. Étant en tête de peloton, il pouvait voir toute la grande plaine devant lui. C'était calme, beaucoup trop calme. Ils étaient à présent à leur deuxième journée de voyage, le Soleil était à son zénith et à seulement quelques heures de mettre un pied dans la forteresse… pourtant, ils n'avaient encore rien rencontré de dangereux ou qui voulait ralentir leur route. C'était trop louche, Sarouman n'allait pas les laisser filer comme ça sans rien faire.

Non… quelque chose approchait. Et cette chose allait frapper bientôt.

Marchant à côté de son cheval Arod, Aragorn jeta un coup d'œil à Eowyn qui marchait silencieusement à sa gauche. Depuis des heures qu'elle marchait ainsi et ne s'était pas plains une seule fois, contrairement à ce qu'auraient peut-être fait plusieurs femmes. Elle apparaissait mince et élancée dans sa robe brune, mais elle était en même temps forte et dure comme l'acier, digne d'une fille de rois. Pleine de grâce et d'agilité, elle aurait très bien pu rivaliser avec les meilleurs cavaliers du Rohan. Ses grands yeux bleus étaient graves et pensifs, son visage clair et fin était très beau et ses longs cheveux ressemblaient à une rivière d'or, ruisselant gracieusement dans son dos. Quelques fois, un doux sourire apparaissait sur ses lèvres, éclairant le cœur de ceux qui l'entouraient. Aragorn la trouvait très belle et charmante, mais malheureusement pour Eowyn, son cœur était à jamais lié à celui de sa douce Arwen. Le Dúnedain avait bien remarqué les avances que la Dame du Rohan lui faisait, mais il les ignorait toujours très poliment : il ne voulait pas la blesser. Surtout pas elle, qui avait traversé tant d'épreuves par le passé…

Un peu plus loin derrière Aragorn, Eänwen marchait aux côtés d'Éothain et Freda, qui eux chevauchaient en silence sur le dos de Rahom. La jeune elfe avait revêtu son habit de combat, en plus de ses deux longs poignards qu'elle avait accrochés à sa ceinture. Son sac à bandoulière pendant nonchalamment sur son épaule, elle avait les mains prises avec un des deux livres de son père qu'elle avait apporté d'Haradwaith. Celui-ci était un petit carnet rempli de cartes et de dessins qu'Eänwen prenait plaisir à feuilleter. Cette fois-ci, elle s'attarda aux pages consacrées au Gouffre de Helm : malheureusement, ce n'était qu'une simple esquisse vue de l'extérieur de la forteresse, sans grands détails rajoutés en bas de page. Le dessin représentait un bastion engouffré dans une embouchure des Montagnes Blanches, surplombé par de prodigieux panneaux rocheux. Un long chemin avait été fortifié jusqu'à la porte principale de la forteresse, prévenant ainsi les attaques par l'entrée. Aussi protégé naturellement par plusieurs collines, le Gouffre de Helm était aussi préservé par le long Mur du Gouffre; un solide mur de lourdes pierres et haut comme cinq hommes. De plus, une haute tour avait été édifiée, avec ce qui semblait un grand et puissant cor à son sommet.

Sentant qu'elle ne pourrait pas y trouver de l'information pertinente, Eänwen cala le carnet sous son bras et laissa son esprit divaguer librement. Ses yeux se promenèrent autour d'elle, analysant sobrement les détails qui l'entouraient : des gens qui marchaient, des chevaux, du gazon, des carrioles… pas grand-chose dans le fond. Puis, elle vit ses compagnons du Sud au peu plus vers sa gauche. Ils discutaient tranquillement brides à la main, sans grand enthousiasme. Le rythme de la population d'Edoras n'étant pas assez vite à leur goût, ils semblèrent s'ennuyer autant qu'Eänwen. Se sentant observé, Astaldo se retourna vers sa jeune sœur et lui envoya un regard compatissant. Eänwen lui sourit en retour et lui lança un signe de la main.

Freda, qui avait tout vu de la scène, interrompit l'elfe dans son geste.

- Pu de chicanes?

- Hein… Euh de quoi tu parles ma chérie? Demanda-t-elle en baissant sa main.

- Ben, tu étais fâché hier contre Azta'do non?

Eänwen sourit à la manière dont la petite Freda prononçait toujours le nom de son frère, n'ayant pas encore les capacités bien le prononcer.

- Astaldo? Ah oui, la chicane est terminée. Nous nous sommes parlé plus tôt ce matin et le problème est réglé.

- Vous n'allez plus vous crier dessus?

- Ahah non, ria Eänwen.

«En tout cas, pas pour l'instant.»

Gardant le silence, la petite retourna sa tête et adressa un sourire à son frère assis derrière elle. Pour Eänwen, elle dévia son regard vers l'avant. Elle aperçut d'un œil discret une forme humanoïde au sommet de la colline. La jeune elfe plissa un peu les yeux et le reconnut aussitôt : longs cheveux blonds, corps svelte, arc, carquois… on ne pouvait pas se tromper. Solitaire, le grand Legolas se tenait là, dos à la population d'Edoras, scrutant l'horizon à la recherche d'ennemis.

Soudainement, interrompant ses pensées, deux cavaliers passèrent tout près d'elle. Rapides et pressés, les deux hommes galopèrent en direction de l'avant du peloton. De loin, Eänwen put identifier Hama et Gamelin… Mais qu'est-ce qu'il pouvait bien leur prendre à ceux-là?


Debout au plus haut sommet de la colline, Legolas embrassait la vue du regard, scrutant le moindre détail inquiétant à l'affût. Ses sens étaient en alerte, quelque chose ne fonctionnait pas dans le décor. Concentré, il balaya avec plus d'ardeur l'horizon, à la recherche d'ennemi. Pourtant, tout semblait normal : le ciel bleu était parsemé de quelques nuages blancs inoffensifs, le Soleil brillait, un vent doux chantait une douce mélodie aux oreilles de l'elfe et faisait danser l'herbe verte à ses pieds. Mais c'était trop calme. Aucun oiseau ne volait dans l'air, sans parler de l'absence des chevaux sauvages qu'on voyait habituellement un peu partout dans la région. Non, quelque chose les avait effrayés, les avait fait fuir. Loin derrière lui, Legolas échangea un bref regard avec Aragorn. Oui, lui aussi sentait quelque chose, ce qui amplifia encore plus les craintes du prince. Depuis quelques minutes, un mauvais pressentiment lui donnait des frissons à travers tout son corps, sa tête lui cinglant une alerte constante. L'adrénaline coulait à présent dans ses veines, ses muscles tendus au plus haut point. Au moindre mouvement suspect, il serait prêt à bander son arc et attaquer sans pitié. Mais le danger n'était pas là…

… pas encore.

Mais soudainement, des bruits de sabots se rapprochèrent derrière lui. Legolas tourna légèrement la tête et suivit du regard les deux cavaliers qui le dépassaient à sa gauche. Longeant la paroi rocheuse, Hama et Gamelin chevauchaient côte à côte prenant ainsi la tête du peloton. Les deux hommes semblaient alertes et pressés, se déplaçant vers le contrebas de la colline. Subitement, le cheval d'Hama s'arrêta brusquement et commença à se cambrer légèrement. Hennissant de panique, il donnait du fil à retorde à Hama qui essayait de le contrôler de son mieux.

- Qu'y a-t-il? Demanda Gamelin

- Je ne suis pas sûr.

Mais Legolas, qui lui était placé bien au-dessus du sol par rapport aux deux cavaliers, vit que trop bien ce qui effrayait le cheval d'Hama. En haut de la paroi rocheuse où se trouvaient Hama et Gamelin, une grosse créature poilue commença à émettre un grognement sinistre. Les deux Rohirrims relevèrent la tête, effrayés. Mais c'était déjà trop tard. La bête, sous l'ordre de l'orque qui le chevauchait, bondit du haut de la paroi. Descendant habilement le flan rocheux, il sauta sauvagement sur le cheval d'Hama. Ce dernier fut éjecté de son destrier et atterrit un peu plus loin sur le sol, mais à peine avait-il eu le temps de se relever que la créature plongea férocement sur lui. Il n'eut aucune chance.

Pendant un instant, Legolas resta sidéré sur place. Cette créature, qui venait de tuer Hama, était un Ouargue : un être terrifiant qui arpentait généralement les terres sauvages d'Eriador. C'était une bête considérée comme l'une des plus vils et corrompus de la famille des loups. Sombre reliquat d'un mal ancien, les Ouargues sont des créatures qui n'ont de cesse de pourchasser les Peuples libres de la Terre du Milieu… Comme c'était le cas aujourd'hui.

Sans attendre plus longtemps, Legolas dégaina son arc et arma son bras. Il sauta du haut du muret de pierre, courra vers le monstre et débanda son arc avec force. La flèche vola quelques instants dans les airs et alla se planter dans la tête du loup d'Isengard, le tuant sur le coup. En même temps, l'impact éjecta le gobelin de la selle et se retrouva sur le sol. Sans arrêter sa course, l'elfe sortit ces deux longs poignards elfiques et tua l'orque d'un trait, mettant ainsi fin son cri d'alerte. Mais rapidement, Legolas entendit d'autres jappements et hurlements de loups. Portés par le vent, il reconnut aussi très bien des cris de guerre par les cavaliers qui les chevauchaient. Ça y est, le moment était venu; ils étaient attaqués. Legolas jeta un regard derrière lui et vit qu'Aragorn était au muret de pierre, alerté lui aussi.

- Un éclaireur, cria Legolas.

Aragorn, paniqué, rebroussa chemin et redescendit en vitesse la colline derrière lui.

Legolas se releva, laissa le cadavre de l'orque échouer sur le sol et courut vers le nord. Il se percha sur une roche, dominant la plaine qui s'étendait plus bas à ses pieds, et s'arrêta un instant pour observer l'horizon. Aucun visuel n'était encore possible de l'ennemi, mais il pouvait très bien les entendre. Ils se rapprochaient rapidement. À présent, Legolas pouvait très bien percevoir dans son esprit les pas rapides des Ouargues contre le sol et les couinements des Orques.

Et c'est là qu'il les vu.

Arrivant au sommet d'une colline, les Ouargues percèrent le paysage montagneux et dévalèrent la pente avec fougue. À l'œil, Legolas put compter 25 Ouargues… peut-être plus. Peu importe… Il ne fallait pas prendre ces créatures à la léfgère : d'après ce que Legolas avait entendu à propos d'eux, les ouargues seraient capables d'attaquer avec une grande célérité et sont reconnus pour leur cruauté et leur ruse. Bref, ils n'auront aucune pitié si vous êtes dans leur chemin.

L'Elfe sylvestre sourit à sa réflexion. Calmement, il banda son arc et visa.


- Les ouargues! Cria Aragorn. Nous sommes attaqués!

Eänwen sentit soudainement son sang se glacer. Pendant un instant, elle resta figée sur place. Qu'allait-elle faire des enfants? Elle ne pouvait pas les abandonner ainsi, seuls et avec toute l'effervescence du combat qui les entourait à présent. La jeune femme voulait se battre, plus que tout au monde, mais son devoir envers Éothain et Freda l'a retenait enchaîné au groupe. Puis rapidement, la panique s'installait dans l'air; les gens se bousculaient et criaient, cherchant désespérément une voie de sortie. Apparemment, très peu d'entre eux avaient déjà fait face à une attaque de ce genre.

Se sentant oppressée dans la foule de gens compactés et paniqués, Eänwen, tenant toujours la bride de Rahom, se fraya un chemin jusqu'à l'extérieur du regroupement. Tranquille pour le moment, elle se retourna et inspecta ce qui s'offrait à ses yeux. Elle vit que les Haradrims étaient déjà montés sur leur monture, prêts au combat. Kuilo devait déjà plus tenir en place. Les Hommes du Rohan étaient en colonne, les cavaliers en tête, pendant que les femmes et les enfants, à présent parfaitement rassemblés, attendaient les ordres. Aussi, elle vit Eowyn seule, tenant fermement deux chevaux par la bride. Elle aidait un chevalier à monter sur une des deux montures lorsque son oncle Théoden se rapprochait d'elle. Du haut de son cheval, le roi s'adressa à protégée en privé.

- Emmène ces gens au Gouffre de Helm sans perdre de temps, ordonna-t-il.

- Je sais me battre! Protesta sa nièce.

- Non! Trancha Théoden sur un ton ferme.

Quelques têtes se retournèrent vers le roi. Eowyn ne répliqua pas, sachant pertinemment que de contraindre son oncle ne changerait rien à son ordre. Pourtant, elle afficha un air de défi, plantant son regard dans celui de son oncle. Il rajouta, sur un ton plus doux :

- Fais ce que je te dis… supplia-t-il. Pour moi…

Elle ne répondit rien, mais elle céda sous son ordre et retourna s'occuper du cheval derrière elle.

- En avant! En avant! Cria Théoden à ses hommes. Il faut charger. En avant!

Eowyn fit semblant de ne rien entendre, se contentant de lui tourner le dos. Avant qu'elle n'ait pu donner des ordres aux paysans qui attendaient patiemment les directives, quelqu'un lui tapota l'épaule.

- Eänwen! S'exclama Eowyn pleine d'espoir. Je pensais que vous alliez vous battre! Vous restez avec moi?

- Non je suis désolée chère amie… mais j'ai une faveur à vous demander.

Un éclat de déception parcourut les yeux de la dame du Rohan. Elle aurait vraiment aimé avoir un peu de compagnies. Du côté d'Eänwen, elle se sentait mal d'avoir à demander cela à son amie; Eowyn voulait tellement aller se battre… Mais peu importe, le temps manquait. Elle prit une inspiration et lâcha le tout.

- Pourriez-vous prendre soin d'Éothain et de Freda? Je dois aller rejoindre les miens et je n'ai seulement confiance en vous pour s'occuper d'eux…

- Ohh, s'exlama Eowyn. C'est juste que…

- Je vous en pris! Le temps me presse et je n'ai aucune autre alternative que votre bienveillance. Ils ne vous demanderont aucune grande attention, je veux seulement qu'ils aient quelqu'un à suivre pour les mener à bon port.

- Dans ce cas, je peux bien les prendre sous mon aile, décida-t-elle. J'ai même la possibilité de leur offrir un cheval s'ils en ont besoin d'un.

- Parfait. Allez les enfants, dit-elle en se retournant vers eux. Descendez de là, j'ai besoin de Rahom à présent.

Malgré qu'elle ait accepté de s'occuper des deux enfants, une pointe de jalousie était perceptible dans la voix de la dame du Rohan. Même si Eowyn avait essayé de le cacher, Eänwen l'avait décelé dans ses douces paroles. N'ayant pas le temps pour les explications, elle se jura de lui parler à son retour.

Dociles, les deux petits Rohirrims ne dirent rien. Sans un mot, ils se firent transférés d'un cheval à l'autre. Une fois rendue sur le destrier d'Eowyn, une larme coula sur la joue de la petite Freda. Eänwen, qui finissait d'ajuster les étriers de Rahom, aperçut la jeune Rohirrim.

- Qu'y a-t-il?

- J'ai peur… avoua Freda.

L'elfe lui prit la main.

- De quoi as-tu peur?

- De… de tout ça, sanglota-t-elle en pointant vers les cavaliers galopant vers le combat. Aussi, que... que tu ne reviennes pas…

- Freda… je vais revenir ne t'inquiète pas. On va se revoir au Gouffre de Helm, je te le promets. Et qui sait, peut-être vous allez retrouver votre mère!

- Tu crois? Demanda Freda, les yeux remplis d'espoirs.

- Pourquoi pas? Il y a de bonnes chances qu'elle soit là-bas. Et toi jeune homme, dit-elle en s'adressant à Éothain, tu prendras soin de ta sœur n'est-ce pas?

Éothain hocha la tête.

- Tu promets? Demanda l'elfe.

- Promis!

Eänwen leur adressa un sourire et embarqua lestement sur le dos du cheval. Elle glissa ses pieds dans les étriers et prit la bride entre ses mains. Elle se pencha et adressa quelques mots à Rahom en langue du désert. Le cheval hennit bruyamment, comprenant parfaitement le message. La jeune elfe se redressa, s'attacha les cheveux à l'aide d'une lanière de cuire et s'installa plus confortablement sur la selle. Elle tira ensuite la bride vers sa droite et Rahom s'élança en direction des Rohirrims qui étaient déjà en route vers la bataille.

Le soleil brillait déjà haut dans le ciel, un léger vent soufflait sur la plaine, transportant les cris de bataille. Sous elle, elle sentait les sabots de Rahom fouler l'herbe jaunit, prenant de la vitesse à chaque enjambé. Ils approchaient, moins de deux centaines de mètres. Son cœur battait la chamade et l'adrénaline coulait à présent dans ses veines, son cerveau lui cinglant des alertes constantes. Ce genre de situation provoquait toujours un sentiment d'excitation chez la jeune femme. Dans son pays d'origine, Eänwen n'avait jamais vraiment eu l'occasion de se battre contre de « vrais » ennemis, alors lorsqu'une situation vraiment dangereuse se présentait, elle était tout le temps un peu nerveuse. Elle perçut le même sentiment le long de l'encolure de Rahom; Eänwen sentait le poil s'hérisser à l'approche du lieu de l'affrontement.

- Oui, moi aussi je suis énervée Rahom. Tout cela ne me dit rien qui vaille.

Voulant les rejoindre au plus vite, Eänwen donna deux coups de talons contre les flancs de Rahom, qui comprit assez vite le message. Il redoubla en vitesse, obligeant la jeune femme à se pencher vers l'avant, sous peine de perdre l'équilibre. Sa cape noire claquait fortement derrière elle, le vent chantait horriblement faux dans ses oreilles. Au loin, elle put percevoir les cris de bataille des Rohirrims, les hurlements des ouargues et ceux des orques. Parmi tout cela, elle put déjà distinguer des cris de victoires chez les soldats d'Isengard. Déjà? Des cris de victoires, comme si pour eux, la défaite n'était point envisageable…

Ah ouais? Qu'ils s'amènent pour voir, cette bande d'ignorants. Ils ne savaient vraiment pas à qui ils avaient à faire!

Elle arriva enfin au sommet de la colline, celle qu'Aragorn avait descendu pour prévenir les Rohirrims de l'attaque éminente des ouargues, et fit ralentir Rahom pour mieux analyser ce qui s'offrait à ses yeux. Un peu plus loin en contrebas, elle vit les deux clans s'affronter, la bataille venant à peine d'être entamée. Les soldats du Rohan semblaient avoir un peu le dessus, mais rien n'était encore joué. Sans attendre un instant de plus, Eänwen héla Rahom et ils descendirent la dernière pente qui les séparait de la bataille. Elle se rapprochait rapidement, la jeune elfe pouvait même à présent sentir l'affreuse odeur qui émanait de leurs ennemis. Rahom franchissait rapidement les quelques mètres qui les distançaient de l'affrontement et ce fut l'impact. À la dernière seconde, Eänwen sortit l'un de ses deux longs poignards, évita de justesse la lame d'un ennemi et trancha le flanc d'un gobelin. Sans s'en préoccuper davantage, elle continua son chemin à travers la bataille, tranchant au passage le plus d'ennemis qu'elle pouvait. Mais sans qu'elle puisse s'y attendre, un ouargue bouscula son cheval et il perdit l'équilibre. Avant de se faire écraser sous le poids de son propre destrier, Eänwen sauta de la selle et atterrit sur le sol. Elle se releva rapidement et se retrouva face à face avec un ouargue.

C'était la première fois que la jeune femme se retrouvait face à face avec une telle créature de l'ombre : une immense bête à poil dur et rugueux, à grosse ossature, se déplaçant sur quatre pattes dangereusement griffées, rapides et agiles. Deux petites oreilles couronnaient sa tête, à son sommet une crinière touffue et en bataille parsemait le long de son cou. Au centre de son visage, un museau noir et de chaque côté, deux petits yeux noirs d'un regard menaçant. Une gueule considérable, parsemée de canines tranchantes comme des lames, aboyait contre Eänwen. Un défi, il l'a convoquait en duel. C'était très commun chez les loups, ayant un esprit très fier et dangereux, ils n'accordaient aucun centimètre de leur territoire. Mais bien entendu, ils ne se dérangeaient point de vous demander votre accord, ils fonçaient, c'est tout.

Eänwen savait pertinemment qu'elle n'avait aucune chance de tuer cette créature à elle seule, alors son cerveau commença à essayer de trouver une solution. Elle dégaina son autre poignard, monta sa garde et resta à bonne distance de la créature. La fuite était impossible pour Eänwen, l'ouargue la rattraperait très vite. Elle ne pouvait se permettre de monter sur Rahom, là aussi son ennemi aurait le temps de l'attaquer dans le dos. Alors, il fallait qu'elle attaque les points faibles de l'ouargue : la tête et les pattes… Si elle ne pouvait pas le tuer complètement, il faudrait au moins qu'elle s'arrange pour qu'il ne puisse plus embêter personne.

Eänwen fonça, tête baissée, la garde bien haute. Elle se pencha à la dernière seconde, évitant la gueule grande ouverte de la bête et barra du revers de sa lame un coup de patte. De l'autre main, elle leva son autre poignard, enligna sa lame sur le visage de l'ouargue et frappa. Mais la bête se déroba à la dernière seconde et la lame s'abattit sur son torse, une longue ligne de sang perlant à la surface. Telle une égratignure, la blessure n'eut aucun effet sur la créature, même pas un petit sanglot. Profitant d'un moment de confusion, Eänwen roula sur le côté et se releva, face à son ennemi. Sans laisser un moment de répit à la jeune femme, l'ouargue chargea vers elle, la gueule grande ouverte. Eänwen attendit, ses deux longs poignards en garde. À la dernière seconde, elle se déroba vers la droite et abattit son poignard contre le flanc de la créature, qui eut comme effet d'encore plus l'énerver. Il se retourna dangereusement, leva une de ses pattes avant et frappa fortement sur la hanche d'Eänwen. La jeune femme se retrouva sur le sol, une vive douleur s'émanant de sa hanche gauche. Serrant les dents, elle sentit le sang chaud couler sur sa peau. Mais reprenant rapidement ses esprits, elle réalisa que l'impact l'avait propulsé à l'arrière de l'ouargue, tout près de ses pattes arrière. Sans attendre une seconde de plus, elle empoigna un de ses poignards qui était tombé pas loin et l'enfonça dans la patte de la bête. Eänwen sentit la lame entailler l'os sur plusieurs centimètres avant que la bête ne se dégage. Cette fois ci, un long hurlement de souffrance s'échappa de sa gueule, preuve qu'Eänwen avait visée juste. Ne pouvant plus s'appuyer sur sa patte, l'ouargue sautillait légèrement, essayant de garder son équilibre. La jeune elfe profita du désarroi de la bête, trouva son deuxième poignard et se releva, ignorant la douleur de sa blessure à la hanche. Rapidement, elle sauta sur le dos de la bête. Eänwen s'accrocha de toutes ses forces à la bête, serrant ses jambes contre les flancs de la bête et ses mains s'agrippant à la crinière de l'ouargue. En dépit de sa patte blessée, la créature se débattait fortement. Ne voulant pas rester là éternellement, Eänwen avança et accota son torse contre le cou de la bête. Elle y entoura ses jambes et leva ses deux poignards. Et d'un coup sec, elle planta les lames dans les yeux de la créature. Cela eut l'effet espéré.

Victime d'un grand martyr, l'ouargue hurla de douleur et s'écroula sur le sol. Maintenant aveugle, du sang s'écoulait de ses orbites et son corps bestial tremblait. À présent hors d'état de nuire, Eänwen s'approcha de lui sans peur et acheva rapidement ses souffrances en lui plantant une de ses lames au cœur. Elle sentit son poignard s'entrechoquer contre les côtes de la bête, puis rejoindre le muscle cardiaque qui battit encore quelques secondes, puis s'éteignit. La jeune femme se releva et jeta un coup d'œil autour d'elle. Elle ne trouva pas Rahom, l'ayant perdu de vu durant son combat. Elle espéra de tout son cœur que rien ne lui était arrivé de grave. Mais la bataille n'était pas tout à fait terminée encore. Plus loin, Eänwen vit son frère Astaldo et ses compagnons d'armes qui combattaient côte à côte, infatigables.

Elle voulut aller les rejoindre, mais un gobelin lui barrait le chemin quelques mètres en avant, immobile. Il avait l'air particulièrement fâché. Sûrement le propriétaire de l'ouargue que je viens de tuer, se dit Eänwen avec un sourire. La jeune femme se prépara et se mit en position de combat, prête à une nouvelle bataille malgré la douleur qui sévissait dans sa hanche. Sans qu'elle s'y attende, il brandit une arbalète et tira.

Une chance qu'elle était prête.

La flèche vola en direction d'Eänwen, mais sa course fut stoppée net par l'arme de la jeune femme et les deux morceaux tombèrent au sol.

- N'espère pas m'avoir avec ça, dit Eänwen.

Le feu dans les yeux, elle s'élança en direction de l'orque et frappa avec force sur l'arbalète de l'orque qui tomba en morceaux entre ses mains avant qu'il n'ait pu recharger. Il dégaina rapidement son épée et engagea un combat avec la jeune femme. Armée de ses deux longs poignards, elle barrait toutes les attaques de son assaillant avec assurance et rapidité, le regard immobile et concentré. Eänwen tenta même quelques attaques, mais le gobelin était quand même un bon épéiste. Le combat dura plusieurs minutes, chaque geste épuisant un peu à chaque fois l'elfe. N'ayant pas l'habitude de se battre tous les jours comme ses compagnons d'armes, la fatigue la gagna rapidement, mais elle tenait toujours bon. Mais malheureusement pour la jeune femme, le soldat d'Isengard avait plus d'un tour dans son sac.

Tout en attaquant Eänwen, il réduisit la distance entre elle et lui. Oubliant les règles d'or du combat, la jeune elfe ne réagit pas tout de suite à cette technique. Elle le laissa approcher, croyant que c'était une erreur de la part de son ennemi. Eänwen, étant maintenant à la distance d'une demi-épée de son assaillant, essaya une feinte. Mais le gobelin attendait juste ça. Il ne mordit pas à l'hameçon et lui donna un coup de pied dans le ventre. Elle sentit sa blessure sur sa hanche s'ouvrir un peu plus et eut le réflexe de porter une main à sa hanche tout en reculant. Épuisée et blessée, elle baissa momentanément sa garde. Grave erreur, le gobelin avait l'esprit vif. Profitant de l'occasion, il avança dangereusement sur elle et la fit basculer avec un coup de pied bien placé à l'arrière du genou. La tête de la jeune femme cogna durement contre le sol rocheux, un choc retentissant résonna dans son esprit.

Écroulée sur le sol, Eänwen avait l'esprit embué, sa vision troublée par le choc. Momentanément, elle ne fut pas consciente de ce qui se passait autour d'elle. Victime d'un haut-le-cœur, elle ne put se relever tout de suite. Puis, l'elfe sentit quelque chose s'appuyer contre son torse, la forçant à rester bien en place. Un pied. La vision encore troublée, Eänwen ne put trouver ses deux poignards qui étaient partis valsés quelque part autour d'elle lorsqu'elle était tombée lourdement contre le sol. Elle essaya de se défaire de l'emprise du gobelin, mais rien à faire, il était trop lourd. Puis la jeune femme éprouva une vive douleur sur sa tempe droite; le gobelin venait de lui assener un coup de pied violent contre sa tête. Eänwen réagit à peine, son esprit déjà dans les vapes. Lâchant prise, Eänwen sentit ses forces l'abandonner, ses muscles se relâcher. Le sang chaud continuait de couler contre sa hanche, en fait, c'était la seule sensation qu'elle ressentait réellement. Elle vit à peine le gobelin lever lentement son épée, haut au-dessus d'elle, prêt à donner le coup ultime. Même si Eänwen avait voulu l'en empêcher, elle n'aurait pas pu vu son manque d'énergie. Alors, elle se laissa choir sur le sol rocailleux, acceptant son destin. Elle ferma les yeux, essayant de penser à des moments joyeux de sa vie : son père, les innombrables moments qu'elle avait passé avec Astaldo à rire et à se raconter des blagues, l'égo de Kuilo, quand ils avaient réussi à traverser le Chemin des Morts, Théoden acceptant de les accueillir chez lui, Legolas... Legolas?

Surprise de sa réflexion, elle rouvrit ses yeux et vit le gobelin toujours au-dessus d'elle, son arme toujours dangereusement levée. Quand il vit qu'elle avait ouvert les yeux, un sourire cruel parcourut ses lèvres noires. Ses yeux, avides de sang, leva encore un peu plus haut son épée. Il avait amorcé son geste meurtrier vers la poitrine de l'elfe lorsque tout d'un coup, une épée transperça son estomac.

Il laissa échapper l'arme de ses mains, qui par chance pour Eänwen, se planta juste à côté d'elle. Le gobelin cria de douleur, son regard exprimant à présent le martyr. La lame de l'épée se retira d'un coup sec, faisant ainsi basculer le gobelin sur le côté. Eänwen, qui elle était toujours dans les vapes, ne comprit pas grande chose jusqu'à tant qu'elle vît le visage d'Astaldo apparaître devant elle. Agenouillé à ses côtés, il passa soigneusement une main rassurante sur le côté de sa tête.

- Est-ce que ça va? Demanda-t-il.

Eänwen marqua un silence, analysant si elle n'avait rien de cassé.

- Quelle tête que j'ai?

- La tête d'une fille qui vient d'en recevoir toute une, confirma Astaldo.

- Eh bien… Tu me rassures, je pensais que j'étais plus amochée que ça.

Kuilo et Derek arrivèrent par-derrière, essoufflés et pleins de sueur.

- On ne peut pas te laisser deux minutes toute seule sans que tu te fasses éclater hein? Demanda Kuilo en se croisant les bras.

- Très drôle Kuilo. Et de votre bord, tout le monde va bien?

En posant sa question, elle se releva sur ses coudes.

Encore une fois, grave erreur.

Ce simple exercice lui donna un mal de tête intense. Définitivement, elle s'était levée trop rapidement. Elle sentit alors le sang chaud qui coulait subtilement à la racine de ses cheveux. Peut-être Astaldo n'avait-il rien remarqué de sa blessure à la tête lorsqu'il avait passé une main dans ses cheveux. La jeune femme se sentit étourdie tout d'un coup, pareille comme tout à l'heure avant que les autres arrivent. Elle essaya de se concentrer, mais elle perdait à moitié de ce que ses compagnons racontaient.

- Oui… frères d'armes ont survécu… des Rohirrims…en train de compter les… se sont sauvés vers Isengard, mais ils vont revenir bientôt. … repartir au plus vite.

- … capable de te lever?

Eänwen marmonna une réponse qui s'apparentait à un oui. Elle essaya de se relever sur ses genoux, et essaya de garder l'équilibre. Astaldo lui offrit sa main, qu'elle prit volontiers. Elle s'appuya dessus et se releva complètement. Mais à peine avait-elle réussi à se mettre sur ses deux jambes, que ces dernières flanchèrent sous son poids. S'écroulant par terre, elle eut le dernier réflexe d'amortir sa chute avec ses mains. Mais sa hanche blessée prit le choc, ce qui déclencha une douleur intense dans son organisme. Elle eut un hoquet de souffrance, puis sa vision recommença à se troubler. Elle entendit vaguement les trois Haradrims paniquer autour d'elle, mais son regard resta immobile. Eänwen sentit son corps l'abandonner, ses muscles ne répondant plus à ses commandes. Sa conscience était, pour l'instant, toujours là, mais on aurait dit que tout était embrouillé autour d'elle, comme si ses sens étaient… engourdis. Elle resta là, écroulée sur le sol, voyant les bottes de ses compagnons du Sud bougés nerveusement devant elle. Mais son dernier regard se dirigea plus loin sur l'horizon.

En face de où elle était tombée, elle vit Legolas, Gimli et Théoden qui discutaient sur le bord de la falaise rocheuse. Les trois avaient le regard baissé, comme s'ils cherchaient quelque chose… ou quelqu'un. Le roi Théoden mit une main sur les épaules du Prince, comme s'il compatissait. Théoden lui sourit, mal à l'aise, et marcha dans la direction opposée. Legolas et Gimli restèrent là encore quelques instants, contemplant le vide devant eux. Puis, ils se retournèrent. Tout comme Gimli, le regard de Legolas exprimait la mélancolie, la colère et l'incompréhension. Un évènement grave venait de se passer, il semblait préoccupé par quelque chose. Puis, l'attroupement énervé de gens qui entourait Eänwen attira son attention. Leurs regards se croisèrent, le sien vide, l'autre triste. Tout d'un coup, elle vit son expression passer de la tristesse à la surprise. Peut-être même, l'inquiétude. Rapidement, elle le vit courir en sa direction et rapidement, il se retrouva à ses côtés. Gimli courrait encore derrière.

Eänwen entendit, tel bourdonnement lointain, des voix s'entremêler. Elle ne sut combien il y en avait, ni combien de temps elle resta là, immobile, le regard vide. Elle crut avoir conscience que quelqu'un prenait son pouls régulièrement sur son poignet et sur son cou. Quelques minutes après, elle sentit une personne la soulever.

Puis, le noir.


Et voilà, enfin le chapitre 9 posté! OUF!

Qu'est-ce que vous en pensez?
Trop de descriptions? Trop compacté? Pas assez?
C'est ma première scène de "combat" que j'écris de ma vie, j'aimerais vraiment avoir des commentaires là-dessus et sur l'ensemble.

Je vous love... (téteuse!)

Ah oui... aussi: J'AI BESOIN D'UN OU D'UNE BETA!