Disclaimer : J'aimerais bien dire que Dray est à moi , mais bon ... Vu que je n'ai pas le droit... " Tout est à JKR. Même Draco. Grr . " !
Paring : GW / DM
Rating : K, pour le moment ^^
Ndla : Arrivée du nouveau chapitre ! Merci à Chonchon pour la relecture. Et merci à tous les lecteurs de cette fic ! A très vite ! Morwenedhel
Chapitre 4 : La débâcle des sentiments.
Cela faisait maintenant trois semaines que Ginny avait trouvé Draco à demi mort dans ce cachot humide. Une semaine qu'elle le soignait du mieux qu'elle pouvait et qu'elle rentrait chez elle le regard troublé. Elle l'avait vu sous toutes les coutures quand il avait bien fallu qu'il se déshabille pour qu'elle l'examine. Elle avait à peine rougi. Après tout, c'était son métier. Mais les regards que le blond lui jetait la faisaient frissonner. Elle pensait avoir tout ce dont elle avait rêvé avec Harry, mais une idée nouvelle et audacieuse avait germé dans son esprit. Peut-être que Draco l'aimait bien ? Elle préférait ne pas y penser pour le moment. Cela aurait amené des questions embarrassantes et des réponses dont elle ne voulait pas entendre parler.
Le problème, c'est que quelques jours plus tôt, elle avait été confrontée à la colère d'Harry. Elle avait préféré ne pas lui dire le nom de son patient quand il lui avait demandé. Elle avait prétexté une obligation de secret par le ministère. Il ne l'avait pas crue et avait fini par découvrir que la chambre 114 avait été attribuée à Mr Draco Lucius Malfoy. Elle se souvenait encore de la voix tranchante de son mari :
- Ginny ! On est censés tout se dire ! Nous sommes mariés ! Tu ne me fais pas assez confiance ? C'est ça ?
Bravement, elle lui avait rétorqué :
- Et toi ? Me faisais tu confiance quand tu demandais qui occupait la chambre 114 au lieu de me croire ? Si je ne te l'ai pas dit, c'est parce que je me doutais que tu t'emporterais ! Et c'est exactement ce que tu es en train de faire ! Harry ! Draco n'est plus le même ! Il a été blessé, et a beaucoup changé. Il est toujours l'héritier arrogant que nous avons connu, mais il est aussi quelqu'un d'autre. Il est …
- Arrête Ginny ! Tu devrais être en train de me dire ce qu'il n'est pas, et pas ce qu'il est ! S'il est si merveilleux, va le rejoindre ! Je ne sais pas ce qui te retient encore.
Puis Harry avait pris sa veste et était parti. Elle était restée là, debout dans leur salon, les poings crispés, retenant les mots qu'elle aurait tant voulu crier à Harry mais qui seraient restés sans réponse. Elle avait un fort caractère et détestait l'injustice. Harry avait été injuste avec elle. Il n'avait même pas voulu l'écouter. Et maintenant, il l'évitait. Cela la blessait. Elle l'aimait toujours. Elle voulait juste qu'il arrête d'agir comme un gamin et comprenne qu'ils étaient tous des adultes et devaient agir comme tels.
Cela faisait donc plusieurs jours qu'Harry ne lui parlait presque plus. Plus par solidarité avec l'esprit gryffondorien "quand j'ai une idée en tête, rien ne peut me faire changer d'avis " que par réel défi. Pourtant cela l'énervait au plus haut point. Et c'est donc très énervée qu'elle se rendit à Sainte Mangouste après avoir à peine entrevu Harry avant qu'il parte à un quelconque rendez vous avec le ministre de la magie. Elle fut accueillie pas le brouhaha quotidien du hall de la clinique et se secoua en se disant que les problèmes des autres devaient passer avant les siens. Elle prit un rapide café avec ses collègues et après avoir erré comme une âme en peine dans le couloir du premier étage, elle se décida à frapper au numéro 114. C'est une voix claire et bien plus assurée que quelques jours plus tôt qui lui répondit d'entrer.
Les blessures de Draco étaient toutes parfaitement guéries. Il ne restait plus aucune trace physique de l'accident. La magie pouvait réparer tous les dommages corporels imaginables. Mais pas les dommages psychologiques. Draco était loin d'être faible. Mais si le fait d'être battu ne lui avait pas fait perdre la raison, les paroles du chef des Cracmols, et ses sentiments envers Ginny, si nouveaux, le faisaient se sentir... différent.
Draco était debout dans la chambre, vêtu d'une légère chemise grise et d'un jean noir. Ginny, en plus de se demander où il avait réussi à se procurer ces vêtements, le trouva particulièrement séduisant et désirable. Elle se gifla mentalement et se forcer à concentrer son attention sur le reste de la pièce plutôt que sur le regard orageux de Draco et sur ses lèvres si tentatrices.
Tout un tas de journalistes étaient entrés dans la chambre et la rousse reconnut immédiatement la voix haut perchée de Rita Skeeter qui donnait ses derniers conseils à ses employés. Sentant la présence d'une nouvelle personne derrière elle, Rita se retourna et dévisagea Ginny.
- Ah, oui. Le témoin ... lança-t-elle d'une voix de crécelle.
Ginny était complètement perdue. Il n'avait jamais été question d'une quelconque entrevue entre Draco et des journalistes. Ils en avaient parlé : évoquer un Malfoy battu et faible nuirait à son image et à son nom. Il n'était déjà pas très crédible en victime, pas la peine d'en rajouter.
Mais il avait usé de son droit de visites supplémentaires : Non pas 4 personnes au lieu de 2, comme elle l'avait promis, mais pas loin de 15... Le temps de tenir sa deuxième parole - l'aider à retrouver les moldus - approchait. Elle le savait.
C'est donc avec appréhension qu'elle se dirigea vers le centre de la pièce. Elle avait l'impression désagréable que quelque chose se tramait derrière son dos et elle ne voulait surtout pas en faire partie. Malheureusement pour elle, Draco avait prévu sa réaction et se permettait de plus en plus de familiarités avec elle. Aussi, c'est d'une voix cajoleuse qu'il parla d'elle aux journalistes.
- Melle Weasley ici présente a tenu à témoigner de la violence que ces cracmols ont utilisée sur moi. Elle estime, tout comme moi et le ministère de la magie que la violence gratuite envers des citoyens doit être prohibée. Aussi, à mes cotés, elle entend faire tout son possible afin de défendre les intérêts des sorciers et sorcières victimes d'abus. Cette démarche est bien entendue validée par le ministère qui ne pense qu'au bien de ses citoyens ...
Draco continuait son discours pendant que Ginny restait à ses cotés, sous les flashs des appareils photos des journalistes. Elle était en colère contre lui. Il ne lui avait rien dit et avait préféré la mettre devant le fait accompli. Elle allait faire la couverture des journaux ; journaux que toute sa famille ainsi qu'Harry allaient lire dès le lendemain matin. Elle maudit Merlin qui l'avait fait rencontrer Draco quand elle était encore à Poudlard et qui avait jugé bon de les faire se rencontrer à nouveau lors de ce fameux accident.
Le Blond avait sans conteste des dons d'orateur. Il savait manier à la perfection son auditoire qui l'écoutait avec avidité. Mais cette interview n'allait pas suffire à faire remonter Draco dans les bonnes grâces du ministère. Il sous-entendait que la politique sorcière l'avait laissé de coté et ne s'intéressait pas le moins du monde aux différents problèmes de violence gratuite qui avaient touchés les ex Mangemorts après leur réhabilitation. Ginny se surprit à penser que son frère Percy, en tant que Ministre de la magie, allait en vouloir à Draco et n'allait pas tarder à le lui faire savoir.
La main de Draco sur son épaule la ramena sur terre alors qu'elle commençait à angoisser quant à la suite des évènements. Les journalistes en profitèrent pour prendre leurs derniers clichés et sur un ordre aboyé par Rita, ils partirent, laissant leur cheffe remercier chaleureusement et mielleusement l'héritier Malfoy pour ce scoop qui allait enrichir un peu plus la Gazette du Sorcier. Après le départ bruyant de Rita - dans un claquement de robe digne de Severus Snape -, Draco se tourna vers Ginny.
Celle-ci s'était assise lourdement sur le lit qu'avait quitté Draco quelques heures plus tôt et tentait tant bien que mal de contenir son angoisse. Le silence devenait particulièrement pesant et Draco vint s'asseoir à coté d'elle.
- Je sais que tu m'en veux Ginny. Je n'aurais pas du les convoquer. Ou plutôt, j'aurais du t'en parler avant ...
- Mais tu les aurais convoqué quand même n'est ce pas ? Que je sois d'accord ou pas. Tu es un Malfoy. Tu as une poigne de fer et tu sais être très persuasif. De toute manière, mon avis aurait peu compté, s'exclama ironiquement la rousse.
Draco ne savait pas s'il devait se sentir énervé quant à la liberté que prenait Ginny pour lui parler, ou flatté, quant à l'intérêt qu'elle lui portait.
- J'ai fait ce que j'ai jugé bon de faire. J'ai parlé de cette interview à la directrice de Sainte Mangouste, et elle était d'accord pour laisser entrer les journalistes. Je n'avais pas nécessairement besoin de ton avis, rétorqua Draco.
Ginny reçut cette réplique comme une gifle. Il n'avait pas besoin de son avis. Très bien. Après tout, c'était la triste vérité n'est ce pas ? Elle était juste son Médicomage. Elle n'avait pas d'avis à lui donner, si ce n'est sur le plan médical. Elle avait été sotte de croire que peut-être il la considérait comme une amie désormais. Ils avaient passé tellement de temps ensemble. Pendant les deux semaines de la convalescence de Draco, ils avaient été si proches... Elle avait cru reconnaitre les regards que le blond lui lançait. Les mêmes que ceux qu'Harry lui lançait il y avait encore peu de temps...
Mais Harry ne la regardait plus de la même manière. Et elle s'était trompée sur Draco. Il allait mieux et allait rentrer chez lui très rapidement. Il retournerait à son poste d'Auror, à accomplir des missions toujours aussi dangereuses et il ne lui resterait de lui que la sensation de sa main posée sur la sienne...
Ginny se releva rapidement. Elle eut honte de ses pensées. Harry l'aimait et Draco, s'il n'était plus le crétin prétentieux qu'il avait été pendant leurs 7 ans à Poudlard n'en restait pas moins un Malfoy égoïste. Elle s'était égarée mais revenait maintenant à la raison.
Draco voyait toutes ces émotions sur le visage de sa médicomage. Elle avait paru en colère quand elle avait vu les journalistes, puis exténuée quand ils étaient partis. Et puis depuis quelques minutes, elle le regardait de manière hautaine.
- Si Monsieur Malfoy estime ne pas avoir besoin de mon avis, je ne vais pas le lui imposer plus longtemps. Les formulaires à remplir concernant la sortie de la clinique seront signés quand il quittera sa chambre. D'ici là, je lui souhaite une bonne journée et une bonne reprise de son travail au ministère.
Et si ces paroles pleines d'ironie elle sortit en claquant la porte.
J'appelle à la mobilisation générale pour les reviews ! =D
