Bonjour! Me revoilà avec le deuxième chapitre!

Tout d'abord, j'aimerais sincèrement remercier tout ceux qui m'ont écrit une review! Elles m'ont touché et indéniablement encouragé à écrire la suite! (Ce qui a été très chiant car c'était en fait une récupération d'une autre histoire que j'ai écrite et j'ai du modifier, bref, beaucoup d'efforts pour peu! xD)

Merci également à tous les ajouts aux favoris (après seulement un chapitre! wouah! merci beaucoup!) et les story alert! TOUT ÇA ME REND FORMIDABLEMENT HEUREUSE! :D

Ensuite, comme je l'ai expliqué, ce chapitre est une récupération et donc, l'histoire se situe un peu plus au point de vue de Harry, du moins au début. C'EST POUR CE CHAPITRE SEULEMENT! Bon, je tenais à la préciser.

Finalement, suite à une recommandation, je précise que je continue l'histoire de J. K. Rowling, donc je ne modifie rien de la Bataille Finale ou des morts. Tout le monde retourne à Poudlard continuer ses études, le Ministère ayant décidé que l'année qui venait de s'écouler ne comptait pas. Harry est donc en 7ème année, Ginny en 6ème, etc. L'histoire du précédent chapitre a commencé environ deux semaines avant la rentrée (donc le mois d'août suivant la Bataille) et ce chapitre-ci se déroule le 1er septembre de la même année. Je crois que c'est tout?

MERCI ENCORE et bonne lecture.

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Harry, d'un pas légèrement indécis, traversa la voie 9 ¾, chose qu'il n'avait pas faite depuis 2 ans. Il ne put s'empêcher de sourire en apercevant la grosse locomotive rouge qu'était le Poudlard Express. Avec un pincement au cœur, il réalisa que c'était la dernière fois qu'il se rendait sur ce quai pour y prendre ce train.

Quelle injustice, quand même. Il n'arrivait pas à croire que, dans un an, sa vie n'aurait plus rien à voir avec le grand parc, la cabane de Hagrid, la Grande Salle et son plafond magique qui lui indiquait la température chaque matin, le dortoir avec son confortable lit à baldaquin… Le château, sa première vraie maison, lui manquerait.

Bien sûr, il avait réussi à s'en passer pendant un an, mais quelle année longue ce fût… Et c'était avec la promesse qu'il y retournerait un jour. Il devait l'admettre qu'il n'avait jamais pensé ne pas retourner étudier à Poudlard.

Un sourire aux lèvres, Harry observa plus attentivement le Poudlard Express, promesse de départ vers de nouvelles aventures, et se demanda à quoi ressemblerait son année, une année qui promettait d'être joyeuse, sans Voldemort…

mais sans Dumbledore, Lupin, Sirius, Tonks, Fred…

Il n'eût pas le temps de s'enfoncer dans des pensées plus sombres que quelqu'un se jeta dans ses bras.

- Harry ! s'exclama Hermione sans desserrer son étreinte. Je suis tellement contente de te revoir!

- Hermione, calmes-toi, tu vas l'étouffer, clama la voix de Ron, que Harry ne pouvait voir, sa vision étant réduite par les cheveux de sa meilleure amie.

Hermione s'écarta, les joues en flammes. Ron s'approcha de son meilleur ami et lui serra chaleureusement la main.

- On avait peur pour toi, vieux, dit Ron. Il est presque onze heures, on pensait que t'arriverais pas à l'heure pour prendre le train.

- Et alors? demanda Harry avec le sourire. Vous aviez peur pour moi? Pourtant, vous savez que j'aurais pu me débrouiller pour me rendre à Poudlard… avec une voiture volante et ma grande expérience avec celles-ci…

Ils éclatèrent tous de rire, repensant à l'entrée fracassante qu'avait fait en deuxième année Harry et Ron. Ils n'eurent pas le temps de discuter davantage que le sifflet sonna, et ils s'engouffrèrent dans le train, en emportant rapidement leurs bagages.

- Ça fait bizarre, dit Ron, qui n'était pourtant pas nostalgique d'ordinaire, de partir sans dire au revoir à personne.

Harry baissa les yeux. Il avait eu la même pensée. Hermione, elle, dit simplement :

- Allons placer nos bagages.

Sans un mot, ils acquiescèrent. Ils cherchèrent par la suite un compartiment libre pour pouvoir fêter leurs retrouvailles et parler librement.

Si auparavant Harry se plaignait de voir les têtes levées sur son passage, et les chuchotements accompagnés son chemin, ce n'était rien comparé à maintenant. Les gens se jetaient littéralement sur lui et hurlait lorsqu'ils croisaient sa route, demandant un autographe. Même Ron et Hermione subissait une hausse de popularité. Comme tout le monde savaient qu'ils avaient été avec Harry depuis le début – l'épisode de Ron les quittant étant passé sous silence - maintenant ils étaient presque aussi populaire que lui.

C'est pourquoi ils eurent autant de difficulté à se trouver un compartiment libre. Quand ils purent enfin s'installer seuls et en paix, ils soupirèrent de soulagement.

Les retrouvailles allaient bon train, les blagues joyeuses menant le trio, qui ne faisait aucune référence aux morts, ou du moins qui ne s'y attardait pas, quand la porte de leur compartiment s'ouvrit. Dans l'embrasure, il y avait une longue silhouette finement découpé, des cheveux blonds tapageurs, des yeux gris d'acier : Drago Malefoy.

Par réflexe, Harry regarda derrière lui, s'attendant presque à ce qu'il soit suivis de Crabbe et de Goyle – puis, il se souvint.

Les amis cessèrent net de parler, se retournant vers la personne, ne sachant comment agir. La dernière fois qu'ils l'avaient vu, leur ennemi de toujours avait essayé de les livrer à Voldemort, ensuite de s'emparer de l'Horcruxe, puis son meilleur ami était mort et finalement, Harry et Ron lui avaient sauvé la vie.

Drago ouvrit la bouche… mais ne dit rien. Il s'avança dans le wagon et tendit une main à Harry. Celui-ci, éberlué, s'en empara, demandant aux autres du regard si ce qui se produisait était bien en train de se produire.

Puis Malefoy se tourna vers Ron et fit la même chose, puis vers Hermione, où il eût un moment d'hésitation, et où il fit simplement un signe de tête nonchalant. Ensuite, sans dire un mot, il quitta.

Le trio échangea un regard de total incompréhension. L'année s'annonçait vraiment différente.

- Harry, pinces-moi… murmura Ron. J'hallucine ou Malefoy vient d'amorcer une trêve?

- Non, tu n'hallucines pas, répondit Hermione, les yeux dans le vague.

- Il était mieux de le faire, quand même, répliqua Harry avec un rire amer. On lui a quand même sauvé la vie, quoi, deux fois, depuis la dernière fois qu'on l'a vu?

- Oui, et il avait essayé de nous volé l'Horcruxe ! renchérit Ron avec un sourire satisfait. Malefoy vient de s'excuser! répéta-t-il, comme pour essayer de s'en convaincre. Haha, j'en connais un qui va avoir la vie dure cette année…

- Ron! Tu songes à le faire culpabiliser parce qu'il a été élevé par des Mangemorts et qu'il a reproduit leurs idéaux ? Ne profites pas de la situation, il est venu s'excuser !

- C'est Malefoy, je te signale!

- C'est un humain, je te rappelle ! Il éprouve des remords en plus, il se sent déjà mal! Tu ne vas pas en profiter en plus?

- Réfléchis Hermione, sans lui, on aurait eu beaucoup moins de misère à remporter la guerre ! Alors je ne vois pas pourquoi je me gênerais pour me venger un peu pendant notre dernière année!

- Hey, Ron, les interrompit Harry.

Ne voulant pas que ses amis commencent à se disputer alors qu'ils n'étaient même pas rendus à Poudlard, il décida donc de changer de sujet.

- Où étaient tes parents d'ailleurs ?

- Quoi ?

- Tout à l'heure, tu as dis que c'était bizarre de ne pas avoir personne pour nous dire au revoir. C'est vrai, mais… comment se fait-il que tes parents n'étaient pas là?

- Je ne te l'ai pas dit ? demanda Ron, visiblement surpris.

Harry et Hermione hochèrent tous les deux la tête en signe de négation et s'échangèrent un sourire devant l'éternelle étourderie de leur ami.

- Ils ont déménagés aux Etats-Unis.

- QUOI ? s'exclamèrent les deux autres.

- Oui, ils sont partis là-bas en vacances, observer la coutume des sorciers américains.

- Ils sont partis quand?

- En juillet, après… après avoir régler leurs affaires.

Harry sut que cette dernière phrase cachait quelque chose, mais il n'eut pas le temps de rien demander.

- Comment se fait-il qu'ils ne soient pas revenus? s'étonna Hermione.

- En fait, ils ont tellement aimé ça là-bas qu'ils y ont emménagé!

- Mais… qui s'occupe de leurs enfants?

- Hermione… soupira Ron en la regardant.

Il semblait quelque peu désespéré mais il souriait.

- Nous sommes tous majeurs, maintenant… Nous sommes capables de nous occuper de nous-mêmes ! Tu penses, ils ne nous auraient jamais abandonnés si nous avions encore eu besoin d'eux ! De toute façon, avec Poudlard, nous ne sommes presque jamais à la maison, alors…

- Dans le fond, c'est une bonne chose, concéda Hermione. Il était temps qu'ils pensent à eux.

Harry, lui, était préoccupé par autre chose.

- Ça veut dire… commença-t-il fébrilement, que vous avez vendu le Terrier?

- Quoi ? s'exclama Ron. Mais pas du tout! Ginny et moi vivons toujours là, pendant l'été.

- Mais alors… où avez-vous trouvé l'argent pour acheter l'autre maison?

Harry vit les oreilles de Ron rougir, et il se sentit gêner pour son ami. Il savait que l'argent avait toujours été un sujet sensible pour les Weasley, particulièrement pour le plus jeune des fils, mais il n'avait pu s'empêcher de le demander.

- Admettons que George et moi les avons aidé en bonne partie, admit Ron.

- Qu'est-ce que tu veux dire par « toi et Georges » ?

- Bien, avec tout l'argent qu'on se fait au magasin…

- Tu travailles au magasin de ton frère ?

- Attendez, vous le saviez non ?

Voyant l'expression de ses amis, le rouquin comprit que leur réponse serait négative.

- Vous… n'avez pas reçu mes hiboux?

- Bien sûr, mais je te jure qu'en aucun cas tu ne fais mention…

- Par Merlin ! Je vais devoir tout vous expliquer…

Il soupira et ses amis échangèrent un sourire devant sa paresse. Finalement, au bout de quelques blagues, Ron se lança alors dans un long récit détaillé, auquel il prit soin de ne jamais prononcer le nom de Fred. Il avait réussi, après plusieurs jours de négociations, à convaincre son frère aîné, qui s'enlisait dans le deuil, à accepter son aide. En définitive, il avait travaillé tout l'été et était devenu associé dans la boutique de son George, tant leur collaboration avait été bonne.

- Ron ! s'exclama Hermione lorsqu'il eût fini de leur raconter en détail son été. Ça veut dire que tu es capable de… travailler ?

Son ton plein d'ironie fit exploser de rire Harry, tandis que Ron, susceptible, se renfrogna.

- Wouah, soupira Hermione. Maintenant qu'on sait que c'est dans tes capacités, on te verra peut-être le faire à l'école! Et qui sait? Tu pourrais peut-être même te forcer pour tes ASPIC…

Ron rit sarcastiquement.

- N'y pense même pas Hermione ! Tu as déteint sur moi mais pas à ce point-là!

Le rire d'Harry doubla pendant que les joues d'Hermione rosirent.

- Et toi Hermione… réussit-il à dire malgré ses gloussements. Ton été ?

- Eh bien pas grand-chose… marmonna-t-elle. Je suis allée retrouver mes parents.

L'atmosphère dans le wagon changea du tout au tout.

- Comment cela s'est-il passé ? demanda Ron avec appréhension. Ils vont bien ?

- Ils vont très bien, merci. Et toi, Harry, qu'as-tu fait de ton été ? éluda Hermione.

Mais Harry ne se laissa pas faire par son subterfuge.

- Ton contre-sort n'a pas marché ? demanda-t-il d'une voix rauque, éteinte.

- Non, tout va à merveille…

- Hermione… soupirèrent de la même manière les garçons.

Celle-ci ne put jouer la comédie plus longtemps et baissa la tête, mais ses amis avaient vu qu'elle avait les larmes aux yeux.

- Que s'est-il passé ? demanda Ron tout bas en lui caressant lentement le bras.

Hermione sourit en découvrant une douceur qu'elle ne soupçonnait pas chez son ami.

- Je les ai retrouvés mais… je ne sais pas pourquoi… le sort n'a pas entièrement fonctionné.

- Que veux-tu dire ?

Harry n'attendit pas de réponse et enchaîna précipitamment :

-Ils ne se souviennent pas de toi ?

Hermione rit à travers ses larmes.

-Voyons, bien sûr qu'ils se souviennent de moi, Harry ! Leur mémoire n'est pas complète, c'est tout…

Elle essuya rapidement ses larmes et servit à Harry et Ron son sourire le plus faux. Avant même qu'ils n'aient pu la questionner davantage, elle changea de sujet.

- Nous sommes bientôt arrivés à Pré-Au-Lard, nous devrions mettre nos robes.

Ils s'exécutèrent, comprenant qu'Hermione ne voulait plus parler de ses parents.

- Pourquoi, demanda soudainement Harry quand ils se furent rassis, nous ne nous sommes pas vus de l'été?

- Parce que nous l'avions convenus, non? dit Hermione.

Harry échangea un regard avec son meilleur ami. C'était le genre de consensus dont Hermione s'arrangeait pour qu'ils soient tous d'accord. En fait, ça n'avait tenté ni à l'un, ni à l'autre. Pourtant, ils ne s'étaient pas vus sans Hermione, qui aurait été dans ce cas-là incapable de les en empêcher.

- Oui, mentit facilement Ron, mais pourquoi avions-nous convenu ça?

-Nous étions tous très occupés… nous avions des chose à faire chacun de notre côté… nous avions besoin de respirer un peu après… après tout ça.

-Oui, dit Harry, c'était peut-être mieux comme ça.

Le train s'arrêta un peu brusquement. Ils sortirent avec leurs grosses valises. Harry sentait un nœud se former dans son ventre : il allait enfin retourner à Poudlard.

.

La carriole menant au château était silencieuse. Personne ne parlait, chacun étant perdu dans ses pensées.

Après avoir parler quelques instants avec Hagrid, ils s'étaient dirigés vers les derniers charriots restant. Harry avait eu le temps de placer tous leurs bagages avant de se rendre compte que ses amis étaient restés où ils étaient, pétrifiés, le regard en direction d'un point précis. Il avait essayé de comprendre ce qui les troublait mais, ne trouvant pas, leur avait demandé :

- Ben, qu'est-ce qu'il y a ?

- Les… les carrioles, bégaya Ron.

Il avait la voix sèche et ne semblait pas vouloir finir sa phrase.

Harry ne comprenait toujours pas, alors, il avait promené son regard des carrioles aux expressions effrayés de Ron et Hermione. Il avait alors vu les Sombrals. Un déclic s'était fait dans sa tête, et sans un mot, il les avait prit par un bras chacun, et les avait fait monter dans la carriole. Les chevaux s'étaient mis en marche.

- Qu'est-ce que c'était que ça? avait demandé Ron d'une voix frigorifiée.

Mais Hermione avait compris.

- Des Sombrals, avait-elle murmuré. Elle frissonnait.

- Quoi? Tu veux dire… Ces animaux que Harry pouvait voir depuis le début de la cinquième année et nous pas ? Mais… pourquoi maintenant pouvons-nous ? Nous n'avons pas… oh…

Son regard s'était éteint.

- Tu vois, Hermione, je t'avais bien dit espérer de ne jamais les voir, avait dit tout bas Harry.

Leur chemin se faisait en silence depuis, Harry ne cessant de repenser à l'expression de leurs visages.

Hermione sortit de sa bulle. Elle pensait à ses parents, se demandaient s'ils se rappelleraient encore d'elle quand elle reviendrait. Voulant se changer les idées, elle décida de taquiner Ronald, ce qui ne requérait toujours qu'un minimum d'effort et apportait un maximum de distractions. Lui voyant le regard fixe et l'esprit ailleurs, elle capta l'attention de Harry avec un sourire avant de dire :

- Ron ?

Il ne réagissait pas, comme elle l'avait espéré. Son sourire s'élargit lorsqu'elle clama un peu plus fort :

- Ronald ?

Elle passa sa main devant son visage mais il n'eut toujours aucune réaction. Ce qu'il pouvait être lunatique, des fois !

- Mais qu'est-ce que tu regardes comme ça ?

Hermione fit mine de chercher avant de lâcher sa « bombe » d'un ton naïf :

- Je ne vois aucune Vélane nulle part…

Harry éclata de rire et ce fut ce qui sembla ramener Ron sur Terre.

- Hein ? Quoi ? questionna-t-il, perdu, ce qui eut pour effet de faire redoubler les rires d'Harry.

- Rien, lui assura celui-ci, avec un clin d'œil destiné à Hermione.

- Non, c'est quoi la blague que j'ai manqué ?

- Puisque tu tiens tant à savoir…

Au fur et à mesure de leurs explications, le visage de Ron se renfrognait.

- Franchement ! Tu pensais que…

- Ron, allez, ne le prends pas comme ça ! l'interrompit Hermione. Il faut que tu admettes qu'il n'y a que les Vélanes pour te mettre dans cet état, et nous voulions simplement rire un peu…

- De moi! J'arrive pas à…

Sentant les choses s'envenimer, Harry, comme d'habitude, les calma :

- Alors, à quoi tu pensais, Ron ?

- À Malefoy, murmura l'intéressé.

- Malefoy ! dit Hermione d'une voix malicieuse, continuant sur sa lancée. Avec ce regard… Y a-t-il quelque chose que tu veuilles nous avouer?

- Vraiment hilarant.

Ron semblait devenir plus boudeur à chaque instant tandis qu'Harry devait faire de grands efforts pour ne pas éclater de rire devant son air coincé.

- Je pose une question, Ron, c'est tout, mais saches qu'Harry et moi sommes très ouverts…

Celui-ci fit un drôle de son dont l'intention n'était pas claire, à mi-chemin entre le rire et l'approbation. Toutefois, voyant que Ron ne semblait pas s'en remettre, Hermione lui prit la main.

- Ce sont des farces, Ron.

Il ne répondit rien.

- Tu peux penser à Malefoy autant que tu le veux ! Ça ne me dérange pas !

- La situation d'un Malefoy qui s'excuse est quand même, tu l'admettras, Hermione, très… heu… Franchement, c'est…

- Surprenant, compléta Harry. Inattendu. Inhabituel.

- Pour ça, oui.

Ron retira sa main de celle de Hermione et la passa dans ses cheveux, comme stupéfait par ce que Malefoy avait fait.

- Un Malefoy qui s'excuse… répéta Hermione, songeuse. On pourrait presque croire que la fin du monde va arriver !

Tout le monde s'esclaffa pendant que les diligences s'immobilisèrent. Ils sortirent l'un à la suite de l'autre. Pendant qu'Hermione rattrapait les garçons, elle entendit Harry dire d'une voix forte :

- Regardes, Ron, ton nouvel amour !

Hermione sourit et se mit à chercher machinalement la silhouette de leur ancien ennemi. Lorsqu'elle l'aperçut, elle fronça les sourcils : Malefoy semblait en colère. Non, en rogne. Avant qu'elle ait pu identifier la source de ce sentiment, Malefoy entra dans le château, se coupant à sa vue. Pourtant, sans qu'elle sache pourquoi, ses traits restaient imprégnés dans sa tête. Pourquoi Malefoy avait-il l'air de fulminer ?

- Non, mais vous allez vous taire, oui ? demanda Ron, qui n'appréciait pas cette blague qui s'éternisait.

Hermione entendit Harry marmonner des excuses peu convaincantes avant d'entrer dans le château.

Rendus dans le hall, ils s'immobilisèrent tous les trois, sans même se consulter.

- C'est vraiment… commença Harry, la gorge serrée.

Le château avait été entièrement reconstruit et ne gardait aucune trace de la bataille. Cette vision parfaite du hall les ramenait à tant de bons souvenirs et à tant d'aventures périlleuses ! Le voir ainsi, comme avant, prêt à les accueillir, leur donna l'impression que rien n'avait changé depuis la dernière fois qu'ils avaient franchi la porte du château. C'était comme rentrer à la maison et c'était comme si la maison ne les avait pas quitté.

-… magique, compléta Hermione.

Ils se firent bousculés et ne purent contemplés plus longtemps cette image. Ils pénétrèrent donc dans la Grande Salle, magnifiquement décorée. Tout semblait plus beau que d'habitude, du fait que Poudlard retrouvait son identité propre et n'était plus sous l'emprise des Mangemorts. Tout le monde semblait heureux et c'est dans un brouhaha rempli de satisfaction qu'ils s'assirent à la table des Gryffondor, mécaniquement, ce geste semblant une habitude ancrée en eux.

Les trois héros étaient si contents et si ébahis de se retrouver à leur place, au château, qu'ils ne disaient rien. Ils avaient simplement les yeux pétillants et grands ouverts, regardant partout, pour simplement profiter du fait d'être là, ensemble, tous les trois.

Hermione fit courir son regard sur la Grande Salle. La revoir remplie d'élèves trépignants à l'idée d'une nouvelle année avait effacé les images plus sombres qu'elle conservait de cet endroit, remplies de cadavres et de gens ayant perdus des êtres chers.

Soudain, elle aperçut la table des Serpentard, beaucoup plus vide qu'à l'accoutumée, et fronça les sourcils. Le détail qui avait cependant attiré son attention était la vision de Malefoy, aussi agité que précédemment et peut-être encore plus en colère, qui criait sur un Blaise Zabini à l'allure amusée. Qu'est-ce qui pouvait mettre Malefoy autant hors de lui et qui amusait son meilleur ami ?

Ses réflexions furent interrompues par l'arrivée du professeur Flitwick, maintenant directeur adjoint, qui avait le Choixpeau à la main et une file de minuscules élèves derrière lui.

Le silence se fit et Harry se demanda pourquoi le professeur des sortilèges n'appelait pas les nouveaux quand il se souvint.

La déchirure du Choixpeau s'ouvrit et il commença sa chanson :

Je suis tout vieux

Usé et rapiécié

Mais j'en suis bien heureux

La vieillesse égale sagesse, tout le monde le sait

Et c'est pourquoi à chaque année

Je décide des répartitions

Et dès que vous serez nommé

Je vous dirais votre maison

Si vous aimez les aventures

Vous rejoindrez les Gryffondor, les preux

Qui n'ont pas besoin d'armure

Pour démontrer être courageux

Si vous êtes plutôt intelligent

Serdaigle sera votre maison

Ils sont si sages, si pensant

Qu'ils en ont fait leur blason

Si vous pensez qu'être loyal

Est vraiment très important

Vous irez à Poufsouffle, car c'est leur idéal

Et d'être un travailleur, un grand

Finalement les malins et les rusés

Rejoindrons les Serpentard

Ils adorent s'amuser

Et ne laissent rien au hasard

C'est le moment de décider

Chacun dans un instant, vous saurez

Ce en quoi vous êtes bon

Car je dirais votre maison!

Un tulmute d'applaudissement retentirent. Hermione, elle, regarda autour d'elle. EIle semblait la seule à l'avoir remarqué, sans doute parce que dans l'idéal, il en aurait toujours été ainsi, mais le Choipeaux n'avait plus fait d'avertissement. Puis, elle vit Harry aborder un air réjoui et comprit qu'ils pensaient à la même chose. « Tout est vraiment fini » pensa-t-elle.

Le professeur Flitwick commença l'appel.

-Broklen, Ariane.

Une jeune fille s'avança, tremblante, vers le chapeau, l'enfila rapidement, et vit son supplice se terminer lorsque une voix retentissante annonça : « SERAIGLE! »

Elle se dirigea, heureuse, vers sa table.

À la fin de la Répartition, McGonagall se leva et commença son discours. Harry se demanda s'il serait aussi intéressant que ceux de Dumbledore… et arriva à la conclusion que non, quelques seocndes plus tard. Il cessa donc d'écouter, se plaignant de sa faim avec Ron alors qu'Hermione buvait, comme toujours, les paroles de la directrice. Par chance, le discours de McGonagall ne fût pas long et elle se tût dans les applaudissements. Seulement, alors qu'elle semblait se rasseoir, elle amorça un mouvement et les paroles se turent de nouveau.

- J'avais oublié de préciser… Je tiens à féliciter nos deux nouveaux Préfets-en-Chef, Miss Hermione Granger et Monsieur Drago Malefoy.

Harry ne sût alors pas ce qu'il se passait, tant les choses se déroulèrent vite ; il entendit un cri, un bruit lourd, ainsi qu'un brouhaha devenir de plus en plus fort, sous l'œil paniqué de McGonagall…

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Voilà le chapitre, je ne sais pas trop ce que vous en pensez… ?

Pour la chanson du Choixpeau, je suis désolée, mais mon inspiration ne m'en a pas soufflée de meilleure et je ne pouvais imaginer passer outre ce moment! :P

Sinon je sais que l'histoire est encore très descriptive pour l'instant, mais c'est juste le temps de mettre les choses en place, ce qui, je crois, est maintenant accompli. L'action ainsi que la cohabitation des préfets devraient venir très bientôt, dans un ou deux chapitres!

J'aimerais tellement avoir votre avis, je ne suis toujours pas certaine d'être satisfaite du style de l'histoire, alors… et sachez que je suis ouverte à toutes suggestions, critiques constructives ou remarques! Je les attends même avec impatience!

Bon voilà, c'est tout! Je ne sais pas quand je posterai la suite, mais c'est dans un minimum de 3 ou 4 semaines! Je sais que c'est long, mais… je ne peux pas faire mieux! :)

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