Pouah. Je ne suis pas fière du tout de ce chapitre, mais je vous le poste parce que j'ai la flemme de le recommencer. Je n'avais pas trop d'idée à partir d'un certain point et je pense que ça se remarque... Enfin bref, j'espère que je ne vais pas vous décevoir et que vous aimerez ce chapitre quand même !


[IV]

Une épée pendait à la ceinture de l'ombre, Rin le remarqua rapidement malgré la pénombre car une légèrement forme se distinguait par dessus la cape qui était trop fine. Ce qu'elle ne distinguait pas, c'était le visage de la silhouette et cela l'agaçait. La blonde fronça les sourcils, et posa sa main sur la garde de son épée. Par précaution.

- Je suppose.

Plusieurs minutes étaient passées avant que "l'intrus" ne daigne enfin répondre. Cet intrus avait une voix froide, mature mais qui restait pourtant assez enfantine.

- Vous êtes ? Demanda cette même voix.

- J'ai beaucoup de prénom mais beaucoup de monde me nomme Personne. Et vous ?

- Len.

- Len comment ?

- Len tout court.

- Allons bon ! Soupira Personne -Rin- en roulant des yeux.

C'était plus inconsciemment qu'autre chose que Len avait donné son vrai prénom. Persuadé que Personne était le fruit de son imagination, il n'avait pas réfléchi à plus que cela et avait lâché "Len". Mais ce fut seulement après avoir remarqué que le souffle de Personne se transformait en volute de fumée lorsqu'il expirait qu'il se rendit compte de son erreur. Sa main droite se crispa, fronçant légèrement les sourcils, vexé de s'être fait avoir aussi facilement.

- Un problème, Len ?

La "Personne" venait de prononcer son prénom d'une voix tellement douce, ce qui l'apaisa un instant avant de subitement 'écœurer. Dans un bref flash, il vit une belle jeune femme blonde qui se tournait vers lui, les bras tendus qui disparut dès qu'il cligna des yeux.

- Non. Répliqua-t-il d'un d'une voix froide. Mais qu'est-ce que vous faîtes ici, en plein milieu d'une période de guerre ?

- Je me suis perdu, je crois... L'océan est encore loin d'ici ? Je viens du Royaume Bleu et j'étais en voyage dans le Pays Rouge pour mon travail.

- Oui, l'océan du Royaume Bleu est encore loin. Si vous continuez au nord, d'ici une semaine de bonne marche vous devriez y être mais je ne vous garanti rien.

- Merci... Mais je pense rester ici pour la nuit.

Rin pinça les lèvres en regardant "Len". Des cheveux semblables aux siens, et des yeux bleus tellement froid ! Elle savait qu'elle n'était pas très visible, car la majeure partie de son visage était masquée par sa capuche de laine épaisse et elle gardait obstinément la tête baissée. Malgré tout cela, elle craignait que ce soldat ennemi ne puisse voir qu'elle n'était pas ce qu'elle prétendait être.

- Et vous ?

- Quoi et moi ?

- Que faîtes-vous ici ?

- Je suis un soldat.

- Je l'avais deviné seul ! Rit doucement Personne. Mais qu'est-ce qui vous amène ici ?

Le regard de glace du soldat se fixa sur une flèche brisée plantée au sol, avant de devenir vitreux. Un fin filet de sang se mit à couler le long de sa mâchoire, et il s'écroula au sol dans un bruit sourd, arrachant un sursaut à Rin qui ne s'y attendait pas. Fichée dans le haut de son dos se trouvait une flèche...


Un mouvement avait attiré l'attention de Len, alors qu'il nettoyait son épée ensanglantée. Tout les autres soldats étaient couchés, car la nuit était plutôt bien avancée. Il avait également entendu un craquement sec, plutôt proche. Il aurait bien voulu demander à son "ami" Meito si il avait entendu quelque chose mais en vu des ronflements sonores qui brisaient le silence -Il n'y avait nul doute pour Len qu'il s'agissait des ronflements de Meito- il y renonça bien vite. Un légèrement bourrasque de vent fit voleter ses cheveux qu'il avait détaché, tandis que le blondinet posait son chiffon poisseux sur sa paillasse. Il remit son épée dans son fourreau, qu'il noua ensuite à sa ceinture. Il revêtit une fine cape de coton qui ne le protégeait en rien de la fraîcheur de la nuit.

Prudemment, Len se releva et regarda les alentours. Il n'y avait aucun nuage et les rayons de la lune venaient éclairer le campement endormi. Les jambes de Len étaient légèrement tremblantes et faibles, à force d'être resté assis des heures durant, pour réfléchir en paix. Son estomac émettait de plus en plus régulièrement des grognements mécontents et pour cause ! Voilà à peu près deux jours qu'il n'avait rien mangé ! Le feu était éteint, la seule source de lumière était la lune qui semblait se moquer de lui par sa blancheur.

Grâce à son silence et sa prévention, Len réussit à quitter le campement sans se faire repérer, dissimulé par sa cape noire. Quelques mèches de ses cheveux blonds venaient chuter sur son visage, remuant au rythme avec ses pas qui foulaient la terre baignée de sang. Il songea un instant à Li, qui ne parlait plus à personne depuis la mort de Nero. Mais Len s'en fichait un peu, à vrai dire. Li et lui ne s'étaient jamais vraiment parlés.

Il ne mit que quelques minutes à arriver au milieu du champ de milieu, en trottinant à une allure soutenue et régulière. Il n'y avait aucun bruit -même sa respiration ne faisait pas de bruit, il y prenait garde-, un grand silence de mort qui planait, créant ainsi une atmosphère lourde et légèrement étouffante. L'odeur des cadavres en décomposition lui fit plisser les yeux de dégoûts. Un coup de vent fit claquer sa cape derrière lui, et il inspira à contre cœur les relents nauséabonds de la mort, ce qui lui tira un soupir d'exaspération.

Prudent, Len s'avança en direction du campement ennemi. Ce qu'il était en train de faire était extrêmement risqué et dangereux car à tout instant il pouvait se faire repérer et tuer. De plus, à cette distance, aucun des soldats de son camp ne pourrait l'entendre : On ne s'apercevrait de sa disparation que le lendemain matin. Mais même en sachant qu'il pouvait se faire tuer, Len ne frissonna pas. Il n'avait jamais eu peur de mourir.

Et l'inévitable arriva. Len rampait en silence sur le sol, grimpant sur les cadavres -il crut même reconnaître un de ses anciens coéquipiers mais dans la pénombre rien n'était sur- lorsqu'une rafale de vent plus violentes que les précédentes fit s'envoler sa cape qui était mal noué. La cape ne se vit pas, seulement sans protection apparente, lorsque le fourreau de Len qui contenait son épée réceptionna les rayons de lunes, il se mit à briller. Et cette lueur attira l'attention des rares soldats éveillés des Blancs. Si son campement n'aurait pas été si loin, Len aurait pu se mettre à courir pour y retourner sans dommage mais malheureusement pour lui, l'armée Blanche possédait une horde d'archers plus forts les uns que les autres que les Jaunes n'avaient pas tous éliminés. Et dans ce cas, tourner le dos à des archers durant une guerre était une très très mauvaise idée.

Il aurait très bien pu se faire passer pour mort, mais au cours des derniers mois il s'était rendu compte que les armes des défunts disparaissaient un jour où l'autre. Et il ne pouvait certainement pas se permettre d'abandonner son épée aussi bêtement au main de l'ennemi !

Des bruits se firent entendre dans le campement. Des murmures rageurs s'élevaient : Était ce une épée qu'on avait oublié de ramasser(ou de voler, dans le cas des soldats ennemis) où bel et bien un ennemi ?

- Si c'est un de ses saletés de Jaune, on lui fait sa fête ! Pas de pitié, Ok ?!

Len posa la main sur la garde son épée, et un genou à terre, prêt à bondir sur le premier venu.

- Yuû !

- Chut ! Laissons Yuû dormir ! Il a eu une dure journée. Je crois qu'il ne va pas aussi bien qu'il le dit.

Des murmures inquiets fusèrent de partout. Ce "Yuû" devait être sacrément aimé.

- Il ira mieux ?

- Qu'a-t-il ?

- On peut l'aider ?

- Pauv' gamin.

- Pas tous en même temps ! Il ira mieux, surement. Qu'a-t-il, je n'en ai aucune idée. Changer lui les idées, pour l'aider mais soyez surtout naturel, compris ? Et maintenant, filez ! Cet ennemi risque de s'enfuir si vous ne le capturez pas de suite !

Len jura en silence, aux aguets. Il avait failli pouvoir partir !

- Où est-il d'après vous ?

Quelqu'un renifla avec dédain, et partit dans une rire sans joie à vous glacer le sang.

- Près du tas des mecs qu'on a dégommés, les mecs ! Le rayon est apparu à cet endroit, le temps que vous jacassiez comme des donzelles il s'est décalé vers la gauche car la "sortie" la plus simple est par là, il se ferait repérer en passant à droite.

Len garda un visage impassible. L'adrénaline lui montait au cerveau, enflammant chacune de ses cellules. Il n'était pas le moins du monde impressionné par la logique du guerrier à la voix grave.

- Il n'est pas loin. Reprit cette voix.

Viens me chercher si tu es un homme, imbécile. Songea Len.

- Hey pauvre imbécile ! Montre toi enflure ! Viens te mesurer à nous !

De la provocation. N'importe quel autre soldat aurait foncé tête baissée dans ce piège grossier mais Len n'était pas "n'importe quel autre soldat" justement ! Inflexible, il ne bougea pas et entendit les murmures agacés des soldats.

- Coriace. Grogna l'un d'entre eux.

- Tch. Autant ce n'est même pas un soldat. Ronchonna un autre.

- Vos gueules ! C'est un soldat sinon le rayon n'aurait pas disparu !

Un silence suivit la sèche déclaration de l'homme. Ce silence fut rompu par des bruits de pas, qui se rapprochaient de plus en plus de l'endroit où se cachait Len.

Et Len ne tremblait pas. Qu'il meurt ici où demain, ne serait-ce dans une semaine où un mois durant cette guerre peut lui importait au final. Il allait finir par mourir d'une manière où d'une autre n'est-ce pas ? Alors pourquoi devait-il craindre la mort, à tel point d'en trembler ? Le son de pas se fit plus proche, résonnant dans la nuit. Trois, quatre. Len évaluait mentalement le nombre de mètres qui le séparait de ses ennemis.

Deux.

- Tire ! Hurla un homme pile au moment où Len bondissait de sa cachette.

En vérité ils étaient cinq. Len avait calculé quatre ennemis en s'aidant des pas. Mais le cinquième, ne faisait aucun bruit en se déplaçant, aussi étrange que cela puisse paraître. A moins que Len n'ait été trop absorbé par les quatre autres soldats...?

Une douleur aigue et particulièrement violente transperça son dos et il serra les dents pour retenir un cri de douleur. La surprise causée par la douleur le déstabilisa et au lieu de retomber sur ses pieds, Len s'écrasa au sol, aux pieds du groupe composé de quatre soldats. Il entendit les articulations de ses genoux émettre un craquement peu rassurant.

Alors, là, à cet endroit, qui était baigné par la lueur moqueuse de la lune qui n'était nullement obscurci par un quelconque nuage, Len attendit que la mort arrive. Mais ce n'était pas la peur de la mort qui le faisait légèrement trembler, mais la douleur causée par la flèche qui transperçait son dos. Cette flèche, avait-elle touchée quelque chose d'important à l'intérieur de son corps pour que la douleur soit aussi intense ? Surement pas son coeur, sinon, il serait déjà mort. Les rires moqueurs des hommes lui semblaient si lointains !

Len.

Ses paupières se mirent à peser très lourds soudainement. Depuis combien de nuits n'avait-il pas réellement bien dormi?

Len, non.

Juste une petite pause. De quelques minutes. Se reposer. Reposer son corps meurtri par les coups qu'il avait pu recevoir durant les quatre derniers mois.

Ce n'est pas le moment ! Lève-toi !

Ils partaient. Les hommes s'en allaient. Il n'y avait plus aucun bruit autour de lui, mis à part cette voix tellement douce ! moins que ce soit lui qui ne s'en aille ?

Len, j'ai besoin de toi !

Respirer lui fait mal. Il entend les murmures des soldats qui se trouvent encore à ses côtés.

- Il est ... ?

- Mort, oui.

- Bien fait pour lui !

Puis ils sont partis. Pour de vrai, cette fois-ci. Le silence l'enveloppa et il ouvrit faiblement les yeux. Délicatement, il se releva. Son dos lui faisait atrocement mal à chaque mouvement qu'il effectuait. Lui même ne sut pas par quel miracle il parvint à arriver devant Personne, ses pas le guidaient dans une direction que son esprit ne connaissait pourtant pas. Il n'avait pas pu tenir plus longtemps et s'était évanoui de douleur.


Oui, elle aurait pu le laisser ainsi, à se vider de son sang. Oui elle aurait pu le laisser mourir sous ses yeux, sans pitié. Bien sur qu'elle aurait pu attendre qu'il devienne froid et raide comme tout les autres cadavres après la mort de l'esprit ! Mais Rin, bien que guerrière farouche, était avant tout connu pour sa gentillesse et son extrême bonté. Et puis, ce guerrier semblait tellement souffrir ! Alors, ce fut avec délicatesse qu'elle alla s'agenouiller près du corps inanimé de "Len". Qui serait au courant ? Cet homme ne savait même pas qu'elle était une guerrière !

D'un coup sec, elle retira la flèche du dos de Len et appuya aussitôt sur la plaie pour empêcher le flot abondant de sang de s'écouler.

- Ne me... Touche pas ! Gronda le blond.

- Tu me tutoies, maintenant,toi ? Se moquant gentiment Rin, en appuyant un peu plus fort, ses mains se teintant légèrement d'écarlates. Je te sauve la vie, alors, ne bouge pas trop, d'accord ?

Et elle agrémenta sa dernière phrase d'un clin d'oeil complice. Len se crispa, choqué. On s'occupait de lui ? On prenait soin de lui ? ... ... Non ! On ne devait pas prendre soin de lui ! Il ne devait pas se laisser faire ! Comme pour répondre à ses pensées, les mains de Personne cessèrent d'exercer une pression sur son meurtri.

- Je ne pense pas que tu pourras te b... Commença Personne.

- Ton nom.

- Je n'en ai pas vraiment.

- Ne me mens pas !

La réaction de Len surprit légèrement Rin, qui arqua un sourcil, surprise.

- Je ne vois pas en quoi je te dois la vérité. On ne se connait pas, je te rappelle.

- Parce que ...


Soraru vit la silhouette de Rin se glisser dans le campement, en direction de sa paillasse à elle. Son visage était masquée par sa capuche, mais il devina aisément son trouble car les mains de la princesse fugitive étaient contractées. Même de loin, il l'avait deviné.

- Yuû ! Fit le blessé, d'une voix calme.

Soraru soupira et se tourna tant bien que mal sur le côté, fermant doucement les yeux. Que s'était-il passé pour que son ami revienne dans cet état là ?

Ce fut une main qui tapotait son épaule qui réveilla Soraru. Il ouvrit les yeux et vit Isamine, accroupi près de lui. Ses cheveux bleux pâles étaient sales, tombant sur son visage creusé. Ses yeux bleus nuits semblaient las, et ne diffusait pas cette lumière qui était si particulière à cet homme d'habitude joyeux. Son t-shirt noir était plein de poussière et de sang coagulé, tout comme son pantalon. Il dardait sur Soraru un regard inquiet,à la limite du désespoir.

- Debout, Sora'.

- Pourquoi ... ? Je ne peux pas me battre... Ronchonna le jeune homme en se frottant légèrement les yeux.

- C'est Oliver. Sa fièvre a encore augmentée.


Yuû passa sa main sur son visage poussiéreux en mordant pensivement dans une pomme bien verte. Autour de lui, les discussions allaient en tout sens. On parlait stratégie, on parlait des souvenirs, on évoquait les défunts avec la larme à l'oeil.

- Yuû ? Demanda la voix mature de Mizki.

Il leva les yeux vers la jeune femme. Elle avait détaché ses cheveux de son chignon habituel, et à présent, il se rendait compte qu'elle avait les cheveux plus longs que ceux qu'il avait pu croire : Ses cheveux lui tombaient au milieu du dos. (N/A ; Je ne sais pas qu'elle est la longueur exact des cheveux de VY1 Mizki lorsqu'elle a les cheveux détachés, donc je mets ce qui m'arrange :3 Mais c'est mieux pour ma suite, enfin bon vous verrez par vous même !)Ses grands yeux bleus marines le fixaient avec insistance, et un voile de tristesse les voilaient. Miziki avait perdu beaucoup d'ami à elle depuis le début de cette guerre.

- Oui ? Répondit le concerné.

- Tu te souviens de Yuzuki ?

Le jeune soldat avala un morceau de pomme et leva les yeux vers son amie.

- Si je m'en souviens ? Bien sur ! Comment pourrais-je l'oublier ? La première que nous nous sommes rencontrés, elle et moi, elle m'a giflée !

Tous les gens qui étaient à côtés d'eux et qui avaient écoutés la conversation éclatèrent de rire, en se souvenant de la rencontre entre l'énergique Yuzuki et le bout-en-train Yuû. Ces deux là se disputaient sans cesse, que ce soit sur le campement où sur le champ de bataille et la plupart du temps leurs disputes étaient basées sur des broutilles du genre " Il m'a volé un bout de pomme ! " La mort de la jeune femme avait laissé un grand vide.

- Oui.. Elle était un drôle de numéro...

Yuû termina sa pomme et jeta le trognon le plus loin possible. Ca aussi, il le faisait avec Yuzuki. Jeter les déchets le plus loin possible, pour rire.

- Et comment va Oliver ?

- D'après Isamine, de plus en plus mal. Le Roi devra surement le ramener avec lui.

- Tu crois qu'il acceptera ?

- Peut-être que oui, peut-être que non.


Yuû abattit avec force son épée contre celle d'un jeune homme aux cheveux sarcelles et aux yeux de même couleurs. Il para un coup qui le força à reculer de plusieurs pas. Son épaule lui faisait atrocement mal, le forçant à faire attention à chacun de ses mouvements.

Len envoya son genou dans l'estomac du grand rouquin qui leur avait tendu un piège deux où trois jours auparavant. Le roux grogna de douleur, et abattit la garde de son épée dans les côtes du plus jeune. Le choc lui coupa brutalement le souffle, et réveilla la douleur dans son dos. Mais il garda un visage impassible et attaqua à nouveau avec autant d'audace qu'un soldat qui n'était pas blessé.

Un sourire mauvais planté sur les lèvres, Meito bondit comme un fauve sur la droite, esquivant ainsi l'épée d'un homme possédant des cheveux blancs et des yeux rouges.

- Raté, crétin ! Se moqua-t-il.

- Dell, gauche !

En effet, un homme se dirigeait à tout allure vers Dell, à sa gauche. D'un pas d'expert, Dell se décala d'un pas et se retrouva donc face à Meito, assommant l'homme de la garde de son épée. Les deux hommes se fixèrent dans les yeux, une étrange lueur au fond du regard. Ils ne bougeaient pas, tels deux statues de pierres au milieu du champ de bataille où chacun se battait avec une seule idée en tête : gagner.

- Si on y arrive.

La voix de Dell avait beau n'être qu'un chuchotement, si il lui avait crié dans les oreilles, l'effet aurait été le même pour Meito : Il l'entendit très bien.

- Si on y arrive.

Et les statues s'animèrent.


Isamine et Soraru allèrent devant une tente improvisée, apportée par le roi lors de sa dernière visite. Allongé sur un lit de fortune, une jeune homme d'environ 16 ans.

Les cheveux blonds du jeune homme lui collaient au front à cause de la sueur froide. Il avait un oeil bandé, l'autre était fermé. Son teint était très pâle, comparable à celui d'un mort. Ses lèvres n'étaient qu'une mince ligne pâle, et étaient gercés. Sur ses joues, les traces de larmes étaient parfaitement visible. Il était habillé d'un simple pantalon de toile. La sueur faisait briller son corps, tandis que son torse se soulevait avec des difficultés apparentes. Cet adolescent semblait aller vraiment très mal.

Tout de suite, Soraru alla au chevet du malade -Oliver- et prit sa main pâle entre les siennes, la pressant doucement.

- Chut, chéri... Je suis là, Oliver.

- Sora'... Croassa le jeune homme, d'une voix enrouée.

- C'est fini, chaton. Tout sera bientôt terminé...

- Je vais mourir, n'est-ce pas ?

Les yeux de Soraru s'écarquillèrent d'effroi, et il serra la main d'Oliver.

- Je ne sais pas, chaton. J'espère que non.


Fiiiiin ! Je m'y prends toujours très tard pour commencer les chapitres sur cette fiction, c'est fou. Et pourtant, j'arrive à les terminer très vite je trouve. Enfin bon ! Excuser moi, pour cet horrible chapitre que je vous sers. Je crois que le seul passage que j'affectionne vraiment est celui où Len se prend une flèche dans le dos. Bref, tout le passage en italique.

Je suis cruelle ? Nooooon ! x) Enfin bon ! J'espère que je ne vous ai pas trop déçu avec ce chapitre... ._. A la prochaine !

Au fait, Tai, je sais que je viens de te prévenir que ce chapitre sortait donc voilà. C'pas contre toi que je boude, c'est parce que j'suis énervée aujourd'hui... 'Fin voilà quoi, c'pas de ta faute... B'sous ?