STEALING HARRY

Chapitre 16


- Tu sais, j'ai réfléchi, dit Sirius pendant le dîner, après qu'Harry ait terminé son monologue habituel sur les évènements de la journée.

Remus était resté silencieux pendant tout le repas. Il avait quelques nouvelles cicatrices et était particulièrement complexé par celle sur sa main.

- Mon Dieu, soupira-t-il. Ce n'est jamais une bonne chose quand Sirius réfléchit, dit-il à Harry qui éclata de rire avant de prendre une énorme bouchée.

- On prend de plus petites bouchées, s'il te plaît, le réprimanda Sirius avant de continuer. Comme je disais avant d'être aussi vilainement interrompu, j'ai réfléchi et je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas aller voir la Coupe nous aussi.

Remus et Harry le regardèrent, perplexes.

- Mais je pensais que Professeur Rogue m'y emmènerait, dit Harry.

- Eh bien, il n'y a aucune raison pourquoi Remus et moi ne pourrions pas aller encourager Gryffondor aussi, dit raisonnablement Sirius. Beaucoup de parents vont voir la Coupe. Je serais prêt à parier qu'Arthur et Molly y seront. Bill est capitaine maintenant. Ils voudront voir son dernier match.

- Cela pourrait être dangereux. Si des gens nous voient, ils chercheront Harry et je n'ai jamais cru qu'un peu de magie et des cheveux longs étaient suffisants pour le cacher, dit Remus d'un air inquiet.

- Eh bien, ils ne le chercheront pas dans les tribunes de Serpentard, répondit Sirius. Et c'est là qu'il sera.

- Je voulais m'asseoir avec Olivier, mais il transportera les balais et les serviettes, alors il sera sur le terrain, ajouta Harry. Je suppose que je serai assis avec le professeur Rogue.

- Qui vas-tu encourager? demanda Sirius et Harry prit un air pensif.

- Les serpents sont bien, dit-il, mais Olivier est mieux et il est à Gryffondor.

- Si tu es assis avec les Serpentard, tu devras encourager Gryffondor très silencieusement et discrètement, lui conseilla Remus.

- Allez, Gryffondor! s'exclama Sirius.

- Allez, Gryffondor! l'imita Harry.

Remus sourit.

- Nous ferons beaucoup de bruit pour toi, pas vrai, Lunard? dit Sirius.

- Peut-être que nous pourrions avoir des places avec Arthur et Molly, déclara Remus d'un air réticent.

- Molly fait de la bonne salade de patates, annonça Harry. Mais elle met du jambon dans ses sandwiches alors je l'ai donné aux canards.

- Aux canards? demanda Remus. Elle garde des canards maintenant?

- Le sandwich au complet? demanda Sirius.

- Non, nous étions au parc, répliqua Harry. Juste le jambon, je l'ai enlevé. Je ne savais pas que les canards aimaient le jambon.

- Quand êtes-vous allés au parc? demanda Remus.

- Hier, pour faire un pique-nique et étudier… Harry s'interrompit, réfléchissant. Pour étudier les écosystèmes. Molly dit que c'est un truc Moldu, que tout nourrit le reste. Et après, on a nourri les canards pour faire une démonstration, dit-il solennellement.

Remus regardait Sirius.

« Où est Harry? »

« À l'école. Molly emmène Ginny et les garçons faire un pique-nique. »

« Harry aimera ça. Je vais bien, Pat. Je suis fatigué, c'est tout. »

Il croyait avoir rêvé, pourtant…

Sirius lui rendit son regard, ses yeux le défiant de poser la question, mais Remus ne le ferait pas, pas ici, pendant le dîner, alors qu'Harry parlait d'écosystèmes.

- …alors on a essayé d'attraper une vraie grenouille, mais elles étaient trop rapides et Ginny a dit qu'elle ne voulait pas de grenouille de toute façon, qu'elle voulait un rat comme celui de Percy. Sirius?

Sirius se tourna vers lui.

- Oui?

- J'ai terminé.

- Rapporte ton assiette dans la cuisine et j'irai te faire la lecture bientôt.

- Je peux prendre mes crayons de couleur?

Sirius hocha la tête et ébouriffa ses cheveux alors qu'il transportait son assiette jusqu'à la cuisine.

- Il faut qu'on parle, dit Remus à voix basse dès qu'Harry fut éloigné.

- Après qu'Harry soit endormi, répondit Sirius.

- Je n'aime pas ça, Sirius…

- Tu étais blessé et tu avais besoin de moi. Nous en reparlerons plus tard, ajouta Sirius alors qu'Harry revenait, transportant un paquet de crayons de couleur et une épaisse tablette de papier.

Remus s'installa à son bureau pour travailler, s'occupant des affaires de Sandust, qui étaient toujours un peu désordonnées après que Sirius se soit occupé de la boutique tout seul. Pendant ce temps, Sirius lisait à Harry un livre qui parlait de chiens de traîneaux et Harry dessinait des traîneaux, des chiens, et de temps à autre, une petite grenouille verte dans un coin. Ils ne pouvaient affirmer qu'Harry ait un réel talent pour le dessin, mais il savait ce qu'il aimait : les chiens et les grenouilles.

Il était très difficile de rester fâché contre Sirius.

En fait, il était difficile de comprendre pourquoi, exactement, il était fâché contre Sirius.

Il avait abusé de sa confiance! Voilà pourquoi! C'était un abus de confiance que de se glisser dans le lit d'un homme qui peut à peine bouger et de l'embrasser comme ça. Il ne pouvait se débarrasser de la pensée que Sirius n'était pas amoureux. Sirius avait déjà été amoureux une ou deux fois, mais pour une raison ou pour une autre, cela n'avait jamais fonctionné. Sirius n'était pas amoureux. Sirius savait que son meilleur ami était amoureux de lui et cette idée lui plaisait, c'est tout.

Sirius ne lui avait rien demandé, en revanche. Il était resté allongé là et l'avait serré contre lui. Et il embrassait bien.

Remus regarda Sirius refermer le livre et s'allonger sur le plancher près d'Harry pour admirer ses dessins. Ce n'était vraiment pas juste qu'être père soit si naturel pour Sirius après seulement trois mois.

Ce n'était pas juste qu'il soit forcé de vivre avec Sirius et Harry, de les regarder sans vraiment faire partie de leur histoire. Ce n'était pas juste non plus qu'il n'aurait pas le courage de partir même s'il le pouvait.

Ce n'était pas juste que Sirius soit un vrai génie quand il était question de magie, mais qu'il soit trop stupide pour réaliser qu'il n'était pas amoureux, que c'était seulement qu'il… s'ennuyait, ou se sentait seul, ou un truc du genre.

Ce n'était pas juste que Sirius l'ait embrassé comme ça. Ce n'était pas juste non plus que Remus ne s'en souvenait pas bien, mais qu'il pouvait tout de même affirmer que c'était mieux que tout ce qu'il avait connu avant.

Ce n'était pas juste que Sirius soit charmant et beau, et son meilleur ami.

Sirius leva la tête, souriant à quelque chose qu'avait dit Harry, et il le surprit à l'observer. L'expression dans ses yeux s'assombrit. C'était quelque chose comme du désir.

Remus détourna la tête, se penchant sur les chiffres. La comptabilité était un ennui engourdissant qui restait une certitude dans un monde tombant rapidement en pièces.


Sirius se retourna vers les dessins d'Harry, réalisant qu'il avait embrassé son ami et aussi qu'il était bien plus attiré par l'intensité dans les yeux ambrés de Remus qu'un homme jouant à dessiner avec son filleul devrait l'être.

- Et ça, qu'est-ce que c'est? demanda-t-il alors qu'Harry dessinait un étrange carré en noir, coloriant le dessous d'une teinte beige.

Harry prit un crayon brun et traça une ligne courbée. Sirius fut soulagé de constater que sa voix n'avait pas tremblé.

- C'est un… ter…ra…rium, dit soigneusement Harry. Professeur Rogue me les a montrés.

- Et ça?

- C'est un arbre pour le serpent.

- Le serpent, hein?

Harry hocha la tête et dessina une masse sombre dans un coin.

- Et ça, c'est un endroit pour qu'il puisse se cacher. Les serpents aiment se cacher.

- Il y a un serpent là-dedans?

- Non, dit Harry en fronçant les sourcils. Ce n'est pas très amusant.

Sirius entendit Remus rigoler.

- Alors, où est-il, ce serpent? demanda Sirius.

- Juste ici, dit Harry.

Il pointa un petit trou dans le sable sous l'arbre. Il leva la tête.

- Remus, de quelle couleur je devrais faire le serpent?

Remus leva la tête, surprit.

- Je ne sais pas, Harry.

- Eh bien, quelles couleurs tu aimes?

Remus réfléchit.

- Rouge, dit-il finalement. Et brun.

Harry hocha la tête et choisit un crayon rouge.

- J'en ai vu un à rayures blanches et rouges avec le professeur Rogue.

Sirius observa alors qu'Harry terminait le serpent, dessinant soigneusement un motif à carreaux et un contour brun, puis il déchira la page du cahier, se leva et se dirigea vers le bureau. Il tendit le dessin à Remus.

- C'est pour toi, dit-il.

Remus accepta la feuille de papier et l'observa, perplexe. Sirius pouvait voir le visage d'Harry qui le regardait avec inquiétude et espoir. Les doigts de Remus tracèrent le carré du terrarium puis remontèrent vers les deux petites grenouilles dans un coin. Finalement, il sourit.

- Merci, Harry, dit-il. C'est bien. Je l'accrocherai au mur.

- Près du dessin de l'arbre?

Remus hocha la tête.

- D'accord. J'irai acheter un cadre demain.

- Harry pourra t'aider à l'accrocher, suggéra Sirius. Allez, viens maintenant, gamin. C'est l'heure d'aller au lit.

Remus déposa soigneusement le dessin sur un coin du bureau et se leva pendant qu'Harry et Sirius se brossaient les dents pour ramasser les crayons et les papiers dans une pile. Puis il entra dans la chambre à coucher, laissant ses doigts se balader sur les objets qui traînaient sur la commode : des détritus trouvés au fond des poches, de vieux marques-pages, quelques sous dans un petit bol de bois, la bouteille d'eau de toilette que Sirius disait avoir empruntée, un pot de démêlant pour les cheveux qu'il utilisait de temps à autre quand il devait avoir l'air présentable.

Comment avait-il réussi à remplir cette chambre quand il était seul? Eh bien, son lit avait été plus grand, premièrement, et il avait dû sortir quelques étagères, mais quand même… L'appartement était sûrement vide sans Harry et Sirius. Comment ne s'en était-il pas rendu compte?

Et que ferait-il si un jour Sirius décidait de partir? Harry partirait bien un jour, bien sûr, et plus tôt qu'il lui semblait. Deux ans, ce n'était rien. Sirius se trouverait sans doute un logement à Pré-au-Lard pour être plus près du garçon et il vendrait sûrement Sandust. Ce n'était pas comme si Sirius vivait uniquement des profits de Sandust, bien qu'une telle chose soit possible.

C'est possible, pensa-t-il. Tu pourrais acheter Sandust. Tu as suffisamment d'économies pour faire un dépôt.

Il entendit Sirius refermer la porte de la chambre d'Harry et se diriger dans le couloir jusqu'à leur chambre, dont il ferma également la porte. Remus était toujours debout, occupé à observer les objets sur la commode, quand Sirius parla.

- Je voulais t'expliquer, dit-il, mais seulement après qu'Harry soit endormi. Je le voulais.

- J'en suis sûr, répliqua Remus. Dis-moi, c'était vraiment deux fois, ou bien est-ce que j'ai rêvé la seconde?

Il leva la tête vers Sirius.

- C'était deux fois.

- C'était la première fois que tu faisais ça?

- Écoute, ce n'est pas comme si j'avais commis un crime, tenta Sirius. Tu étais blessé.

- C'est exactement comme si tu avais commis un crime, soupira Remus, qui n'avait pas suffisamment d'énergie pour hurler. Tu ne m'as pas donné le choix. Je ne pouvais pas te repousser, pas vrai? Tu en as profité.

- Si tu m'avais demandé d'arrêter, je l'aurais fait.

- Je t'ai demandé d'arrêter, Sirius.

- Oui, mais après tu m'as laissé t'embrasser, dit Sirius en s'appuyant sur la commode. Si tu m'avais demandé d'arrêter une deuxième fois, je l'aurais fait.

- Et sinon, ce serait une troisième fois?

Remus croisa les bras et baissa la tête.

- Ce que tu as fait était mal, peu importe que… que ça m'ait plu ou non.

- Ça t'as plu? demanda Sirius d'une voix qui se craqua légèrement.

Remus releva la tête soudainement.

- Je te faisais confiance pour m'aider quand je suis malade, Sirius. J'avais confiance que tu ne profiterais jamais de moi et maintenant je ne peux plus. Alors que ça m'ait plu ou non, peu importe. Je dois décider à présent si j'ai envie que tu reviennes à la Cabane la prochaine fois.

Sirius devint pâle.

- C'était si terrible que ça? demanda-t-il doucement.

- Comment crois-tu que je me suis senti? Je pensais que j'avais tout rêvé et ensuite j'apprends que c'est vrai et que je me suis comporté comme un idiot toute la journée. Tu crois que j'ai aimé apprendre la vérité de la bouche d'Harry?

Sirius semblait prêt à éclater en sanglots.

- Tu avais mal. Je déteste te voir comme ça. Pourquoi crois-tu que… Pourquoi crois-tu que James, Peter et moi avons passé trois ans à essayer de trouver une façon de t'aider? Et maintenant, alors que j'ai tout ce que j'ai toujours voulu, alors que j'ai Harry, tu dois souffrir à nouveau. Je voulais seulement t'aider, c'est tout. Je voulais que tu te sentes mieux.

- Si j'avais voulu de ton aide, Sirius, je te l'aurais demandée, dit gentiment Remus.

- Voilà le problème, Lunard. Tu ne demandes pas, explosa Sirius. Tu ne pesais même pas soixante kilos quand je t'ai pris à Sandust. Tu pèse combien maintenant?

Remus murmura quelque chose d'un air rebelle. Après un regard noir de la part de Sirius, il se racla la gorge.

- Soixante-quinze, peut-être quatre-vingts.

- Tu ne demandes jamais les choses dont tu as besoin, et surtout pas les choses que tu désires.

- Je suis un homme adulte…

- Tu crevais de faim, Remus. Chaque semaine, tu disais avoir trouvé un boulot et être certain de pouvoir le garder et chaque semaine tu le perdais quand ils découvraient ce que tu es, même si ce n'est pas ta faute, ou quand ils voulaient que tu travailles un jour de pleine lune, gronda Sirius. Et tu n'as jamais rien dit jusqu'au jour où tu as voulu te tenir debout, que tu es tombé et que j'ai dû t'emmener à Sainte Mangouste. C'est pareil maintenant. Je ne sais pas ce que tu veux parce que tu refuses de me le dire…

- Tu n'as pas à m'aider! Tu as Harry et tu es heureux, c'est tout ce qui m'importe.

Sirius l'examina longuement.

- Et toi? Tu ne veux vraiment rien?

Remus s'assit sur son lit, l'air misérable. Sirius s'éloigna de la commode et s'agenouilla devant lui, repoussant des mèches de cheveux de son visage. Remus sursauta et Sirius laissa échapper un soupir.

- Tout ce que tu veux est juste là, si tu le demandes, dit-il doucement. Harry t'aime. Tu peux t'occuper de lui toi aussi. Tu peux l'emmener en promenade ou lui lire des histoires ou lui dire de faire ses devoirs ou lui acheter pleins de trucs et lui enseigner de choses. Tout ce que tu fois faire c'est demander.

Il déglutit douloureusement.

- Et tu… tu peux m'avoir, moi. Tout ce que tu veux. Harry et moi, être copropriétaire de Sandust, et une place dans ce monde.

Remus resta silencieux, perdu dans un processus de pensée que Sirius n'arrivait pas à déchiffrer.

- Mais tu dois le demander, ajouta Sirius. Si tu le veux, tu dois le prendre.

Remus se pencha, prenant son visage dans ses mains.

- J'ai besoin de plus de temps, dit-il finalement.

Sirius soupira.

- Une autre pleine lune alors?

- S'il te plaît, Sirius. Si tu me perds, tu ne perds que moi. Tu auras toujours Harry et Sandust et un salaire stable. Si je te perds, je perds Harry, je perds Sandust, je perds tout.

Il leva les yeux.

- J'ai besoin de savoir si je peux survivre. Si nous… commençons… quelque chose, ce doit être parce que nous le voulons, pas parce qu'autrement, l'un de nous va mourir de faim.

- Je ne laisserais jamais une telle chose arriver.

Remus eut un sourire amer.

- Tu serais surpris de voir ce qui peut se passer quand les gens se mettent à se haïr. Alors laisse-moi une autre pleine lune, Sirius.

- Laisse-moi te montrer, dit Sirius de cet air persuasif qu'il avait parfois. Entre temps, laisse-moi te montrer, Remus…

Il se pencha en avant et pressa son visage dans le cou de Remus. Cette fois, l'autre homme ne s'éloigna pas.

- Regarde ce que tu pourrais voir, murmura-t-il contre sa peau.

Remus gémit doucement, tout au fond de sa gorge.

- Égoïste, répliqua-t-il en un souffle.

En guise de réponse, Sirius fit glisser ses lèvres jusqu'à la mâchoire de Remus et le repoussa en arrière. Il résista.

- Harry est dans la pièce d'à côté, murmura-t-il, mais il tournait déjà la tête pour trouver la bouche de Sirius qui fit glissa sa langue sur ses lèvres. Sirius, s'il te plaît.

Sirius s'éloigna, le cœur en chamade.

- Une autre pleine lune, dit-il. Je peux attendre.

Un sourire se forma sur les lèvres de Remus.

- La patience d'Atlas, dit-il.

-Mais…

Remus leva un sourcil.

- Je peux t'embrasser ? demanda plaintivement Sirius. Pas quand Harry est là, ni en public, mais… de temps en temps… Je crois que tu devrais au moins savoir ce que tu manques, dit-il avec son habituelle bonne humeur.

Remus allongea le bras d'un air hésitant et toucha ses cheveux, les caressant légèrement.

- D'accord, dit-il doucement.

- Et je peux?...

- Non.

Sirius sourit à nouveau.

- Bon, au moins j'aurai essayé.

- Ne me refais plus un truc pareil, Sirius. Méchant chien, dit-il.

Sirius frissonna. Il hocha la tête.

- Je devrais… me transformer. Pour dormir. Dans mon propre lit, dit-il d'un air vertueux.

Il avait à peine fait deux pas lorsque Remus parla.

- Sirius.

Il se retourna.

- Si… S'il le veut bien, Patmol pourrait dormir sur mon lit, proposa Remus. Je… j'aime bien avoir quelqu'un avec moi.

Le lendemain matin, il se réveilla en sentant le poids de la tête de Patmol contre sa hanche. L'énorme chien noir était recroquevillé entre son corps et le mur. Patmol ne bougea pas et n'ouvrit même pas les yeux quand Remus caressa la fourrure entre ses oreilles et murmura : « Bon chien. »