Disclaimer : Rien à moi, tout à JKR !

Paring : DM/ GW

Rating : M/T

Ndla : C'est reparti pour un nouveau chapitre ! Bonne lecture à mes petits serpents d'amour =)

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Merci à Mel pour les annotations et les corrections ! 3

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Chapitre 6 : Horreur et damnation !

C'était une journée comme les autres. Une journée qui avait bien commencé, calme, légèrement ensoleillée. La population sorcière se réveillait lentement au son mélodieux des petits oiseaux. Pourtant, ce furent trois cris de tonalités différents qui retentirent dans trois propriétés différentes de Grande Bretagne. Bien que respectivement masculines et féminines, ces trois voix exprimaient la même horreur et la même incompréhension.

Ronald Weasley, avant-dernier membre de la fratrie d'une famille dite de "traîtres à leur sang" , vaillant combattant dans la lutte contre le seigneur des ténèbres, ordre de merlin 2ème classe, médaillé pour services rendus à la communauté sorcière, était en train de mourir étouffé par le café qu'il venait d'avaler de travers et menaçait de détruire les tympans de sa femme et de ses enfants par ses mugissements tout à fait déplacés à une heure aussi matinale...

- Par les caleçons de Dumbledore ! Ce n'est pas possible ! Dites-moi que je rêve ! NOOOOOOOOOOOOON ! Elle n'aurait pas osé ! Pas avec cette sale fouine ! Pas avec cette espèce d'hypogriffe mal enc ...

- RONALD WEASLEY ! intervint sa femme, la très redoutée Hermione Granger Weasley. SI TU OSES PROFERER DES INSULTES DANS CETTE MAISON, JE TE CONSEILLERAIS VIVEMENT DE COURIR TRES VITE !

Hermione Granger, ordre de Merlin 2nde classe avait toujours su se montrer ferme avec son mari.

- Mais Mione ! supplia Ronald avec un regard larmoyant. Tu ne vas tout de même pas accepter .. cette .. ce ... cette monstruosité !

Sous les yeux du couple s'affichaient Ginny Weasley et Draco Malfoy, dans une chambre de la clinique Sainte Mangouste, ce dernier ayant posé sa main sur l'épaule de la cadette Weasley.

Hermione Granger avait épousé Ronald pour sa gentillesse, son humour et son côté un peu niais, mais certainement pas pour sa tolérance. Elle estimait que la vie de Ginny ne la regardait en rien, et que si sa meilleure amie ne l'avait pas mise au courant d'un quelconque rapprochement avec l'héritier Malfoy, c'est qu'il n'y avait rien à en dire. Beaucoup plus pragmatique que son cher et tendre qui avait le regard rivé sur la photo incriminée comme s'il voulait la désintégrer d'un regard, Mme Weasley-Granger s'assit à la table et se beurra une biscotte. Biscotte qui atterrit rapidement dans son bol de café avec un grand 'plouf' et quelques éclaboussures quand Ron frappa du poing sur la table, la faisant sursauter.

- Je pars chez Harry. Lui, il saura m'expliquer tout ça. Il pourra me dire pourquoi diable ma petite sœur pactise avec l'ennemi.

- Ronald. Assieds-toi et finis de déjeuner. Tu ne vas pas partir le ventre vide et en pyjama ! , protesta Hermione avec un sourire condescendant.

Ron se réinstalla en bougonnant, et sa femme put lui rappeler avec force détails qu'il avait été présent au jugement de Malfoy et avait décidé, tout comme Harry, de lui accorder une seconde chance. Et pour le retenir, elle prétexta avoir besoin de lui pour rechercher une paire de chaussettes disparue. Dans leur chambre. Et avant que les enfants se réveillent et ne se demandent où était passée la chantilly qu'ils mettaient sur leurs crêpes le matin.

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En plein cœur du Londres sorcier, le cri d'agonie du Survivant fit se dresser sur leur tête les cheveux des clients du Charming Wizard Palace. Certains se jetaient déjà sur leurs baguettes, encore endormis, prêts à un transplanage d'urgence, d'autres ; pensant que Voldemort avait fait son coming back essayaient tant bien que mal de ne faire qu'un avec le tapis de mohair, plaqués au sol.

Puis le cri cessa et chacun reprit ses occupations, certains qu'Harry Potter était cinglé et s'amusait à réveiller la population par ses hurlements de banshie.

Seul dans sa chambre, Harry venait de recevoir un exemplaire de la Gazette du sorcier. Il avait préféré ne pas dormir chez lui, de peur de rencontrer le regard furieux de sa femme et de devoir lui dire tout ce qu'il avait sur le cœur. Car si Harry respectait toujours celle qui avait accepté de l'aimer jusqu'à la fin de temps, il se rendait bien compte que quelque chose clochait.

Depuis qu'elle avait rencontré Malfoy, elle était plus distante. Et plus lunatique. Un soir elle rentrait de bonne humeur et le lendemain elle se transformait en une véritable furie. Il avait essayé de préserver leur couple en lui demandant des explications : pourquoi ne lui avait-elle pas dit que son patient était Malfoy ? Et pourquoi rentrait-elle plus tard depuis plusieurs semaines ? Il y avait eu plusieurs disputes et plusieurs soirées passées chacun de leur côté du lit, sans se toucher.

Et puis il en avait eu assez. Au début, il était rentré tard afin de ne plus affronter son regard, et s'était dit que l'amour qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre leur ferait surmonter ça. Ils finiraient par se réconcilier. Mais finalement, Ginny ne desserrait pas les dents et il avait décidé de ne plus rentrer du tout. D'où cette chambre d'hôtel luxueuse *, mais tellement vide, où il ruminait ses pensées. Jusqu'à ce matin : le coup de grâce.

Malfoy et Ginny se pavanant en première page de la Gazette. Ca ne ressemblait tellement pas à sa femme de poser ainsi qu'Harry se demanda ce que Malfoy lui avait donné en échange. Et puis finalement, après avoir observé longuement la rousse, il avait perçut l'indifférence sur son visage. La Ginny qu'il connaissait ne se serait pas laissée faire face à Malfoy. Cette Ginny photographiée ne disait rien.

C'était cette sensation d'avoir loupé quelque chose qui blessait le plus Harry. Il croyait la connaître et s'apercevait que non. Désormais, la rupture allait être inévitable. Non, décidément, ils n'étaient plus sur la même longueur d'onde.

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Un troisième cri, plus aigu cette fois, ébranla Cradle Street, et fit fuir tous les chats qui occupaient la rue, adjacente à Sainte Mangouste.

Voilà. C'était fait. Ginny pensa qu'elle venait de signer son arrêt de mort et que si son plus jeune frère n'avait pas encore traversé sa cheminée comme une tornade, elle le devait à Hermione qui avait su le calmer. Adressant un remerciement mental à son amie, la jeune femme s'attendait à voir apparaître son mari.

Pourtant, une heure après qu'elle ait découvert la une de la Gazette, personne n'était encore venu frapper à sa porte. La photo n'était pas du tout réussie : elle apparaissait trop crispée et un rien indifférente aux flashs. Draco, derrière elle, la main sur son épaule, rayonnait. Elle se demanda un instant ce qu'il faisait, mais comme penser à lui la ramenait à leur baiser, elle préféra mettre ce souvenir de côté.

D'une main rageuse, elle retourna le journal et buvant une tasse de thé, elle entreprit de lister tout ce qu'elle devait faire dans la journée. Le dimanche était son jour de repos. Pourtant, elle allait devoir remonter ses manches et nettoyer le studio qu'elle avait acheté avec Harry. Harry.

Son cœur se serra. Elle ne voulait pas penser à tout ça de si bon matin, mais ses pensées la torturaient. Elle détestait être dans l'indécision. Rien à faire, elle n'arriverait pas à se concentrer sur ses tâches de la journée si elle ne mettait pas d'ordre dans sa tête.

Harry avait quitté leur studio. Il avait pris quelques affaires et un soir, il lui avait dit que ça ne pouvait plus durer. Qu'ils devaient réfléchir sur leur avenir, chacun de leur côté pour ensuite en parler ensemble. Il avait besoin de temps pour faire face à son changement de comportement. Elle avait donc changé ? Il lui semblait pourtant être la même qu'un mois auparavant. Un mois ... Cela faisait un mois qu'elle avait revu Draco. Leur baiser datait d'une semaine et elle ne l'avait pas revu depuis. Il avait rendu sa chambre à Sainte Mangouste et réglé la pension. Et puis il était parti. Elle savait qu'elle allait devoir choisir très vite. Que se passait-il avec Harry ?

Elle ne savait plus si elle avait envie d'être avec Draco parce qu'Harry était plus distant ou si, à l'inverse, Harry sentait son attirance pour le blond et acceptait sa défaite. Elle décida de faire le point. Vraiment. Aimait-elle Harry comme au premier jour ? La réponse était incontestablement "non". Pourquoi ? Parce qu'il ne la comprenait plus. Elle avait besoin de changement, d'air. La routine s'installait dans leur couple. Elle avait l'impression d'être engluée dans l'habitude. Qu'éprouvait-elle encore pour Harry ? Une grande tendresse, parfois de l'incompréhension, du respect. Et pour Draco ? De l'attirance, c'était certain. Voulait-elle tenter le coup ? Elle pensa un instant que oui, elle pouvait. Mais elle allait devoir être prudente. Elle ne savait rien des sentiments du blond pour elle. Il lui avait dit éprouver quelque chose de plus. Mais était-ce de l'amour ?

Ginny prit alors une bonne résolution. Elle allait essayer de découvrir ce que Malfoy éprouvait pour elle. Et puis, elle devait toujours l'aider à retrouver les cracmols qui l'avaient battu. Une dette restait une dette. Jouer avec Malfoy lui plaisait et elle se surprit à penser qu'elle allait agir exactement comme le ferait un Serpentard.

Bien sûr, Harry allait réapparaître un jour. Alors elle prendrait son courage à deux mains et lui dirait. C'était mieux ainsi ; il méritait que quelqu'un d'autre lui donne l'amour qu'elle-même ne pouvait plus lui offrir. Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, elle avait trouvé la voie à suivre : elle allait se lancer dans l'opération " Séduire Draco Malfoy ou comment jouer avec le feu sans se brûler ".

Enfin fixée sur son futur, Ginny se leva, bien décidée à affronter quiconque lui dirait que son projet était fou, et agitant sa baguette, elle enchanta les balais, chiffons et brosses pour qu'ils nettoient seuls son intérieur pendant qu'elle allait se doucher, un immense sourire sur les lèvres. **

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Note : * Je sais très bien qu'Harry est censé être un personnage humble, qui préfère donner son argent aux autres plutôt que de le garder pour lui. Mais cette fois, j'ai voulu le montrer plus égoïste. Loin de vouloir vivre dans une simple chaumière avec des moyens raisonnables, il se dit que la vie de château - d'hôtel hyper classe, en l'occurrence - n'est pas si mal. Et puis, il est riche, comme Bill Gates, et il a survécu à Voldy, alors il a bien le droit à un peu de confort !

** Oui, Ginny est une sorcière et un petit "recurvite" suffirait certainement à tout nettoyer en 4ème vitesse. Mais Ginny est comme sa mère : une maniaque de la propreté. Une armée de balais garantit une efficacité supplémentaire.