Hay, chapitre 3 d'Ai Wa Senso Desu ! ~ Pour toi, VocaloidLove parce que je sais que tu aimes cette fiction et pour ma soeur qui ... Pour ma soeur, quoi. :3 Donc voilà, les filles, en espérant que ça continue de vous plaire ! ~ Bonne lecture !
Ai Wa Senso Desu.
La chambre était luxueuse. Lorsqu'on entrait dans cette pièce, la première chose qu'on pouvait voir était l'immense baie vitrée qui offrait une vue imprenable sur une forêt verdoyante, qui comportait en son centre un lac qui brillait comme mille joyaux que ce soit à la lueur réchauffante de l'astre du jour où à celle mystérieuse de l'astre de la nuit. La baie vitrée était encadrée par des rideaux de velours blancs, à cordons ors à chaque extrémité. En plein milieu du mur qui faisait face à cette grande fenêtre, se trouvait un très grand lit à baldaquin couleur crème, dont la couverture en satin avait pour motif des lys orientaux. Sur le sol de parquet blanc, deux où trois poupées de porcelaines habillées avec élégance étaient assises autour d'une petite table de verre, attendant certainement le thé.
Une petite fille d'à peine 8 ans, entra dans la chambre. Elle portait une somptueuse robe de faite de couche successive de dentelles blanches et jaunes pâles. Les manches s'arrêtaient un peu au dessus des coudes et étaient légèrement bouffantes. Ses cheveux blonds soleils chutaient sur ses frêles épaules, lisses et légèrement bouclés au niveau des pointes. Ses grands yeux bleus pailletés semblaient pétillants de joie tandis qu'elle relevait le haut de sa lourde robe pour sortit en courant sur le balcon, en souriant grandement.
- Sora' ! Cria-t-elle d'une petite voix aiguë. T'es là ?
- Derrière toi, kôneko. Répondit une voix d'adolescent.
L'enfant se retourna vivement, pour voir assis sur la rambarde, un adolescent aux cheveux noirs et aux yeux bleus rieurs. Il portait une chemise crème taché de boue et un pantalon de toile miteux et rapiécé.
- Tu es venu pour jouer avec moi, dit, dit ?
L'adolescent lui ébouriffa les cheveux tandis qu'il sautait de la rambarde pour entraîner la petite fille dans la chambre.
- Évidemment !
Rin donna un petit coup de pied dans le cadavre de SeeWoo, en souriant légèrement. Derrière elle, Soraru l'observait d'un oeil attentif, vacillant sur ses jambes. Il s'appuyait sur une épée volée à un cadavre pour marcher, histoire de ne pas trop tomber.
- Made.. Commença Soraru.
La blonde le stoppa d'un geste de la main, vif et sec. Il se tut sur le champ, l'oreille aux aguets. Soraru avait apprit par coeur les moindres expressions faciales et corporelles de la princesse fugitive, et savait donc qu'il fallait maintenant garder le silence jusqu'à nouvel ordre.
Un infime craquement, voilà ce que Rin avait entendu. Trop loin d'un quelconque campement pour que ce soit le craquement de la braise, et si un feu avait été allumé, Soraru et elle l'aurait de suite remarqué. Il n'y avait aucun animal dans cette région, du moins, pas de charognes attirés par l'odeur insupportable des cadavres en décomposition. Le croassement d'un corbeau retentit au lien et semblait dire " Vous allez tous mourir, tous ! ", provoquant un long frisson d'horreur à la blonde. Un autre craquement. Un peu plus proche.
A cinquante mètres. Sur la gauche. Songea vivement Rin.
Alors, de toutes ses forces, Rin poussa Soraru au sol. Au même instant, une corde vibra et une flèche fendit l'air. Si Rin n'avait pas poussé Soraru par terre, la flèche se serait plantée avec violence dans l'estomac de l'homme. Éloignée de deux pas, Rin avait dût se rapprocher d'un bond pour écarter son ami de la trajectoire de l'arme. A la place, elle vint frôler l'épaule de la guerrière, lui arrachant par la même occasion un bon morceau de chaire. Elle poussa un grognement de douleur, et contracta la mâchoire, les larmes perlant aux coins de ses yeux. La flèche avait touché un nerf, en passant.
- Putain !
- R-r... Yuû ! Croassa Soraru, incapable de se relever seul.
- Ca va ! Grogna Yuû, a voix enrouée par la douleur. C'est une flèche. Elle a touchée mon bras droit.
- Encore ?! Ce con de la dernière fois te l'avait presque coupé, ton bras ! Elle est plantée ?!
Dans la pénombre, Soraru ne parvenait pas à distinguer la silhouette élancée de son ami. Ami qui tentait tant bien que mal de resserrer son bandage neuf qui s'imbibait de sang vermeil. Les traits figés par la douleur, Yuû scrutait la plaine guerrière, espérant bien apercevoir ne serait-ce que la silhouette de son ennemi. Mais rien. Seul sa respiration hachée et celle un peu précipitée de Soraru se faisaient entendre.
- Nous sommes seuls. Susurra Yuû.
- J'espère que tu as raison...
Teto était endormie contre l'arbre, celui où Princesse Rin et elle s'étaient rencontrées la veille. Elle avait été tellement heureuse de rencontrer une vraie princesse ! Comme toutes les petites filles de son âge, Teto rêvait d'être une princesse, quand elle serait grande. Le seul inconvénient était sans doute que le pays Jaune n'avait que des héritiers et aucune héritière vivante ! La rêveuse enfantine qu'était Teto avait donc choisie ce qui ressemblait le plus pour elle à une princesse, ben qu'elle appartienne au pays ennemi : la princesse Rin, du pays Blanc. Car, Teto, encore naïve, ne pouvait pas vraiment bien comprendre ce qu'était la notion du mot ennemi.
Que pouvait comprendre une petite fille de tout juste huit ans au terme guerre ? Certes, son grand frère adoré faisait la guerre. Pour elle, cela n'était rien de plus qu'un grand jeu comme celui auquel elle aimait tant jouer avec les autres enfant de son âge, dans les grands champs de blés, avec des petites épées faites en cartons. Elle revoyait nettement un jeune qu'elle aimait beaucoup, avec son chaleureux sourire et ses grand yeux bleus profonds cerclés d'un bleu plus clair. Mais lui aussi était parti. Où ? Elle ne savait pas, son ami avait disparu un soir de neige. Les grands avaient vaguement parlés d'un horrible massacre, et qu'on supposait que le fils en était l'auteur car son corps n'avait pas été retrouvé. Teto n'en savait pas plus, car elle n'avait pas vraiment écoutée : Sa poupée avait plus d'intérêt à ses yeux. Et ce fut à peine quelques semaines après que le meurtre des parents de Teto avait eu lieu, laissant la petite orpheline.
Ce fut une main qui se posait sur sa joue qui la réveilla. Péniblement, elle ouvrit ses paupières alourdies par le sommeil et se frotta les yeux des poings en baillant à s'en décrocher la mâchoire.
- Ma puce, je t'ai réveillée, excuse moi !
Teto reconnut sans peine la voix fluette et apaisante de Princesse Rin. Un grand sourire ravi étira les lèvres de l'innocente enfant qui rabattit sa fine cape sur ses épaules, car elle avait glissée durant son sommeil. Elle frissonna, frigorifiée par la fraîcheur de la nuit.
- Tu es là ! S'exclama Teto, de sa voix haut-perchée et enfantine.
Puis se remémorant le stade de sa nouvelle amie, puis le sien, elle effectua une gracieuse révérence, comme elle aimait les faire. Elle jouait souvent à la princesse, toute seule où avec ses copines. Sa minuscule chambre devenait alors un immense château de verre, et la boue et les cailloux des chemins devenaient des chemins de pavés bordés de sublimes fleurs aux couleurs et aux parfums exotiques. Ses haillons sales et troués se transformaient en de belles robes de bals en dentelles où en soie.
- Teto ! Rit gentiment Rin. Pas de ça entre nous, ma puce !
- Mais Maman disait toujours qu'il fallait toujours faire une révérence aux personnes de la Haute-Cour ...
- Cette petite est polie. Intervint une voix masculine.
- R-rin ... ?
La main de Princesse Rin vint caresser les cheveux framboises de Teto, pour la rassurer. Intriguée, car elle avait toujours été de nature curieuse, l'enfant chercha du regard le propriétaire de cette voix. Mais impossible de repérer quoi que ce soit dans cette pénombre ! La petite fille, frustrée, tapa des pieds par terre en couinant de mécontentement, provoquant un petit rire attendrit de la part de Rin.
- Soraru, voici Teto. Teto, Soraru est un ami à moi. Il est au courant pour notre secret, parce que je me suis mal caché. Soraru va être gentil avec toi n'est-ce pas ?
- Oui, Soraru va être très gentil avec Teto ! Approuva le concerné.
Rin grommela tandis qu'elle essayait d'allumer une lampe à huile. Au bout d'une bonne dizaine de tentatives infructueuses, une maigre flamme vint légèrement éclairer le petit groupe de trois, projetant des ombres sur son visage.
Teto put donc enfin voir l'homme qui possédait des yeux bleus gris et des cheveux noirs. L'enfant lui lança un regard moqueur et narquois, accompagné d'un sourire malin comme seul les enfants en ont le secret qui se planta fermement sur ses lèvres.
- T'as l'air d'un cornichon. Lâcha-t-elle, tandis que Rin éclatait de rire.
Soraru lança un regard éberlué à Rin qui était pliée en deux, morte de rire. Teto, quant à elle, gloussait aussi discrètement que possible, amusée par sa propre répartie. Finalement, les rires des filles furent contagieux et Soraru se mit à rire lui aussi. Mais une douleur lancinante dans les côtes lui coupa brutalement le souffle, lui faisant écarquiller les yeux. Il se mit à tousser, crachant un peu de sang par la même occasion.
- Bordel ! Croassa Soraru.
Rin, qui reprenait son souffle, leva les yeux vers son ami. A nouveau des milliers de questions se bousculèrent dans son esprit, mais aucune ne franchit la barrière de ses lèvres. Légèrement - quasiment pas - haletante, Rin se rapprocha de son ami, qui serrait la mâchoire pour s'empêcher de pousser un cri de douleur.
- Teto, ma puce, je vais raccompagner Soraru au campement pour qu'il se repose et je reviens après d'accord ?
- Tu reviendras, promis ?
- Promis.
- Cornichon aussi ?
- Je suppose que oui... ?
Soraru hocha péniblement la tête. Après avoir assuré à Teto qu'ils reviendraient, les deux guerriers partirent en direction de leur campement...
Agilement, Yuû esquiva l'épée d'un soldat aux cheveux blonds et aux yeux dorées. Une coupure au niveau de l'arcade sourcilière dont du sang s'écoulait lui troublait légèrement la vue, mais il restait concentré sur son adversaire. Le faux jeune-homme arborait un grand sourire idiot, s'amusant à tourner autour de son ennemi, le piquant de la pointe de son épée sans jamais réellement lui causer de réels dommages. Rien que de le voir fulminer, tourner en rond, le visage déformé par la rage, satisfaisait Yuû.
Mais à la guerre, lorsqu'on avait l'avantage sur l'ennemi, il fallait tout de suite se servir de cet avantage au risque qu'un retournement de situation vienne tout changer et inverse les places. Yuû poussa un cri strident. L'effet voulu fut vite arrivé : Tous les regards se tournèrent vers Yuû, que ce soit des regards surpris, inquiets, furieux, où satisfait pour les ennemis Jaune qui pensaient qu'un Blanc venait de passer l'arme à gauche.
- Dans l'cul, saleté de Jaune ! Hurla triomphalement Yuû.
- NERO ! Hurla une voix.
Trop tard. D'un coup vif du poignet, Yuû trancha la tête dudit Nero. Celle-ci alla voler un peu plus loin et la scène sembla se dérouler au ralenti...
La tête de Nero rebondit jusqu'au pied d'un soldat aux yeux bleus verts. Les yeux écarquillés, il considéra la tête séparée du reste du corps, dont les orbes d'ors le fixaient avec horreur, la bouche entrouverte. Le corps du blond sans tête fut parcouru de quelques spasmes, une gerbe de sang écarlate venant éclabousser le visage de Yuû, qui observait la petite centaine de soldat en face de lui. Le cadavre s'écroula au sol, dans un bruit sourd de métal. Une clameur monta, divisée en deux : du côté des Blancs, c'était plutôt des cris enthousiasmés. A l'inverse, les Jaunes hurlaient la perte d'un camarade.
Len se tenait en retrait, sourcils imperceptiblement froncés. La mort de Nero ne l'atteignait pas plus que celle d'un parfait inconnu. Car c'était à peu de chose qu'ils le furent, inconnus l'un de l'autre. Nero n'avait jamais cherché à parler à Len, alors pourquoi irait-il chercher à se lier d'amitié avec lui ? Aucuns des deux ne faisaient attention à l'autre et c'était mieux ainsi.
Les hurlements lui vrillaient les tympans, mais il gardait les yeux sur un soldat en particulier. Celui qui venait de tuer l'un des siens. Des cheveux blonds qui brillaient à la lueur des rayons de soleil, et se baladaient au gré d'un vent capricieux. Mais de là où Len se trouvait, impossible de voir la couleur des prunelles de l'homme qui ne semblait pas plus vieux que lui.
Il fit claquer sa langue contre son palais, raclant la terre boueuse de la pointe du pied, la pointe de son épée enfoncée négligemment dans le sol. Il inspira profondément, remuant les doigts avec ennuis. Cela faisait une bonne paire de minutes que Nero avait été tué, et les clameurs venaient tout juste de s'apaiser.
Un cri de rage retentit. La bataille reprit, plus violente et féroce que jamais. Len reprit rapidement son épée, gardant les yeux rivés sur le blond. Un sourire enchanté étirait ses lèvres, tandis qu'il sautait d'un pied à l'autre. Et même si le vacarme des métaux rencontrant d'autres métaux faisait un bruit plutôt désagréable, Len ne put s'empêcher de l'imaginer en train de rire. Rire qui résonna dans son esprit, et son crâne.
Agilement, il esquiva un coup d'épée. Fixant éternellement le blond, une drôle d'impression vint se planter dans son esprit. Il y avait quelque chose de trop doux, dans l'expression du soldat. Quelque chose de trop prévenant. Ce qui ne collait pas avec l'ambiance générale de la guerre. Mais bon, vu qu'il avait un visage plutôt androgyne, Len ne s'en soucia pas plus que ça...
Brièvement, il se souvint de l'expression horrifiée qui avait très vite passée sur son visage, avant de porter le coup fatal et pendant la chute du corps décapitée. Si ce soldat n'aimait pas tué, pourquoi était-il venu faire la guerre ? Avait-il passé à la chaleureuse famille qui attendait avec espoir le retour d'un fils, d'un père, d'un neveu, d'un fiancé où même d'un père ?
Len secoua violemment la tête, envoyant un féroce coup d'épée à son adversaire qui fut contraint de reculer de plusieurs pas. Pourquoi ce brusque sentiment d'empathie s'emparait-il de lui ainsi, et si soudainement ? Il s'était pourtant promis de ne plus jamais ressentir le moindre sentiment. Car les sentiments n'étaient que pour les personnes faibles !
Et puis après tout, n'avait-il pas l'avantage de savoir quelque chose qui répugnait visiblement un des plus féroces ennemis ? Il assena un coup de pied féroce dans la cage thoracique de son adversaire, s'en servant comme d'un tremplin pour sauter en l'air. Pointant son épée vers la gorge de son ennemi, il entama rapidement sa descente.
Mal lui en prit (N/A : Car le fourbe... C'est du PointCulture, sur Youtube. XD Tai, fais un héros. XD) car l'homme eut la bonne idée de plusieurs pas en arrière, évitant ainsi de se faire tuer. Len tomba durement sur le sol. Une légère douleur désagréable traversa entièrement son corps lorsqu'il retomba lourdement sur le sol. Son adversaire le frappa à la nuque avec son pied, lui arrachant un grognement sourd.
Il essaya de se relever mais on le frappa dans le dos et la violence du choc le fit s'écrouler. Très rapidement, il se retourna de manière à avoir son ennemi face à lui. Lorsqu'il vit le pied arriver vers lui, il saisit sans aucune douceur la cheville de l'homme, la tirant vers lui de sorte à crée un déséquilibre qui fit chuter son adversaire. Pour se relever, Len s'appuya sur cette fameuse cheville et d'un coup sec, la tordit sauvagement. On entendit d'abord un craquement sinistre, l'os brisé transperça les chaires de la jambe et ressortit, tandis qu'un filet de sang coulait le long des chaires qui devinrent encore plus écarlates. Un cri de douleur pur résonna dans toutes la plaines.
Ah, quel douce musique qu'un cri de douleur pour ce soldat aux étranges cheveux sarcelles...
Yuû laissa sa voix s'éteindre sur une belle note à la fois triste et jouée. Des applaudissements et des sifflements admirateurs retentirent, arrachant un sourire reconnaissant au faux jeune homme. On lui réclama un autre chant, qu'il refusa poliment. L'heure d'aller ne serait-ce au moins aller s'allonger, était arrivée, car demain, la journée serait encore rude. Cela avait été aussi une dure journée car ils avaient perdus Nigaito, un jeune soldat dévoué et sans cesse souriant.
Une main s'abattit sur l'épaule gauche de Yuû, le surprenant car il était plongé dans ses pensées. Il s'agissait d'Isamine, le soldat plus infirmier qu'autre chose. Il avait le visage sale et creux, les trais tirés et les yeux cernés. Une cicatrice traversait verticalement le côté gauche de son visage, débutant du haut de son crâne, passant par son œil et terminant au niveau de sa mâchoire. Sa tunique de toile beige était imbibée de sang, tout comme son pantalon.
- Un problème, Isamine ? Demanda Yuû.
- C'est plutôt à moi de te demander ça. Comment tu te sens ?
Surpris, Yuû darda son regard turquoise sur le visage soucieux de son ami.
Comment, lui, allait-il ?
La question le prit de court. Jamais on avait cherché à savoir comment il allait. Pour lui, le plus important était de s'occuper des autres, pour qu'ils se sentent bien. Son propre bien-être était passé au second-plan.
Il jeta un coup d'oeil à son épaule bandée. Le tissue était taché par le sang et la poussière, et se décollait peu à peu. Sa hanche qui avait été sectionnée en profondeur le faisait souffrir dans chacun de ses mouvements, mais moi ces dernières semaines. Yuû avait cette capacité de savoir aisément cacher sa douleur.
- Ca va. Répondit-il, sa voix légèrement vacillante prouvant son malaise.
Isamine fronça les sourcils et se massa l'arrête du nez en soupirant. Yuû était sacrément têtu, apparemment.
- Yuû, sérieusement.
- Ca va, je t'assure.
- Ton épaule ?
- Elle s'en tire pas mal.
- Ta hanche ?
- Presque plus mal.
- Donc tu as encore mal ? Soupira Isamine.
- Un petit pincement. Rien de plus. Contra Yuû.
- Et ta tête ?
- Elle va bien.
- Tes yeux n'en disent pas autant.
- Haha. Soupira Yuû. Les compotes me manquent, c'est pour ça. (N/A : Hommage à VocaloidLove, je tenais à mettre ça dans cette fiction. :3)
- Comment ? S'étonna l'infirmier.
- Oh, rien. Mais je suis fatigué. Allons dormir, OK ?
- Je voudrais t'examiner.
- Tu as l'air aussi épuisé que moi. Même plus. Si tu veux je t'apporte un peu de ...
- Yuû. Pourquoi es-tu ainsi ? Le coupa doucement Isamine.
- Pourquoi suis-je comment ?
- A t'ignorer. A prendre plus soin des autres, que de toi.
Yuû soupira. Levant les yeux aux ciels, il lâcha un autre soupir. Pourquoi était-il lui même ? Cette question lui trottait dans la tête. Car, plus les jours passaient sur ce champ de bataille, plus il se sentait Yuû et moi Rin.
- Pourquoi es-tu toi, Isamine ?
- Parce que j'ai choisi d'être ce que je suis, tout simplement.
- Et bien, tu as répondu tout seul à ta question. Sur ce, je vais me coucher. Bonne nuit.
Mais alors qu'il se dirigeait vers sa couchette, il se retourna vivement. Peut-être bien trop vite car sa hanche lui fit soudainement très mal.
- Soraru va bien ?
- Il dort.
- Et son torse ? Ses jambes ?
- Aucun avancement. Mais sa blessure date d'hier, c'est normal.
- Mmh. Je suppose que tu as raison. Et Luki ?
- Je pense que l'épée n'a touché aucun organe interne. Si c'est le cas, il s'en sortira. Autrement...
- Autrement ?
- Il a de grande chose de mourir.
Rin rabattit sa lourde cape de laine sur ses épaules et son visage se trouva dissimulé par la suite. Son épée pendait à sa ceinture, dans son fourreau d'argent. Son épaule la lançait affreusement, mais rien ne pouvait le laisser deviner. Même son sourire semblait un vrai.
Lorsqu'elle arriva sous le seul arbre encore debout la plaine, Teto dansait autour. Sa cape voletait autour d'elle, en un bal irréel. Ses cheveux roses framboises retombaient avec légèreté sur ses frêles épaules et un grand sourire éclairait son visage. Ses yeux s'illuminèrent lorsqu'elle vit que Rin était là.
Ensembles, elles jouèrent, dansèrent - très peu pour Rin -, chantèrent, jusqu'à que la lune soit haute dans le ciel. Durant la journée, Teto s'était construit un petit repaire où elle invita Rin à dormir. Mais Rin dut refuser, car elle devait se battre le lendemain. Et Teto rentra, des rêves enfantins pleins la tête...
Rin regarda le ciel, empli de milles-et-une étoiles plus brillantes les une que les autres. Doucement, elle fit courir ses doigts sur sa capuche laineuse et la fit glisser sur ses épaules.
Le vent lui glaça le visage et lui rougit le visage. Malgré cela, elle ne bougea pas.
Un craquement. Un tout petit craquement. Vivement, elle se retourna. Face à elle, une silhouette encapuchonnée.
- Belle soirée, n'est-ce pas ? Murmura Rin.
Wouhou ! J'ai terminée ce chapitre vite-fait ! ~ Vous voyez une feuille de classeur à petit carreaux ? Ce chapitre fait la dernière page à peu près, plus une entière, donc a peu près cinq pages. C'est le plus long que j'ai jamais fait et je vais essayer de continuer comme ça ! Donc voilà, sinon, j'espère que vous aimerez ce chapitre comme les suivants et les précédents ! ~ Merci de me suivre ainsi, ça me fait plaisir :') Et puisque vous êtes toutes gentilles (y'a pas de mecs, je crois.) je vous offre à toutes de la COMPOTE ! ~
En espérant vous revoir ! ^^
