Disclamer: Les personnages d'Harry Potter ne m'appartiennent pas, tout comme son univers. J.K. Rowling est la détentrice de tous les droits.

Note de l'Auteur: Je tiens à préciser que cette histoire n'est en aucun cas un slash !

Résumé: La solitude peut amener à faire les choix les plus douteux, en particulier quand un enfant rencontre l'homme le plus dangereux du monde des sorciers.

« Les paroles en italique sont en fourchelang ». Sauf pour les titres de livres bien sûr.

«Quiconqueluttecontre des monstresdevraitprendregarde, dans le combat, à ne pas devenirmonstre lui-même ». Friedrich Nietzsche. Extrait de Par-delà le Bien et le Mal.

Petit Ange n'est que Démon.

Chapitre 2 : Monstre

James avait eu le bon reflexe de mettre son fils à l'abri dès la première explosion. Il l'avait couvert de sa cape d'invisibilité, lui ordonnant par la même occasion de ne pas l'enlever jusqu'à son retour.

- Ne bouge surtout pas Andrew, c'est très important, reste bien caché.

- Et Maman ? Et Harry ?demanda l'enfant paniqué. On doit aller les chercher.

- Je m'en occupe. Quand je reviendrais te chercher ne retire ta cape que qu'à ces mots « méfaits accomplies ». Tu as bien compris ? Répète.

- Oui « Méfaits accomplies ». Papa j'ai peur, murmura l'enfant.

- Ne t'inquiète pas tout se passera bien.

James avait menti, il savait très bien qu'il y avait peu de chance pour que tout se passe bien. Il sourit une dernière fois à son fils avant de courir à la recherche du reste de sa famille.

La peur lui tenaillait le ventre, il se doutait que l'explosion n'avait rien à voire avec un simple accident magique. Seul les mangemorts étaient capables de produire autant de perturbation, il regarda autour de lui espérant apercevoir un de ces larbins pour pouvoir lui faire sa fête.

Un sort fusa à sa gauche, James roula à terre l'évitant de justesse. Un sourire froid s'afficha sur son visage. Il suffisait juste de demander.

- Donne moi le gamin, ordonna le mangemort.

- La politesse n'est pas ton fort, montre moi d'abord ton visage.

Le mangemort ricana.

- Potter, dit-il avec le plus grand mépris, si tu me donnes ton mioche, je ferais en sorte de t'éviter la torture.

- Sans façon, merci.

Sans même laisser les temps au mangemort de réagir, James lui jeta un sort. Le mangemort s'écroula stupéfixié.

- Je reviendrais te chercher plus tard, sale monstre.

James avait fait à peine trois pas qu'il aperçut sa femme sortant en trombe de chez Slug et Jiggers. Il remarqua tout de suite qu'Harry n'était pas avec elle.

- Lily, Lily, cria t'il.

Cette dernière se retourna le regard hystérique. Elle s'élança vers son époux en évitant de justesse un rayon noir.

- James, James, Harry il est. Oh James si tu savais comme je m'en veux… Je ne voulais pas, vraiment.

L'inquiétude de l'ex Gryffondor s'amplifia. Jamais il n'avait vu sa femme si paniqué.

- Ne t'inquiète pas Lily, on va le retrouver, va te mettre à l'abrie moi je pars à la recherche d'Harry.

La jeune femme ne tenta même pas de protester l'état de choc dans lequel elle était l'empêcher de réfléchir correctement.

James releva la tête surpris, il n'y avait plus aucun bruit de lutte, le combat était déjà finit. L'arrivée de l'ordre avait-elle précipité le départ du seigneur noir et de ses troupes. L'homme en doutait fortement.

De retour à Godric's Hollow Lily raconta ce qui c'était passé à son époux. La nouvelle affecta James au plus haut point, jamais au grand Merlin il n'aurait pu imaginer un seul instant que son fils adoré était un fourchelang, il ne savait pas s'il devait en rire ou en pleurer. Aucun signe avant coureur n'avait alerté James. Pour lui son enfant avait toujours été normal. Il regarda Lily, cette dernière pleurait encore, il s'en voulait de ne pouvoir la réconforter mais lui aussi était au bord du précipice.

- Je… nous devons en parler à Dumbledore, sur le chant ! s'exclama James. Lui seul saura comment gérer la situation.

Sa femme hocha la tête désespérée. En ce moment Lily se haïssait, non pas parce qu'elle avait engendré un fourchelang mais parce qu'elle avait fait une chose qui lui semblée impardonnable. Jamais cette jeune mère n'avait pensé qu'elle frapperait un jour l'un de ses enfants. Mais à comportement irrationnel réponse irrationnelle. Harry ne pouvait être un fourchelang c'était impossible. Les Potter n'étaient pas descendant de Salazar Serpentard aucun doute la dessus. Il était impossible que cette chose vienne d'elle, après tout Lily n'était qu'une fille de moldus, une sang de bourbe. Alors pourquoi sa famille devait subir cette malédiction ! Son fils deviendrait-il comme le seigneur des ténèbres ? Sans vraiment se l'avouer Lily en avait peur.

Emmitouflé dans sa couverture, dans un coin de sa chambre, Harry était pris de spasme incontrôlable. Les délires auxquels l'enfant étaient sujet n'arranger en rien la situation, dès que le pauvre petit fermait les yeux il croisait le regard malveillant d'un homme aux iris rouge. La fièvre avait rapidement monté, à tel point que Lily avait finit par appeler un Médicomage mais Harry piqua une telle crise de nerfs en voyant arrivée cet inconnu que sa mère finit par le congédier ne supportant pas de voir son fils dans cet état.

Dumbledore arriva le soir même accompagné de Sirius, Remus et Peter.

- J'ai pensé que vous auriez besoin de compagnie, fit le directeur en souriant.

James soupira de bonheur, c'est vrai il avait vraiment besoin de parler avec ses meilleurs amis. Le petit groupe se dirigea vers la cuisine ou Lily et Andrew venaient de finir de préparer le diner. Cette dernière leur offrit un petit sourire en les voyants. Quand à Andrew il poussa un cri de joie en voyant ses oncles préférés. Les rires de l'enfant firent descendre la tension qui était palpable. Personne ne parla de l'attaque et encore moins d'Harry, la présence du petit empêchait toute conversation sérieuse.

- Pourquoi Harry mange pas ? Finit par demander son jumeau inquiet pour son frère.

Lily se crispa légèrement.

- Ton frère est malade Andrew, il a besoin de repos. Lui répondit son père.

- Monsieur Dumbledore, vous êtes venu le guérir ? Quelqu'un est venu aujourd'hui mais il est partie car il faisait peur à Harry.

- Je ne suis pas Médicomage, Andrew, mais je ferais de mon mieux pour aider ton frère.

- Allons Andrew il est leur d'aller se coucher, je vais te lire une histoire si tu veux avant.

La jeune femme ne laissa pas le temps à l'enfant de répliquer. Dés qu'ils sortirent James pris la parole.

- Je ne sais même pas par ou commencer, murmura t'il. Ces derniers temps il s'est passé tant de chose. Je ne suis pas sur de comprendre moi-même.

Dumbledore l'interrompit.

- Commencer par l'essentiel.

- Je… Tout d'abord, je tiens à vous dire que j'ai entièrement confiance en toutes les personnes qui se trouvent ici. Ce que je vais vous dire va vous sembler incroyable mais c'est la pure vérité.

James pris une grande bouffé d'air avant de continuer.

- Voila, pendant que nous étions sur le chemin de traverse, Lily a surpris Harry parlant… parlant à des serpents !

L'annonce de James fit l'effet d'une bombe au sein du petit groupe. Peter recracha le café qu'il sirotait tranquillement, Sirius tomba de sa chaise trop surpris pour rester en équilibre quand à Remus il regarda son ami cherchant à voir si ce dernier faisait une mauvaise blague. Même Dumbledore fut désappointé par la nouvelle.

- Enfin James tu sais bien que c'est impossible, répliqua Remus. Le sang de Salazar ne peut couler dans les veines d'Harry.

- Je sais, siffla t-il. Mais c'est la pure vérité.

Personne n'osa le contredire. Pourtant ses amis avaient encore du mal à le croire c'était tellement grotesque. Comment un enfant sans aucune parenté avec Salazar Serpentard pouvait être fourchelang. Encouragé par le silence James continua son récit.

- Lily l'avait emmené dans une boutique pour acheter des ingrédients pour ses potions et quand elle s'est retournée Harry était entouré de serpent. Puis il s'est mis à parler en fourchelang.

Un long silence s'installa pendant plusieurs minutes avant que Dumbledore ne reprenne la parole.

- Ceci doit absolument rester entre nous, rien n'y personne ne doit être au courant du «don » de cette enfant. J'ai le grand espoir que ceci n'arrivera jamais aux oreilles de Tom. Sinon je crains qu'Harry ne devienne sa cible privilégié. L'enfant ne doit plus jamais utiliser cette langue, c'est très important…

James hocha la tête lui aussi était persuadé que son fils ne devait plus utiliser cette langue.

- Je vais aller le voir, dit Dumbledore. Je pense que pour le moment notre petit Harry a juste besoin d'être rassuré.

Le rat des villes parcourait les champs pour retrouver son maître. Son extase était telle qu'on aurait dit que l'animal danser. Arrivée, la petite chose se présenta à son maître en redevenant humain. L'homme en face de Queudver le regarda avec mépris.

-J'espère que tu as une bonne raison de m'imposer ta présence Queudver.

La vermine s'inclina précipitamment.

- Maître j'étais à l'instant chez les Potter.

Le seigneur des ténèbres sembla intéressé.

- Harry Potter est un fourchelang. Oh oui Maître, je le tiens de la bouche même de James !

L'animagus semblait ne pas avoir remarqué qu'il avait mit son maître en colère. Non Peter était trop heureux, il attendait sa récompense pour cette information.

- Doloris, siffla lord Voldemort.

Le rat couina de douleur.

- Qui d'autre est au courant ? Vociféra le mage noir.

- Sirius Black, Remus Lupin et… Dumbledore.

La punition pour avoir prononcer le nom du directeur de Poudlard ne se fit pas attendre. Peter sentit son bras droit craquer sous la pression qu'exercer son maître sur lui avec sa baguette.

- Sort d'ici avant que je ne te tue !

La vermine quitta au pas de course la pièce.

Impossible ! Le seigneur des ténèbres étaient surpris de la vitesse à laquelle se déroulaient les évènements. Il aurait préféré être le seul à connaître le secret du garçon. La tache allait être plus difficile que prévue, les Potter seraient plus vigilants en ce qui concerne leur fils. Il devait se montrer encore plus rusé.

Oh que oui Dumbledore ne lui prendra pas son futur jouer.

3 mois plus tard Godric's Hollow.

La petite maison de Godric's Hollow était en effervescence. En effet, aujourd'hui Andrew et Harry fêtaient leurs huit ans. A cette occasion tous les amis de la famille étaient réunis. Harry, qui était tombé malade quelques jours plus tôt, était resté couché. Il n'avait même pas eu le courage de se lever pour ouvrir ses cadeaux. Tous les adultes étaient passés dans sa chambre pour lui en apporter un, aucun ne resta bien longtemps, ce qui froissa énormément le jeune garçon. Ce dernier avait la vague impression d'être exclue du cercle familial. Certes il était souvent malade en ce moment mais ce n'était pas une raison pour le laisser de coter.

- Ils ne t'aiment plus, tu es différents d'eux.

Les paroles résonnèrent dans son esprit, elles n'étaient pas de lui mais il ne pouvait s'empêcher de penser que c'était la vérité. Depuis que ses parents avaient appris qu'il était fourchelang, ils agissaient différemment. Les embrassades se faisaient de plus en rares, les sourires devenaient faux, leurs regards trahissaient une certaines angoisse. Harry savait que plus rien ne serait comme avant. L'enfant lâcha un long soupire, il s'enfuit dans ses draps avant de sombrer dans un profond sommeil.

Un léger grattement à la porte de réveilla en sursaut, il faisait presque nuit et le bruit de la fête résonner encore dans toute la maison. Le grattement se fit de plus en plus pressent, l'enfant frissonna une goute de sueur parcouru son échine. Le bruit s'interrompit brusquement. Le souffle cour Harry s'assit dans son lit, il tenta de résonner de façon logique, son frère devait lui faire une blague c'est tout. Quand il referma les yeux la porte s'ouvrit brusquement, l'enfant poussa un cri d'effroi, il voulu se relever pour fuir mais son corps ne répondait plus. Une longue silhouette sombre se détacha dans l'encadrement de la porte, des yeux rougeoyant le toisés.

- Je viens te chercher petit homme, suit moi, la ou nous irons le monde sera meilleur, bien meilleur.

Le petit voulu répondre mais rien ne sortie de sa bouche.

La silhouette s'approcha, une main fine et blanche se posa sur son front. Elle était froid tout comme la voix qui reprit.

- Mon ombre te protégera, ils ne seront bientôt plus la, ils sont si bien sans toi, si heureux, tellement normaux. Nous sommes semblables.

La pression sur son front se fit de plus en plus forte, à tel point que l'enfant se mit à voir flou. Un grognement animal sorti de sa bouche, puis un sifflement. Tout autour de lui se mit à tournoyer à une vitesse vertigineuse. Des cris raisonnèrent autour de lui. L'homme disparu lorsqu'il sentit qu'on le prenait par les épaules. Le souffle cour, il ouvrit les yeux. Devant lui se tenait son père le regard paniqué. D'autre personne pénétrèrent dans chambre. La fête avait été interrompu par un vacarme assourdissent. Des pleures attirèrent le regard d'Harry, Ron était par terre en boulle, un des adultes était accroupi près de lui tentant de le rassurer, il finit par se laisser porter. Ils sortirent de la chambre accompagnés par Neville qui trottinait tête baissé derrière eux. Un long moment passa, jusqu'à ce que James ouvrit la bouche.

- Que s'est-il passé Harry ? Tu t'es disputé avec eux ? La panique fit trembler la voix du père.

L'enfant cligna des yeux plusieurs fois, il avait du mal à comprendre ce qui se passer.

- Non, il y avait cet homme et tout s'est mit à tourner. J'ai soif, articula t'il avec difficulté.

La moiteur de son lit et de ses vêtements le dégouta. Il posa lentement sa mains la ou l'inconnu avait fait de même un peu plus tôt. Il n'y avait rien.

- Harry, la voix douce de sa mère le sortie de la torpeur. Les larmes commencèrent à couler, il avait eu tellement peur.

La jeune mère pris son fils dans les bras, le berçant tendrement. Elle le porta jusqu'à la cuisine l'assit sur une chaise haute avant de couper une part de gâteaux et de lui servir du jus de citrouille.

- Ils ont voulu te faire une petite blague. C'est pour ça qu'ils étaient dans ta chambre. Malheureusement pour eux, ils sont arrivés au mauvais moment. Heureusement pour nous rien de grave n'est arrivée. Tu as eu ton premier accident magique mon chéri, c'est normal à ton âge ! Je suis fière de toi.

Le sourire radieux qu'afficha Lily réchauffa le cœur du petit garçon.

- Il faudra que tu fasses attention désormais, tu es un grand garçon. Et puis plus tard tu rentreras toi aussi à Poudlard !

- C'est comment Poudlard ?

- Merveilleux, tu en garderas les plus beaux souvenir de ta vie.

- Je veux y aller maintenant !

L'impatience de son fils fit sourire sa mère.

- Tu dois encore grandir et puis la bas tu rencontreras une jolie avec qui tu voudras passer ta vie !

- Ah non je ne veux pas, je veux rester avec vous pour toujours !

Un rire cristallin empli la cuisine.

- Non, non et non c'est trop dangereux vous n'irez pas !

James défia Dumbledore du regard, il avait la ferme attention d'obtenir ce qu'il voulait !

- Pourquoi est-ce que je dois empêcher mes enfants de voir cet évènement ? Ils ont envie d'y aller, j'ai envi de leur offrir ça ! Ce n'est pas Voldemort qui va m'empêcher de leur faire plaisir. Comment voulez-vous qu'ils aient une enfance normale si on leur prive de tout. Je ne serais pas un bon père si je leur montrer que nous avons peur du seigneur des ténèbres.

- Ce n'est pas une question de peur mais de bon sens ! Vous risquez votre vie et celle de notre espoir.

James monta le ton !

- Andrew n'est pas un espoir, c'est un enfant, il a besoin de s'amuser !

- Ce jetait dans la gueule du loup n'est pas une solution James.

Le père de famille se senti comme prisonnier, il avait l'impression d'être un enfant gâté faisant une crise de colère pour obtenir ce qu'il ne peut. Il soupira profondément avant de s'effondrer sur sa chaise. Reprenant son calme il reprit la parole d'un ton mesuré.

- Nous savons vous et moi que je ne changerais pas d'avis. Lily est d'accord avec moi. Nous voulons, malgré les risques, profiter de la coupe du monde de quidditch.

Le directeur de Poudlard regarda James par-dessus ses lunettes en demi-lune. Il savait que le jeune père ne changerait pas d'avis.

- Comme vous voudrez, mais nous devons agir dans la plus grande discrétion. Il y a un traitre parmi l'ordre.

- Seul mon cercle de confiance sera au courant de cette opération. Nous serons accompagnés de Sirius, Peter et Remus.

- De très bon sorcier, murmura Dumbledore tout en se grattant la barbe.

- Soit je ne peux que vous laisser partir. Vous avez prévu du polynectar, je suppose.

- Bien sur je n'ai pas peur, mais je ne suis pas fou.

He bien voila après avoir laissé en suspend, je viens de finir le chapitre deux de mon histoire. Beaucoup de chose ont changés, je préfère de loin cette version.