NOTE DE LA TRADUCTRICE: Salut à tous! Merci encore pour tous les encouragements et reviews. Ça me fait plaisir de traduire cette fic pour vous. J'ai quelques précisions à faire concernant le rating. Pour l'instant c'est assez général, mais dans les prochains chapitre, l'histoire méritera son M alors ne soyez pas surpris. Si vous êtes contre les relations homosexuelle, il vaudrait mieux ne pas aller plus loin. Il ne se passera rien dans ce chapitre, mais c'est pour bientôt. Bonne lecture.
J'ai oublié de vous dire que Parvus Rana signifie "petite grenouille" en latin.
STEALING HARRY
Chapitre 8
Alors qu'il traversait Poudlard, Harry observa les alentours. Les yeux écarquillés, il tentait désespérément de tout voir : les portraits, les draperies, les grands qui marchaient dans les couloirs. Peu d'entre eux remarquaient Harry, mais ils furent nombreux à remarquer le professeur Rogue.
Dès qu'ils furent sortis de l'école, Harry se retourna pour regarder le château qu'il avait si souvent vu en images.
Le professeur Rogue le guida jusqu'à un vaste terrain. Un vrai stade de Quidditch, pensa Harry avec émerveillement en remarquant les grands anneaux dorés et les sept silhouettes qui volaient déjà autour d'eux.
Harry s'arrêta, stupéfait et craintif. Le professeur Rogue se tourna vers lui.
Il avait regardé Fred et George voler, et il avait vu des photos d'équipes professionnelles, mais il était très différent de voir le sport en vrai, pratiqué par des joueurs expérimentés. Il suivit le Souafle des yeux alors que les élèves se le passaient rapidement et étouffa une exclamation de surprise lorsqu'un Cognard se heurta à l'un d'entre eux.
- Viens jusqu'aux estrades, ordonna le professeur Rogue, mais Harry ne l'entendit pas.
Une élève effectuait une plongée spectaculaire, lancée à la poursuite d'une lueur dorée qui disparut presque immédiatement. La jeune fille redressa brusquement son balai.
Le professeur Rogue lui donna une petite poussée, tirant Harry de sa rêverie et il s'avança jusqu'à l'échelle qui menait aux estrades. Il l'escaladait déjà lorsque Rogue le rejoint. Les barreaux étaient conçus pour des enfants bien plus grands que lui, mais Harry réussit tant bien que mal à se rendre au sommet, bien qu'il soit à bout de souffle lorsqu'il y parvint.
Ils étaient gracieux… et complètement libres. Leurs robes vertes brillaient dans la lumière du soleil, fouettant l'air derrière eux alors qu'ils volaient. Leurs gants de cuir et les crampons de leurs bottes grinçaient au moindre mouvement.
- Voici l'équipe de la Maison Serpentard, dit le professeur Rogue derrière lui. C'est l'équipe de ma Maison. Elle est favorite au championnat cette année.
Harry regarda l'un des batteurs éviter le Souafle et, d'un même mouvement, frapper un Cognard vers un autre joueur. Il sentit le professeur Rogue le guider jusqu'à la première rangée de sièges et appuya ses bras sur la rambarde, levant les yeux et étirant le cou pour continuer à regarder.
C'était génial. C'était du Quidditch. Harry ne pensait pas pouvoir un jour se lasser de regarder les joueurs se heurter l'un à l'autre, se quereller et poursuivre les Cognards. Il ignorait combien de temps il passa à les observer en cet après-midi ensoleillé et frisquet, alors que ses nouveaux cheveux longs étaient fouettés par le vent. Le professeur Rogue hurlait des ordres de son siège à proximité. Trop tôt, cependant, l'homme l'entraîna en bas des estrades jusque sur le terrain, où les élèves atterrissaient et rangeaient les balles tout en discutant alors qu'ils retiraient peu à peu leur équipement.
- Hé, Professeur! appela un grand garçon blond. Qui est le gosse?
Harry réalisa qu'on faisait allusion à lui et se cacha derrière la robe de Rogue.
- C'est mon neveu, Parvus, déclara simplement le professeur Rogue.
Les autres élèves se tournèrent vers le garçon qui avait parlé comme si celui-ci venait de s'attirer des ennuis.
- Il viendra… me rendre visite de temps à autre.
- Tu es une toute petite chose, pas vrai? dit l'une des filles en s'accroupissant devant Harry.
Il remarqua qu'elle était beaucoup plus âgée que les autres, mais elle était la plus petite d'entre eux.
- Que penses-tu de notre jeu?
- C'était génial! dit Harry en un souffle, sans bouger de sa cachette derrière la jambe droite de Rogue.
La jeune fille retira une petite boule dorée de sa poche et Harry regarda l'objet brillant déployer ses ailes. Un vrai Vif d'Or. Il le suivit des yeux, coincé entre le pouce et l'index de la jeune fille.
- Tu crois pouvoir l'attraper? demanda-t-elle.
Harry hocha la tête. Elle laissa le Vif s'envoler et la main d'Harry s'allongea presque instinctivement. Il vit qu'elle s'apprêtait également à l'attraper et il savait qu'elle ne croyait pas un instant qu'il pourrait la devancer, mais cela n'avait pas d'importance, car ses doigts se refermaient déjà autour de la balle, écrasant légèrement l'une de ses ailes.
Les élèves se regardèrent avec surprise. La jeune fille faillit tomber à la renverse sous le choc. Le professeur Rogue avait les yeux fixés sur Harry.
- Redonne-lui le Vif d'Or, Parvus, ordonna-t-il.
Harry tendit la main. La jeune fille se redressa et le prit entre ses doigts.
- Poursuiveurs, vos passes doivent être améliorées, annonça Rogue tandis que les élèves échangeaient des regards étonnés. Vous vous exercerez à nouveau demain soir après le dîner. Batteurs, revoyez vos trajectoires. Gardien, essaie d'arrêter quelques buts la prochaine fois. Attrapeuse…
Il se tourna vers la jeune fille qui laissait échapper et rattrapait le Vif d'Or à répétition, comme pour tester ses réflexes.
- Assure-toi de pouvoir attraper le Vif d'Or avant un enfant de huit ans la prochaine fois.
Elle rougit et Harry aperçu sur son visage un regard de haine qui lui était destiné.
Les joueurs se retournèrent pour partir, discutant et se bousculant, se frappant les uns les autres avec leurs balais. Harry suivit le professeur Rogue. Il ne désirait rien de plus à cet instant que d'être un membre de l'équipe de Quidditch de la Maison Serpentard, de porter une éclatante robe verte et des gants de cuir, de se faire traiter d'emmerdeur par son capitaine ou de se faire tirer les cheveux par l'Attrapeuse.
Et alors, du coin de l'œil, il aperçut une masse de rouge et se retourna.
Une autre équipe se regroupait sur le terrain, parlant et rigolant ensemble. L'un des joueurs faisait la démonstration d'un nouveau truc, remontant son balai en spirale alors qu'il s'accrochait au manche en serrant les genoux. L'un d'eux entourait l'une des filles de ses bras et les autres expliquaient à un très jeune garçon comment attraper un Cognard.
- C'est qui, eux? demanda Harry en les pointant du doigt.
Le professeur Rogue attrapa son poignet pour baisser sa main.
- Gryffondor, dit-il avec dédain. Allez, viens.
- Mes parents étaient à Gryffondor, par vrai? demanda Harry en se retournant alors que Rogue l'entraînait au loin.
- Tout comme les deux incompétents qui s'occupent de toi, dit le professeur Rogue.
Harry fronça les sourcils, mais il se rappela qu'il avait promis à Lunard de rester poli.
Ils se séparèrent de l'équipe de Serpentard, qui se dirigea vers un hangar près du terrain, et retournèrent vers le château. Maintenant qu'il pouvait l'observer librement pendant de longues minutes, Harry s'efforça d'en mémoriser les moindres détails : les tourelles, les fenêtres étroites couronnées de gargouilles et de grandes arches sculptées.
Le professeur Rogue devait parler à quelques enseignants et il ne pouvait pas, comme il le souligna clairement, laisser un enfant seul, surtout dans un atelier de potions. Il emmena Harry. Il ne s'agissait pas exactement d'une visite guidée, mais Harry réussit à obtenir avec succès quelques explications, de brèves réponses à ses questions, et il eut l'occasion de voir une bonne partie du château. Le professeur Rogue dut le porter en haut d'un escalier, car ses jambes n'étaient pas suffisamment longues pour en monter trois marches à la fois. Les marches entre celles-ci, expliqua le professeur, n'étaient qu'une illusion. Un autre escalier se déplaça pendant qu'ils le montaient et Harry faillit en tomber sous l'excitation.
Lorsqu'ils eurent reçu un livre de la part du professeur McGonagall, remis un paquet d'une étrange poudre verte au professeur Flitwick afin qu'il puisse l'utiliser pour son cours du lendemain, et se furent rapidement cachés du professeur Trelawney – Harry ne put blâmer Rogue d'agir ainsi, car elle était décidément très effrayante – il était presque l'heure de dîner.
- Tu mangeras dans la grande salle avec les élèves, déclara le professeur Rogue alors qu'Harry le suivait vers l'avant du château. Trouve Alexander Lestrange, que tu as rencontré cet après-midi à l'entraînement de Quidditch. Il gardera un œil sur toi pour s'assurer que tu ne casses rien.
Harry trouva ceci un peu injuste puisqu'il n'avait rien cassé de toute la journée, mais lorsqu'il ouvrit la bouche pour intervenir, ils pénétraient justement dans la grande salle, et la vue de la vaste pièce, apparemment sans toit et remplie de tables, lui fit oublier ce qu'il allait dire.
Rogue le poussa doucement et il se dirigea, en trébuchant un peu, vers la table ornée d'une bannière noire et verte sur laquelle glissait un serpent. À la table d'à côté, il aperçut quelques joueurs de Quidditch de l'équipe de Gryffondor, ainsi que le petit garçon assis avec eux. Alexander, le capitaine de l'équipe de Serpentard, n'était pas très loin d'eux. Harry s'approcha de lui prudemment.
- Hé, le gosse, dit le garçon. Tu as perdu ton oncle?
- Il a dit que je devais manger avec toi, répondit Harry en arrivant heureusement à ne pas bégayer nerveusement.
- D'accord. Alors, monte, dit tranquillement Alexander et Harry grimpa sur la banquette.
Il écouta les élèves parler de leur entraînement, de leurs cours, et sur un ton étonnamment désobligeant, de leurs camarades de classe. Sirius aurait sa peau s'il entendait Harry parler ainsi des Weasley. Il ne prit aucunement part à la conversation, sauf pour donner quelques renseignements au sujet de sa présence.
- Psst!
Harry se retourna un peu sur son siège, essayant de voir d'où était venu le murmure.
- Psst! Derrière toi!
Harry allongea le cou. Le petit garçon de Gryffondor, celui qu'il avait vu sur le terrain de Quidditch, lui souriait.
- Nous n'avons plus de petits pains, dit-il. Il vous en reste?
Harry attrapa le panier et le lui passa sans attirer l'attention des Serpentard.
- Merci! dit le garçon.
Il en prit deux avant de remettre le panier au garçon à sa droite. Harry se retourna un peu dans son siège pour lui sourire en retour.
- Tu t'appelles comment? demanda-t-il.
- Olivier, répondit le garçon, mais je ne suis pas censé parler aux Serpentard.
- Je ne suis pas à Serpentard, dit Harry. Je suis juste en visite.
Le garçon pencha la tête.
- Ouais, c'est vrai que tu es un peu petit, même pour un première année. Tu es ici pourquoi?
Harry lui mentit, mal à l'aise.
- Mon nom est Parvus. Je suis le neveu du professeur Rogue.
- Ah, ouais, j'ai entendu parler de toi! dit Olivier en souriant. Le capitaine de Gryffondor a dit que le capitaine de Serpentard a dit que tu es meilleur que leur Attrapeuse!
- Non, dit Harry avec un large sourire. Tu es dans l'équipe?
- Moi? Non, je suis en première année, nous ne sommes pas autorisés, dit Olivier en fronçant les sourcils. Tu vois le grand, là-bas?
Harry remarqua un grand garçon eux cheveux roux assis près d'eux. Il ressemblait un peu à Ron.
- C'est Bill Weasley, le capitaine de l'équipe. Il me laisse transporter les balais et poursuivre les balles qui s'échappent puisque je pourrai seulement jouer l'année prochaine. Je joue comme Gardien. Je serai le meilleur joueur de Quidditch au monde, ajouta-t-il.
- Hé, le gosse, qu'est-ce que tu fiches? Dubois, occupe-toi de tes affaires! dit méchamment Alexander Lestrange.
Rougissant furieusement, Olivier se retourna et se pencha sur son assiette. Alexander se tourna vers Harry et le secoua doucement par son col.
- On ne parle pas avec ceux-là, dit-il.
- Pourquoi pas?
- Parce que nous sommes à Serpentard. Pourquoi aurions-nous besoin de discuter avec des mauviettes de Gryffondor?
Harry n'y comprenait rien, mais il comprit cependant que s'il tentait de nouveau de se retourner, il aurait sûrement des ennuis. Alors il resta assis très droit pendant qu'il mangeait, écoutant les autres discuter.
- Et j'ai parlé à un garçon nommé Olivier, et nous avons eu du pudding pour dessert, et je suis allé à la Volière, et il y avait de la crotte de chouette partout, et nous sommes retournés au bureau de Dumbledore, et il m'a donné un sorbet, et il m'a montré tous les vieux directeurs, et il a un Phénix, et il m'a rendu mes cheveux courts, et il a fait apparaître ma cicatrice à nouveau, et je suis rentré.
Sirius ignorait qu'un enfant doté de si petits poumons pouvait parler de façon continue pendant si longtemps. Il avait eu droit à un bon monologue d'environ trente minutes alors qu'ils prenaient leur repas du soir. Il écouta attentivement Harry lui décrire sa journée alors que le gamin sautait sur sa chaise avec énergie. Harry n'avait pas l'air traumatisé du tout.
- Et le meilleur de tout, dit Harry en s'arrêtant finalement pour respirer, c'est que j'ai vu un vrai Vif d'Or.
Sirius cessa de mâcher.
- Vraiment? dit-il.
Harry hocha la tête.
- Une fille de l'équipe de Serpentard me l'a montré et m'a dit de l'attraper et j'ai dit que j'allais le faire, mais elle ne croyait pas que je pourrais l'attraper alors elle a essayé de l'attraper avant moi, mais je l'ai attrapé avant elle. Elle n'était pas très contente, finit-il d'un air songeur.
- Tu as attrapé un Vif?
- Mmm. Mais pas sur un balai, sur le sol.
Sirius réfléchit.
- Alors on dirait que tu as passé un bon moment.
- Uh huh. Où il est, Lunard?
- Il est sorti ce soir.
- Tu me montres ton jeu d'échecs?
- D'accord, si tu veux.
Jusqu'à maintenant, Sirius s'était abstenu de montrer à Harry son jeu d'échecs magiques. Des années auparavant, il avait appris à quelques pièces à jurer et elles avaient tendance à scandaliser un peu les gens. Mais il fallait bien que le garçon apprenne à jouer un jour ou l'autre.
Harry se leva sur sa chaise alors que Sirius se dirigeait vers un placard dans le couloir pour en retirer un lourd coffret de bois. Il l'ouvrit, révélant deux compartiments pour les pièces, chacune d'entre elles bien installée dans un petit trou de velours, ainsi qu'un élégant jeu aux carreaux noirs et crème.
- Il appartenait à mon grand-père, dit-il. Il me l'a offert quand j'avais quatorze ans.
Harry ramassa l'une des pièces et se mit à rire quand celle-ci se mit à se tortiller entre ses doigts, exigeant d'être relâchée. Sirius tapota le coin du jeu avec sa baguette et toutes les pièces se mirent en place, sauf le fou qu'Harry tenait toujours.
- Viens là, je vais te montrer comment ça fonctionne, dit Sirius en soulevant Harry pour l'asseoir sur ses genoux.
Harry se pencha en avant avec impatience.
- Alors, celui-ci c'est le cavalier et il se déplace en forme de « L »…
Quand Remus rentra, il trouva Sirius assis sur une chaise, les yeux clos. Harry était recroquevillé contre lui, l'une de ses mains agrippée à la chemise de son parrain alors qu'il dormait. Remus retira son manteau et ses chaussures et souleva Harry pour le transporter jusqu'à son lit.
- Pas fatigué, bâilla Harry en s'éveillant.
- Tu dormais.
- Lunard?
- Mmmm?
- Tu étais parti où?
- J'étais sorti rencontrer quelqu'un.
- J'ai rencontré des tas de gens aujourd'hui.
- J'en suis sûr. Tu me raconteras tout demain après l'école.
- Lunard?
- Oui, Harry?
- Je veux un balai pour mon anniversaire.
Remus rigola.
- D'accord, gamin. Je le dirai à Sirius.
Les yeux d'Harry se fermèrent et Remus éteignit la lumière. La veilleuse, le robot jouet, éclairait la pièce sombre d'une lueur jaunâtre.
Dans la cuisine, Sirius se redressait pour ramasser le jeu d'échecs.
- Je n'avais pas réalisé qu'il était aussi tard, dit-il d'une voix ensommeillée.
Remus s'avança vers l'évier pour prendre un verre d'eau. Il en tendit un deuxième à Sirius.
- Harry s'est bien amusé?
- On dirait. Dumbledore lui a montré Fumsec et il a rencontré quelques professeurs. Et puis il a vu un entraînement de Quidditch.
- Grosse journée pour le gamin. Et toi?
- J'ai travaillé sur la moto. Tu sais, Arthur dit qu'il pourrait bien y avoir un marché. Je pense peut-être en acheter une deuxième et l'ensorceler un peu, puis voir si je pourrais la revendre.
- Ce n'est pas une mauvaise idée.
- Alors, ton rendez-vous? Comment était la fille?
Remus secoua la tête.
- Immensément ennuyeuse. Et une fumeuse, en plus. J'abandonne.
- Molly pourrait toujours t'organiser quelque chose avec Allison Sparrow. J'emmène Moira au cinéma Moldu mercredi prochain. Tu arrives à croire qu'elle n'y est jamais allée?
- C'est la femme que Molly voudrait qu'Harry ait comme mère? demanda Remus d'un ton un peu sarcastique.
- Eh bien, ça ne peut pas faire de mal de passer du temps avec elle. Je n'ai pas eu un vrai rendez-vous depuis des siècles. Tu sais comment c'est avec Harry, répondit Sirius. J'adore ce gamin, mais disons qu'il monopolise la vie sociale.
- Bof, pour moi il ne fait pas une énorme différence.
- Lunard, je sais bien que ce n'est pas mes affaires, mais après dix-sept ans, tu ne m'as toujours pas expliqué exactement si tu t'intéresses aux filles ou non, dit Sirius.
- Cela a tant d'importance pour toi?
- Eh bien, cela devrait en avoir pour Allison Sparrow, tu sais.
Remus s'appuya sur le comptoir, regardant le plafond.
- Non, je ne suis pas trop intéressé par les filles.
- Parce que, tu sais, ce n'est pas comme si je ne connaissais pas quelques mecs…
- Sirius, ne t'avise pas de terminer cette phrase. Je ne veux pas que mon meilleur ami me trouve un copain.
- Qui le fera sinon?
- Je peux me trouver quelqu'un moi-même, je ne suis pas encore aussi pathétique, dit Remus avec un sourire. J'espère que Moira sera bien pour toi.
Sirius lui rendit son sourire.
- Tu sais, quand viendra le temps d'expliquer à Harry les choses de la vie, je crois que je ferais mieux de m'en charger.
- On verra. On ne sait jamais, peut-être qu'il suivra mes traces.
Recroquevillé dans son lit avec Grenouille serrée contre lui et une épaisse couverture à motif étoilé le gardant bien au chaud, Harry sourit dans son sommeil en entendant les rires de Lunard et Sirius provenant de la cuisine.
