Chapitre 3 - Retour Violent
Je cours, sans m'arrêter, sans me retourner. Les arbres défilent, je m'enfonce dans la forêt, avec l'intime conviction que je ne vais jamais en sortir. J'évite chaque arbre avec le peu de chance que j'ai. Dans l'obscurité, j'ai du mal à percevoir les formes, alors j'ai ma main droite, tendus vers l'avant, pour m'éviter de me prendre l'inévitable en pleine figure. J'ai la respiration qui résonne dans mes oreilles. J'ai l'impression de n'entendre que ça. J'inspire et j'expire à une vitesse folle. Le bruit des branches, qui craquent sous mes pas, me semble futile. Je continue de courir en sautant dès que je perçois une racine qui déborde de la terre. Je sais que je ne les verrai pas toute, alors je saute régulièrement comme un lapin, histoire de minimiser les risques. Ce qui me donne la force de courir, c'est l'adrénaline. Ce qui me pousse à tenter cette évasion, c'est le doute. Peut-être que si je n'avais pas autant vécu de mésaventure avec mon meilleur ami, je me serai contenté d'attendre dans la cellule que les réponses s'offrent à moi. Possible que j'ai besoin de mon heure de gloire aussi. Je n'ai pas envie de moisir dans cette pièce sombre, en tout cas.
A chaque instant, je m'attends à voir une silhouette surgir des arbres que je perçois, devant moi. Secrètement, j'espère que ce sera Derek. C'est une pensée subite qui m'étonne moi-même. J'ai tendance à penser que moins je le vois, mieux je me porte. S'il est un loup-garou, il en a aussi l'esprit à la forme humaine. Je ne sais combien de fois j'ai vu ses dents, mais peux compter sur les doigts d'une main lorsque se fût pour un sourire. Il est simplement imprévisible. Il semble bon et deux secondes plus tard peut-être terrifiant. Alors pourquoi je n'ai pas pensé à Scott ? A Isaac ? Ou même à mon père ? Scott, mon meilleur ami. Je le connais trop bien pour le voir me secourir, tel un bel apollon, avec toute la rage d'un loup puissant et tempéré. Il ne serait pas quoi faire et tournerait, sans doute, en rond. Je l'ai dit, je suis le cerveau de notre duo. Isaac, c'est pire. Il a l'air d'un brave type, bien qu'il traine un peu trop avec mon meilleur ami ces derniers temps, mais il est encore novice. Nous ne sommes, en plus, pas encore assez ami pour qu'il vienne à mon secours… ou alors il serait secrètement amoureux de moi ? Est-ce que ca se pourrait ? Qu'ai-je à penser à cela en de pareilles conditions. Je cours encore et encore, avec un loup-garou à ma poursuite et mes pensées divaguent. En même temps, si je capte toute mon attention à bien faire, je vais foirer un truc. Je me vois me prendre une branche dans la tronche, ou une racine dans les pieds poursuivis par trois roulés-boulés. Tout compte fait, j'en étais à mon père. Même si cela était envisageable, je ne le souhaite pas car il n'aurait aucune chance contre mon poursuivant. Moi, je suis utile pour ce « patron », mais mon père sera tué à la minute même où le toutou, qui joue avec moi actuellement, arrivera à notre hauteur. Car oui, il va finir par me rattraper, je le sais.
Alors voilà pourquoi je pense à Derek. Ce mec a beau me faire frissonner lorsque je le croise, il est celui qui me donnera le plus de chance de m'en sortir. Il a un côté protecteur, un regard méprisant non dépourvu d'une certaine tendresse. C'est moi qui dit ça ? Ouai ! Mais en même temps, ce n'est pas faux. Il joue son gros dur, mais c'est juste un gros matou qui ne demande qu'à ronronner. Il faut que j'arrête ! Le stade de mes pensées pénètre dangereusement dans la zone du fou-rire et je ne pourrai pas continuer à sprinter, en m'égosillant sur une connerie d'image que j'ai à présent en tête. Alors la réalité refait surface. Les ombres défilent, ma respiration raisonne dans mes poumons et je crois l'entendre. Si seulement je pouvais avoir les sens aussi développer que Scott. Malgré ce manque, j'entends des sons nouveaux dans l'obscurité. J'ai à peine le temps d'en deviner la provenance que mon pied gauche s'enfonce dans le néant. Un froid glacial me fige les poumons. La chute n'est pas douloureuse, mais le plongeon est saisissant. De l'eau, une rivière, une frontière que je pense être mon unique espoir. Je n'ai pas pied, mais je sais nager. Mes muscles ont pourtant du mal, l'énergie me manque, mais je donne toutes mes forces pour nager vers l'autre rive. Ne pas savoir pourquoi je me bats me dérange. J'aimerai presque retourner en arrière pour savoir qui est le commanditaire de cette histoire. Pourtant, je ne fais pas demi-tour. Avec le bruit de mes gémissements dû au froid, je me demande comment l'autre a pu me perdre. M'a-t-il vraiment perdu ? J'en doute. Il est entrain de s'amuser, tel un chat avec une souris ! Telle une orque avec un phoque ! Je sors de l'eau glacé, le froid est encore plus saisissant à la sortie. Mes vêtements sont bien plus lourds, reprendre la course devient une bataille. J'ose regarder derrière moi, mais la pénombre ne m'aide pas, alors que je sais pertinemment qu'il m'observe et je suis sûre qu'il m'attrapera, à un moment précis.
Mon pas est rapide, mais je n'en peux plus. De l'autre côté de la rivière, encore et toujours des arbres à perte de vue. Je me frais un chemin dans ce décor inhospitalier. Je rêve d'une route, d'un village, peut-être une ville ou je pourrai le cloitrer plus facilement. Et puis soudain, une branche craque derrière moi, je me retourne sur le qui-vive. J'inspire, j'expire lentement pour faire le moins de bruit possible. Je ne vois rien, mais je sens sa présence. Je me retourne et vois son visage…
Allongé sur la pierre, je me réveille dans un noir ténébreux. Encore cet odeur de pourriture, mais certaines choses ont changé. Je n'ai même plus le droit à un peu de lumière et devine difficilement les murs. Je m'assois en tailleur et un bruit métallique me suit. En tâtant ma cheville droite, je sens un bracelet d'acier dont y est accrochée une chaine. Je râle en silence. Cela s'exprime par un petit raclement de ma gorge, mais sans trop forcé pour ne pas que l'on s'aperçoive que je suis de retour, moi et ma conscience. Mes habiles sont trempés, je préfère. L'idée qu'on me les ait retirés ne me convient pas. Il y a autre chose de différent, un goût dans la bouche : du sang. Cet enfoiré ne m'a pas épargné. Mais je ne sais pas ce que je ressens le plus : La peur ? Le froid ? La douleur ? Je ne vois plus rien. Ma lueur d'espoir a disparu et soudainement, j'en veux à Derek. Je peine à comprendre pourquoi ! Et surtout, je m'insurge sur le fait qu'il soit aussi présent dans mon crâne. Je crois que c'était lui, ma lueur. Je n'ai cru qu'en lui lorsque je tentais de traverser la forêt. Personne d'autres que lui aurait pu me sauver. Pourquoi serait-il venu, en même temps ? Une chose est sûre, il est bien trop présent dans ma vie depuis que Scott a muté. Je me lève avec difficulté, inspire un gémissement entre mes dents, puis m'avance vers l'inconnu, tâtant la commissure de mes lèvres qui m'arrache une autre grimace. La chaîne siffle à mes oreilles jusqu'à me hurler dessus après quatre pas, m'interdisant d'en faire un de plus. J'ai rasé le mur, il n'y avait que de la pierre. Je fais demi-tour, toujours sous ce bruit strident, pas une porte. Je suis submergé par l'envie de chialer, mais mon bourreau serait trop content.
Je suis maintenant assis au seul coin de la pièce qui m'est autorisé, la tête cognant contre la roche, doucement, mais avec lassitude. Mon ventre a rajouté son lot de sensation. A présent, j'ai faim. J'ai faim comme si je n'avais pas mangé pendant trois jours. Du moins, je l'imagine puisque ça ne met jamais arrivé. Ca fait au moins deux heures que j'attends dans mon coin et que la vie a cessé de se manifester au-delà de cette prison. J'ai éternué cinq fois déjà. Je pense que je vais bientôt entamer ma manche avec les narines chargées. Je sais que ça n'est pas très hygiénique, mais j'ai peu de chose sous la main pour subir ce rhume, avec confort. Je passe ma vie en revue. C'est peu élogieux, mais j'ai la chance d'avoir un peu d'originalité avec mon pote loup-garou. Est-ce suffisant pour s'imaginer mourir avec du vécu, là, maintenant ? Non, mon père a besoin de moi. Je dois me battre pour lui. J'ai envie de hurler, de manifester ma frustration. Je n'en fais rien. J'attends, je patiente, j'imagine Superman forcé une porte quelque part dans la pièce et me dire que je suis sauvé. C'est ce genre de pensée qui me pousse à croire que je suis perdu. Penser à ça est, sans-doute, un symptôme de la folie. Qu'y puis-je ? Je l'ai toujours été de toute manière. Malgré tout, j'entends un bruit de ferraille que j'ai déjà perçu il y a peu de temps : La serrure ! Mes muscles se crispent. Alors une fine lumière s'épaissit devant moi, avant de m'éblouir complètement. Une ombre fait contraste, mais cela ne suffit pas à apaiser mes pupilles fragilisées par tant d'obscurité. Je tends ma main devant moi pour reconnaitre la personne qui me fait face. Cet homme, mon bourreau, semble s'amuser de mon sort. Il me regarde en souriant d'un air pervers. Il sait que si je n'avais pas cette chaine à la cheville, je tenterais une seconde évasion. Il dépose une sorte d'assiette devant moi, avec un mixture peu ragoutante. Mes lèvres se tordent de dégoût, il le voit et l'apprécie. Dans une sorte de jubilation, il me dit :
« Monsieur se la joue fin gourmet ? »
Mon regard est rempli de rage, je la sens me brûler la gorge. Insolemment, je lui réponds sans même retenir ma haine :
« Contrairement à certains, la pâté pour chien, c'est pas mon truc. »
Je le défie du regard tel un félin devant un canin, voulant montrer de quoi il est capable. Je ne peux pas sortir mes griffes au contraire de mon ennemi, mais je ne veux pas lui montrer que j'ai peur. Je ne souhaite pas lui offrir des signes de faiblesses. Il semble se moquer de moi. Je ne vois presque rien avec ce fichu contre jour. Je sens juste qu'il s'approche dangereusement. Dans ma tête, je me répète que son supérieur me veut vivant, pour me rassurer. Il glisse jusqu'à mon oreille et j'en entends sa langue glisser sur ses babines :
« Cette pâté là n'est pas assez humaine à mon goût, si tu vois ce que je veux dire. »
Je frissonne et des images hantent soudainement mon esprit. Ce cannibale me fait comprendre qu'il préférait m'avoir pour repas, plutôt que de bouffer ce qu'il me propose. A voir le contenu de l'assiette, je me dis que moi aussi, je préférerais probablement me dévorer, je risquerai moins l'indigestion ou l'empoisonnement alimentaire. Je cède un silence. Ce n'est jamais une bonne chose, car je le sens jubiler. Pour rompre cela, je ne trouve rien de mieux que de lui demander ce que ma curiosité me dévore depuis des heures :
« Si Scott n'est pas la personne visée, pourquoi vous me gardez en vie ? Je veux dire, personne d'autre ne viendra. »
« Ne me tentes pas ! » Me répondit-il simplement, suivi d'un petit rire dont je me serai bien passé.
Ca m'agace de ne pas savoir. j'ai envie de lui offrir toutes les thèses qui me poussent à croire que telles ou telles autres personnes ne sont pas les cibles, mais j'ai peur qu'il s'en prenne à elles par vengeance ou juste pour me faire souffrir. Mes sourcils se haussent comme pour l'inciter à répondre à ma question. Je n'ai pas ce genre de pouvoir habituellement, mais il semble d'humeur bavarde :
« Réfléchis un peu. Qui pourrait-être visé dans ton entourage ? Qui demanderait à mettre au point un tel plan ? Surement pas ton père ! Il est peut-être shérif, mais tu sais bien à quel point il ne peut rien face à une meute de loup. »
Ce n'est donc pas mon paternel ! Cela me rassure un tant soit peu. Je ne voudrais pas qui lui arrive malheur, bien qu'il est surement entrain de le vivre actuellement. La perte de son fils chéri est, sans aucun doute, sa plus grande crainte. Qu'est ce que je lui fait subir ! Je me déteste pour ça ! J'observe le loup-garou qui s'agite comme s'il réfléchissait seul sur un gros problème mathématique. En réalité, il me torture, il joue avec mes nerfs :
« Peut-être cette cher Lydia ? »
Mon cœur tressaute lorsque son nom traverse ses lèvres. Est-ce parce qu'il s'agit d'un sujet périlleux dont il ne faut pas toucher ou juste parce qu'il connait un peu trop bien mon entourage à mon goût ?
« La fausse superficielle, mais vraie intelligente adolescente en mal de popularité. Mais non, ça ne colle pas, elle n'est qu'humaine après tout, non ? »
J'en sais rien. Les derniers événements m'ont fait douté sur pas mal de chose. Ce que je sais c'est qu'elle ne ferait pas le poids contre une meute de loups en colère. Je n'ose rien dire, j'ai les yeux grands ouverts, autant que ma bouche béat, il peut voir ma peur à présent et je n'arrive pas à y remédier. Après un rictus, il poursuit :
« Mais non, ce n'est pas à elle qu'on s'intéresse. On vise un échelons supérieur. »
J'ai, à présent, un air incrédule. Je ne vois absolument pas de qui il veut parler, alors je lâche un simple :
« Scott ? »
Ca n'a pas de sens, il m'a dit le contraire quelques heures plus tôt et le confirme :
« Mais non ! » Râle-t-il mimant la colère « Je t'ai dit qu'il ne nous intéressait pas ! Cherche encore ! Tu trouveras ! »
Je fais le tour de mes relations, ca me demande moins de dix secondes. Mon entourage n'est pas très étendu. Mon père et moi, on est comme les loups : Solitaire. C'est drôle comme la vie peut jouer de ses mots. Mais moi, j'en ai ni la force, ni les sens et cette ambiance, aussi sombre qu'elle soit, ne m'arrange pas pour réfléchir d'avantage. Les noms se succèdent dans ma tête. Un seul revient, mais c'est totalement ridicule. Je n'ose même pas lui soumettre mon idée. Je m'attends à ce qu'il me rit au nez s'il je fais erreur et je pense que je me joindrais à lui dans son fou rire.
Il se relève, pousse l'assiette avec son pied et m'offre une autre chance de me nourrir. Mon estomac crie famine, mon cerveau demande des réponses. Je suis excédé de ne pas connaitre le fin mot de l'histoire. J'avais pensé à Allison, mais elle n'est qu'une jeune chasseuse. Elle ne ferait pas le poids. J'ai pensé à son père également, mais pourquoi venir m'aider moi ? Je ne suis qu'un vulgaire lycéen qui attire les problèmes. Je ne suis pas une grosse perte en soi, pour de telle personne. Ca me ramène toujours à la même personne et sans que je le veuille, son prénom traverse mes lèvres dans un murmure à peine audible :
« Derek. »
Un humain normal ne l'aurait pas entendu, mais l'homme, en face de moi, n'en est pas entièrement un et semble maintenir tous ses sens pour choper mes moindres faits et gestes. Je le vois alors arquer un sourire satisfait. Si je traduis bien son langage, il affirme ma supposition. Ca n'en était pas une, je n'y crois pas une seconde. Qui pourrait être assez fou pour croire que ce jeune homme solitaire s'inquiète de mon sort ? Ils ont simplement capturer la mauvaise personne. J'ai un premier rictus, il est nerveux. L'homme se fige et me toise en silence. Un autre son de mon hilarité sort sans que je ne le contrôle. Lui, il commence à s'énerver. Ses yeux s'illuminent comme lorsque ces créatures ont dû mal à se contrôler. Il me demande, avec le ton le plus neutre qu'il lui soit possible d'avoir :
« Pourquoi tu ris ? »
Si je lui dis le font de mes pensées, mon sursis se raccourcit. Si je ne trouve pas une idiotie à dire, il ne me lâchera pas, si je la trouve, il me cognera. Les choix sont intéressants. Quoi que je fasses, quoi que je dises, je suis dans la merde. Pourtant, mon rire commence à raisonner dans toute la pièce. Je n'arrive pas à le mesurer, et surtout à le taire. Je suis vite interrompu lorsqu'il me saisit par le col, la rage dans le regard. il me répète, avec agacement, en hachant les mots :
« Pourquoi...tu...ris ? »
J'aborde un visage plus sérieux. Je le fixe avec défi. Je ne sais pas pourquoi, mais il ne m'effraie plus. J'ai comme un blocage dans mon cerveau qui m'empêche d'être rationnel et de penser à la suite, qui est, somme toute, inévitable. Ma respiration devient paisible et pourtant, je sens mes pieds quitter le sol et mon dos raser le mur. Je décide de jouer avec ma vie, car il est inutile d'être torturer pendant des jours pour attendre ce qui n'arrivera jamais :
« Ce qui me fait rire ? C'est que vous avez choisi la mauvaise personne. Derek Hale ne viendra pas. » Mon ton est calme, je ne cherche pas à le contrarier d'avantage qu'il ne le sera fasse à mes révélations. Je continue donc : « Derek et moi, on n'est pas du genre pote, si tu vois ce que je veux dire. Si je meurs écraser sous un bus, ça ne lui fera ni chaud, ni froid. »
Et puis là, c'est mon sang tout entier qui se glace. Je pensais qu'il allait très mal prendre mes paroles. Au lieu de ça, je regagne le sol alors que ses lèvres se courbent en un sourire sournois. Mes sourcils se froncent, j'ai loupé un truc. Il lâche sa prise, frotte mon tee-shirt ridicule pour le défroisser et recule d'un pas, avec toujours cet air effrayant. J'ai envie de lui demander pourquoi il sourit comme un abruti. Je m'abstiens parce que je crains la réponse. Il m'invite :
« Mange, tu seras peut-être aussi étonné par le goût de ton repas que par les fausses idées que tu te fais de ton "non-pote". » glisse-t-il en mimant les guillemets.
Il disparait et le noir me force à réfléchir à ce qui vient de se passer. Mais après cinq bonnes minutes à être resté immobile, contre ce mur, je n'y comprends rien. Je ne vois pas ma gamelle, mais la cherche. Dans ma folie, je me dis que si ce repas n'est pas mauvais, alors des millions de questions vont se soulever. Je tâtonne la pierre, la trouve et goutte avec mes doigts ce qu'on me propose de manger. Verdict...
Voici la suite des aventures de Stiles. N'hésitez-pas à laisser des commentaires. C'est mes débuts en matière de fanfiction sur cette série et sur ce site.
J'espère que cela vous plait, en tout cas.
