Nom de la Fanfiction :

Story in violin

Chapitre V:

Broken wings

Disclamer :

La BBC détient les droits mais elle nous les prête bien volontiers XD

Note de l'auteur :

Désolée pour le retard, examens à répétition! Je m'y remets! Merci pour vos reviews vous êtes géniaux! Vos avis sont très importants pour les auteurs de Fanfic on ne vous remerciera jamais assez!


« Soyez raisonnable Docteur Watson, il en va de la sécurité internationale. »

« Comme s'il en avait quelque chose à faire ! » répliqua ledit médecin avant de tourner des yeux brûlants de colère et de reproches à son colocataire. « Soyons raisonnables alors... Sherlock Holmes, si vous quittez cet appartement avant que j'ai décidé que j'accepte votre retour... vous n'en repasserez plus jamais la porte ! »

Un silence pesant s'abatit sur la chambre à coucher alors que Sherlock s'immobilisait, comme pétrifié, sa chemise déchirée à la main, ses yeux fixés sur John qui jusqu'ici ne lui avait jamais fait de chantage. Patrick laissait passer son regard de l'un à l'autre. Il ne comprenait pas vraiment ce qui se passait. De l'extérieur, on aurait cru que Sherlock était simplement trop choqué pour réagir. Mais en réalité il évaluait la situation. S'il partait, John Watson je rayait de sa vie pour de bon. Ca avait du bon, dans le sens où il ferait enfin le deuil de leur amitié et ne serait plus impliqué dans ses enquêtes et donc il serait en sécurité. D'un autre côté il avait passé neuf mois à courir le monde pour pouvoir revenir, justement ... Et il n'avait pas d'autres raisons que celle de revoir John à invoquer pour justifier son pied de nez à Interpole...

Il n'arrivait pas à définir si le docteur était sérieux ou s'il pouvait négocier le beurre et l'argent du beurre... Mais pour une fois, il n'abdiquait pas. Il restait planté devant lui, sa jambe valide fermement ancrée dans le sol pour soulager celle qui menaçait de flageller. Ses yeux fixaient fermement le visage du blessé, ils refusaient de rejoindre le sol. Il ne se mit pas à soupirer non plus... Il attendait sa décision, résolu à lui tenir tête. Alors, toujours en silence, Sherlock s'assit à nouveau sur le lit.

Son colocataire se détendit et soupira de soulagement. Il s'approcha de lui et commença à lui défaire ses bandages. Il fallait changer les compresses ensanglantées pour des propres. Ses doigts tremblaient, il serra le poing puis l'ouvrit à nouveau pour les calmer, mais rien à faire. Sherlock jeta juste un coup d'oeil à ses mains et il avait compris. Il n'y avait pas besoin de mot. Il n'y en avait jamais eut besoin entre eux pour se dire les choses vraiment importantes. Les mots qui brûlaient de sortir, les "je ne veux pas te perdre maintenant" s'étouffèrent dans la gorge de John mais n'atteignirent que le coeur attrophié de Sherlock.

" Holmes, interpole vous fera chercher si vous ne venez pas avec nous."

"J'écrirai un rapport complet et détaillé que j'enverrai directement à la personne concernée. Comme nous l'avions fait depuis la Russie, ou bien nous ferons une conférence par webcaméra comme en littuanie."

"Vous ne pouvez pas juste tourner le dos à l'organisation maintenant que vous êtes rentré chez vous!"

Il lui adressa un regard dédaigneux qui fit esquisser un mouvement de recul à l'agent puis il reporta son attention sur John qui tremblait toujours en débouchant les bouteilles d'antisceptique. Il croisa son regard et le médecin lui adressa un sourire presque désolé.

" Holmes... "

"Allez vous faire foutre, Wilson..."

Patrick Wilson lui asséna un regard courroucé puis tourna les talons, la porte claqua derrière lui et John laissa échaper la bouteille en plastique qu'il tenait à la main, la solution qu'elle contenait se répandit sur la moquette. Il se baissa pour la rammasser et ses doigts rencontrèrent ceux, longs, fins et froids de son ami. Il eut un nouveau sursaut et leva les yeux vers Sherlock, qui lui tendait le flacon.

" Je n'arrive pas à me faire à l'idée..."

"Tu auras le temps pour ça."

"Je suis sérieux, si tu quittes l'appartement, ne serait-ce que pour acheter du lait je te fous dehors..."

Il avait du se vouloir autoritaire ou menaçant, mais sa voix s'éteignait aux fil des syllabes. A la télévision, c'était le moment où l'ami disparu prenait dans ses bras celui qui retenait ses larmes ... Mais Sherlock, bien qu'il n'eut jamais vraiment eut de problème pour toucher John, n'était pas quelqu'un de tactile. Pire encore, il n'aurait pas compris la nécéssité du geste.

"Tu mériterais que je te frappe..."

"Fais le."

"Je n'ai pas l'énergie necessaire, mais ne t'étonne pas si je te colle mon poing dans la figure pour rien dans les semaines qui viennent. Tu sauras que c'est une réaction à retardement."

"C'est idiot. Frappe moi, qu'on en parle plus."

"Ca n'aurait pas le meme impact que si c'était spontané et de toute façon tu n'es pas en mesure de me dire ce que je dois faire."

"Très bien."

Ses lèvres s'étirèrent en un sourire fin. Sherlock était heureux, il avait mal à l'épaule et John ne cherchait pas particulièrement à être doux avec lui... Mais il était rentré chez lui... chez eux... C'était terminé. Tout irait forcément beaucoup mieux à présent. Ses yeux se firent lourd, il avait du mal à les garder ouvert. Il entendit la voix de John lui dire de rester avec lui le temps de faire le pansement. Qu'il pourrait dormir dès qu'il aurait fini. Il perdit la notion du temps. Il nota le bruit des oreillers qu'on retape, puis se senti poussé en arrière. Sa tête rencontra le tissu et il se rendit compte qu'il avait déjà les yeux fermés. John se pencha au dessus de lui pour le recouvrir avec les draps.

Une main dans ses cheveux... quelque chose d'humide et de chaud sur sa tempe... et le bruit d'une porte qu'on referme.


John avait eut du mal à quitter la chambre après qu'il eut couché Sherlock. Il avait passé sa main dans les boucles brunes de son compagnon ... puis posé ses lèvres sur sa tempe... Et il n'avait pas réagit, trop épuisé par leur conversation. Il était resté là, debout, abattu. Puis il s'était secoué, après tout Sherlock était revenu, il n'allait pas disparaitre s'il allait prendre son petit déjeuner... Il avait donc tourné les talons, passé la porte puis posé sa main sur la poignée... Il n'eut pas la force de fermer la porte. Il la laissa ouverte et se rendit à la cuisine sans s'occuper de Lestrade, toujours assis dans le canapé du salon. Il avait mis la bouilloire en route par automatisme, deux tranches de pain de mie dans le grille-pain. Le policier s'avança vers lui en silence. Il ne savait pas trop quoi dire et il sentait la tension qui prenait les épaules du blond, il la voyait rendre ses mouvements raides et peu naturels. Lorsque sa voix s'éleva, il sursauta et un mug blanc heurta le sol.

"Il est sorti d'affaire?... désolé je ne voulais pas vous faire peur..."

"Ils sont partis?" Le médecin se baissa pour nettoyer.

"Oui. Ils étaient furieux."

"Pas autant que moi."

"Je ne pensais pas qu'il resterait..." murmura Lestrade

John vida les morceaux de porcelaine de la tasse dans la poubelle et se redressa lentement. S'appuyant sur le plan de travail, les yeux fixés sur la bouilloire qui s'était mise à siffler il dit dans un souffle.

"Moi non plus..."


tou bi continioude!