NOTE DE LA TRADUCTRICE: Un énorme merci à tous ceux qui ont pris le temps de laisser des reviews! C'est très apprécié! Bonne lecture.


STEALING HARRY

Chapitre 3


Remus avait vu l'extérieur de la maison des Dursley à plusieurs reprises dans les jours suivant la chute de Voldemort. La plupart des membres de l'Ordre avaient, à un moment ou à un autre, secrètement visité l'endroit par pure fascination. Quand il était devenu évident qu'Harry devrait y habiter, et que Sirius avait acheté la maison voisine pour être plus près de l'enfant, Remus avait passé des heures debout à la fenêtre à observer la rue. Il imaginait facilement que Sirius devait faire la même chose quand il n'était pas présent.

Pourtant, il n'en avait jamais vu l'intérieur. Il se demanda si aujourd'hui, peut-être, il en aurait finalement l'occasion.

Sirius se tenait derrière lui, les bras croisés. Remus devait admettre qu'un étranger, ne sachant pas quel idiot était Sirius en réalité, pourrait avoir peur de lui.

Comme d'habitude, Remus devrait être la voix de la raison.

Il frappa à la porte. Il y eut un bruit de pas et Harry leur ouvrit soudainement. Ses yeux s'écarquillèrent.

- EH BIEN? QUI EST-CE? leur parvint une voix provenant de l'intérieur.

- Nous voudrions parler à ton oncle, Harry, déclara Remus.

Harry hocha la tête et se retourna.

- Oncle Vernon! appela-t-il.

Il y eut un nouveau bruit de pas, plus lourds, leur indiquant que Vernon Dursley approchait. Harry s'écarta avec crainte lorsqu'un homme rougeaud, possédant un cou très épais, atteignit la porte.

- Vous! dit-il en plissant les yeux. Black! ajouta-t-il en apercevant l'autre homme derrière Remus.

Sirius, fidèle à sa promesse, ne dit rien.

- Monsieur Dursley, mon nom est Remus Lupin, dit doucement Remus. Je vois que vous avez déjà rencontré Sirius. Pourrions-nous entrer?

Dursley s'écarta et ils pénétrèrent dans la maison obscure. L'intérieur y était obsessionnellement propre et il y régnait une odeur de… une odeur étrange. Remus pouvait entendre Sirius renifler derrière lui et savait que son ami l'avait également remarquée.

- Nous voudrions discuter un peu à propos d'Harry, continua Remus. Je suis certain que vous êtes au courant, mais Sirius est le parrain d'Harry et bien que nous comprenions que…

- Vous? Le monstre avec la moto? dit Vernon.

Sirius émit un grondement. Remus, abasourdi par l'audace de l'homme, dû rassembler ses esprits.

- Vous savez sûrement que James et Lily ont nommé Sirius dans leur testament, dit-il hâtivement. Nous savons qu'Harry a besoin de protection. C'est pour cette raison qu'il a été placé ici, avec sa famille de sang…

- Ah! Il a besoin de protection contre les gens comme vous, Black, et le reste de votre bande de… de monstres! Comme ses parents!

- Monsieur Dursley, si vous pouviez éviter d'utiliser ce mot, dit Remus en s'efforçant de rester patient.

- Et vous! dit Vernon en se tournant vers Remus. Je suppose que vous en êtes un aussi! Un fainéant, comme la sœur de ma femme et son bon à rien de…

- Si vous dites quoi que ce soit contre James, je vais personnellement enfoncer votre nez jusqu'au fond de votre crâne, grommela Remus.

- Je voudrais bien vous voir essayer! le défia Vernon.

Remus serra les dents.

- Votre fils harcèle Harry. Nous voulons que cela cesse.

- Dudley ne fait rien de la sorte.

- Nous l'avons vu faire, Dursley.

- Le gamin est habillé, nourri, et nous lui mettons un toit au-dessus de la tête. C'est mille fois plus que vous ou son satané parrain avez fait pour lui, dit Vernon alors que son visage tournait au rouge. Jamais nous n'avons reçu le moindre sou pour toutes les dépenses qu'il entraîne. Jamais! Le gamin brise tout ce qu'il touche, met le bordel partout dans la maison…

- Il n'a que huit ans!

Remus attendait que Sirius s'en mêle, mais apparemment, il était devenu un véritable modèle de contrôle de soi.

- Votre fils lance des cailloux aux vieilles dames!

- Mensonges! rugit Vernon.

- Sirius, je crois que tu peux le menacer maintenant, dit Remus.

Mais il n'eut aucune réponse. Il se retourna.

Sirius se tenait dans l'entrée, sa main serrant celle d'Harry. Son autre main tenait un sac à dos terriblement coloré : le sac d'Harry. Harry serrait contre lui une petite grenouille en peluche.

- Vous le gardez dans un placard, dit doucement Sirius. Avec aucune autre source de lumière qu'une vieille lampe torche qu'il a dû voler. Vous l'enfermez là-dedans pour ne pas avoir à vous occuper de lui. Votre fils a brisé tous les jouets qu'il a réussi à récupérer et le tourmente sans arrêt. Et vous aussi, j'imagine.

Sirius souleva Harry dans ses bras et tendit le sac à Remus.

- Vous avez de la chance que je ne vous tue pas, dit-il farouchement.

Vernon Dursley était trop abasourdi pour réagir.

- Vous avez de la chance que je n'appelle pas les Aurors…

- La police, toussota Remus.

- …pour vous faire arrêter, espèce de…

- Sirius, dit sèchement Remus. Viens, allons-y maintenant.

Sirius gronda en voyant Pétunia, qui était entrée lorsque Vernon s'était mis à hurler, et se tenait à présent entre la porte et lui. Elle s'écarta rapidement. Harry frissonna, ses bras serrés autour du cou de Sirius.

Puis ils émergèrent à l'extérieur, dans le soleil, se déplaçant rapidement dans la rue. Remus resta silencieux et Sirius prit un air grave alors qu'Harry restait agrippé à lui, la grenouille en peluche écrasée entre sa main et la clavicule de l'homme.

La porte de la petite maison de Sirius s'ouvrit brusquement et ils entrèrent en coup de vent. Sirius déposa Harry sur le comptoir de la cuisine. Remus mis son sac à dos sur la table.

- Tout ce qu'il possède tient dans ce sac, murmura Sirius.

- Ses vêtements aussi?

- Je ne les ai pas touchés, dit Sirius d'une voix forte. Il n'aura plus besoin d'eux. Nous lui en achèterons de nouveaux.

- Dumbledore va nous tuer, dit lentement Remus.

- Je m'en fiche.

Remus regarda Harry.

- Ils t'enfermaient vraiment dans un placard?

Harry, terrifié, hocha la tête. Il serra ses bras autour de la peluche, tremblant de peur.

- On ne pouvait faire autrement, alors, réfléchit Remus.

- C'est sûr qu'on ne pouvait faire autrement! rugit Sirius.

Remus vit Harry grimacer.

- Tu as vu! Tu lui as parlé toi-même à ce monstrueux Moldu!

- Sirius, tu lui fais peur.

- Eh bien, je suis en colère!

- Il n'a que huit ans! Ferme là si tu ne veux pas que je te la ferme moi-même! répliqua Remus d'un ton cassant.

Sirius, surpris par le venin dans ses mots, s'interrompit. Il se tourna vers Harry qui les observait.

- Je… j'ai huit ans et demi, précisa tranquillement Harry.

Un instant passa dans le silence absolu. Puis Sirius rejeta la tête vers l'arrière et éclata d'un rire soudain. Il s'approcha du comptoir en essuyant ses larmes et étreignit Harry. Remus se laissa tomber sur une chaise et posa sa tête dans ses mains, l'air épuisé.

- Alors, que penses-tu de ça, Harry? dit Sirius quand il se fut finalement calmé. Tu voudrais venir vivre avec ton parrain?

- Je pourrai avoir des livres? demanda timidement Harry.

Remus laissa échapper un gloussement amusé.

- Absolument, promit Sirius. Nous pouvons même aller directement à la librairie…

Remus releva la tête.

- Je crois que ce serait une bonne idée, admit-il. Je ne pense pas qu'Harry devrait rester ici. C'est trop près des Dursley. C'est dangereux, ajouta-t-il à l'intention de Sirius, qui hocha la tête.

- Ton appartement, alors?

- C'est un peu étroit, soupira Remus, mais je crois que ce sera plus sûr.


Harry refusait de se séparer de sa grenouille et n'arrêta de trembler que lorsqu'il fut installé dans l'un des énormes fauteuils de Sandust Books.

- Je crois qu'il vaudrait mieux pour moi de repousser ce voyage en Inde, dit pensivement Remus alors que Sirius revenait avec sa copie des Terrassiers et la remettait à Harry.

Le garçon avait solennellement installé sa grenouille entre sa hanche et l'accoudoir du fauteuil. Il releva ses genoux pour soutenir le livre et commença sa lecture.

- Tant qu'à avoir des ennuis, il vaudrait mieux pour nous d'être tous deux présents pour les affronter.

- On croirait presque que c'est toi son parrain.

- James était mon ami aussi, reprocha Remus.

Sirius croisa les bras en observant Harry.

- Si tu veux y aller, tu devrais, mais je préfèrerais que tu restes.

- Alors je vais rester. Et de toute façon, tu ne sais pas où se trouvent les choses dans mon appartement, déclara Remus avec un sourire. Par contre, il n'y a que le lit et le canapé…

- Nous mettrons Harry sur le divan. Il peut partager avec Patmol, dit Sirius.

- Tu perds tes poils.

- Je prépare ma fourrure d'été.

- Alors tu prépares ta fourrure d'été depuis douze ans, répondit Remus. Donc…

- Donc?

- Tu veux envoyer le hibou à Dumbledore ou bien c'est moi qui le fais?

Sirius soupira.

- Je vais le faire. Garde un œil sur lui.

- Je doute fort que je ferai quoi que ce soit d'autre dans les prochaines années, murmura Remus lorsque Sirius eut disparu.

Il aperçut Harry l'observer par-dessus son livre.

- Harry, dit lentement Remus. Tu as toujours peur?

- Non, dit Harry en serrant sa grenouille.

Remus s'accroupit près du fauteuil.

- Tu veux vraiment venir avec Sirius, pas vrai? demanda-t-il doucement.

Harry hocha la tête.

- Je peux voir ta grenouille?

Harry la lui tendit. Remus retourna la vieille peluche entre ses mains. C'était le genre de jouet qu'on gagne à la foire. Il supposa qu'Harry l'avait trouvée quelque part et l'avait gardé comme ours en peluche. Elle était usée, sale, et de la peluche ressortait de l'un de ses pieds palmés.

- Sirius m'a dit que tu crois que je suis un magicien, dit-il.

- Et c'est vrai, n'est-ce pas? demanda Harry. Et votre chien est magique.

- Harry, quel genre de magie je peux faire, d'après toi?

- Vous pouvez rendre les chiens intelligents et faire disparaître et bouger des trucs, dit rapidement Harry. Et aussi savoir des choses sur les gens.

- Harry… il y a deux mondes différents, tu vois. Il y a le monde dans lequel vivent ton oncle, ta tante et ton cousin. Nous les appelons des Moldus, dit prudemment Remus. Et il y a un autre monde, duquel Sirius, toi et moi faisons partie. C'est celui qu'on appelle le monde des sorciers.

- Moi aussi? demanda Harry.

- Oui, Harry, déclara Remus. Tu es magique, comme nous.

Il sortit sa baguette de sa poche arrière et la pointa sur la grenouille.

- Tu veux voir un tour de magie, Harry?

Harry hocha la tête avec impatience.

- Recurvite, dit Remus et la couleur vert terne s'illumina alors qu'une cascade de bulles de savon glissait sur la grenouille. Reparo, poursuivit-il et les yeux d'Harry s'écarquillèrent en voyant la déchirure sur le pied palmé se réparer et la peluche se réfugier à l'intérieur du jouet.

Une fois les mots prononcés, on aurait cru qu'il s'agissait d'une peluche neuve. Remus la retourna pour s'assurer qu'il ne restait plus rien à réparer et la rendit à Harry.

- Est-ce que vous venez de Narnia? demanda Harry, impressionné.

- Non, Harry, je suis originaire du Yorkshire, dit Remus en souriant. Écoute, tu comprends que nous ne pouvons parler de la magie à personne, pas vrai? Aucune mention de quoi que ce soit de magique!

- Je ne dirai rien! promit Harry.

- Croix de bois?

- Croix de fer!

- C'est bien, dit Remus alors que la porte de l'arrière-boutique s'ouvrait et que Sirius revenait.

- C'est envoyé, dit-il. Hé, Harry, je vois que Lunard a réparé ta grenouille.

Harry caressa la tête de la peluche.

- Vous êtes magique aussi?

- Ouais, dit Sirius. Tout comme toi et ton… ton papa et ta maman, dit-il avec une légère hésitation.

- Et Patmol, dit Harry.

Les deux hommes échangèrent un regard rapide.

- Harry… commença Sirius.

- Pas maintenant, Sirius, murmura Remus.

Sirius lui lança d'abord un regard rebelle, mais il s'apaisa rapidement.

- Je crois qu'on devrait d'abord emmener Harry chez moi et lui faire manger quelque chose. Je veux qu'il soit nourri et reposé lorsque Dumbledore arrivera.

- Il faudra lui trouver des vêtements aussi, grogna Sirius.

- Nous nous en occuperons lorsque tout ceci sera réglé. Allez, viens, Harry. Tu peux apporter le livre…

Remus ramassa son sac à dos pour la deuxième fois. L'une des bretelles se déchira, usée jusqu'à la corde.

- Tu sais quoi, dit-il calmement à Sirius. Nous allons tout régler, puis nous retournerons chez les Dursley pour leur faire la peau, d'accord?

- Je voulais le faire la première fois, dit Sirius avec un sourire.

La distance n'était pas très grande entre la librairie et l'appartement de Remus. Ils arrivèrent en même temps qu'un grand homme aux cheveux roux qui provenait de la direction opposée.

- J'ai aussi contacté Arthur par Cheminette, dit Sirius d'un air timide quand Remus lui lança un regard furieux. J'ai pensé qu'il saurait quoi faire.

- Salut les gars, dit Arthur Weasley en accourant alors que Remus ouvrait la porte. Oh, mince! Vous êtes dans de beaux draps! dit-il gaiment. Kidnappeurs et briseurs de sorts en plus…

- On espérait que tu sois de notre côté, l'interrompit Sirius.

- Et voici Harry? Tu es un tout petit bout d'homme, pas vrai? dit Arthur en se penchant vers lui.

Harry lui sourit derrière sa grenouille.

- Tu as tout juste l'âge de mon Ron, je parie. Huit ans, huit ans et demi?

- Et demi, dit timidement Harry.

- Harry, voici Monsieur Weasley. C'est un ami à nous, dit Remus alors qu'ils se pressaient tous à l'intérieur.

Les trois hommes adultes et le garçon remplissaient à eux seuls l'étroit séjour. Remus se dirigea vers la cuisine.

- Un moment. Je vais nous préparer du thé. Tu voudrais des scones, Harry?

- Oui, merci, dit Harry.

Sirius l'aida à monter sur le vieux divan rapiécé. Arthur se laissa tomber sur une chaise grinçante et Sirius s'appuya contre la cheminée.

- Bon, je veux toute l'histoire avant que les Aurors et le Ministère ne s'en emparent, dit Arthur en se penchant vers l'avant. Tu as dit qu'ils maltraitent le garçon, Sirius?

- Son cousin le harcelle sans cesse, répondit Sirius. Tu devrais voir la taille qu'il a.

- Il mange tout ce que je fais pour le petit déjeuner, dit Harry en fronçant les sourcils.

- Tu prépares le petit déjeuner? demanda Arthur.

- C'est la tante Pétunia qui me le demande.

- Et il dort dans un placard, dit lentement Sirius. Ils l'enferment là-dedans quand ils jugent qu'il doit être puni.

Arthur releva les sourcils.

- Dudley a deux chambres à coucher, murmura Harry.

- Pour quelle sorte de raisons t'enferment-ils, Harry?

- Mes cheveux, dit Harry en les ébouriffant. Ils sont trop emmêlés. Et une fois j'ai…

Il regarda Sirius qui lui lança un regard d'encouragement.

- Et une fois, j'ai dit que je parlais à un animal, mais en fait, c'est lui qui me parlait, dit-il sombrement.

Arthur reposa son visage dans sa main.

- Je crois qu'on pourrait monter un dossier en plaidant la négligence parentale si j'y travaillais avec les Moldus, mais je préfèrerais qu'ils ne s'en mêlent pas trop. Tu crois que les Dursley se battront pour la garde?

- Je les tuerai s'ils le font, dit calmement Sirius.

- Voyons, voyons, dit Arthur pour le rappeler à l'ordre.

Remus entra, transportant une bouilloire et trois tasses, le tout empilé contre les lois de la physique d'une part et d'autre d'une assiette de scones.

- Ils ne sont pas terriblement frais. Je partais alors je n'ai pas pris la peine de faire les courses, dit-il en s'excusant.

Harry regarda les scones avec convoitise et parut surpris quand Remus lui en donna un en entier. Il le mangea lentement, sans faire de miettes, et sirota son thé le plus silencieusement possible tandis que les trois hommes lui jetaient des regards en se raclant la gorge. Enfin, Remus rassembla le tout et demanda à Harry de l'aider à nettoyer. Celui-ci sauta du canapé et le suivit docilement dans la cuisine, laissant sa grenouille.

- Vous êtes dans la merde, dit franchement Arthur lorsqu'Harry eut disparu. Tu sais qu'il a été confié aux Dursley à cause du sort de protection.

Sirius l'observa fixement.

- Bien sûr que oui. J'ignorais que tu étais au courant.

- Cela signifie que maintenant, il n'est plus protégé.

- Il m'a moi. Et il a Remus aussi. Il n'existe pas deux meilleurs sorciers au monde. Nous trouverons bien un moyen.

- Beaucoup d'anciens Mangemorts ne désirent rien de plus que mettre la main sur lui, tu sais, dit sombrement Arthur.

- Personne ne sait qu'il est ici. Je vais vendre ma maison et nous nous ferons une place quelque part, peut-être à Pré-au-Lard…

- Vous ne serez jamais autorisés à vivre parmi d'autres sorciers.

- Je ne vois pas pourquoi.

- Il est célèbre, Sirius. Il n'aurait jamais un instant de paix.

Sirius se frotta le visage.

- Eh bien, j'ai vécu parmi les Moldus tout ce temps, je doute que quelques années de plus fassent une différence. Il ira à Poudlard bientôt. Il sera en sécurité là-bas.

- S'il a des pouvoirs magiques, répliqua Arthur.

- Il est le fils de James! Comment ne pourrait-il pas en avoir?

Il y eut un grand bruit dans la pièce d'à côté.

- Ça va, Remus? demanda Sirius.

- Ça va, appela Remus. Juste une tasse cassée.

- Eh bien, tu sais, le pauvre petit Neville Longdubat n'a pas encore montré une trace de magie, déclara Arthur. Des rumeurs courent déjà à son sujet. On dit qu'il pourrait être un Cracmol.

- Sirius! Arthur! Venez voir ça!

La voix urgente de Remus leur parvint de la cuisine. Les deux hommes se pressèrent jusqu'à la porte.

Harry était assis sur le comptoir, concentré sur une pile de morceaux de céramique blancs. Avec précaution, il en attacha un fragment sur les restes déchiquetés de la tasse qui avait chuté. La fissure se scella d'elle-même et Harry sourit fièrement.

- Tu disais? dit tranquillement Sirius en se tournant vers Arthur.