Mais c'est pas trop beau, ça ! Une suite aussi rapidement ! Allez, je vous laisse lire, je suis très en retard, pas le temps d'écrire d'autre note !
Edit: Bouah! Je viens de me rendre compte que je n'avais pas mis les lignes de transition, le texte était imcompréhensible! Toutes mes excuses à ceux qui ont du le lire sous cette forme -'
J'espère sincèrement que vous comprendrez mieux le texte ainsi!
Edit 2: Je sais que c'est moche demandé comme ça... Mais s'il vous plait, laissez une review! En particulier pour ce chapitre, concernant la dernière partie, j'ai besoins de votre avis sur le style employé. Il me plait, mais c'est dur d'avoir un avis complètement objectif sur son propre travail. Alors voilà, un petit mot (constructif ou non) ça ne fait jamais de mal, croyez moi! Allez, bonne lecture à vous!
Edit 3: J'espère que le perso qui va apparaitre (le tout premier) va vous plaire! J'avoue avoir beaucoup hésitée à écrire cette histoire à cause de ce personnage. J'espère de tout mon coeur que vous aimerez ce chapitre!
Merci d'être de plus en plus nombreux à suivre l'histoire, ça me touche beaucoup! Merci à ceux (en particulier) qui l'ont mis en favorits et en follow! J'vous embrasse tous!
Bonne lecture!
Chapitre 9 : Quand partirons-nous ?
Tout doucement, hissée sur la pointe de ses pieds, elle entrouvrit la porte, faisant naître un rayon de lumière dans la pièce. Elle passa doucement la tête dans l'encadrement, plissant les yeux pour essayer de distinguer quelque chose. Soudain, elle sursauta, des pas résonnaient dans le couloir, quelqu'un approchait ! Elle s'affola, ses joues s'empourprant. Elle était dans le côté réservé aux garçons, alors si on la trouvait ainsi, devant la porte des dortoirs, on allait... On allait quoi, en fait ? La gronder ? Se moquer d'elle ? Ses jambes tremblaient, embarrassée. Les pas se rapprochaient de plus en plus, des ombres apparaissaient sur le mur. Ne voyant d'autre échappatoire, elle rentra dans le dortoir et en referma discrètement la porte derrière elle. Collée contre la porte, les paupières clauses, elle essaya de ce concentrer sur le bruits des pas, priant silencieusement pour que le propriétaire ne décide pas de rentrer dans le dortoir. Heureusement pour elle, il continua son chemin, sans même s'arrêter devant la porte il n'avait rien vu. Le danger écarté, elle se tourna vers les couchettes du dortoir.
Le dortoir des hommes était en tout point semblable à celui des femmes. Plusieurs lits superposés de trois étages étaient alignés sur deux rangées, l'une en face de l'autre. On trouvait entre chaque lit une armoire en fer, clouée contre le mur, où les habitants de l'Iceberg rangeaient leurs affaires.
Elle retenu son souffle, voulant se faire la plus discrète possible. Dans son plan d'origine, elle ouvrait seulement la porte, vérifiait et repartait aussi vite qu'elle était venue, mais ça ne se passait pas comme prévu. Mais maintenant qu'elle était à l'intérieur, hors de question de faire marche arrière ! Elle serra contre elle le petit cadre photo, son seul indice. Elle tendit l'oreille, plusieurs ronflements se faisaient entendre, ce qui était assez rare à cette heure-ci de la journée -près de quinze heure ! Elle se rapprocha, guidée par le son. Elle arriva alors au fond de la cabine, où deux lits superposés, l'un à côté de l'autre, étaient occupés. Elle attendit que ses yeux s'habituent à l'obscurité et distingua alors différentes formes dans les lits. Au premier étage -le plus bas- se trouvaient un homme géant, à la carrure impressionnante, surtout ces deux énormes bras où des étoiles y étaient dessinées. Sur le même étage se trouvait un autre homme dont les pieds dépassaient du matelas, un ronflement mêlé d'une sorte de rire ressemblant à « Yohoho » semblait venir de lui. Au deuxième étage se trouvait deux hommes qui semblaient normaux... En enlevant le nez sur-dimensionné de celui de gauche et les cheveux verts de celui de droite. Enfin, tout en haut des lits se trouvaient et un jeune garçon au cheveux noirs, dont la plus grande partie des ronflement semblait venir et une petite peluche de renne qui la fit sourire . Elle regarda le cadre photo, essayant de comparer les visages coincés sous verre à ceux des six endormis. Mais quelque chose attira son attention sur le dessus de l'armoire : un chapeau de paille. Elle avala alors sa salive, les yeux étincelants devant le chapeau. Elle pensa le nombre de fois où elle avait rêvé de le toucher, le porter... Il représentait tellement de chose pour elle ! Mais à cause de sa petite taille, elle ne pouvait pas l'attraper du sol. Elle prit alors son courage à deux main, rangea le cadre dans la poche de sa robe et s'accrocha à l'échelle du lit de gauche et monta jusqu'au deuxième étage. Arrivée là, elle attrapa la bordure en bois de la couchette supérieur et posa ses pieds sur celle de son étage. Elle contourna alors l'échelle et traversa de cette manière la longueur des lits, jusqu'à arriver à l'armoire. Elle tendit le bras, l'objet était à portée de main et aucun des dormeurs ne s'étaient réveillés... Du moins le pensait-elle. Car lorsqu'elle effleura le chapeau de paille, elle sentit alors de l'acier glacé contre son poignet, la lame d'un sabre tenait son bras à distance du chapeau. Elle tourna la tête vers le point d'origine de la lame, tremblante de la tête aux pieds, son bras d'appui devenant douloureux. Allongé sur la banquette d'à côté, l'homme aux cheveux verts avait sorti l'un de ces katanas et le pointait sur elle. Il avait les yeux fermés et sa respiration était tout à fait calme, à croire qu'il était somnambule.
Après un petit flottement, l'homme ouvrit la bouche et dit d'un ton froid et calme :
« -Je te déconseille de toucher à ça, gamine. »
Elle faillit perdre prise lorsque les yeux de l'homme s'ouvrirent laissant apparaître une lueur meurtrière digne d'un chasseur.
« Il ne dormait pas. » paniqua-t-elle « Dès que je suis entrée, il faisait semblant, peut-être même avant que je n'arrive. Et je n'ai rien vu. »
« -Qui es-tu et qu'est-ce que tu veux ? » demanda l'homme sur le même ton.
Elle n'osait pas bouger, sentant la lame contre son bras. Sentant le cadre dans la poche de sa robe, elle parla sans réfléchir.
« -Tu es Zoro ? Roronoa Zoro ? »
Son interlocuteur parut surpris, mais ne répondit pas, répétant sa question.
« -Tu sais manier l'épée ? » demanda-t-elle « Tu sais, si tu es Zoro. Tu pourras m'apprendre ? »
« -Gnn... » lança une voix derrière elle. C'était celle du propriétaire de la couchette où ses pieds étaient posés « Tu parles à qui Zoro ? »
Le jeune homme au long nez s'agita en mâchant ces paroles, donnant un coup de coude dans le tibia de la fillette. Perdant définitivement l'équilibre, ses deux pieds glissèrent de leur point d'appui, se retrouvant alors dans le vide, criant de peur. Ne tenant plus que par un bras, elle tenta tant bien que mal à se hisser, aidé par Ussop, qui ne comprenait rien. Mais dans ses mouvements désordonnés, le cadre photo glissa de sa poche et tomba par terre. La panique céda sa place à l'inquiétude. Elle lâcha la main du jeune homme et atterrit agilement au sol sur ces deux pieds. Elle chercha à tâtons le précieux cadre, sans succès. Elle voulait partir le plus vite d'ici avant que quelqu'un n'arrive, alerté par les cris qu'elle n'avait su retenir.
« -Qu'est-ce qui se passe ? » lança le jeune homme brun du troisième étage « C'est l'heure de manger ? »
« -Je sais pas, j'ai pas tout compris... » lança son voisin du dessous, regardant l'enfant qui s'agitait au sol.
« -Cette gamine voulait piquer ton chapeau, Luffy. » répondit l'homme aux cheveux verts.
« -Je voulais pas le piquer » rétorqua-t-elle sans lever la tête, vexée d'être prise pour une voleuse « Je voulais juste l'essayer ! »
Alors qu'elle continuer à chercher, une main étrangement blanche tenant l'objet qu'elle cherchait apparu dans son champ de vision.
« -C'est ce que vous cherchez, Mademoiselle ? » lança le propriétaire de cette main.
Elle prit le cadre dans ses mains, soulagée. Voulant remercier son sauveur, elle leva les yeux, mais aucun son ne sorti de sa bouche, muette par l'effroi.
« -Je l'ai facilement trouvé » ajouta-t-il « J'ai une très bonne vu vous savez... Même si je n'ai pas d'yeux ! Yohohohoho ! Skull Joke ! »
Voir ce squelette s'agiter dans tout les sens en riant, c'en fut trop pour l'enfant. Elle hurla, le cadre serré contre la poitrine, les larmes aux yeux. Elle voulait sortir. Maintenant. Elle couru ventre à terre vers la sortie, sans regarder devant. Elle s'attendait à heurter la porte et à l'ouvrir en panique... Elle fut donc bien surprise d'atterrir directement dans le couloir illuminé de l'Iceberg. Elle ne se souvenait pas avoir laissée la porte ouverte, mais elle n'eut pas le temps de se poser la question car elle heurta de plein fouet une personne qui se tenait dans l'encadrement de la porte quelques secondes plus tôt. Elle et la personne en question volèrent sur deux mètres, avant de rencontrer le mur du fond. Dès qu'elle ouvrit les yeux, elle était dans les bras de la personne, qui semblait l'avoir attrapée au vol. Des pas se fit entendre dans le couloir, laissant place à une femme au cheveux noires et une jeune femme rousse. Celle-ci, en voyant le jeune garçon brun au chapeau de paille arriver en riant, elle lança à son amie
« -Je te l'avais dit, Robin, c'était forcément eux ! Luffy ! Calme-toi, on t'entend jusque dans le dortoir des filles ! Sanji, qu'est-ce qui se passe ici ?! »
En entendant le nom de son sauveur, elle eut des sueurs froides. Il allait la réprimander d'être entrer dans le dortoir des hommes sans raison -déjà qu'il n'aimait pas trop quand elle jouait avec les garçons de son âge...
« -Je suis désolé, jeune fille » entendit-elle « Je ne voulais pas vous effrayer. »
Elle se sentit gênée face à cette homme, qui lui avait si gentiment rendu son cadre. Oui, c'est sûrement à cause de l'obscurité qu'elle a cru voir son interlocuteur sous forme de squelette. Elle se retourna vers l'homme pour s'excuser... Homme ,dénué de peau et de chair, qui avait son visage à deux centimètres du sien.
« -Est-ce que ça va ? Vous êtes presque aussi pâle qu'un os ! Yohohoho ! »
Elle hurla de nouveau, s'accrochant à la veste de Sanji, cette fois heureuse de sa présence.
« -Calme toi, Zoya ! » lança Sanji en se relevant, tenant la petite dans ses bras « Il n'est pas méchant. C'est Brook. »
Elle sembla se calmer, essayant tant bien que mal de ne pas exploser en pleurs face à ce monstre de cauchemar. Mais le nom de Brook la rassura : c'était un ami de Sanji.
Le reste des ex-dormeurs arrivèrent devant la porte, ameutés par les cris. Les voyant tous réunis à la lumière, Zoya sortit le cadre photo de sa poche. Celui-ci représentait une photo de tous les pirates des chapeaux de pailles au complet. Elle regarda la photo, puis ses vis à vis plusieurs fois d'affilé. Satisfaite, elle afficha un grand sourire et s'écria :
« -Vous êtes les Pirates aux Chapeaux de Paille ?! Vous êtes les vrais ?! »
« -Ouaip ! » lança Luffy avec un grand sourire « Je suis Monkey D Luffy! »
« -Je sais qui tu es ! » dit-elle joyeusement « Tu es l'ancien capitaine de Papa ! »
Un ange passa où l'équipage fit un aller retour du regard, de Sanji à Zoya, Zoya à Sanji...
« -Heu... Excusez-moi... » fini par réagir Ussop « Après tout ce n'est qu'un détail de rien du tout... Mais cela me gêne un tout petit peu... Bon, c'est secondaire, me direz-vous, mais... Elle vient de dire « Papa » là ?! »
« -Ah ! Je ne suis pas sourde , alors! » répondit Nami
« -Ça pour une surprise. » sourit Robin.
« -Ben elle doit tenir de sa mère, parce que, sans t'insulter Sanji, elle te ressemble pas ! » remarqua Franky.
« -Peut-être que le sourcil n'est pas héréditaire... » pensa Chopper à voix haute.
En effet, la jeune fille ne possédait pas cette... Caractéristique. Et effectivement, elle ne ressemblait pas à Sanji. Zoya était une petite fille qui semblait avoir pas plus d'une dizaine d'années. Elle portait une robe simple jaune pâle. Elle avait des cheveux châtain légèrement ondulés, effleurant ses épaules, entourant son visage légèrement tanné, encore arrondie par l'enfance. Ses yeux gris-bleu faisait apparaître une petite trace de malice. Malgré son visage d'enfant, elle avait un corps plus grand que la moyenne. Ses jambes élancées laissait entendre une certaine agilité et rapidité. Elle descendit des bras de son père, légèrement gênée par la remarque -un peu déplacé- du cyborg. Elle jeta un regard à son père, qui répondit.
« -Zoya est bien ma fille. C'est vrai qu'on ne se ressemble pas beaucoup, mais c'est parce que nous n'avons aucun lien de sang. Je l'ai en quelque sorte... Adoptée quand elle était toute petite. »
« -Ah d'accord ! » souffla Ussop « Quel surprise ! Je m'attendais à voir une femme cachée débarquer, là ! Tu en as encore des cachotteries comme ça ? »
« -Oui, Sanji, tu as encore des choses à nous cacher ? »
A part Sanji et Robin, personne de comprit l'allusion de Nami. Sanji tourna les yeux vers son ancienne amie, qui le fixait en croisant les bras, le regard froid. Ce regard lui rappelait celui qu'il avait vu dans ces mêmes yeux, lors de l'épisode d'Arlong : De la colère et de la tristesse s'entremêlant,se nourrissant, à peine voilées sous une poudre d'indifférence. Il était évident qu'elle n'avait toujours pas avalée leur dernière discussion à propos de Vivi. Il serra les dents, ignorant le regard de la navigatrice.
« -Je pense qu'il faut qu'on fasse un point » dit-il « Tous ensemble. »
Nami acquiesça d'un signe de tête. La conversation n'allait pas être des plus réjouissante.
« -Désolé de vous interrompre, mais je crois que vous discuterez une autre fois. »
Ils tournèrent la tête vers le mur. Une des plaques d'acier du mur s'était retournée pour laisser apparaître un miroir et dedans Tick qui s'agitait, gêné de déranger.
« -Grand-Chef ! » lança-t-il à Sanji « On te demande ! »
« -Ça ne peut pas attendre ? » répondit-il « Il faut vraiment qu'on discute sur... »
« -C'est Blind, Grand-Chef » dit-il « donc ça n'attend pas. »
Sanji soupira
« -Okay, j'arrive, mais arrête de m'appeler avec ce surnom stupide ! »
S'apprêtant à traverser le miroir , Luffy gémit :
« -Mais Sanjiiii ! J'ai faiiiiim ! Fais-moi à manger ! »
« -Pas cette fois, Luffy » sourit-il. Il se tourna vers Zoya « Emmène-les au réfectoires, tu veux bien ? »
La petite hocha la tête, souriante. Il se retourna et entra dans le miroir. Pendant que l'acier se retournait à nouveau, on pu entendre Tick.
« -Tu sais cuisiner Grand-Chef ? J'adore tes potes, grâce à eux, on en apprend tous les jours ! »
« -Ta gueule, Tick. Et arrête avec ce surnom ! »
« -Raaaaah ! Mais j'ai encore faim ! »
« -Hors de question que tu te serves encore ! Il faut en laisser aux autres ! »
Ussop regarda le spectacle, dépité. La petite Zoya semblait parti en croisade contre l'estomac de Luffy, combat, hélas, perdu d'avance pour cette petite téméraire. La salle dans laquelle il se trouvait -le réfectoire- était une assez grandes salles où d'énormes tables et bans en bois traversaient la salle. La salle était assez sobres, à part la présence de miroir suspendu au plafond, comme des télévisions en cas d'informations urgentes. Des vitres donnaient aussi vu sur l'extérieur, soit la faune et la flore des milieux sous-marins. Au fond de la salle se trouvait un self, où quelques cuisiniers s'activaient aux fourneaux. Au dessus d'eux se trouvaient un énormes miroirs, où était affiché une sorte de carte sur les alentours et où était affiché la localisation de l'Iceberg.
Rien à dire, l'Iceberg était un bijou technologique. Il se tourna vers Franky qui semblait penser la même chose. Ils discutèrent quelques instants dessus.
« -Vous parlez de l'Iceberg ? » demanda Zoya « Ce sous-marin a été construit par peu de charpentier en réalité. Mais les meilleurs ! Ceux de Water Seven ! »
« -C'est vrai ?! » lança Franky « En même temps, ça ne m'étonne pas, la Galley-la est vraiment la meilleure ! Derrière moi bien sûr ! »
« -Tu sais de quand date ce bateau ? » demanda Ussop.
« -Bien sûr ! » s'exclama-t-elle fièrement, contente de pouvoir donner de tels renseignements « L'Iceberg à un peu moins de huit ans ! Je le sais parce que je suis l'une des première à avoir naviguer dedans ! »
« -Tu l'as rejoint très tôt ! » remarqua Chopper
« -Oui, j'avais deux ans et demi quand il a prit le large. Nous étions alors très peu ! Vous pouvez me poser toutes les questions que vous voulez, sur cet endroit où les gens, j'ai tout vu ! »
« -C'est qui le capitaine ici ?! » demanda Luffy, profitant que Zoya soit distraite pour piquer dans son assiette.
Elle sembla réfléchir puis dit :
« -On ne dit pas « capitaine » ici... C'est un peu gênant. Mais la personne qui est à la tête de l'Iceberg... C'est compliqué. D'une certaine façon, c'est mon père. »
« -SANJI EST CAPITAINE ! » s'écriaient-ils en chœur -sauf Robin.
« -Je vous ai dit de ne pas dire « capitaine » ! »s'énerva l'enfant, leur faisant signe de parler moins fort « Disons que c'est mon père qui prend la plupart des décisions pour l'Iceberg. Il est très présent ici, va souvent sur les terrains et beaucoup de gens le respectent pour tout ce qu'il a fait. Jusqu'ici, il a toujours fait de bons choix et si la Marine ne nous trouve pas encore, il en est sûrement pour quelque chose. » Elle parlait, non sans fierté. Elle ajouta « Mais ce n'est pas lui qui est à l'origine de l'Iceberg et de l'idée de le créer. La personne qui a décidé de faire tout ça, c'est Blind. »
« -Blind » ajouta Robin « C'est l'homme avec qui ton père est allé discuter, n'est-ce pas ? »
Zoya acquiesça.
« -Blind est un type incroyable ! Il est extrêmement fort, mais on le voit pratiquement jamais. Il a crée l'Iceberg, trouvé des hommes pour s'en occuper et pfuiiit ! Il a filé dans le Nouveau Monde ! A la différence de nous, il voyage seul, alors je ne l'ai pratiquement jamais vu. Alors de ce point de vu, c'est lui le chef... »
« -Oui, en fait, Sanji est le second de ce Blind. » résuma Nami « Sanji reste ici pour assurer ses arrières. »
« -je crois qu'on peut dire ça, oui. » Dis Zoya, pensive « Mon père prend la plupart des décisions, mais pour les plus importante, je crois qu'il fait tout de même appel à lui... »
« -Et tu as une idée pour laquelle il est revenu aujourd'hui ? » demanda Brook.
« -Hé bien » rougit-elle « Je pense que c'est à propos de vous. »
Sanji se trouvait dans une salle parcouru de miroir, mais aujourd'hui, un seul d'entre eux était allumé, le miroir central, celui de Blind. A ses côtés, Morg attendait, semblant à moitié intéressée par la future discussion. Mais avec le temps, il avait appris à douter de cette soi-disant nonchalance, voir de s'en méfier. Contrairement au reste des habitants de l'Iceberg, elle n'avait pas rejoint leur camp pour se réfugier ou bien pour les aider. Si elle était ici, c'était parce qu'elle voulait « s'amuser ». Il se souvenait encore de son arrivée. Il y a maintenant deux ans, elle était rentrée dans l'Iceberg de force et l'avait trouvé dans les entrailles de la machine. Elle lui avait demandée de la laisser rejoindre cette forteresse, pour pouvoir être « au première loge de la destruction entre la Marine et les réfugiés ». Si cela n'avait tenu qu'à lui, il l'aurait expulsé immédiatement. Mais cette femme avait fait preuve d'un caractère qui laissait présager le pire. Il était évident que, s'il avait refusé cette personne, elle aurait sûrement été par la suite un ennemi redoutable. Elle aurait pu essayer de tout détruire, de les dénoncer... Elle avait trouvé si facilement l'Iceberg que ça en était inquiétant. C'était pour toutes ses raisons qu'il ne faisait aucunement confiance à cette brute au cheveux noires et au regard persifleur. C'est pourquoi il l'avait accepté, pour avoir cette force dangereuse de son côté, puis il en avait fait son second, pour avoir éternellement un œil sur elle. Elle ne partait jamais en mission sans lui, sous sa tutelle. Elle avait rechigné cette surveillance plusieurs fois, mais en échange, elle allait aux missions les plus dangereuses, où l'action régnait, ce qui la satisfaisait.
Il se retourna vers le miroir, où l'image de Blind venait d'apparaître. Blind était un homme de grande taille, assez mince. De longs cheveux cendré encadraient son visages, descendant jusqu'aux omoplates. Son visage allongé était à moitié caché par un épais bandages au niveau des yeux. A sa ceinture se trouvait une épée, rangée dans un fourreau gris. Après quelques formalités échangées, Blind lança la véritable discussion.
« -Tack m'a fait son rapport. Il paraît que les Chapeaux de Paille sont de retour. »
Il acquiesça. S'était donc de ça qu'il voulait parler avec lui. Il lui expliqua l'étrange arrivé de ses amis.
« -Je vois. » dit pensivement Blind en inclinant la tête sur le côté « Et que penses-tu de tout cela ? »
Sanji détestait la façon dont Blind s'exprimait. Il posait d'abord des questions et ensuite donnait son avis, comme un professeur corrigeant un élève. Il répondu tout de même.
« -Je trouve ça étrange. C'est pourtant bien eux, nous l'avons vérifié. La vrai question qui se pose maintenant est, comment ont-ils pu voyagé dans le temps ainsi ? Aucun d'eux ne possède un tel pouvoir, c'est donc quelqu'un d'extérieur. Mais alors, pourquoi ? »
Blind acquiesça de la tête, puis ajouta :
« -Je n'ai moi même rencontré personne sur Grand Line pouvant faire une telle chose. De plus, d'après le témoignage de tes amis, ils n'ont vu personne d'étranger au navire juste avant leur disparition. On peut supposé que cette personne est assez puissante... »
« -Peut-être est-ce un coup de la Marine. » dit Morg « Vous étiez assez redoutés, il y a quinze ans. Ils vous ont trouvés gênants donc ils ont voulu se débarrasser de vous... »
« -J'y ai pensé » répondit Sanji « Mais ce n'est pas logique. Si la Marine voulait vraiment se débarrasser d'eux, ils les auraient tués plutôt que de les envoyer ainsi, quinze ans plus tard, risquant d'en faire des dangers potentiels. »
« -De toute façon » ajouta-t-elle, vexée « Savoir pourquoi n'est pas si important, il faut surtout savoir comment, pour les renvoyer chez eux le plus vite possible. »
Il ouvrit la bouche, voulant répliquer, mais il se tût. Les renvoyer chez eux ? Vraiment? Oui, c'était logique, c'était même évident qu'ils ne pouvaient pas rester ici. Ils appartenaient à un autre monde, une autre époque et ils ne pourraient sûrement jamais se faire à celle-ci à en juger la réaction de Nami. Il fallait qu'ils retournent chez eux, mais alors pourquoi cette idée lui transperçait-elle le cœur ? Il fini par se résigner et acquiesça.
« -Tu as raison, Morg. Nous devons les renvoyer chez eux. Mais cela ne risque pas d'avoir des répercutions sur notre époque ? »
« -C'est un risque à prendre » répondit Blind « Cela peut réécrire toute l'histoire, peut-être même nous effacer de la réalité. Où bien, cela ne peut avoir aucune répercussion sur nous, ils vivrons juste une autre réalité parallèle à la notre. Nous ne pouvons pas savoir. »
Sanji baissa les yeux, pensif. Que ce passerait-il s'ils repartaient ? Il sentit alors un grand vide, une énorme solitude. Cela tirerait un trait définitif sur son ancienne vie. Il y avait renoncé il y a bien longtemps et il pensait s'être fait une raison. Mais dès l'instant où il avait su que c'était bien eux, qu'ils étaient de retour, ce sentiment avait changé du tout au tout. Mais ce n'était pas lui qui décidait cette fois-ci, et même si c'était lui, il ne pouvait pas faire un choix aussi égoïste.
« -Je vais leur en parler. » finit-il par dire.
Il se retourna, s'apprêtant à quitter la salle, voulant fuir cet endroit étouffant, mais Blind lui intima de rester.
« -Peux-tu sortir, Morg ? Je voudrais parler avec Sanji. »
Morg, en grognant, sortit par un miroir. Sanji et Blind était seuls maintenant, le premier toujours le dos tourné.
« -Es-tu sûr que ça va, Sanji ? » demanda Blind après un silence.
Il ne répondit pas tout de suite.
« -Il faut juste que je m'habitue à la situation. Je ne m'y attendais pas, c'est tout. »
« -N'oublie pas pourquoi nous avons formé l'Iceberg, il y a maintenant huit ans, c'est tout. Ce n'est pas facile, mais nous ne pouvons pas nous déconcentrer maintenant. Je ne t'ai pas choisi au hasard pour diriger cet endroit, quand je suis partie, alors ne me déçois pas. »
Sanji hocha la tête, avalant sa salive. Il devait se concentrer, maintenant.
« -Je vais trouver un moyen de les renvoyer à leur époque, et tout sera comme avant, comme si tout cela n'était jamais arrivé. »
Blind remarqua le double sens de la phrase, mais ne releva pas. Il ajouta :
« -Je vais faire des recherches de mon côté sur ce phénomène, tu devrais en faire de même. »
Sanji acquiesça et sortit de la salle de réunion. Lorsqu'il traversa le miroir, il se trouvait dans le même couloir que tout à l'heure, où il avait laissé les Chapeaux de Pailles et Zoya. Il souffla. Il quittait une discussion lourde pour une autre qui le serait tout autant. Mais d'abord, des recherches l'attendaient.
Ussop regarda à droite, à gauche, de nouveau à droite... Rien à faire, il était perdu. Il faut dire que ces couloirs étaient tellement tortueux... Mais si lui avait réussi à se perdre, alors Zoro avait sûrement du en faire de même. Cette pensée le rendit un peu moins honteux, il prit finalement à gauche. Il emprunta ainsi plusieurs couloirs, laissant ses pensées vagabonder. Ce navire était vraiment gigantesque, et pourtant, il n'était que très peu occupé. Il n'avait en effet croisé très peu de personnes dans les couloirs. Il avait fait cette remarque, lorsqu'il était avec le reste du groupe. Zoya avait répondu que ce navire avait été fait pour abriter la population d'une île, peut-être même plus. L'Iceberg se voulait capable de sauver des habitants prit dans une catastrophe, comme un Buster Call, ou une autre attaque de la Marine. C'était apparemment arrivé plusieurs fois pendant ces huit années de navigation. L'Iceberg trouvait à toutes ces masses un nouveau lieu de vie, une nouvelle île. Les habitants d'une même île étaient alors dispersés au quatre coins de Grand Line, pour empêcher l'arrivée d'une troupe massive, qui aurait pu éveiller les soupçons.
Alors qu'il se promenait en réfléchissant, il tomba à un croisement sur Lydie et Luis, qui semblaient aussi perdus que lui. Il leurs fit signe.
« -Vous aussi, vous êtes perdus ? » dit-il en souriant.
« -Oui ! » ria doucement Lydie « Sanji m'avait prévenu, mais je n'aurais jamais imaginé que l'Iceberg serait aussi... »
« -Gigantesque ! » acheva Luis « Travailler sur ce projet devait être très stimulant ! »
Ussop acquiesça de bon cœur. Ce navire parlait à son esprit d'inventeur et l'inspirait, alors à deux constructeurs naval... C'était un chef-d'œuvre ! Ils continuèrent à marcher en discutant ainsi.
« En fait » fini par avouer Ussop « j'ai perdu mes amis dans ce dédale ! Vous ne les auriez pas croisés, par hasard ? »
« -Non, désolé » s'excusa Lydie « Quant à nous, nous cherchons Sanji, mais impossible de le trouver... »
« -Il était avec nous, tout à l'heure, mais on a du se séparer » expliqua Ussop « Il devait parler avec quelqu'un... Mais pourquoi le cherchez-vous -si ce n'est pas trop indiscret ? »
« -Hé bien... Nous voulions lui demander quand est-ce que nous pourrions retourner à terre. »
« -Ha bon ? » s'étonna Ussop « J'aurais pourtant cru que... »
« -Nous construisons des navires » répondit Luis en souriant « Mais nous ne sommes pas fait pour vivre dedans. »
A peine eut-ils prononcé ces paroles qu'ils entendirent plusieurs bruits de pas. Ils se retournèrent, mais le couloir était désert. Ussop crut que c'était son imagination, il allait donc reprendre la parole, mais un cri de guerre le coupa. Il n'eut pas le temps de comprendre ce qu'il se passait, qu'il se retrouva par terre, une dizaine de petites furies sur le dos.
« Des enfants ?! » pensa-t-il « Que font tous ces enfants ici ?! »
« -On a capturé l'intrus ! Victoire ! » s'écria l'un d'entre eux, une épée en bois dans la main.
Le reste de groupe répéta les paroles en chœur, dans un mélange d'excitation et d'inquiétude. Ussop, comprenant que ce n'était qu'un jeu de gosses, se releva avec le visage qu'il voulait le plus effrayant.
« -Mouahaha ! » lança-t-il d'une voix sardonique « Vous croyez vraiment pouvoir attraper le grand Ussodabada ?! Je vais tous vous dévorer ! Mouahahaha ! »
Les enfants, à la fois amusés et effrayés, s'enfuirent en criant, se cachant derrière celui à l'épée. Celui-ci pointa son arme vers Ussop, prenant à cœur son rôle de héros. Il s'élança vers lui en criant, agitant le bout de bois dans tous les sens. Commença alors une bataille acharnée entre l'enfant et Ussop. Au bout de quelques minutes, frappé par un coup fatal, Ussop s'écroula à terre.
« -Im... Impossible ! » souffla-t-il en agonisant « Tu m'as vaincu, jeune héros... Argh ! »
« -J'ai vaincu le monstre ! Youhou ! » brailla le garçon, posant son pied sur la carcasse de son ennemi, un sourire vainqueur.
« -Ethan ! Qu'est-ce que tu fais ? »
Reconnaissant cette voix, le garçon retira son pied d'un air penaud. Les autres enfants semblaient tout aussi gênés. Ussop tourna la tête et vit Kaya arriver.
« -Ussop, est-ce que ça va ? » dit-elle inquiète
Il se releva et la rassura. Ces petits monstres ne faisaient que s'amuser. Elle sourit, maintenant amusée par la farce. Elle salua aussi Luis et Lydie, qui avait réussi à survivre à l'attaque des enfants. Ceux-ci, profitant que la blonde soit distraite, s'enfuirent de nouveau. Elle ne s'en rendit compte que lorsque le dernier du groupe tourna au croisement.
« -Dites moi que ce n'est pas vrai ! » souffla-t-elle « Ces enfants sont intenables. Ils étaient bien sages i peine une heure, mais il a fallu que Tick crée une sortie dans leur salle pour les lâcher dans tout l'Iceberg ! Il les a défié d'attraper les huit nouveaux, arrivé ce matin, à l'aube, soit vous. Je leur cours après depuis tout à l'heure, mais impossible d'en attraper un ! »
« -Je ne savais pas qu'il y avait des enfants sur ce navire. Enfin, si ! J'ai rencontré Zoya tout à l'heure... Mais je ne pensais pas qu'ils étaient aussi nombreux... »
« -Oh si ! » répondit-elle en riant « Et encore, là tu n'as vu qu'un petit groupe ! Cette endroit ressemble plus à une garderie qu'à un repère pour anciens pirates, sur certains côtés ! Mais ceux-ci sont les plus jeunes, les plus âgés sont plus... Coopératifs ! Mais bon, j'aime beaucoup m'occuper d'eux, et vu que je n'ai pas de blessés pour le moment, j'ai beaucoup plus de temps à leur accorder... »
« -Même si c'est pour leur courir après ! » ria Ussop « Si j'avais su, j'en aurais attrapé quelques uns ! »
Elle ria. Depuis quelques minutes déjà, Luis regardait Kaya attentivement. Cette jeune femme lui faisait penser à quelqu'un, il était sûr de l'avoir un jour croisée, mais quand ? Tout d'un coup, sa mémoire s'éclaira, frappant son poing dans sa main. Mais bien entendu !
« -Mais oui ! » lança-t-il « Je vous reconnais ! Vous êtes la femme médecin qui nous a sauvé ce jour là ! »
Ussop le regarda sans comprendre. Il regarda Kaya, dont le visage s'éclairait.
« -La Marine allait comprendre le subterfuge de la tombe » continua Luis « Il voulait déterré le corps, du soi-disant pirate mort à l'arrivé du Sunny sur la falaise. Je me suis vu mourir ! Ils n'auraient jamais trouvé de corps et nous aurions tous été exécutés ! Mais vous étiez avec eux, et vous avez empêchez ces hommes de creuser ! Nous vous devons une sacrée chandelle ! J'avoue que je ne m'attendais pas vous trouver ici ! »
Ussop se tourna vers Kaya. Elle avait été avec la Marine ? Qu'est-ce que tu cela voulait-il bien dire ? Lydie, pour une raison inconnue des hommes, sembla bien pressée de se séparer de la jeune femme auquel son mari vouait une telle admiration. Ils se séparèrent donc, laissant le sniper seul avec la médecin. Ussop se tourna vers Kaya, qui le regardait, nerveuse.
« -C'était il y a plusieurs années » commença-t-elle à répondre à sa question muette « cinq ans après la découverte du One Piece -soit six ans après votre disparition je crois. Après toutes ces années, j'étais enfin devenue médecin. Je m'occupais des habitants de notre village, où je me suis perfectionnée. Mais la Marine est arrivée et ils ont fouillé les moindres recoins. Nous nous y étions préparés, beaucoup d'îles voisines avaient connus le même sort. Mais la Marine n'a rien pu prouver contre nous. Mais ils ne cherchaient pas simplement de quoi arrêter des villageois, ils voulaient aussi réquisitionner des forces pour la Justice. Pour mes qualités de médecins, j'ai été enrôlé de force. Je n'ai pas osé m'y opposer, j'étais effrayée à l'idée qu'ils fassent du mal à nos amis... »
Elle baissa la tête, ses mains se crispaient sur sa blouse.
« -Oignon, Carotte et Piment ont voulu me défendre... J'ai voulu les en empêcher, mais ils ne voulaient pas m'écouter, ils se sont jetés sur les marines. On les a frappés et je suis partie avec la Marine, sans avoir eut le temps de les soigner... »
Elle releva la tête, mais ses yeux étaient clos, les souvenirs remontaient du fond de sa mémoire, comme une marée acide et brûlante, lui piquant les yeux.
« -J'ai travaillé trois ans pour la Marine... Mais le travail que j'ai effectué là-bas, je n'appelle pas ça de la médecine. Je te mentirai si je te disais que je n'ai pas eu le choix. Oui, je crois que j'aurais pu refuser ces tâches, préférer la mort à ces choses, mais j'étais terrifiée. Je ne suis pas une héroïne, j'avais trop peur des représailles sur ceux que j'aimais... J'avais aussi peur pour moi même. » avoua-t-elle, honteuse d'être aussi faible
« D'autres médecins de campagne étaient avec moi. Notre travail consistait à guider les tortionnaires, leur dire où frapper, où brûler, pour que la victime souffre le plus possible, sans pour autant mourir. Ces horreurs sont devenues mon quotidien pendant trois ans. C'est à la fin de la deuxième année que j'ai décidé de faire quelque chose. »
Elle ouvrit les yeux et demanda, les yeux légèrement brillant :
« -Tu te souviens de Tack ? Le jeune garçon de la salle d'information ? »
Ussop hocha la tête.
« -Tu as du remarquer ses particularités... »
« -Je l'ai vu étirer son bras comme du caoutchouc » répondit-il « Ça ressemblait au fruit du démon de Luffy... »
« -Ça ne faisait pas que lui ressembler » dit-elle d'un air sombre « C'est une imitation chimique, le résultat de plusieurs années de recherches pour la Marine : Les fruits du démon de synthèse. »
Elle marqua une pause, les yeux dans le vague. Ussop sentit son dégoût d'elle-même transpercer son cœur. Il voulait tant que Kaya se taise, il n'aimait pas la voir souffrir ainsi. Mais sa gorge était soudainement devenue sèche, ne pouvant articuler un mot.
« -La Marine a décidé à cet instant que les descendants des pirates n'étaient que des sous-hommes qui pouvaient n'être que des dangers pour la société. L'idée de s'en servir de cobaye n'était donc, dans cette logique, pas plus choquant que ça. Tack est un de ces enfants, il n'avait que huit ans à l'époque. Ils ressemblaient tous à des enfants normaux, comme on en voit partout, mais ils les traitaient comme des moins que rien. Ils étaient seuls, effrayés, entourés de véritables monstres... Et je faisais partie de ces monstres... »
Ussop posa sa main sur l'épaule de son amie, d'un air compatissant.
« -Ce n'est pas ta faute, Kaya » commença-t-il « Tu n'avais pas le choix, tu n'est pas un monstre... »
« -Ce n'est pas parce que je ne suis pas à l'origine de tout ça que je n'en suis pas responsable ! » dit-elle en dégageant son épaule, son regard était devenu d'un seul coup dur et froid, tourné vers elle-même « Je ne suis pas une victime dans cette histoire, les victimes sont ses enfants, dont certains sont morts de mes mains, même si je ne le voulais pas. J'ai fais des choses que je ne pourrais jamais réparer et je ne mérite pas ta compassion, crois-moi. »
Il rabaissa sa main, insisté ne servirait à rien. Elle continua alors, elle ne pouvait s'arrêter là, il fallait qu'il sache ce qu'elle était devenu, si loin de la jeune fille que son ami avait connue.
« -Parmi tous ces enfants, un seul a survécu. » ajouta-t-elle « Il n'avait pas de nom, seulement un matricule, on lui avait effacé tous ses souvenirs, arraché son identité. Il a survécu à l'injection du fruit de synthèse et en a hérité le pouvoir du caoutchouc, tout en conservant ses capacités de nager. Cet enfant allait devenir un soldat de plus pour la Marine. Un soldat de plus pour arrêter des enfants, pour que les expériences recommencent. J'ai failli mourir à l'idée que jamais tout ça ne s'arrêterait. » ses mains tremblèrent, sa peau semblait encore plus pâles que d'habitude « Mais mourir ne sert à rien, ça n'aurait sauvé personne, ce ne serait que de l'orgueil et une fuite de la réalité. J'ai donc continué de vivre dans cet enfer. Et c'est dans cet enfer que j'ai rencontré une autre personne qui s'opposait à ces manières. Tu l'as déjà rencontrée, je crois bien, c'est Cal. »
Ussop se rappelait d'elle. C'était la jeune femme brune souriante qui les avaient interrogés à leur arrivée. Elle savait apparemment voir d'un seul coup d'œil si son interlocuteur lui mentait.
« -Elle travaillait aussi pour la Marine. Elle y travaillait même avant que la Marine devienne folle. Cal partageait ses valeurs de justice et était aux interrogatoires. Ses capacités lui avaient permis de résoudre beaucoup d'affaire pour la Marine. Mais quand tout s'est emballé, son avis s'est écartée de celle de la Marine. Nous nous sommes connus là-bas. Je me suis d'abord méfiée d'elle, puis j'ai compris qu'elle partageait le même point de vue que moi et qu'elle ne travaillait pas ici pour le plaisir. Un jour, quant j'ai compris que ce petit garçon, cet unique survivant allait sûrement mourir au combat, comme une simple machine, et que d'autres enfants allaient le rejoindre, j'ai craquée. Je me suis confiée à elle, j'ai exprimé ma haine de cette endroit, de ce travail, de cette « Justice Radicale ». Je me rends compte maintenant que me confier ainsi était extrêmement dangereux. Si ça n'avait pas été Cal, je serais sûrement morte aujourd'hui. »
Elle releva la tête, avec un sourire de compassion en pensant à cette jeune femme. Elle continua avec une voix plus tendre :
« -Mais c'était Cal. Elle m'a proposer de fuir. Elle m'a dit qu'on l'avait contactée, que son miroir avait renvoyé le reflet de quelqu'un d'autre et que cette personne voulait qu'elle la rejoigne. Je me suis d'abord dit qu'elle était folle, mais elle semblait persuadée de ses propres paroles. Elle a aussi proposé d'emmener cet enfant avec nous, ce qui m'a convaincu. Je voulais tellement le sauver... »
Elle le regarda dans les yeux, avec un sourire discret.
« -C'est comme ça que nous avons quitté la Marine et rejoint l'Iceberg, Cal, Tack et moi. Aujourd'hui, Tack va mieux, il a un nom, une identité et il s'est fait un ami. J'espère qu'un jour, il oubliera tout ça. Grâce à l'Iceberg, d'autres enfants de pirates ont trouvé un abris, loin de ces affreux tests. Je m'occupe autant que je peux d'eux. »
Le sniper la regarda, avalant toutes ses nouvelles informations. Kaya lui paraissait à mille lieux de lui, du souvenir qu'il avait d'elle. Elle le salua enfin, lui disant qu'elle devait s'occuper des enfants. Il réagit sans réfléchir :
« -Attends, je viens avec toi ! »
Elle le regarda, surprise. Elle lui demanda s'il ne devait pas plutôt rejoindre ses amis qu'il avait perdu en route.
« -Oh ! Rien ne presse ! » ajouta-t-il « Ça risque d'être dur pour eux, mais il devrait réussir à s'en sortir sans l'incroyable Captain Ussop ! »
Elle rit doucement, et ils partirent donc côte à côte vers l'endroit où les enfants s'étaient enfui. Au bout de quelques minutes de silence pendant lesquels Ussop avait réfléchi aux paroles du médecin, il dit enfin :
« -Tu diras ce que tu voudras Kaya, mais je te connais. Tu es quelqu'un de bien, j'en suis persuadé, quoique tu es pu dire ou faire. »
Elle lui sourit tristement. Il senti une nouvelle fois cette impression d'éloignement, mais il ne démordait pas de son avis.
« -Luffy ! Zoya ! Revenez immédiatement ! »
Quand Nami était devenue pirate, elle ne se souvenait pas avoir signé un contrat stipulant qu'elle serait forban a mi-temps avec baby-sitter... C'était pourtant ce qu'il semblait se passer. Cela faisait plus d'une demi-heure qu'elle courait comme une dératée pour rattraper la petite fille et son capitaine, qui avait brutalement décidé de transformer la visite en sprint interminable.
« -Hé ! Gamine ! » hurla Franky à ses côtés « T'étais pas sensée nous faire une visite guidée au lieu de courir ?! »
Zoya se retourna, surprise, son visage marquant un air confus.
« -Ah oui ! C'est vrai, désolé ! » répondit-elle sans ralentir. Elle pointa alors les différentes portes du couloir « Alors là c'est une salle, et là c'est une salle, et là c'est une salle... »
« -Tu te fous de nous ?! » vociféra la rousse et le cyborg.
A côté d'eux, Robin sourit. La course forcée ne semblait pas la déranger plus que ça, malgré sa robe et ses talons hauts.
« -Navigatrice » ajouta-t-elle « Je crois que nous avons perdu sniper, musicien, et épéiste. »
« -Quoi ?! Dites-moi que c'est pas vrai ! Ussop et Brook, ça va, mais on va encore mettre des heures avant de retrouver Zoro ! »
« -Ba, c'est pas comme si on avait pas l'habitude... » remarqua l'homme à la chevelure bleu.
« -Il est peut-être tout en haut du sous-marin, en pensant que c'est le Nord ? » proposa Chopper, qui était passé en forme Walk Point, plus pratique pour courir.
Ils rirent à la proposition du renne. Cet instant faisait référence à leur aventure à Alabasta, lorsqu'ils avaient sauvé le pays de Vivi de l'anarchie. A cette pensée, le cœur de la rousse s'écrasa dans sa poitrine. Elle n'arrivait toujours pas oublier la discussion avec Sanji. Elle avait comprit, elle avait réfléchit sur la situation, au point de ne pratiquement pas en dormir. Sanji n'avait pas pu la sauver, il avait essayé, il n'avait rien pu faire... Mais elle ne pouvait pas s'empêcher de penser que le Sanji qu'elle connaissait l'aurait sauvé, même si ça lui aurait coûté la vie. Mais ce n'était pas ce Sanji, ils étaient différents, et pourtant semblables... Pendant cette réflexion d'insomniaque, Nami en était venu qu'à une seule conclusion : Elle ne connaissait pas cet homme, c'était un inconnu. Et comme tout les inconnu, il fallait qu'elle le traite avec méfiance, quelque soit sa réaction.
Elle s'était endormie sur cette pensée, les sens embrouillés. En se rappelant de cette conclusion en se réveillant, elle la trouva gênante et étrange. Traitée ainsi un compagnon, un ami de si longue date... Mais en le revoyant tout à l'heure elle avait senti son cœur se glacer et une étrange colère l'envahir. Ses mots étaient sortie de sa bouche comme des épines tournées vers le blond, lui écorchant la gorge.
Un inconnu. C'est ainsi qu'elle devra le traiter. C'était le seul moyen pour que l'image de cet homme ne se superpose pas sur celle de son ami. Sanji était un cuisinier amoureux des femmes, fier et décadent. Un chevalier aussi servant que transit, et c'était la seule chose dont elle voulait se souvenir.
Elle s'était aussi demandée si elle devait dire aux autres sur sa découverte à propos de Vivi. Elle avait finalement décidée de ne rien dire, ou bien elle en n'eut pas le courage.
Devant le groupe, Zoya et Luffy continuaient à courir le plus vite qu'ils pouvaient en riant. L'un prenait la tête, puis l'autre le dépassait, mais pour une petite durée et ainsi de suite.
« -Hé ! Tu cours vite pour une gamine ! » lança Luffy.
« -Merci ! » répondit-elle « Toi aussi tu te défends ! Mais je suis pas encore au maximum ! »
« -Tant mieux ! » sourit-il « Moi non plus ! »
Sur ce défi muet, les deux compères accélérèrent de plus belle, malgré les protestations des retardataires. A cause de cette accélération, Zoya ne regarda pas au tournant du couloir et rencontra un autre coureur du sens opposé. Le choc les fit tombés à terre, sonnés. Luffy s'arrêta en riant à pleine gorge devant les deux enfants qui étaient rentrés en collision. Le reste du groupe pu les rattraper, dont Chopper qui hurla au docteur devant l'accident, avant qu'on ne lui rappelle qu'il était lui même médecin. Les autres enfants, qui suivait le premier, regardèrent les Chapeaux de Paille avec fascination.
« -Ethan ?! » cria Zoya « Qu'est-ce que vous faites là ?! Vous avez pas le droit de sortir ! »
« -Et toi alors ?! » répliqua le garçon « Nous, c'est Tick qui nous a libéré, il nous a confié une mission ! »
« -Et alors ? C'est moi la chef ! Vous avez pas le droit de partir sans moi ! »
« -Depuis quand c'est toi la chef ?! C'est pas parce que t'es la chouchoute que t'as le droit de commander ! »
« -Je. Suis pas. La chouchoute ! »
Sur ces mots, Zoya se jeta sur Ethan, entraînant Chopper, prit entre deux feux, seulement parce qu'il les auscultait. Robin les sépara à l'aide de ses bras et sorti le renne de la prise de bec. Les enfants accompagnant le garçon s'écrièrent.
« -C'est des nouveaux ! C'est des nouveaux ! »
A ces mots, Ethan se sépara de Zoya et regarda le groupe des Chapeau de Paille, après quelques secondes d'observation, il hurla en levant son épée en bois :
« -Chargez ! »
A ces mots, les autres enfants s'élancèrent sur eux, les poussant dans tout les coins. Ils firent tomber Nami, Luffy et Franky, les prenant par surprise. Quant à Robin, comprenant le jeu, elle se laissa faire, créant tout de même des bras pour amortir sa course. Chopper, inconscient, était de son côté déjà à terre, les enfants se contentèrent de le toucher. Quand tout cela fut fait, ils coururent dans un autre couloir, en scandant « Plus que deux ! Plus que deux ! ».
Le groupe se releva, Zoya passablement énervée, maugréant un « je suis pas la chouchoute... » dans sa barbe.
« -Mais d'où sorte tous ces enfants ? » demanda à voix haute Franky.
« -Je sais pas, mais ils étaient marrants ! » ria Luffy.
« -C'est ma bande ! » répondit fièrement Zoya « Ils sont à mes ordres ! »
« -Ha bon ? » ria Robin « Ils ne semblaient pas beaucoup t'obéir, pourtant. »
« -C'est à cause de cet abruti d'Ethan » bougonna-t-elle « Il m'énerve tout le temps ! »
Elle épousseta sa robe de la main et remit ses cheveux châtains en place. Elle se tourna vers Luffy avec un grand sourire.
« -On continue la course ? »
« -Ouais ! » s'écria le brun.
Et ils repartirent de plus belle, malgré les diverses protestations des autres.
« -Yohoho ! Il semblerait que je me sois perdu ! »
En effet, Brook était dans un autre de ces grands couloirs de l'Iceberg. Les autres avaient commencé à courir sans prévenir, alors qu'il essayait de faire un 45° sur l'un des murs. Le temps qu'il se redresse, ils avaient tous disparus. Il avait donc décidé de marcher, espérant les retrouver, mais, à la place, il erra dans les couloirs vides pendant plus d'une demi-heure. Il commença alors à ouvrir des salles au hasard, la plupart du temps vide. Alors qu'il avançait sans but, il entendit une discussion venant d'une porte légèrement entrouverte. Poussé par la curiosité, il pencha la tête dans l'encadrement. A l'intérieur de la salle, deux personnes parlaient. La première était l'homme qui les avaient interrogé à l'entrée de l'iceberg, Yaël s'il se souvenait bien. La deuxième était un jeune homme blond, d'une quinzaine d'années. La discussion semblait quelque peu agitée.
« -Je suis désolé Aaron, je n'en ai pas trouvé. Tu sais, ce genre d'objet sont assez rare à trouver comme ça. Et on ne peut pas rentrer dans un magasin pour en acheter. C'est beaucoup trop dangereux. »
« -Je sais » répondit le dénommé Aaron « Mais personne ne me connaît, je n'ai pas de marque sur le bras, ni de fruit de démon. Je rentre, j'achète, je sors, personne ne se rendra compte de rien ! »
« -Aaron, la question ne se pose même pas ! Il est hors de question que tu prennes de tel risque pour tout le monde juste pour des enfantillages ! »
« -Ce ne sont pas des enfantillages ! » s'énerva le garçon « Pourquoi je ne pourrais pas avoir une guitare ? C'est tout ce que je demande, un simple instrument ! C'est déjà bien assez injuste de vivre caché comme des rats dans ce sous-marin !
« -La discussion s'arrête ici. » dit sèchement Yaël « Je suis désolé, mais il faudra être patient. »
Sur ce, il quitta la salle, pendant que Aaron s'enfonça dans un vieux fauteuil, maussade. Brook s'écarta pour ne pas être pris en faute. En sortant Yaël l'aperçu, apparemment surpris de le trouver ici. Ils se saluèrent amicalement.
« -Excusez-moi de mon indiscrétion » avoua le squelette à voix basse « Mais j'ai entendu votre discussion... »
« -Je m'en doutais » soupira Yaël « Je suis désolé que vous ayez assisté à ça, mais ça devient de plus en plus compliqué avec lui. Aaron n'est pas un mauvais garçon, mais il est têtu. Il est ici depuis assez longtemps, son oncle était pirate à North Blue et la Marine est à sa recherche pour cela. Il vit ici depuis quelques années, mais il ne s'est jamais vraiment fait à cette vie. Depuis son arrivée, il nous réclame une guitare, pour je ne sais trop quelle raison. Si ça ne tenait qu'à moi, il aurait déjà ce qu'il veut, mais ça ne marche pas comme ça. Ce qui se trouve ici, c'est des objets trouvés, donnés, survivants à des attaques... C'est déjà bien assez dur pour trouver des médicaments, de la nourriture, des meubles... Alors une guitare ! Même si ça lui tient a cœur, je crois qu'il doit se faire une raison, c'est mieux pour tout le monde... »
Brook hocha la tête, pensif. Puis il ajouta :
« -Puis-je parler à ce jeune homme ? Je crois qu'entre musicien, on devrait pouvoir s'entendre. »
Yaël, qui n'y voyait aucune objection, le laissa rentrer et s'en alla. Des que le squelette entra, il appela le jeune garçon. Aaron, à l'appel de son nom se retourna... Avant de hurler de terreur devant cette apparition effrayante, faisant hurler le squelette à son tour.
« -Qui... Qui êtes vous ?! » balbutia le blond qui s'était mis sur ses deux pieds.
« -Je m'appelle Brook ! » répondit-il en levant les bras, en signe de non-agression « Je suis désolé de t'avoir effrayé. Quand tu as hurlé, j'ai eu si peur ! J'ai cru que mon cœur allait s'arrêter ! Même si je n'ai pas de cœur ! Yohohoho ! Skull Jock ! »
Aaron se calma doucement, s'approchant peu à peu du musicien.
« -Vous... Vous êtes un de ces pirates qui sont apparu aujourd'hui, c'est ça ? Un des Pirates au Chapeau de Paille ? »
Brook acquiesça, le jeune homme sembla se détendre, puis tendit timidement la main.
« Je m'appelle Aaron » ajouta-t-il « Heureux de vous rencontrer. Tout le monde ne parle que de vous. Vous êtes... Surprenant. »
« -Yohohoho ! Je vais prendre ça comme un compliment ! » dit-il en lui serrant la main.
Il ajouta ensuite :
« -Je suis bien l'un des pirates au Chapeau de Paille, je suis le musicien du navire. »
« -Vous êtes musicien ? » répéta-t-il incrédule.
« -Oui, et j'ai entendu ta discussion avec Yaël et je crois que je comprends ton point de vue. Tu aimes la musique n'est-ce pas ? »
Il fit signe que oui, et ajouta :
« Je jouais de la guitare, quand j'étais petit, mon père m' avait appris à jouer. Puis tout est allé très vite, mes parents m'ont envoyé ici pour me protéger, avec pratiquement rien, je n'ai pas pu prendre mon instrument avec moi. J'aimerais beaucoup jouer les morceaux qu'il m'a appris encore une fois, avant que je ne les oublie avec le temps. Je sais bien que c'est difficile d'obtenir un instrument comme ça, mais... Je me souviens comme j'aimais jouer de la guitare... »
« -Je comprends ce que tu veux dire » répondit Brook « Je joue du violon depuis des années, certaines mélodies, ainsi que mon instrument de musique, font partie de moi, de ma vie. Et c'est dur de ne pas pouvoir faire ce que l'on veut. »
Aaron fit signe que oui, les lèvres pincés. Brook porta sa main à son crâne et l'ouvrit comme une boîte, faisant crier le jeune garçon. Il fouilla quelques instants et sorti son violon de sa boîte crânienne, suivit de son archet.
« -Voici mon violon, c'est mon instrument. » dit-il en ignorant la crise de nerf de son vis à vis « Je sais que ce n'est pas une guitare, mais c'est tout de même un très bel instrument. Si tu veux, je peux t'apprendre à en jouer. »
Aaron se calma, passant du regard du squelette au violon, revenant au squelette. Brook lui tendit le violon d'un air encourageant. Le blond le prit d'un air hésitant, faisant attention à ne pas l'abîmer. Il le porta à hauteur des yeux, le tourna dans ses mains, puis le coinça entre son menton et son épaule, la main droite tenant le manche de l'instrument. De sa main gauche, il effleura les cordes, d'un air rêveur.
« -Ça se tient différemment, c'est plus petit, ça se joue avec un archet, le son est différent... Mais c'est un peu comme une guitare, non ? » plaisanta le cadet..
Brook tendit l'archer au jeune musicien.
« -Jeune homme » dit-il « Je crois qu'il est temps de commencer votre premier cours de violon. »
Sanji regardait les rayons qui s'étalaient devant lui, les livres dormant sous leur couvertures de poussières, soigneusement rangés les uns à côtés des autres. Il avait demandé quelques temps plus tôt à Tack, qui continuait à trier les archives qui s'étaient écroulées, de faire un nouveau dossier réservé aux disparitions étranges, similaires à celle des Chapeau de Paille.. Toutes personnes dont les corps n'avaient pas été au moins aperçu, devait se trouver dans ce dossier. En attendant que Tack finisse cette tâche, Sanji cherchait de son côté, dans la bibliothèque, toutes informations sur des découvertes, des théories, des hypothèses sur le temps, voir le voyage temporel.
La bibliothèque dessinait un demi-cercle de forme imposante. De grandes étagères parcouraient les mur, où des livres de toutes sortes y étaient rangées. Au centre de la salle se trouvaient plusieurs tables et chaises, pour les étudier.
Sanji était maintenant sur une échelle coulissante, regardant les étages supérieurs d'étagères, agacé par ces recherches de plusieurs heures qui ne menaient à rien. En effet, il avait déjà étudié plusieurs livres, mais rien de bien tenant n'avait attiré son attention. Il faut dire qu'il n'était pas vraiment fait pour de tels choses. S'asseoir sagement, lire et enregistrer, n'était pas fait pour quelqu'un comme lui, il enregistrait beaucoup plus facilement se qu'il entendait, les récits oraux.
De plus, la bibliothèque n'était pas aussi fournie qu'elle le laissait entendre. Cette salle avait été créer plus pour entasser les livres et les conserver que pour les lire. Après la prise de pouvoir de la Marine, les ouvrages dédiés à la Piraterie, l'Histoire ou tout autre sujet aussi fâcheux furent brûler. Des savants et hommes de lettres, ou même simple famille comprenant l'importance de ces écrits leur avaient confié ces ouvrages pour les protéger. Ils avaient donc réunis une telle réserve de livres interdits que leur simple présence dans ce bâtiment suffirait à tous les faire pendre, mais ils n'étaient plus à ça près.
Sanji descendit de l'échelle avec quatre livres sous le bras et alla s'asseoir à une table. Il sorti de sa poche une paire de lunettes qu'il mit sur son nez et commença la lecture. Mais ses pensées étaient ailleurs, les mots lui passaient dessus, sans qu'il ne les comprennent...
« -Comment as-tu pu la laisser mourir ? Sanji ! »
Il retira ses lunettes, appuyant ses doigts sur ses tempes, les yeux fermés. Il n'arrivait pas à réfléchir correctement et il savait qu'il en serait incapable tant qu'il n'aurait pas percé l'abcès avec ses anciens camarades. Mais pourtant, quelque chose le tenaillait, l'empêchait de trouver les mots justes qui lui permettraient de leur expliquer, de leur faire comprendre... Pour qu'il le pardonne. Bien sûr, tout n'était pas de sa faute, il n'y pouvait rien sur le changement de la Marine, l'évolution de l'histoire... Mais certaines choses en auraiten pu être autrement, à son échelle.
Il pensa alors à sa femme. Rien qu'à cette façon de l'évoquer par ce nom le fit sourire. Oui, cette femme sur le rocher, près d'Alabasta, qui n'était alors qu'un brasier encore invisible à ces yeux. Celle qu'il avait laissé mourir sans bouger, après l'avoir embrassé et bu avec elle, au nom de la Vague Morte.
« C'est parce que je n'étais déjà plus cette homme » pensa-t-il « J'avais déjà fait taire cette voix, ce guide, mon ancienne personnalité. »
Des images lui revenaient, des choses qu'il ne voulait pas voir.
« Ils me ramènent en arrière, sur ce que j'ai fais ou non. C'est ça, le problème avec Luffy et les autres. Je dois faire comme tout le monde ici, oublier. Ne plus penser au passé, remuer cette boue n'est bon pour personne. »
Il souffla longuement, se laissant aller sur le dossier de sa chaise. Il détacha ses cheveux, les laissant tomber et frôler ses épaules.
Il s'assoupit peut-être, il ne savait pas trop, mais lorsque la porte s'ouvrit, il ouvrit les yeux, aux aguets.
« -J'étais sûre que tu étais là ! »
Il sourit, Zoya entra dans la bibliothèque en courant vers son père, un grand sourire aux lèvres. Arrivée à sa hauteur, elle tendit les bras vers lui et il la souleva, la laissant s'asseoir sur ses genoux. Elle entoura ses bras autour de son cou en riant.
« C'était une super journée, aujourd'hui ! » lança-t-elle « Tes amis sont supers ! J'ai fait la course avec Luffy, il court vite mais je l'ai dépassé ! Faut dire qu'il court en tongs, je sais pas comment il fait ! »
« -Tu t'es bien amusée » ria-t-il en caressant ses cheveux châtains.
Les yeux bleu-gris de la petite s'illuminèrent.
« -Nami nous a grondé, mais c'est pas grave, j'ai beaucoup rit quand elle a tapé Luffy ! Robin riait elle aussi, mais je sais pas trop pourquoi... Robin est super jolie ! Nami aussi, sauf quand elle s'énerve ! Et Chopper est trop mignon ! Mais Nami la aussi tapé parce qu'il cherchait un médecin partout alors qu'il est médecin ! Cette journée était géniale, papa ! C'était tout les jours comme ça, avant ? »
Il hocha la tête, souriant devant l'enthousiasme de sa fille, qui lui faisait chaud au cœur. Il aimait voir Zoya aussi heureuse.
« -J'étais venu te chercher parce qu'on va tous manger le dîner ensemble ! On avait perdu Ussop, mais il nous a rejoint avec Kaya. Brook aussi avait disparu, mais je l'ai vu en venant ici, dans la salle où il y a toujours Aaron qui boude. Mais là il boudait pas et il faisait du violon avec Brook !»
« -Perdu Ussop et Brook ? »
« -Oui, c'est quand Luffy et moi, on faisait la course ! D'ailleurs » pouffa-t-elle « Tu avais raison, Zoro se perd tout le temps, à peine dix minutes après que tu sois parti, il avait déjà disparu ! »
Il ria avec elle de bon cœur. Elle se leva et le prit par la main.
« -Tu viens ? Ils sont déjà à table, je pense ! On va tout rater ! »
« -Vas-y devant » répondit-il « Je dois finir ça et je vous rejoints. »
Il lût un peu de déception dans les yeux de sa fille, mais elle lui sourit de nouveau en lui disant de se dépêcher. Elle sorti de la salle en courant, laissant de nouveau Sanji seul. Il jeta un regard aux ouvrages, mais les referma et alla les ranger à leur place, espérant que Tack aurait fait un meilleur travail de son côté. Il sorti de la salle d'un pas tranquille, se promenant. Il aurait pu emprunter un miroir pour se rendre au repas plus vite, mais sachant qu'il n'était pas attendu, il préféra marcher tranquillement. A cette heure tardive, tout le monde était à table, les couloirs étaient donc encore plus vide que d'habitude. Il laissa ses pieds le guider, les yeux dans le vague. Il laissa son esprit vagabonder à la rêverie, sans trop savoir où aller, ses cheveux détachés lui passant devant son œil gauche, en plus du droit.
Il n'avait pas faim, il n'avait pas envie de parler. Il voulait juste être bien, seul dans un endroit qu'il appréciait... Mais il n'y avait pas réellement d'endroit qu'il aimait ici, pas de lieu où il se sentait chez lui. L'Iceberg avait ce côté impersonnel qui le limitait au refuge et non à une maison où lieu y ressemblant. Il pouvait aller se reposer dans son bureau, mais il n'était pas fatigué, il avait au contraire envie de faire quelque chose, il ne savait quoi.
Il marcha plusieurs minutes, en regardant ses pieds, sans trop les voir... Jusqu'à qu'il vit de l'eau devant lui. De l'eau dans l'Iceberg ? Cette pensée le paniqua, il releva les yeux, cherchant de l'aide, mais il se calma de suite, se rendant compte de sa méprise. Il était dans le Port.
Le Port était la salle la plus basse de l'Iceberg, au même niveau que les machineries. C'était là que les navires de l'Iceberg était rangée, les uns avec les autres, ils y étaient réparés, entretenu, près à l'usage. Les ouvriers étaient sûrement allés manger, la pénombre régnait dans le Port. Parmi ses bateaux, il devina la forme si particulière du Sunny, en face de lui, nouvelle acquisition de l'Iceberg.
Sanji s'approcha de lui, touchant du bout des doigts la coque du navire. Cela lui paraissait bizarre, de le voir ainsi, sur l'eau, près à l'usage et non en haut d'une falaise.
Il hésita quelques instants, puis d'un bond, il monta à bord du navire. Il sentit sous ses pieds l'herbe jauni du Sunny son cœur s'accéléra à ce contact. Il se pencha et la caressa du bout des doigts, le faisant frisonner. Il ferma les yeux. L'image de ce gazon parfait, de l'arbre, de la balançoire, lui revint en tête. Les rires, les cris, les colères passagères revinrent à leur tour. Pour une fois depuis longtemps, ces souvenirs revenaient, sans lui égratigner le cœur. Ils venaient naturellement, danser harmonieusement devant ses yeux, comme un rêve d'enfant. Il se releva, regardant autour de lui, devinant la rambarde où Ussop, Chopper et Luffy péchaient, la balançoire où Robin s'asseyait pour lire, le banc circulaire autour du mat central où Franky et Brook jouaient guitare et violon, les mandariniers sur le troisième pont où Nami s'occupaient d'eux et la vigie où Zoro s'entraînait des heures, au point où on ne le voyait parfois de la journée.
Il avança vers l'escalier qu'il gravit doucement, dominant une partie du navire. Il longea la rambarde jusqu'à arriver devant la porte de la cuisine. Il l'ouvrit doucement et rentra dans la salle, fermant la porte derrière lui, le laissant dans le noir. Il resta ainsi, le noir ne le dérangeait pas, il connaissait cette salle par cœur. Il remarqua que la table principale avait été changé, mais il l'ignora. Les ouvriers l'avaient sûrement remplacée, beaucoup trop esquintée. Elle ne l'intéressait pas, elle ne faisait pas partie du souvenir. Il se dirigea vers la gauche, jusqu'à rencontrer le bar. Il le contourna, passant derrière les différents plans de travail, à côté du frigo, face au lavabo.
« Un endroit où je me sens chez moi » pensa-t-il « Pour faire quelque chose que j'aime. »
Il ouvrit un tiroir et en sorti un couteau, son couteau. Il regarda la lame renvoyer de faibles lumières. Il le manipula, le faisant tourner dans sa main, hypnotisé. Il le posa soigneusement en face de lui. Il sorti une casserole, une poêle une spatule et d'autres ustensiles qu'il plaça en face de lui. Il ouvrit les placards au dessus de lui, s'y trouvait la nourriture que Luis et Lydie avaient placés « au cas où ». Enfin, cette nourriture allait servir. Il sortit les ingrédients, il ne savait pas trop quoi cuisiner mais il voulait -soudainement- refaire ce travail. Un œuf au plat, du riz, n'importe quoi, ça n'avait aucune importance à ses yeux. Il voulait juste faire ce pour quoi il était né.
Il se dirigea vers le lavabo et ouvrit les vannes d'eau. Alors qu'un épais filet d'eau s'écoulait, il retroussa les manches de sa chemise. Il approcha ses mains de l'eau mais se figea soudainement, un frisson parcourant son corps, mélange d'horreur et de dégoût.
Il faisait noir, il devinait à peine ses mains, mais il le sentait. Sur son avant-bras droit, grouillant comme un serpent vicieux sous sa peau, le P le regardait. À jamais inscrit dans sa peau, le P riait de l'idiot qui remontait ses souvenirs en pensant remonter le temps. Il sentait le poison de la marque, le rouge et le noir, couleur de la chaire brûlée, envahir son corps, le recouvrir pour l'étouffer à nouveau.
Il recula, réflexe idiot pour s'éloigner de ce qui faisait à jamais partie de lui. Il se cogna la hanche contre le plan de travail, il sentait ses jambes tanguer, prises par le poison. La salle rétrécissait, l'endroit où il s'était senti si bien quelques secondes plus tôt l'étouffait, le bousculait, l'assaillait. Il était maintenant assis à même le sol, les jambes repliées contre son torse, comme un animal effrayé. Le P s'ouvrait, laissant la douleur revenir, celle des souvenirs empoisonnées. Les regrets, les remords, les fautes, les cauchemars, sortaient du P comme des insectes ignobles et tortueux, grimpant le long de son bras, son épaule, dans son cou. Il ferma la bouche et les yeux, il ne voulait pas les laisser rentrer dans sa tête, mais il était trop tard. Ils s'approchèrent de son oreilles, chuchotant d'une voix aigu des mots qui se transformaient en poignard, se mêlant au bruit de l'eau qui semblait s'être transformé en cascade.
« -Tu te souviens Sanji ? » commença l'un, faisant claquer ses mandibules « Le regard de la première femme que tu as du tué ? Bien sûr que tu t'en souviens, il te hante, comme tous ces regards. »
« -Et celui du vieux? » ricana un deuxième « Tu te souviens du vieux, hein ? Celui qui t'as tout appris, celui qui t'as sauvé sur ce rocher. Tu te souviens comment tu l'as remercier ? Tu crois qu'il est fier de toi, le vieux ? »
« -Et la gamine ? Tu te souviens de la gamine aux cheveux bleu ! La rouquine a raison, tu l'as laissé mourir devant toi. C'était drôle, hein ? Et tu connais le plus drôle ? C'est que le regard de ta chère rouquine qui pleure sa copine, hé ben lui aussi il te hantera à jamais ! »
Il voulait qu'ils se taisent, mais il n'y arrivait pas. Il plantait ses ongles de sa main gauche dans le P pour qu'il se referme, qu'il disparaisse. Il voulait leur hurler de se taire, mais à quoi bon ? Ils ne l'écouteraient pas, ils rentreraient par sa bouche, dans sa gorge... Il ne pourrait plus jamais s'arrêter de crier. Le P ne se fermait pas, il lâcha prise, ses mains s'enfoncèrent dans ses cheveux blond, les emmêlant, les arrachant parfois, mais rien n'y changeait. Il voulait sortir, il voulait fuir cette endroit, mais son corps était recroquevillé contre le plan de travail, il ne pouvait pas bouger, il se sentait mourir.
« Quelqu'un » pensa-t-il par dessus le vacarme des insectes et des chutes d'eau « Je vous en prie, quelqu'un ! »
Soudain, la chute d'eau se tue. Malgré les insectes, Sanji ouvrit à moitié les yeux, une silhouette se trouvait derrière le bar, la main fermement refermée sur la vanne d'eau. Sanji la fixa, n'arrivant à savoir s'il délirait ou non.
« -Hé, Cook, j'ai la dalle. »
A cette voix, les insectes s'atténuèrent, devenant une rumeur au loin. Sanji connaissait cette voix, facilement reconnaissable. Il se leva et fit face à Zoro, dont il n'arrivait à voir les yeux. Ils se parlèrent pas ni l'un ni l'autre pendant un moment.
« -T'es sourd ou quoi ? » grogna l'épéiste « J'ai la dalle ! »
Sanji était estomaqué, mais sa réponse fusa, sans qu'il n'ai à réfléchir :
« -Ta gueule, marimo. C'est ma cuisine, alors t'attends que ce soit près. »
Il rabaissa ses manches et ouvrit le robinet, se lava les mains -tant pis pour la chemise. Il se tourna vers le plan de travail et attrapa son couteau. En le touchant, les insectes se rapprochèrent, mais il serra le couteau jusqu'à en avoir mal à la paume et les rumeurs disparurent enfin, cachés au plus profond du P. Il rapprocha les ingrédients, perdu. Puis lança par dessus son épaule :
« -T'as de la chance aujourd'hui, marimo, c'est toi qui décide du menu. Alors qu'est-ce que tu veux ? »
Sanji ne se retourna pas, mais il sentit l'autre crétin sourire et il sourit à son tour. Il était chez lui.
Et voilà, c'est fini pour aujourd'hui ! J'espère que ça vous a plu ! Je commence à vraiment apprécier cette fic' (il faut dire que ça commence à devenir intéressant), je me suis surtout éclaté sur la dernière partie, plus dans l'esprit du prologue.
J'espère que Zoya vous a plu. Quand j'ai commencé cette fic, je me suis dit qu'il serait intéressant de faire apparaître un descendant de notre cher blond et j'ai pensée à une petite fille. Je suis persuadée que Sanji serai un parfait papa poule, et encore plus si son enfant est une fille !
Mais il y a eu plusieurs version de cette fille...
Sanji AM : Ah bon ?
Hé oui, j'ai d'abord pensé à une fille naturelle, qui hériterait alors du sourcil si particulier ! Mais qui dit fille naturelle, dit forcément mère... Hé là, plusieurs problème se posaient à moi. Le premier, le plus logique, c'est que vu les circonstance de survie, il semble assez illogique que Sanji, que d'un coup, Sanji décide de fonder une famille.
Sanji : Mais moi j'aurais bien voulu avoir une feeeeeeeeeeemme !
Ouais, en plus, j'y avais pensé, tu sais ! Elle était du genre super méga canon !
*Sanji s'enfuit, dégoûté*
La deuxième raison, c'est que je n'aime pas faire des OS en couple avec des personnages originaux... Je trouve ça... Je sais pas... Présomptueux ? Quand on crée un OS, on donne une partie de nous, de notre imagination, alors crée une relation amoureuse avec un personnage d'une autre personne (Oda-sama, de plus), c'est un peu se mettre au même niveau que le maître... Enfin, c'est ma façon de voir, bien entendu:)
Donc l'idée d'un enfant adopté était plus logique. J'ai pensé à deux âges, soit le jeune enfant ou l'adolescente. Je n'ai pas choisi le deuxième car j'avais peur que je m'identifie trop au personnage, ce qui est très énervant, je n'ai pas envie « d'intégrer » l'histoire. Pour ce même âge, je trouvais que la seule version de cette fille adulte ressemblait beaucoup trop à Maka, de Soul Eater. Personnage et manga que j'adore, je ne voulais pas refaire cette même relation, très difficile entre la fille et le père (pourtant très intéressante, allez lire le manga!)
Donc j'ai choisi l'âge d'enfant ! Dernière petite histoire, je voulais à la base l'appeler Rika, un nom Japonais, sans être trop prononcé, comme les personnage de One Piece... Trop, en fait ! Car Rika est le nom de la petite fille offrant des boules de riz à Zoro, lors de l'apparition de l'épéiste ! Donc changement de dernière minute pour éviter toute confusion.
Zoya est le prénom d'une jeune fille d'un livre que j'ai dévorée : Kolima, suite et fin de Enfant 44 de Tom Rob Smith. Moins bien que le premier volume, Zoya y apparaît et j'avoue n'avoir pas apprécié ce personnage... Mais ce nom d'origine russe, je le trouve tout simplement magnifique !
Je viens de me rendre compte que « Zoya » ressemble beaucoup à « Zoro »... Ce qui n'a absolument rien à voir... Désolé, ma p'tite dame, mais aucune romance n'est prévu, dont le Yaoi...
Sanji : Que... Quoi ?!
Oublie Sanji, reste pur...
Sanji : Mais... ! Et puis dans ce cas là, je l'aurais appelé Nabin ou Romi, ma fille, au nom de mes deux déesses d'amour !
Sanji AM : Ouais mais je pensais pas trop a elle, à ce moment là...
Sanji : Comment peux tu dire une chose pareille ! Nami chérie ! Robin d'amour !
Sanji AM : J'étais vraiment aussi lourd ?
Oui.
Bon, je suis très pressée, je ferais donc une description de Blind une autre fois, excusez-moi !
See Ya ! Et bien entendu...
Sanji AM : Les reviews sont un carburant tout à fait incroyable et révolutionnaire (ne cherchez pas, c'est prouvé), pour une suite rapide et de qualité, il est conseillé d'en distribuer sans compter au écrivains de fanfiction, dont Maud-chan qui ADORE en recevoir et en lire ! Alors n'hésitez pas, Fanfiction a ajouté la fonction, juste en bas de la page ! C'est-y pas trop fort ! Et en prime, voilà un hamster !
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Il est mignon, hein?
Sanji: S'pèce de kikoolol...
A la prochaiiiiiiiiiine!
