Bonus du chapitre 23 (Grimmjow le... protecteur ?!) :

Pas de Renji, ni de Byakuya, ni personne du Seireitei, ni même de Soul Society, dans le chapitre 23. Quelle en est donc la raison ?

La rébellion d'une marionnette de papier

Scénette Byakuya/Renji

Rien ne va plus à la sixième division ! Depuis plusieurs jours, le capitaine Kuchiki ne brille plus que par son absence... Renji, balançant entre l'inquiétude et l'exaspération, se tient à l'entrée de la demeure de son supérieur, bien décidé, cette fois-ci, à franchir le barrage domestique.

Quelques palabres et menaces plus tard, il retrouve Byakuya, agenouillé devant une table basse, regardant, par les portes ouvertes de son salon, l'extérieur où il ne se montre plus guère.

— Capitaine, que vous arrive-t-il ? Pourquoi ne venez-vous plus à la division ?

— Je fais la grève, répond Byakuya d'un ton neutre.

— La...la grève ! s'étrangle Renji.

— Tout à fait, réaffirme Byakuya, très sérieux.

— Mais, mais... Je ne peux pas le croire ! Que faites-vous de vos responsabilités ? De votre devoir ? De vos obligations ?

— Les responsabilités non remplies d'un être imaginé ne sont d'aucune conséquence auprès de vies imaginaires.

— Enfin, capitaine, faites-vous une raison. Nos aventures ne peuvent pas continuer si vous ne remplissez plus vos fonctions.

— C'est là tout l'intérêt de faire la grève, Renji.

— Mais, pourquoi cette grève ? Que voulez-vous obtenir ?

— Souviens-toi, Renji, je ne me suis abaissé à jouer un rôle dans cette histoire - non reconnue par son auteur officiel(1), je te rappelle - qu'à la condition que je puisse t'avoir dans mon lit. Or, cet unique avantage vient de m'être retiré !

Renji ne sait pas quoi répondre. Il est lui-même fortement ennuyé par la tournure des événements. Il vient d'être sermonné rudement par un Sôtaichô furieux, qui l'a condamné à des travaux d'intérêt général pour "comportement lâche devant l'ennemi, abandon de combat sans raison suffisante et désertion de poste". Il a échappé au jugement des 46, puisque le poste en question n'est que sa position d'amant du capitaine Kuchiki, le combat, sa lutte pour s'en faire aimer, et l'ennemi, le seigneur Kuchiki ! Rukia ne veut plus lui parler, et à chaque fois qu'il croise ses amis et capitaines des autres divisions, leurs regards indiquent clairement leur désapprobation.

A présent, il doit faire avec un capitaine dépressif qui déclare la grève ! "Maudite sois-tu, auteur du dimanche", hurle-t-il dans son désespoir.

— Je comprends votre point de vue, mais, justement Capitaine, considérez ceci : le désir ne s'amplifie-t-il pas dans l'attente ? le plaisir des retrouvailles n'est-il pas plus intense, plus longue a été l'absence ?

— Ainsi, tu penses qu'il reste un espoir ?

— Je pense surtout que ce n'est pas en vous morfondant et en vous obstinant que vous changerez les choses.

— Renji...

— Oui, capitaine ?

— Que ferais-je sans toi ?

Renji reçoit en plein cœur le profond regard gris que son capitaine lui adresse en prononçant ces mots. Il jure que s'il avait été libre de ses mouvements, il l'aurait embrassé dans l'instant. Malheureusement, ce fier lieutenant au cœur d'artichaut n'était, lui aussi, rien de plus qu'une marionnette de papier, qui se débattait dans les lignes d'une fiction dont l'auteur en avait décidé autrement.

F I N

(1) voir le bonus du chapitre 4