Nom de la Fanfiction:

Study in Violin

Chapitre 3:

Numb

Disclamer:

Oui oui la BBC tout ça tout ça on leur dira XD

Note de l'auteur :

merci à tous pour vos reviews :) j'espere que la suite vous plaira en tout cas moi je m'amuse comme une petite folle XD


Lorsque John Hammish Watson s'éveilla au son de son téléphone portable, qui dans la poche de sa veste avait décidé de le harceler, il avait mal partout. Son dos était douloureux, la chaise en bois avait imprimé ses membres sous les omoplates du médecin. Il ouvrit les yeux, devant lui dans le lit aux draps gris, dormait Sherlock. Le téléphone arrêta de sonner. John se frotta les yeux et détendit son dos pour en apaiser la douleur. Il les rouvrit, Sherlock était toujours là, son visage légèrement crispé dans une torpeur qu'on devinait désagréable. Son épaule bandée corroborant avec ses souvenirs des événements de la nuit... Il réalisa alors ce qui s'était passé... Sherlock était vivant... Sherlock avait passé les neufs derniers mois à travailler avec Interpole pour démanteler le réseau de Moriarty... Et la question revint... pourquoi ? Pourquoi l'avoir laissé dans l'ignorance ? Pourquoi l'avoir écarté ? Pourquoi l'avoir laissé pleurer sa mort ? Une petite voix au fond de sa tête éclata d'un rire narquois « tu n'étais peut-être pas si important que tu le croyais. » Il la repoussa avec énergie. Il avait foi en Sherlock... Sherlock ne faisait jamais rien sans raison... « Mais il t'a abandonné à ta peine, neuf mois à te laisser sombrer dans ton chagrin. » Il mit une gifle mentale à la petite voix.

Sherlock gémit dans son sommeil et essaya de se retourner sur le côté, emmenant la perfusion toujours ancrée dans son bras. John sauta de sa chaise et le ramena sur le dos et garda sa main dans la sienne afin de la garder contre le matelas. Il y avait forcément une explication « made in Holmes » … Sherlock avait beau être sociopathe il avait tout de même conscience de la souffrance d'un deuil. Et John se savait suffisamment proche de lui pour que son ami ne cherche pas volontairement à lui faire du mal... Le téléphone se remit à sonner. Il le sortit de sa poche et décrocha.

« Allô ? »

« John ! Ça fait une demi heure que je t'appelle ! Où est tu ? »

« Sarah... euh … je suis chez moi... » Il regarda autour de lui comme s'il cherchait confirmation.

« Tu étais de service à huit heures trente ce matin ! Il est presque dix heures ! »

« Dix... Oh God... Sarah … je suis désolé de ne pas avoir pu prévenir … Il... s'est passé quelque chose cette nuit, rien de grave rassure-toi. » mais Sarah ne serait pas dupe, elle entendait parfaitement le tremblement de sa voix. Sa main se serra autour de celle de Sherlock. « Je …. je ne peux pas t'expliquer pour le moment... c'est trop compliqué... »

« John, qu'est ce qui ne va pas ? »

« Ecoute, je n'ai pas pris de vacances depuis neuf mois... est ce que je peux prendre ma semaine à partir d'aujourd'hui ? J'ai des choses à régler... »

« On se voit toujours ce soir ? »

Il eut un moment de panique.

« NON ! …. oh pardon Sarah mais... tu ne peux pas passer à la maison ce soir …. »

« On … peut se voir dehors si tu préfères... »

« Sarah... Je te promets de t'expliquer quand je saurais quoi faire... pour le moment je voudrais que tu restes en dehors de ça. »

« Très bien comme tu voudras... » Son ton était calme mais elle raccrocha sans autre forme de procès.

John soupira et se passa la main sur la figure. Puis resta un instant immobile à fixer Sherlock, il était réveillé et le regardait de ses satanés yeux gris. Il eut un sursaut, ne s'attendant pas à le voir s'animer aussi tôt... mais il devait bien reconnaître qu'il n'avait pas été très discret. Les yeux du détective se baissèrent sur leurs mains jointes, ceux de John suivirent... il retira prestement sa main. Celle de son ami resta ouverte, face au plafond, vide. Il fallut un effort au brun pour remonter son regard jusqu'au visage du militaire.

« Enlève là... »

« Qu... quoi ? »

« L'aiguille... enlève la ... »

Il regarda la perfusion... elle était vide à présent... il n'avait pas de raison de ne pas obtempérer. Il s'exécuta, et son colocataire se détendit visiblement, repliant son bras contre lui. Il y eut un silence pesant.

« Alors... » John s'éclaircit la gorge et s'efforça d'esquisser un sourire... qui était affreusement douloureux. « Tu es en vie... »

« Oui... »

C'était tout ? Neuf mois d'absence à se faire passer pour mort et la seule chose qu'il trouvait à dire c'était « oui je suis vivant » ? Il dût apercevoir la colère dans les yeux bleus de John car il baissa les siens vers les draps.

« Ils ont eut Moran ? »

« Oui. Il est mort. »

« C'est certain ? »

« Molly le garde à la morgue... J'ai cru comprendre qu'elle faisait la différence entre un vrai mort et un mort qui a l'intention de continuer à vivre... »

« Tant mieux... »

Son visage était impassible mais le soulagement qui transparut malgré lui dans sa voix troubla Watson. Un nouveau silence.

« Sherlock... je crois que tu me dois au moins... »

La porte s'ouvrit derrière lui au moment où Sherlock ouvrait la bouche pour parler. Un des hommes en costard de la veille se tenait sur le pas de la porte. Le cadet des Holmes ferma la bouche et regarda l'intrus avec ce regard insondable qui appelait les réponses.

« Il est bel et bien mort, Mlle Hooper a appelé pour nous donner les résultats de l'autopsie. »

« Bien. » Son regard se fit insistant et le dénommé Patrick ressortit de la pièce. « C'était nécessaire. »

John mit quelques secondes pour comprendre que Sherlock s'adressait à lui et qu'il répondait à la phrase qu'il n'avait pas pu terminer. Mais il en resta là.

« Nécessaire... » Il eut un petit rire sans joie en s'adossant à la chaise, dans l'attente de la suite.

Mais le détective semblait perdu dans ses pensées. Tant pis, il pouvait jouer à ça lui aussi. Il allait jouer à la statue jusqu'à ce que le brun se décide à parler. Les minutes passèrent et John réalisa que des deux... C'était lui qui avait le plus à se plaindre … Mais son ami en avait certainement beaucoup plus à raconter. Il pouvait presque entendre les rouages de son cerveau traiter les informations. Et il comprit qu'il ne savait pas où commencer son récit.

« Que c'est il passé avec Moriarty ? »

Alors Sherlock soupira, ses longues mains frottèrent vigoureusement son crane puis il riva son regard sur la fenêtre en face de lui et commença à parler d'une voix presque … automatique.

« Il a été … plus malin que moi. » il fit une pause. « Et il a bien failli m'avoir... Il n'y avait pas de code, John. Je pensais pouvoir le renverser avec ça, j'avais même trouvé ce fameux code, pendant un instant j'ai cru... Oh putain John on était les maîtres de L'univers... sur le toit de cet immeuble, on détenait un code qui permettait d'ouvrir et de fermer tous les systèmes informatiques en quelques lignes... Lui pour le mal, moi pour le bien... Il avait réussit à retourner ma vie à me piéger … à monter tous les gens que je connaissais contre moi... Non, je sais, pas toi... » ajouta-t-il en voyant John ouvrir la bouche pour protester. « Mais quelque part... je pense que Moriarty s'en fichait … Il avait compris qu'il pouvait se servir de toi pour m'atteindre mais tu n'avais aucun pouvoir alors si tu continuais de croire en moi ça lui était égal. »

John eut une moue vexée mais ne dit rien. Ainsi il n'était pas important dans le plan de Moriarty... l'information avait un goût amère... mais il n'était pas sûr qu'il aurait voulut qu'il en soit autrement... Sherlock continuait de fixer la fenêtre.

« Je ne tiens pas particulièrement à Lestrade mais s'il était contre moi, il pouvait me coffrer. Je sais qu'il a utilisé Mycroft pour m'avoir donc quelque part, il avait réussi à le retourner contre moi, lui aussi. Cette journaliste ne comptait absolument pas mais elle allait pouvoir me détruire par les médias... Il a quand même essayé de te faire retourner ta veste... Pour m'achever. Mais toute sa machination n'avait de sens que si le code existait. Parce que si j'avais le code, c'était une lutte à armes égales. Je pouvais tout renverser, je pouvais m'en sortir... Mais .. » Il avala sa salive avec difficulté, la pilule n'était toujours pas passée. « Il n'y avait pas de code. Toute sa machination avait juste pour but de me détruire, il n'y avait pas d'enjeu plus grand... Il voulait juste me voir tomber... » Il fit une nouvelle pause. « Il m'a laissé trois messages. ''I owe you'' »

« La pomme dans l'appartement ! »

« Un autre à Scotland Yard. Un troisième sur le mur ... »

« Avec les ailes... »

« Oui. » il eut un petit sourire en coin. « Trois messages. Au début je n'avais pas compris exactement ce qu'ils impliquaient, mais je savais qu'il voulait ma perte alors je suis allé voir Molly pour lui demander de m'aider. A maquiller ma mort... au cas où je sois obligé de me suicider pour ses beaux yeux... »

« Pourquoi trois messages ? »

« Trois messages, trois tireurs, trois victimes. » Il passa ses mains sur son visage, dépité. « Quand j'ai enfin compris qu'il n'avait presque rien eu à faire pour mettre le doute partout autour de moi... Quelques hackers, une enfant qui crie, des faux articles de journaux.. c'était trop tard. Il avait posté trois hommes qui attendaient une chose : me voir tomber du haut de cet immeuble, sinon … ils tiraient. »

« Sur qui Sherlock ? »

« Sur Lestrade, sur Mrs Hudson... » sa voix trembla, il fit une pause pour se reprendre puis tourna ses yeux gris vers John qui venait de comprendre. « Je te l'ai dit... il n'avait pas besoin que tu retournes ta veste, ça l'aurait sans doute beaucoup amusé que tu m'abandonnes mais …. Il n'en avait pas besoin. Il t'avait en joue depuis le début. »

« Et tu as sauté... »

« Parce que j'aurais pu encaisser la mort de Lestrade... parce que je m'en serais voulu à vie d'être responsable de la mort de Mrs Hudson... Mais je ne pouvais pas …. » Il pinça les lèvres et secoua la tête, manifestement les mots ne voulaient pas sortir. John avait la gorge noué, il se tordait les mains, mal à l'aise. « Alors je me suis retourné vers lui et je lui ai dit que tant qu'il était en vie je pouvais toujours renverser la vapeur... La il s'est collé son propre canon dans la bouche et il s'est fait sauter la cervelle... Et je n'avais plus aucune possibilité d'empêcher... alors j'ai texté Molly... et tu es arrivé. Tu ne devais pas revenir... mais comme tu étais là je n'avais plus le choix, il fallait que je joue le jeu jusqu'au bout... La suite tu la connais... »

« Non... la suite … j'ai essayé de te convaincre de ne pas sauter, tu m'as soutenu que tu étais un imposteur et tu t'es suicidé ! »

John ne se rendait même pas compte qu'il criait... Dans le salon, Lestrade rentra la tête dans les épaules, il entendait la détresse du docteur dans sa voix, comme il l'avait vu sur son visage pendant des mois. Donnovan était partie au matin, Mycroft était étrangement silencieux. Les deux gorilles d'Interpole faisaient semblant de ne rien entendre... mais l'atmosphère de la pièce était lourde, très lourde, et elle présageait l'orage.

« Tu es tombé de ce satané immeuble, tu t'es jeté dans le vide ! Je t'ai entendu heurter le sol ! Je t'ai vu étalé dans ton propre sang sur un PUTAIN de trottoir ! J'ai pris ton pouls ! Ton poignet était... » Il s'arrêta soudain. « glacé... » Il releva la tête vers Sherlock. « Glacé … un cadavre... mort de plusieurs heures ! Mais comment ai-je pu ….. »

« C'était le seul détail qui m'inquiétait mais tu n'y as plus pensé... »

« Mais j'ai vu ton visage... »

« Maquillé, Molly et moi avons habillé et maquillé un homme qui pouvait vaguement me ressembler... dans la précipitation, et avec le choc les quelques secondes où tu as vu ''mon'' visage ont suffit. »

« Et on ne m'a plus laissé voir ton corps... »

« Non... Mycroft s'est rendu compte de la supercherie mais il a identifié le corps comme étant le mien. Il n'a pas cherché plus loin... Il a du comprendre que détenir des informations sur moi me nuirait à nouveau. »

« Sherlock... Je me fous de savoir qui a fait quoi... il y a une chose qu'il faut que je sache... » la colère déformait sa voix, le détective frémit... il savait que cette partie allait très mal passer. « Si j'ai bien suivi …. vous avez emprunté un cadavre à la morgue... celui de Moriarty était resté sur le toit … Sherlock … J'ai porté ton cercueil, il y avait quelqu'un dedans, ne me dit pas le contraire.. »

Il prit une longue inspiration et ses yeux bleus dardèrent ceux de Sherlock qui tourna la tête de l'autre côté de la chambre, crispé.

« Sherlock Holmes... Qui est enterré à ta putain de place ? »


…..A votre avis ? XDDDD