Bonjour, bonsoir tout le monde!

Et voilà le chapitre 11, le vrai là!
Je suis contente de vos reviews, merci à tous ceux (?) et celles qui m'en ont laissé, c'est toujours très apprécié ^^
Bon, comme vous le savez, j'étais en dilemme avec le nombre d'Elfes pendant la bataille au Gouffre de Helm.

Bulle info de la journée : Ah aussi en passant, pour ceux/celles qui m'ont dit qu'ils allaient vérifier dans le livre pour savoir combien il y avait d'Elfes à la Bataille… je vous dis que vous avez dû chercher longtemps hein! ;) Pour votre information, cette scène n'apparait pas dans la livre. En vrai, c'est une pure invention du réalisateur Peter Jackson. Dans le livre, les Elfes se battent contre Sauron, mais ils restent en Lorien ou dans la Forêt Noire.

Bon… revenons à nos moutons.

Alors, qu'est-ce que je disais… ?
Ah oui, un dilemme.
En fait, je m'en suis découvert un autre : d'où est-ce qu'ils viennent ces Elfes?
On pourrait penser que ce sont des Galadhrim, puisque Haldir en est un et que c'est lui leur chef.
Aussi, on pourrait penser qu'ils viennent de Fondcombe, puisqu'Haldir dit : « J'apporte la parole d'Elrond de Fondcombe… » dans le film…
ou on pourrait dire qu'ils viennent de la Lorien en apportant la parole de Galadriel et d'Elrond, puisque tous les Elfes de Fondcombe sont partis…

Alors, « que faire? » me suis-je dit. Après mûre réflexion avec moi-même et ma beta, j'ai finalement décidé de suivre la théorie de Wikipédia en disant qu'ils tous de la Lorien… J'espère que c'est la bonne! *croise les doigts *
J'aurai bien aimé aller demander à Peter Jackson son avis en personne… mais vu mon horaire surchargé et mon manque de fonds, j'ai décidé d'attendre un petit peu :P

Bon ok j'arrête mon blabla, je vous laisse à votre lecture.
On se revoit en bas de la page!
Gros bisou
Dede.A

Musique utilisée :
- « Music inspired by Middle Earth » par David Arkenstone
- "King Arthur" par Hans Zimmer
- "The Man in the Iron Mask" par Nick Glennie-Smith


Chapitre 11: Prise 2!

À présent, le Soleil étirait les derniers rayons de son cycle quotidien. Bientôt, ses ultimes lumières s'éteindraient pour finalement laisser place à l'obscurité de la nuit, et les ténèbres envahiraient la Terre du Milieu. L'instant redouté approchait à grands pas. Au loin à l'horizon, un nuage obscur avançait dangereusement en direction du Gouffre de Helm. Par moment, des éclairs parsemaient le ciel sombre. Le nuage grandissait à vue d'œil, prenant rapidement de l'expansion dans la coupole céleste. Le Soleil à présent derrière la limite du monde, le ciel s'assombrissait progressivement, mais les étoiles restaient voilées derrière une épaisse couche de brume et de nuages. Cette nuit sans Lune annonçait à priori le pire des scénarios pour les Rohirrims. Elle serait longue et ardue, vide de toute lumière et d'espoir.

Eänwen était dans une petite salle du sous-sol de la forteresse, en compagnie de ses frères d'armes. Tous se préparaient à la bataille. Quelques un s'entraidaient, d'autres s'habillaient. Derek et Mosta s'entraînaient à l'épée, s'échauffant ainsi le bras pour la bataille. D'autres se joignirent à eux, mais quelques autres accompagnaient Kuilo qui étirait ses articulations dans son coin. D'un même mouvement, ils faisaient des pompes et des redressements assis. Eänwen pensa alors que cet homme aimait vraiment ses muscles, vraiment beaucoup trop.
À présent vêtue de sa propre tenue de combat, elle avait tressé ses longs cheveux de jais, dégageant ainsi son visage. Semblable à ses frères d'armes, son armure était de couleur brune et noire, tout en comprenant quelques aspects dorés. Elle portait des épaulettes sombres, formées de plusieurs languettes de cuirs et de métal qui se chevauchaient. Quelques lignes dorées ornaient ses épaules, qui serpentaient gracieusement jusqu'à ses coudes. Des lanières de métal longeaient ses avant-bras, la protégeant ainsi des coups d'épée. À ses mains, elle portait des gants de cuir troués en leurs extrémités pour y laisser passer les doigts. Tout son torse était protégé par deux colonnes de plusieurs bandes de métal souple, tous en angle pour converger vers le centre. Camouflées par un tissu noir, les languettes étaient richement tissées par des fils d'or. Le côté de ses hanches était protégé par deux larges lanières de métal et de cuir qui lui descendaient à la mi-cuisse. Elle portait un pantalon de toile ajusté, qui laissait suggérer les muscles de ses jambes. Par-dessus ses longues bottes, elle avait revêtu des jambières, couvrant ainsi le bas de ses genoux jusqu'à ses chevilles. Conçue pour les cavaliers, cette armure était légère et très malléable pour celui qui la portait. Finalement, elle avait glissé sa cape noire sur ses épaules, le tout orné d'une broche dorée en forme de serpent, fier représentant de son pays natal. En fait, Eänwen gardait ce bijou plus en mémoire de son défunt père que pour sa véritable signification, vu que le simple souvenir d'Haradwaith l'a rendait très, très irritable.

La jeune femme était assise sur une chaise en compagnie d'Astaldo, attendant ensemble le moment fatidique. Pour passer le temps, elle avait retiré ses longs poignards de ses fourreaux et avait commencé à les aiguiser avec l'aide de son frère. Ses traits étaient tirés par la concentration et la fatigue, mais ses yeux pétillaient face à l'excitation de la bataille. Ses blessures de la veille étaient à présent guéries grâce aux soins qu'elle avait eus du Seigneur Legolas. Ses plaies avaient finalement cicatrisé et elle ne ressentait plus aucune douleur. Elle s'en serait voulu si elle n'avait pu se battre aujourd'hui. L'humiliation qu'elle avait eue hier la faisait passer pour une femme faible et dépendante des autres. Beaucoup d'Hommes pensaient qu'elle n'était qu'une simple distraction pour les soldats et qu'elle n'avait pas sa place ici. Mais en ce moment, Eänwen était plus déterminée que jamais, elle voulait prouver à ceux qui ne croyaient plus en elle qu'elle était capable de se battre comme n'importe quel homme, qu'elle pourrait peut-être faire la différence dans une bataille.

À ces pensées, Eänwen redoubla d'efforts sur la pauvre pierre qui aiguisait son arme. Même si la lame était maintenant aussi tranchante qu'une lame de rasoir, la jeune femme y déversa toute sa fureur et son amertume. Astaldo détourna la tête de sa propre lame et fronça les sourcils, perplexe.

- Peux-tu m'expliquer ce que tu es en train de faire?

- J'affute ma lame, répondit-elle simplement.

- Je crois qu'elle en a assez eu pour ce soir, répliqua-t-il en empoignant délicatement le bras de sa jeune sœur.

Eänwen arrêta son geste et relâcha les épaules. Elle afficha un faible sourire sur ses lèvres.

- Je voulais simplement me défouler sans tuer personne, dit-elle.

- Euh… Pourquoi tu veux te défouler?

- À cause de ce qui s'est passé hier : j'ai eu l'air d'une vraie débutante!

- Pas du tout! Tu as tué un Ouargue au corps à corps!

- Mais je n'ai pas été capable de tenir contre un stupide Gobelin!

- Tu étais blessée Eänwen! Dit Astaldo. Tu as juste eu moins de chance que les autres. Plusieurs cavaliers sont décédés hier et d'autres sont en bien pire état que toi aujourd'hui. Regarde-toi! Tu es déjà prête à te battre au lendemain d'une dure bataille où tu as failli laisser ta vie!

- Le bruit court, Astaldo, et je ne suis pas encore aussi sourde que tu puisses le croire! Beaucoup d'Hommes ici pensent que je n'ai pas ma place ici, que je suis une injure à la descendance de Thalion!

- C'est parce qu'ils ne te connaissent pas, répondit-il d'une voix douce. Tu vois, les hommes de père qui nous ont suivis depuis le début de cette aventure n'ont jamais douté de toi ou de ta capacité à te battre. À part Kuilo bien sûr, mais c'est une tête remplie de sable, il ne faisait que te taquiner. Et pour ce qui est des autres Hommes qui vivent en cette forteresse, ne t'occupe pas d'eux. Tu es une fine lame, un cœur courageux et sans peur.

Eänwen ne répondit pas, ne sachant pas quoi dire.

- Et puis, ce n'est pas pour rien que tu une des meilleures épéistes de la région, rajouta-t-il, un sourire suffisant planant sur ses lèvres. C'est tout de même moi qui t'ai formé au combat!

- Tssss… Ce que tu peux être barjo quand tu veux!

- Ah non, ça, c'est toi qui me l'as appris chérie.

Eänwen ne répliqua pas, se contentant simplement de lever les yeux au ciel.

- Tu n'es pas stressé pour la confrontation de ce soir? Demanda-t-elle plus sérieusement.

Il ne répondit pas tout de suite.

- Je… oui un peu.

- Moi aussi. Malgré le fait que je crois qu'il y ait toujours de l'espoir, disons que le moral n'y est pas beaucoup pour les soldats dans la forteresse.

- Où t'as vu ça?

- J'ai vu leur visage. Les gens n'y croient pas vraiment. Pour eux, tout est sans espoir. Certains disaient qu'on ne passerait même pas la nuit. Il y a de l'espoir pour ceux qui sont cachés dans les Cavernes Scintillantes, mais ils disent que le Gouffre court à sa perte.

- Ouais… à 300 contre 10 000, c'est sûr qu'il y a de quoi à désespérer, dit-il en donnant un ixième coup de pierre à aiguiser contre la lame.

- Mais pas pour moi, fit Eänwen en baissant les yeux, pensive. La mort aura toujours meilleure goût ici, même en ces temps ténébreux. Je préfère mourir ici, avec les gens que j'aime, que d'être en Haradwaith à servir les ordres de Sauron. Je défendrais cette forteresse jusqu'à mon dernier souffle, même si elle n'est mienne.

- Peu importe la situation, on ne peut pas te décourager toi hein? Demanda-t-il en tournant sa tête vers sa sœur.

- Non pas vraiment.

Elle lui lança une œillade, véritable habitude chez eux, à laquelle Astaldo répondit avec un sourire. Il lui rendit son deuxième poignard, qu'elle rangea dans son fourreau.

- Allez, reprit-il. Allons botter des culs d'Uruk Hai.

Il se leva, imité de près par Eänwen.

Mais au même moment, un son perçant parvint à leurs oreilles. Un long cri de cor étranger qui venait de l'extérieur de la forteresse. Le son dura quelques secondes, puis il s'évanouit dans la nuit. Un bref silence suivit, mais rapidement, on entendit des pas précipités à l'étage et des voix paniqués qui émanaient du couloir. Les gens s'agitaient, mais dans la pièce où se trouvaient les Haradrims, personne n'osa bouger. Une légère atmosphère de panique planait au-dessus d'eux.

- Que se passe-t-il? Demanda Derek. Ils sont déjà arrivés?

- Je n'en sais rien, répondit Astaldo. Eänwen?

- Je partage ton avis frère, je n'ai jamais entendu ce cor.

- Nous ferions mieux d'aller voir, annonça-t-il. Allons-y.


On entendit alors le bois de porte principale grincer sous l'effort des pentures. Comme un coup de vent, un contingent d'Elfes entra alors dans Fort-le-Cor. Sans arrêter leur ascension, ils marchèrent en direction de la place principale, longeant ainsi le couloir extérieur. Tous les Hommes s'arrêtèrent sur leur passage. Ces Elfes venus de loin marchaient à présent dans le bastion de Rohan; leurs pas silencieux et délicats résonnant pauvrement contre les parois de pierre. Ils étaient vêtus de longs manteaux de toile bleue, camouflant ainsi leur armure scintillante. En dessous de leur capuchon, ils portaient un casque doré gracieusement décoré par une crête en forme d'aile sur le front et de deux languettes de métal descendant jusqu'au milieu de leurs joues. Dans leur main droite, ils transportaient tous un arc aussi grand qu'eux. Ils marchaient avec une synchronisation parfaite, digne des grands Elfes de Fondcombe. En tête de colonne, deux archers brandissaient l'étendard de la cité de Lothlórien.

Mené par le Seigneur Haldir, le contingent arriva enfin à la plate-forme centrale. Le Galadhrim avait de longs cheveux blonds, dont deux petites tresses ornaient chaque côté de sa tête. Ses yeux verts perçants brillaient sous la lumière des torches de feu accrochées aux murs. Son visage affichait des traits ronds et graves, témoin d'une ossature et d'une musculature forte. Il portait, contrairement à ses frères, une cape rouge ornée d'une broche en forme de mallorne sur son épaule. La cape était relevée par l'arrière, ce qui montrait alors son armure. Elle était faite de métal brillant, aux traits raffinés et gracieux qui moulaient parfaitement son corps. Elle semblait souple et légère, capable de laisser libre de mouvements à celui qui la portait. Une épée à deux mains pendait à sa taille, s'entrechoquant légèrement avec le métal de son armure lorsqu'il marchait.

Alors qu'Haldir franchissait avec son cortège le dernier arc du couloir qui menait à la plate-forme, le roi Théoden descendit les marches pour venir à leur rencontre. Il était abasourdi. Il ne pouvait croire que quelqu'un s'était allié à leur cause suicidaire. Haldir s'arrêta devant lui et s'inclina gravement. Un grand silence s'était abattu autour d'eux, personne n'osa prononcer un mot ou émettre le moindre son. Mais Théoden comprit enfin ce qu'il se passait. Sans cacher son étonnement, il parvint à articuler quelque chose de cohérent.

- Comment est-ce possible ? demanda-t-il.

L'Elfe se releva, le regard fier. Pendant ce temps, les autres elfes continuèrent de circuler derrière lui.

- J'apporte la parole d'Elrond de Fondcombe, déclara-t-il d'une voix puissante. Autrefois, une alliance existait entre les Elfes et les Hommes. À cette époque, nous avons combattu et péri ensemble.

Derrière Théoden, des pas précipités se firent entendre. Venant d'une allée adjacente en haut des escaliers, Aragorn apparut en compagnie de Legolas et de Gimli parmi les autres soldats. Le rôdeur s'arrêta momentanément dans les escaliers, bouche bée de voir Haldir.

- Nous sommes venus honorer cette allégeance, compléta-t-il.

Aragorn, le sourire aux lèvres, arriva au niveau de son bon ami. Haldir s'inclina légèrement devant le Dúnedain, semblant hésiter.
Sans gêne, Aragorn brisa la glace et enlaça l'Elfe, content de le revoir. Haldir resta surpris un moment, mais répondit à l'embrassade.

- Vous êtes plus que bienvenu, déclara Aragorn en s'écartant légèrement.

En un seul mouvement, toutes les têtes des Elfes derrière Haldir se retournèrent vers la gauche, et avec une parfaite synchronisation, ils se mirent face au roi. Le visage impassible, ils baissèrent à l'unisson leur arc contre le sol, geste de salutation officielle au souverain.

Haldir se mit alors face au roi et s'adressa à lui.

- Nous sommes fiers de nous battre à nouveau aux côtés des Hommes, déclara le Galadhrim.

- Nous de même, Seigneur Elfe, dit Théoden. Mais à présent, laissez-moi vous expli…

Mais au même moment, on entendit encore des bruits de pas précipités derrière Théoden. En haut de l'escalier apparut alors le petit groupe d'Haradrims mené par Astaldo et Eänwen.

- Wow… laissa échapper la jeune femme à la vue de tous ces Elfes. On dirait qu'on a raté quelque chose ici.

- Mais qu'est-ce que cette mutinerie? s'exclama alors Haldir, tout d'un coup menaçant à la vue des nouveaux arrivants. Qu'est-ce qu'ils font ici, ces Suderons?

- Haradrims je vous prie, le reprit Kuilo.

- Peu importe, reprit-il. Vous êtes tous les mêmes!

- Qu'en savez-vous?

- Je crois qu'il y a un malentendu ici, tenta pacifiquement Théoden en se retournant vers l'Elfe. Haldir, ils sont de notre côté…

- Comment pouvez-vous en être sûr? dit-il rageusement. Ils ne sont que des meurtriers et des mercenaires!

- Comment osez-vous nous insulter ainsi? Fit Eänwen en se rapprochant dangereusement de lui, une main nonchalamment posée sur la poigne de son arme.

Ce simple geste alarma les soldats de Lorien. La première ligne arma leur arc aussi rapide que l'éclair, prêt à tirer. Mais Legolas, Aragorn et Gimli se placèrent devant eux.

- Arrêtez! firent l'Elfe et le nain d'une même voix.

- Ils ne sont pas dangereux! compléta Aragorn.

Mais ce fut en vain, ils ne baissèrent point leur arme.

- Alors? répéta Eänwen en haussant grandement le ton de sa voix. Comment osez-vous nous insulter ainsi?

- Votre histoire n'est point reluisante, gens du Sud, déclara Haldir.

À présent, Eänwen se tenait à près d'un mètre de lui. Quelques pas derrière elle, ses frères d'armes l'avaient suivi et formaient un groupe compact et menaçant. Une lueur hostile brillait dans leurs yeux, mais Haldir n'en fut point impressionné.

- Depuis toujours, vous avez une réputation de barbares sans pitié qui tuent tout sur leur passage. Vous êtes perfides et sans cœur, vous n'avez aucune parole et pour le plus important, vous êtes sous les ordres du Seigneur des Ténèbres.

- Oui peut-être. Vous voulez qu'on vous fasse une petite démonstration sur vous et sur vos petits amis derrière? Ironisa-t-elle en empoignant plus solidement son arme, sans toutefois la sortir de son fourreau. Vous allez voir, notre réputation nous est assez fidèle!

- Avec plaisir, répondit Haldir en posant une main sur la poigne de son épée.

Malgré qu'il ait près d'une tête de plus qu'elle, Eänwen planta son regard glacé dans celui du Galadhrim, plus menaçante et confiante comme jamais auparavant.

- Vous avez beaucoup de culot jeune femme, de vous tenir ainsi devant moi. Votre place n'est pas ici.

- Ça prouve que vous ne me connaissez pas. Laissez-moi vous le prouver.

- Je n'oserais pas.

- Allez, vous avez peur! le provoqua-t-elle.

- Je vous tuerais d'une flèche à travers le cœur facilement si je le voulais, menaça-t-il en élevant le ton.

- Vous allez organiser un petit concours de cible avec vos petits jouets et vos flèches?

- Arrêtez de m'énerver, sinon je…

- Sinon quoi, blondasse? Vous allez m'empaler avec l'aide de vos amis? Ce n'est pas très juste, voyez-vous, quelques centaines d'archers sans cervelle contre une pauvre jeune femme sans défense…

S'interrompant elle-même, Eänwen fit une moue pensive, comme si elle réfléchissait à quelque chose.

- Sans cervelle ai-je dit? reprit-elle. Ah non, dans ce cas alors, ça pourrait être un combat équitable.

- Vous allez trop loin, jeune femme. Vous manquez de respect envers des gens beaucoup plus âgés et sages que vous ne le serez jamais. Retournez avec vos camarades, sinon vous allez le regretter!

- Sinon quoi?... Blondasse?

Ce fut la goutte qui fit déborder le vase. D'un geste plus rapide que l'œil, Haldir dégaina son épée de son fourreau et abaissa dangereusement son arme vers Eänwen. Mais elle avait vu le coup venir. Plus vive que l'éclair, elle dégaina ses deux longs poignards et les armes s'entrechoquèrent à la toute dernière seconde, à quelques centimètres au-dessus de la tête de la jeune femme. Eänwen esquiva le coup avec une grande agilité, se remit en position de combat et attendit. Haldir de son côté, resta immobile, prêt à engager le combat. Mais aucun des deux n'osa bouger. Ils s'affrontèrent du regard, s'analysant l'un et l'autre.

Mais avant que l'un ou l'autre n'ait pu faire quoi que ce soit, ils furent séparés. Astaldo et Kuilo avaient pris Eänwen par les bras pour l'immobiliser, pendant que Legolas et Aragorn tenaient Haldir fermement. La jeune femme se débâtit quelques instants dans les bras de ses frères d'armes, mais se résigna rapidement quand elle sentit qu'elle n'avait aucune chance.

- Arrête Eänwen, garde ton énergie pour tantôt! ordonna son frère.

La jeune femme se relâcha et rangea ses dagues, Haldir en fit de même de son côté. Mais, ils ne se lâchèrent pas des yeux pour autant.

- Arrêtez-vous deux! ordonna Théoden en voyant leur petit manège. Ce n'est certainement pas le temps de se chamailler pour ce genre de chose. L'ennemi est de l'autre côté de ces murs, et il est très puissant! Nous devons nous concentrer sur lui et non à se battre sur des enfantillages. Me suis-je bien fait comprendre?

- Oui monseigneur, répondirent d'une même voix Eänwen et Haldir.

- Bien, déclara le roi. Maintenant, je veux chacun à son poste. Haldir, suivez-moi.

Suivie des autres Haradrims, Eänwen passa à côté d'Haldir sans même lui adresser un regard. Elle afficha un air suffisant, la tête bien haute, les yeux bien en avant. L'Elfe la regarda passer, le regard impassible. Mais la jeune femme savait qu'il devait fulminer à l'intérieur, et ça l'a rendait particulièrement de bonne humeur. Un sourire planant sur les lèvres, elle descendit le couloir extérieur par lequel les Elfes étaient arrivés et disparut dans l'ombre de la lumière des flambeaux.

Dès qu'elle fut assez éloignée, Haldir se retourna vivement vers le roi, les yeux exorbités.

- Mais c'est qui eux? D'où est-ce qu'ils sortent pour commencer?

- Les Haradrims? s'enquit Aragorn.

- Oui, et surtout leur bâtarde aux oreilles pointues!

- Ah oui! dit Legolas avec un sourire. Elle c'est Eänwen.

La Communauté et Théoden lui expliquèrent de long en large l'histoire qu'Eänwen leur avait racontée lors de son arrivée à Edoras. De fil en aiguille, le visage d'Haldir se détendit et afficha un air compréhensif. Il comprenait à présent pourquoi le Seigneur de la Marche les avait, en quelque sorte, adoptés dans son royaume.

- Toute cette histoire est aussi logique qu'elle le laisse entendre, déclara Haldir. Et vous dites qu'ils vous ont aidé lors de la bataille contre les Ouargues?

- Absolument cher ami, répondit Legolas. Ils sont d'adroits épéistes et quelques-uns d'entre eux sont de très bons archers.

- J'hésite à présenter des excuses, se confia le Galadhrim. Cette impertinente… Son impolitesse envers moi et mes confrères n'est que trop flagrante.

- Vous l'avez provoqué en quelque sorte; insulter son peuple ainsi, c'est comme si vous cherchiez la bataille pour Eänwen. Je vous le concède, elle n'est pas de tout repos. Mais dès qu'on l'a connait un peu plus, elle est beaucoup plus calme que certains pourraient penser.

Haldir se retourna vers son grand ami, perplexe. Pourquoi Legolas prenait-il toujours la défense d'Eänwen? Mais il se contenta de garder un commentaire assez désobligeant pour lui-même.

- Et ils nous ont tous été très utiles jusqu'ici, dit Théoden. Je n'ai perçu aucun signe de malveillance ou de méchanceté dans leurs agissements, je crois au contraire qu'ils sont honnêtes.

- Moi, je les trouve très sympathiques, renchérit Gimli. Surtout avec un peu de bière dans le corps, ils sont très agréables à côtoyer!

- Oui, très agréable à côtoyer… compléta Legolas, le regard évasif.

Un ange passa. Le silence s'imposa de lui-même, tout le monde affichant une mine pensive.

- Alors? demanda Aragorn.

- Hum? fit Haldir.

- Et les excuses?


La nuit avait étendu son voile ténébreux sur la Forteresse du Rohan. Un nuage opaque et menaçant obstruait la lumière des étoiles d'éclairer la vue des soldats. Au loin, on pouvait commencer à apercevoir le faible tremblement de plusieurs petits points lumineux, bougeant au rythme des pas de leur porteur. Eänwen entendait indistinctement les voix lointaines et barbares des Uruk Hai, beuglant des cris de guerre et de colère. L'atmosphère était vraiment tendue. Les gens courraient encore dans tous les sens, cherchant des armes et à remplir leur carquois de plusieurs flèches ou à chercher leur poste attitré.

Le poste attribué aux Haradrims était sur le rempart tout près de la porte d'entrée principale. Par un pur hasard, Eänwen s'était ramassé avec un arc et un carquois dans les mains, à son plus grand désespoir. Contrairement à ses frères d'armes, elle n'était pas très douée pour viser avec un arc. Elle était capable de se débrouiller, mais elle ne pouvait pas se qualifier d'être un archer. La jeune femme appréciait plus les combats corps à corps, exigeant plus de souplesse et d'agilité.

Eänwen était la seule de son groupe au sommet du rempart, les autres partis chercher des armes de dernière minute. Malgré que la jeune femme avait déjà appris à tirer par le passé, elle se sentait un peu rouillée. Alors pour passer le temps, elle décida de se pratiquer un peu à tirer à l'arc. D'une main maladroite, elle leva son arc. Sans toutefois l'armer, elle bandit la corde et attendit, le temps de s'accoutumer au poids de l'arme. Puis, elle relâcha la corde avec force.
Mauvaise idée.
Malheureusement pour elle, elle avait tenu l'arme trop près de son bras, et la corde érafla tout l'intérieur de son bras gauche. Elle lâcha un juron et pesta son foutu arc. Non, définitivement, elle n'était pas faite pour ce genre de chose.

- Besoin d'aide? fit une voix.

- Hum ? dit Eänwen.

Elle se retourna et aperçut Haldir, en compagnie de Legolas un peu en retrait.

- Attendez… Vous venez de me demander si j'avais besoin d'aide?

- Vous avez parfaitement entendu, gente dame, dit Haldir.

- Euh… vous n'allez quand même pas agir comme si rien ne s'était passé tout à l'heure j'espère? demanda Eänwen, les bras croisés. Parce que si c'est le cas pour vous, ne comptez pas sur moi pour oublier tout cela.

- Justement. Je… Dame Eänwen, je viens présenter mes excuses auprès de vous et de vos compagnons, pour toutes les injures que j'ai proférées envers votre vous et votre peuple.

Il avait lâché ça d'une traite et à toute vitesse, visiblement mal à l'aise. Eänwen resta de glace, les bras croisés. Elle afficha un air sceptique sur son visage.

- Et j'imagine que vous avez pensé à tout cela par vous-même, n'est-ce pas? Ironisa-t-elle.

- Je dois avouer que non, dit Haldir en baissant les yeux. Les Seigneurs Aragorn, Legolas et Gimli ainsi que le roi Théoden m'ont raconté tout à propos de vous et de votre passé. Ils m'ont dit aussi pourquoi vous étiez ici, vos origines familiales et à quel point vous les aviez aidés depuis votre arrivé. Et là, j'ai compris à quel point j'avais eu tort de vous traiter ainsi. Alors, me voilà.

- Hum… fit-elle en une moue pensive.

Furtivement, elle lança un regard au grand blond derrière le Galadhrim. Celui-ci la regardait gravement, attendant patiemment sa réponse. Non, elle n'aurait définitivement pas d'aide de ce côté. Après quelques secondes de réflexion, elle prit sa décision.

- Bien, dit-elle simplement. J'accepte vos excuses.

- Merci, gente dame.

Un silence glacial suivit le remerciement d'Haldir. Ils ne savaient pas trop quoi dire. Ils cherchaient un sujet de conversation approprié, mais aucun n'était convenable, alors personne ne parla. Haldir trouva soudainement le plancher de pierre très intéressant, pendant que Legolas sifflotait légèrement, les bras derrière son dos. Pour Eänwen, trouvant la situation quelque peu embarrassante, leur tourna le dos et continua à analyser son arc. Sculpté dans le bois, Eänwen avait été très surprise de s'être retrouvé avec un arc aussi élégant. Il était léger et gracieux, quelques gravures linéaires parcouraient élégamment l'arme. Quelques touches de dorés et de vert en parsemaient les extrémités et son centre, mais l'âge et l'usure avaient abimé la peinture. La corde n'était pas aussi tendue que les meilleurs arcs de la Terre du Milieu, mais il avait fière allure.

Interrompant ses pensées, Eänwen entendit Haldir chuchoter quelques mots en elfique à Legolas. Elle tourna sa tête et vit le Galadhrim s'éloigner plus loin sur les remparts. Mais son regard fut attiré par Legolas qui s'approchait d'elle, le sourire aux lèvres.

- Alors? demanda-t-il.

- Alors quoi?

- Les excuses de notre Galadhrim?

- Bof… fit la jeune femme. J'en ai vu des meilleures!

- Les excuses de Seigneur Haldir peuvent sembler boiteuses, mais elles sont pour autant sincères, assura l'elfe.

- Pas autant que mes talents au tir à l'arc!

- Vous avez des problèmes avec votre arme? demanda-t-il, curieux.

- Oui et non, répondit-elle. C'est juste que je n'aie jamais vraiment eu de talent en cette discipline. Mes compatriotes se font toujours une joie de me ridiculiser devant les pauvres exploits de mon talent.

- Montrez-moi comment vous vous débrouillez.

- Vous… vous montrez? demanda-t-elle, gênée.

- Oui, montrez-moi comment vous tenez votre arme. Visez l'extrémité de la passerelle en bas.

Visiblement mal à l'aise, la jeune femme leva son arc, mais elle interrompit son geste à la dernière seconde.

- Je vous avertis, je n'ai pas eu de cours de…

- Cela m'importe peu, coupa-t-il. Allez-y.

Il était certes imposant de comparer n'importe quel talent d'archer à celui d'un Elfe, surtout au meilleur de la Forêt Noire. Mais pour Eänwen, c'était la vraie honte. Maladroitement, elle leva son arc au niveau de ses yeux et se mit en position d'attaque, la corde bandée.

Legolas resta là, analysant la technique de son amie Haradrim. Puis il s'approcha :

- Puisque vous êtes débutante, la position des pieds est très importante. Elle permet un meilleur équilibre et une plus grande force si votre poids est bien réparti. Penchez-vous un peu par en avant… Oui comme ça, plus sur les orteils que les talons.

Délicatement, il pressa une légère pression contre le dos d'Eänwen pour mettre sa parole à l'acte. Le contact déclencha une série de frissons dans le dos de la jeune femme, mais elle essaya de n'en rien laisser paraître.

- Parfait. Maintenant le dos, bien droit, on gonfle un peu le torse. Plus de profil.

Il prit les épaules d'Eänwen et les ajusta jusqu'à tant qu'elles aient atteint le bon angle.

- Oui, parfait. Levez un peu le bras, le coude en arrière doit suivre la ligne de votre bras de devant, sinon la flèche ne va pas avoir autant de puissance et de précision. Non non, pas trop haut… voilà comme ça. Maintenant, armez votre arc, on va essayer avec une flèche.

Eänwen déglutit difficilement. Hésitante, elle prit une flèche dans son carquois et arma son arme. Sans échanger un mot, elle banda la corde et visa, le regard fixé sur son objectif. Sans tirer, elle resta là, immobile, attendant le verdict de Legolas.

- Bien, votre position est parfaite. Vous apprenez vite, dame Eänwen.

- Merci.

- Maintenant, voyons si vous savez viser, ricana-t-il en s'approchant.

Legolas s'avança plus proche de la jeune femme et plaça son corps de façon à ce qu'ils soient face à face. Il positionna son visage au niveau des yeux d'Eänwen, regardant vers l'avant. Pendant quelques secondes, qui parurent une éternité pour la jeune elfe, Legolas positionna le bras d'Eänwen, le levant quelque peu pour qu'il soit bien à la hauteur de sa cible. Ses longs cheveux blonds frôlèrent le cou frêle et sensible d'Eänwen, son odeur enivrante envahissant son espace personnel. À quelques reprises, elle sentit le souffle chaud échappé de sa bouche effleurer son visage. Elle n'avait jamais été aussi proche d'un autre homme auparavant. Si elle tournait légèrement la tête, ce serait toute autre chose qu'elle rencontrerait.

Ne tourne pas la tête! Non Eänwen! NE TOURNE PAS LA TÊTE!

Luttant contre ses instincts, la jeune femme résista et garda la tête bien droite, les yeux fixés sur sa cible. Legolas lui, paraissait contrôlé et très calme comparé à l'énergie agitée que dégageait sa jeune élève.

Il s'éloigna alors d'Eänwen.

- Bien, déclara-t-il. Alors, dès vous êtes prê….

Mais avant qu'il n'ait pu terminer sa phrase, Eänwen lâcha prise. Elle sentit le souffle et la vitesse de la flèche passer entre ses doigts, le son de la corde résonnant dans son oreille. À peine une seconde passa, et la flèche alla se planter dans le sol, juste au pied de la passerelle, exactement là où elle le voulait. La terre virevolta sous l'entrée de la flèche, se dressa droite dans les airs, immobile comme une statue.

- Wow! Bien joué Eänwen, félicita-t-il en applaudissant. Honnêtement, je suis impressionnée.

La jeune femme ne savait trop pas quoi répondre, subjuguée par sa performance.

- Vous êtes un bon professeur, Seigneur Legolas, parvint-elle à articuler. Je vous en remercie.

- Mais ce n'était rien, tout le plaisir était pour moi, dit-il avec un sourire planant sur ses lèvres.

Puis, pensant à ce qu'elle allait dire, Eänwen sentit le sang affluer à ses joues. Elle détourna son regard de Legolas et laissa planer ses yeux droits devant elle.

- Mais, je… je ne crois pas être capable de répéter mon exploit seule, déclara-t-elle embarrassée. Vous… vous allez être présent à mes côtés lors de la bataille?

Un éclat parcourut le regard de Legolas.

- J'aimerais bien, mais malheureusement non. J'ai été attribué avec les autres Elfes le long du Mur du Gouffre.

Évidemment!

- Bien, dit-elle sur un ton faussement détaché. Je vais faire de mon mieux alors.

- Je suis certain que vous vous débrouillerez convenablement sans mon aide…

- … en essayant de ne pas trop tuer mes compatriotes qui m'entourent.

- Essayez de votre mieux alors! Mais tentez tout de même de viser vers l'avant.

Eänwen pouffa, le sourire aux lèvres.

- Je ne suis pas SI mauvaise que ça, voyez-vous.

- Vous pourriez toujours demander à vos frères d'armes de vous aider, ironisa-t-il.

- JAMAIS! cria-t-elle, faussement offusquée.

Legolas ria en cœur avec Eänwen, le rire cristallin du Prince sonnant doucement aux oreilles de la jeune femme, tel le chant d'un oiseau aux premières lueurs du jour. Contrastant avec l'atmosphère tendue et nerveuse, la joie qui s'émanait des deux Elfes attira les regards surpris des soldats qui passaient tout près.

Mais c'est là qu'ils virent des silhouettes approcher par la gauche. C'était Astaldo et le reste du groupe qui revenaient de la salle d'armurerie.

- Que se passe-t-il ici? demanda Astaldo en voyant Eänwen et Legolas rieurs.

Sa question fit redoubler le rire des deux Elfes, à présent presqu'aux larmes.

- Non… non, essaya Eänwen. Rien de très… important…

- Tout va très bien, dit Legolas qui avait quelque peu retrouvé son calme.

Astaldo afficha un air sceptique.

- Eänwen, je crois qu'il est temps pour moi de rejoindre mes compagnons, dit alors Legolas.

- Oui moi aussi, dit-elle en essuyant une larme de rire.

- Je vous souhaite succès dans cette bataille, dit-il à l'intention du groupe derrière elle.

Et d'une voix plus basse, il rajouta :

- Prenez soin de vous, gente dame.

Et là, Legolas fit quelque chose qu'Eänwen ne s'attendait pas du tout. Il lui prit sa main droite, et devant tout le monde, lui donna un chaste baiser sur le bout de ses doigts, yeux dans les yeux.

Le silence s'imposa dans le groupe. Voyant que toute l'attention était vers elle, son sang monta encore une fois illico presto aux joues de la jeune femme. N'attendant pas son reste, Legolas lâcha la main de la jeune femme et se dirigea vers le Mur du Gouffre pour aller rejoindre le reste de ses compagnons.

Dès qu'il fut assez loin, ses frères d'armes réagirent assez vivement à ce geste.

- Woah ! s'exclama Derek.

Kuilo lâcha un sifflement admiratif.

- Non, mais, c'était quoi ÇA? demanda Mosta.

- Eänwen est amoureuse! Eänwen est amoureuse! s'exclama un.

Tout le monde était excité à la vue de ce « spectacle », mais pas Astaldo. Il voyait, littéralement, rouge.

- Arrêtez vous autres! s'exclama-t-il un peu trop fort, déversant ainsi un jet d'eau froide sur le groupe.

- Voyons patron, c'était juste une blague, il ne faut pas prendre ça au sérieux… tenta Kuilo.

- Sans vouloir te vexer Kuilo, je me FOU de ce que tu penses en ce moment, compris?

- Oui patron.

- Alors, Eänwen, pourrais-tu avoir l'obligeance de nous expliquer ce qui vient de se passer?

- Il n'y a rien à expliquer grand frère, rétorqua-t-elle. Je crois juste que, certaines personnes dans cette forteresse sont juste plus galantes que vous!

- Et à tes yeux, c'était un geste de galanterie, ça!

- Parfaitement.

Puis, n'ajoutant rien, elle se retourna et s'appuya contre la barbacane, son regard perdu dans la nuit. Ignorant les vives discussions derrière elle, elle regarda sa main droite, sentant encore les lèvres brulantes de l'Elfe contre sa peau. En la regardant, c'était comme si elle espérait qu'une empreinte des douces lèvres de l'homme apparaisse subitement sur ses doigts, preuve du chaste baiser.

Ce qui malheureusement pour elle, n'arrivera pas.


Et non ahha ! Pas de bataille pour aujourd'hui!

J'ai décidé de couper le chapitre en deux… sinon ça faisait trop en même temps.

Ah aussi, j'ai remarqué quelque chose depuis quelques semaines…
Est-ce que je suis la seule à avoir remarqué qu'il y ait eu un « baby-boom » de fanfic ces temps-ci?
M'essemble que depuis quelque temps, les fics jaillissent du sol les unes après les autres… comme les femmes Nains XD
Non, mais plus sérieusement… est-ce que les Fics de LOTR sont en train de revenir à la mode? Allons-nous dépasser Twilight ou Harry Potter? XD
43,296 VS 455,546, il ne faut pas abandonner!
Serrons-nous les coudes!

Merci de m'avoir lu, et n'oubliez pas, le petit bouton pour les reviews juste en bas est toujours utilisable...
...
même s'il n'est plus vert! :O