– AUTOMNE –
22 septembre – Poudlard.
Aujourd'hui, l'automne faisait officiellement son arrivée. Les jours précédant le vingt-deux septembre étaient pluvieux, nuageux et venteux. Les feuilles des arbres rougissaient à vue d'œil et quelques arbres de la Forêt Interdite perdaient les leurs.
Alors qu'il pleuvait dru, Drago sortit du château. Blaise l'accompagnait, mais renonça bien vite lorsqu'il fut totalement mouillé. Le blond s'en alla vers le terrain de Quidditch, vide à ce moment-là. Il monta dans les gradins trempés. Il s'assit et se lança un sort d'imperméabilité. Le blond était toujours mouillé, mais la pluie ne l'atteignait plus. Il aurait aimé que Blaise soit avec lui, mais il ne pouvait pas le forcer. Drago posa son dos sur la marche juste derrière lui et leva sa tête au ciel, il appréciait voir les gouttes d'eau arriver sur lui sans le toucher.
Plusieurs minutes passèrent et les nuages menaçants s'en allèrent laissant place à un Soleil plutôt timide ne dégageant pas vraiment de chaleur. Des feuilles portées par le vent voletaient à présent près du visage du jeune homme. Il ferma les yeux pour mieux apprécier la fraîcheur de l'automne.
Et puis de légers craquements se firent entendre dans les escaliers du gradin. Des pas se distinguaient du bruissement des feuilles. Drago fit un sourire et lorsque les pas furent près de lui il parla.
– Alors Granger, ça va ?
– Comment savais-tu que c'était moi ? Hermione fut surprise et s'assit à côté de lui.
– Intuition ... Que fais-tu ici ?
– Je t'observe. dit-elle malicieusement avec un grand sourire.
– Vas-y, prend mes répliques. il ouvrit finalement ses yeux et fit un clin d'œil à Hermione.
– J'ai voulu te rendre visite. En Automne. précisa la Gryffondor.
– Pourquoi ça ?
– Je me disais que cela pourrait te faire plaisir, parce que je sais que tu adores passer du temps avec rit de bon cœur à sa réplique.
– Arrête, tu es devenue accro, avoue-le ...
– En tout on s'est vus quatre fois, peut-on devenir accro en si peu de temps ?
– Moi, je peux t'affirmer que oui, il se tourna vers elle et la regarda.
– Alors comme ça tu aimes la pluie ? dit-elle cherchant à changer de sujet.
– Juste quand je ne suis pas mouillé. Quoique...
– Il faut donc croire qu'on n'a rien en commun dans ce cas. elle sourit à cette constatation.
– Si, on a une chose en commun.
– Ah oui ?
– On aime se retrouver une fois par saison, affirma-t-il, le même sourire accroché aux lèvres depuis le début.
– Qui te dit que j'aime te voir une fois par saison ? Hermione ne pouvait pas détourner son regard du visage du blond et elle appréciait le voir sourire, répondre et sembler heureux.
– Tu ne serais pas ici en ce moment sinon.
– Mh ... Tu as sûrement raison.
– J'ai toujours raison ! rectifia-t-il.
– On y croit tous.
– Chut... Apprécie le silence de cet endroit ! il montra d'un mouvement de bras l'ensemble du terrain de Quidditch.
– Dixit monsieur le pipelet.
– Arrête, je ne parle pas tant !
– Il me semble que tu oublies l'épisode de cet été !
– Granger ? elle se tourna vers lui, choquée par l'intonation douce de sa voix.
– Oui ?
– Ta gueule !
Elle finit par se rapprocher du garçon, lorsqu'ils furent côte à côte, elle posa sa tête sur l'épaule du blond. Drago étonné par ce geste passa tout de même un bras autour de sa taille en la rapprochant encore plus de lui.
– Finalement nous pourrons bien admettre qu'en quatre fois, je suis peut-être devenue accro à toi. dit-elle, rompant le silence agréable par la même occasion.
– Nous pourrons aussi admettre que je suis réellement devenu accro à toi.
– Malefoy ?
– Mh ?
– Regarde-moi !, elle se détacha de son étreinte et se mit face à lui.
– Que veux-tu ?
– Regarde ce que j'ai fait ... J'ai trouvé que c'était une bonne idée.
Elle balança son bras devant le visage de Drago. À son poignet était accroché un bracelet d'or où était fixée une version miniature de la rose rouge et transparente que Drago lui avait donnée, un œuf vert, et une glace jaune. D'ailleurs, Drago prit le poignet de la Gryffondor et détacha le bracelet. Il regarda de plus près le bijou.
– J'ai lancé un sort à la rose rouge pour la miniaturiser et la rendre plus solide. Je l'ai toujours sur moi depuis décembre.
Drago releva sa tête pour la regarder avec un sourire.
– Tu étais accro depuis le premier jour ? il fit un clin d'œil.
– Non, c'est juste que j'ai trouvé ton cadeau assez joli pour que je puisse le garder sur moi, mais Hermione ne put cacher la légère couleur rouge qui prit possession de ses joues.
– Tiens, j'ai un autre cadeau.
Il prit quelques feuilles d'arbre qui se trouvaient près lui et sortit sa baguette. Après avoir lancé plusieurs sorts, une figurine de loutre rousse se trouvait dans la paume de sa main.
– C'est ton Patronus n'est-ce pas ?
– Comment tu le savais ?
– Je sais beaucoup de choses Granger. il prit le bracelet et entreprit d'y accrocher la loutre. Tu en as un de chaque saison maintenant. dit-il simplement en attachant le bijou à la main d'Hermione.
– Merci, elle se pencha et lui fit un bisou sur la joue. Dis, j'ai tout de même une question. lâcha-t-elle.
– Oui ?
– Que va-t-on faire maintenant ?
– Arrête de te poser des questions inutiles Granger.
– Oui, mais ...
– Il n'y a pas de mais ! Ta gueule !
– Arrête de me dire ta gueule Malefoy.
– Tais-toi bon sang !
– Je m'arrêterai quand je le voudrai !
– Chut !
– Arrête de me donner des ordres !
- Je fais ce ...
Elle se pencha vers lui et l'embrassa avec force, elle y mit toute sa colère, toute sa passion, toutes ses émotions. Tout se déversait dans ce baiser. La rancœur accumulée depuis la première année, le bonheur d'être embrassé par Drago Malfoy le jour de Noël, tout ce qu'elle ressentait passait dans son baiser. Deux larmes coulèrent sur ses joues et lorsqu'elle eut fini, Drago la regarda, les yeux grands ouverts, il fut tout aussi ému par tant d'émotions et s'empressa de sécher ses larmes avec son pouce. Il posa son front sur le sien et la regarda. Désolé Granger fut la seule chose qu'il puisse dire avant de se faire embrasser à nouveau, avec plus de douceur cette fois-ci.
– Malefoy, ne me détruis pas..
– Jamais..
– Promis ? elle fit une moue d'enfant triste.
– Oui, promis. rit-il.
FIN
