Salut tout le monde, j'ai de nouveau Internet donc je ne vous abandonne pas et je suis de retour !
J'ai décidé de publier tous les chapitres de cette fic pour m'excuser du retard pris dans mon autre fic « House of secret » sur laquelle je m'active sérieusement.
Sophie : je suis désolée mais non, il n'y aura pas de côté Supernatural dans l'histoire, comme il ne s'agissait que d'une fic « entre-deux », je n'ai pas vraiment chercher à faire compliquer. J'ai simplement repris le dessin-animé et changer Belle et Sam avec quelques petites modifications par ci par là.
Pour les autres, j'espère que cette histoire simple vous plaira malgré tout, je me dépêche de finir House of secret. ^^
Bonne lecture à vous !
Alors que l'orage gronde toujours au-dessus de la sombre forêt que Sam traverse sur le dos de son fidèle cheval de trait, ce dernier se stoppe soudainement quand ils font face à une immense grille en fer forgé. Seul Filibert sait que cette grille est celle qui renferme le père de son cavalier mais animal qu'il est, il ne peut malheureusement l'évoqué.
-Quel endroit… bizarre. Ne peut s'empêcher de dire le jeune homme alors qu'il tire sur les rennes pour stopper le trot du canasson qui hennit en réponse. –Non doucement Filibert, ne t'énerves pas ! Tente-il aussitôt de le calmer quand la pauvre Bête est surprise par un éclair qui souligne les traits noircis de la grille qui leur fait face. –Doucement !
Sam finit par descendre et met pied tout en tenant les rennes. Une fois au sol et regardant autour de lui, il remarque soudainement le chapeau de son père de l'autre côté de la grille entrouverte. Il délaisse aussitôt l'animal pour ouvrir un peu plus la grille et entrer dans le domaine qui lui fait face pour le ramasser.
-Papa… dit-il en serrant le chapeau entre ses mains alors que son regard se pose sur le château en face de lui et qu'un autre éclair ne déchire le ciel.
-Alors Monsieur gamin joue les chandeliers au grand cœur, on fait des politesses à un mendiant qu'on ne connait pas, Dit Bobby l'horloge en tournant autour de Garth le chandelier sur la commode où ils se sont installés. – « Voulez-vous prendre du thé ? » « Installez-vous dans le fauteuil du maître » et patati et patata… imite grossièrement l'horloge en guise de reproche envers son ami.
-J'essayais simplement d'être aimable ! Contredit le jeune chandelier en croisant ses bras de métal pour montrer son mécontentement actuel.
Mais leur conversation ne s'entend plus quand la porte d'entrée du château grince alors qu'elle s'ouvre pour la seconde fois cette nuit, laissant apparaitre dans son ouverture la silhouette du jeune homme à la recherche de son père.
-Houhou… appelle-t-il dans l'espoir que quelqu'un lui répondra. –Il y a quelqu'un ? Houhou ?
Il continu de parler dans le vide tout en avançant plus loin dans l'immense hall d'entrée, s'approchant des marches qui mènent certainement à un niveau supérieur tout en regardant en l'air.
-Papa ? Appelle-t-il. –C'est moi. Dit-il alors qu'il finit par monter les marches pour tenter de retrouver son père. –Tu es là ?
Le jeune homme est désormais deux étages supérieurs par rapport au rez-de-chaussée, traversant les couloirs ouverts ornés de statues aussi effrayantes les unes que les autres, moulées avec des visages de démons. Quelques chandeliers éclairent à peine l'endroit pour lui permettre de voir quand il met un pied devant l'autre tout en gardant ses mains en porte-voix pour appeler son père.
-Maman, il y a un monsieur dans le château. Dit Adam la petite tasse alors qu'il va rejoindre sa mère Mary, la théière qui fait prendre le bain au reste de la vaisselle en porcelaine.
-Tais-toi ! Je t'ai toujours dit que j'avais horreur des mensonges. S'insurge Mary en pensant que son fils ment vraiment alors qu'elle saute du rebord de la bassine en métal pour aller à la rencontre de son fils.
-Mais c'est vrai maman. Je le jure sur ta tête. Tente de s'exprimer le petit en sautillant.
-On ne discute pas…
-Mais…
-Aller… aller, au bain. Dit-elle sans l'écouter alors qu'il proteste toujours et qu'elle ne l'envoie d'un coup de bec verseur dans l'eau du bain.
-Fite ! Fite ! Un homme dans le château ! Dit avec un cheveu sur la langue une des plumettes qui passaient par là.
-Tu vois, tralalère…. Se moque gentiment la petite tasse alors qu'il crache l'eau en jet de sa bouche.
-Un irresponsable à la cervelle d'oiseau qui n'a pas un dessous de dignité ni de jugeote…
Mais Bobby l'horloge est rapidement coupé dans son interminable monologue quand lui et Garth prennent enfin conscience, suite à un autre appel de Sam cherchant son père, que quelqu'un d'autre est dans le château.
Lui et Garth se retournent prestement d'un même mouvement pour voir le jeune homme couvert d'une cape de pluie passait dans le couloir qui leur fait face au travers de l'entrée ouverte.
-Non d'une chandelle ! S'exclame Garth en sautant de la commode pour suivre le jeune homme. –Oh ! Un jeune homme…
-Mais je le sais que c'est un jeune homme ! S'insurge Bobby, les mains sur ses hanches en bois.
-Euréka ! Mais c'est lui, c'est lui que nous attendions et qui est venu rompre le charme! Saute de joie Garth envers son ami la pendule avant de partir à la poursuite du jeune homme.
-Mais… Mais, ne nous emballons pas ! Crie Bobby avant de suivre son jeune compère à la suite du jeune homme.
-Papa ? Demande toujours Sam en continuant de parcourir le château sans savoir exactement dans quelle direction aller. –Papa ? Demande-t-il en se retournant après que Garth et Bobby n'aient fait du bruit et entrouvert une porte grinçante pour la guider, se cachant aussitôt derrière pour ne pas être vus. –Houhou ? Demande-t-il en ouvrant plus grand la porte. – Il y a quelqu'un ? Excusez-moi mais je cherche mon père et je…
Mais Sam ne finit par sa phrase qu'il voit une lanterne disparaitre dans les escaliers en colimaçon qui lui font face dans cette petite pièce froide entièrement faite de pierres nues. Bobby, toujours caché derrière la porte, regarde la scène. Il n'avait pas voulu suivre Garth qui était monté dans les escaliers pour guider le jeune homme de peur de se faire prendre.
Ses pas résonnent dans les murs vides de vie de la petite pièce alors qu'il gravit les marches au fur et à mesure.
-Je ne comprends rien. Je pensais que j'avais entendu du bruit. Se dit Sam en continuant de monter les marches, passant s'en y prêter attention devant un chandelier allumé… dont les petits yeux s'ouvrent pour le voir passer. –De grâce, répondez !
-Sam ?! Demande une voix provenant des cachots devant lui.
-Papa ! Dit-il en courant vers la source et en attrapant une torche au passage pour me voir dans la noirceur de ce lieu alors qu'il s'accroupit devant les barreaux bas de la lourde porte de bois.
-Comment est-ce que tu m'as retrouvé ? Demande le vieil homme en attrapant le bras de son fils maintenant près de lui.
-Oh… mais tu as les mains glacées ! S'inquiète Sam alors que son père commence à tousser devant lui. –Attends, je vais te soigner…
-Sam ! Sauve-toi de cet endroit maudit ! Tente de le prévenir John.
-Qui t'as mis dans ce cachot ?! S'insurge le jeune homme ne comprenant pas comment quelqu'un pouvait enfermer un vieil homme malade.
-Je t'expliquerais plus tard, sauve-toi… vite !
-Jamais je ne t'abandonnerais ! Affirme Sam avant qu'une grosse patte velue ne l'agrippe par le col de sa cape de pluie et ne l'éloigne brutalement de son père.
-Que faites-vous ici ? Dit une grosse voix.
Mais dans le mouvement, Sam échappe la torche qui tombe dans une flaque d'eau causée par une fuite du plafond et s'éteint, plongeant ainsi l'endroit dans le noir, l'empêchant de voir son interlocuteur clairement.
-Qui est là ? Demande-t-il inquiet alors qu'il regarde partout autour de lui. –Qui êtes-vous ?
-Le maître de ce château. Affirme la voix en passant près de lui.
-Je suis venu chercher mon père. Dit-il désormais assis près de la porte du cachot. –Par pitié, laissez-le partir, il est malade et à…
-Il n'aurait jamais dû franchir cette grille ! Crie la voix faisant peur au pauvre jeune homme.
-Mais il risque de mourir ! Épargnez-le, je ferais tout ce que vous voudrez ! Tente de négocier Sam pour libérer son pauvre père.
-Vous ne pouvez rien faire pour lui. Dit sombrement la voix en s'éloignant. –Il est mon prisonnier.
-Il y a forcément un moyen, je… Attendez ! Retient Sam avant de réfléchir à une solution pour libérer son père. -Gardez-moi en otage…
-mpf… vous ?! Commence la voix avant de se taire pour réfléchir. –Vous voudriez prendre sa place ?
-Non ! Tente de contrecarrer son père. –Non ! Ne fais pas ça !
-Si je dis oui, vous le laisserez partir ? Demande le jeune homme pour être sûr.
-Oui… mais… contre votre promesse d'être à jamais mon prisonnier.
-Laissez-moi vous regarder. Demande Sam en voulant voir la personne à qui il allait donner sa vie, son existence et surtout ses rêves.
Profitant d'un rayon de lune qui passe entre les interstices de certaines pierres du plafond, son interlocuteur s'avance. Une patte velue fait son entrée avant d'être rapidement suivi par le reste du corps, celui d'une immense et monstrueuse Bête au regard vert émeraude qui figerait n'importe qui sur place.
Les yeux écarquillés par ce qu'il voit, Sam n'en revient pas. Il ne peut empêcher une expression de peur de s'échapper de sa bouche sur laquelle il met ses deux mains, choqué comme il est face à ce spectacle. Il se tourne instinctivement vers son père qui tente de s'insurger une nouvelle fois.
-Non Sam, ne fais pas ça, c'est de la folie !
Mais Sam préfère s'éloigner pour limiter la déchirure autant que faire se peut dans son cœur et s'approche donc de la Bête, toujours debout face à lui.
-Vous avez ma parole ! Lâche-t-il de but en blanc.
-Soit ! Rage la Bête en se détournant de lui pour aller ouvrir la porte du cachot alors que le jeune homme tombe au sol sous le coup de la peine et se recroqueville pour pleurer.
-Mon enfant, je suis un vieil homme qui n'espère plus rien de la vie… dit son père en s'approchant immédiatement de lui mais la Bête ne lui laisse pas assez de temps pour finir sa phrase qu'elle l'empoigne pour les éloigner l'un de l'autre.
-Attendez…
-Sam !
-Attendez ! Tente de retenir le jeune homme.
Mais la Bête est colérique et elle ne leur laisse pas le temps de parler qu'elle emmène le vieil homme hors du château, laissant le jeune homme enfermé à son tour dans le cachot.
La pluie est torrentielle dehors, comme si l'apocalypse se déclenchait. Les éclairs déchiraient le ciel nocturne mais la créature n'en avait que faire, marchant droit devant elle tout en ignorant les suppliques du vieil homme.
-Je vous en supplie, épargnez mon enfant, pitié !
-Votre fils à fait son choix ! Dit la Bête en jetant le pauvre homme dans la calèche enchantée qui n'a besoin ni de cheval n de cochet pour avancer. – Emmenez-le au village ! Ordonne-t-elle en s'éloignant de la calèche qui se met en mouvement, emmenant avec elle les suppliques étouffées par le bois du père du jeune homme.
-Je vous en supplie, laissez-moi sortir, par pitié… voilà les seuls derniers mots que Sam, depuis la meurtrière du cachot, parvient à entendre de son père alors qu'il peut voir la calèche magique l'emmener loin de lui.
Le jeune homme ne retient pas ses larmes qui coulent librement le long de ses joues. Il vient de perdre son père mais aussi sa vie, ses rêves… il a absolument tout perdu et ce, en une seule nuit.
La Bête remonte les escaliers en colimaçon avant d'être interpellé par Garth le chandelier, toujours perché dans un creux des murs.
-Euh… Maître !
-Quoi ?
-Euh… puisque la jeune personne va rester avec nous un temps appréciable… je m'interrogeais sur le fait que vous pourriez peut-être euh… lui offrir une chambre plus agréable…
Mais le chandelier n'a pas le temps de finir sa phrase que la Bête grogne et souffle au point de faire tanguer ses chandelles, avant de finir de monter les escaliers.
-Il y a le pour, et il y a le contre… rit Garth, un sourire forcé sur ses lèvres de cire.
Sam est en pleurs dans le cachot au moment où la Bête entre une nouvelle fois.
Il s'arrête quand elle s'approche de lui et se recule même s'il touche déjà le mur.
-Vous ne m'avez même pas laissé lui dire au-revoir, je ne le reverrais jamais ! Je n'ai même pas pu l'embrasser…
Les pleurs du jeune homme atteignent malgré tout le cœur en pierre de la Bête qui se gratte l'arrière de la nuque pour tenter de remettre de l'ordre dans tout ça.
-Je vais vous conduire à votre chambre. Dit-elle doucement en se retournant dos au jeune homme.
-Ma chambre ? Mais je croyais…
-Vous préférez dormir aux cachots ?
-Non. Dit Sam d'une petite voix, craignant de vexer son geôlier.
-Alors suivez-moi. Ordonne la Bête avec un certain ennui.
C'est ainsi que le jeune homme se retrouve à suivre la Bête dans le dédalle des couloirs du château afin d'être mené à une chambre plus… convenable. Seule la torche que tenait la Bête éclairé leur passage, accentuant les ombres malignes derrière eux. Le jeune homme est triste de ce qui lui arrive et regarde autour de lui pour tenter de se changer les idées, mais les seules choses qu'il voit sont de nouveaux, ces horribles statues aux faces démoniaques qui lui font froid dans le dos. Il était un beau et vigoureux jeune homme mais, à force de rester plongé dans ses livres, il avait toujours gardé une certaine part d'innocence en lui. S'étant arrêté au milieu du couloir, les ombres et les statues lui faisant peur, Sam s'empresse de rattraper la Bête pour revenir dans le halo de la lumière de sa torche pour se sentir plus en sécurité.
La Bête tourne son regard vers lui sans détourner le reste de son corps et aperçoit les larmes du jeune homme qui lui font un peu plus mal encore.
-Dites-lui un mot gentil. Dit Garth que la Bête tenait dans sa patte.
-Hein ? Euh… oh… La chambre est très agréable. Dit-elle en se tournant vers le jeune homme.
La Bête se retourne vers le chandelier qui l'incite discrètement à poursuivre pour le réconforter dans sa peine.
-Vous êtes ici chez vous. Vous pouvez circuler où bon vous semble excepté dans l'aile Ouest !
-Mais pourquoi ? Demande le jeune homme piqué par la curiosité.
-Je vous l'interdit ! Grogne la Bête en se retournant complètement pour faire face au jeune homme et appuyer ainsi de sa corpulence, ses dires.
Sam fait un bond en arrière. La Bête grogne, replace correctement sa cape sur elle et reprend la route, suivi de Sam un peu plus en retrait, tête baissée.
La Bête ouvre une porte tout en donnant ses directives à Sam qui entre en premier.
-Si vous avez besoin de quoi que ce soit, mes domestiques sont à votre service.
-Invitez-le à dîner ! Incite Garth pour aider son maître avec le jeune homme.
-Ah euh… vous viendrez dîner avec moi ce soir ! Et ce n'est pas une invitation ! Rugit la Bête perdant son sang-froid avant de claquer la porte dans le dos de Sam.
Le jeune homme perd tous ses moyens. Il veut pour frapper sur la porte mais sait qu'elle ne s'ouvrira pas sur sa liberté. Désorienté, fatigué, il court pour se laisser tomber sur le lit et se remettre à pleurer. Ce n'était pas une attitude digne d'un jeune homme mais il avait toujours su qu'il était différent des autres en quelque sorte.
Au dehors, la neige tombe à plein flocon alors que le vent souffle en rafale créant ainsi une tempête de neige qui assombrit peu à peu l'immense château à la vue du monde extérieur.
…..
Plus loin de là, dans le village, la soirée s'annonce animée à la taverne alors que quelques villageois passent devant pour rapidement rentrer chez eux sous cette tempête de neige.
-Pour qui se prend-t-il ce petit dindon ! Un homme comme moi, c'est la chance de sa vie ! Les autres se battraient pour être à sa place. S'insurge Lucifer face à son immense portrait accroché dans sa taverne.
-Il n'y a personne qui dirait non ! Crie Michel depuis le comptoir.
-Repoussé, rejeté, publiquement humilié ! Dit-il en prenant les deux pintes de bières que son ami Michel ramène. –Je déteste qu'on me prenne pour une poire !
-des poires ?! Demande doucement Michel alors que Lucifer tourne son fauteuil dos à lui.
-A quoi bon, ça ne sert à rien, je suis ridiculisé.
-Qui toi ?! Jamais ! Lucifer, faut pas te laisser abattre, t'as plus d'une corde à ton arc. Dit Michel pour tenter de remonter le moral de son ami.
(Michel) J'aime pas quand t'as l'air malheureux Lucifer,
Et complètement raplapla.
Tout le monde voudrait être dans ta peau, Lucifer,
Même quand c'est pas la grande joie.
Lucifer, énervé, retourne encore une fois son fauteuil pour se remettre face à son portrait et ignorer ainsi son ami Michel et les autres consommateurs de la taverne.
(Michel) De tout le village, c'est toi le chouchou,
C'est toi le préféré de la bande.
Toutes les femmes devant toi sont à genoux
Et c'est pas difficile à comprendre ...
Les triplées présentes dans la taverne s'approchent du brouhaha et viennent se réchauffer auprès de leur bel apollon pour lui remonter le moral et baver en toute discrétion.
(Michel) Le… plus… beau c'est Lucifer, le plus costaud c'est Lucifer.
Et personne n'a un cou de taureau comme Lucifer.
Un caïd qui a du chien et des manières, et du chic et de la prestance.
Demandez à Tony, Dick ou Norbert, ils vous diront tout de suite sincèrement ce qu'ils en pensent.
(Villageois) Le… plus… chouette, c'est Lucifer.
La vedette c'est Lucifer.
(Michel) Et personne n'a comme lui une fossette au menton.
(Lucifer) J'ai un corps d'apollon, du plomb dans la tête.
(Villageois) à quel champion ce Lucifer !
Hip hip hourra hourra hip hip
(Michel) Lucifer sept sur sept, tout le reste vaut tripette.
(Villageois) le… plus… fort c'est Lucifer,
Le plus sport c'est Lucifer.
Quand tu le mets sur un ring, personne mord comme Gaston !
(Triplées) c'qu'il est grand, c'qu'il est beau, et bien battit.
(Lucifer) ça c'est pas du biceps en papier.
(Michel) il est pas rabougri ni riquiqui…
(Lucifer) C'est vrai ! Et mon torse velu fait ma célébrité.
(Villageois) Le plus classe, c'est Lucifer,
Le plus coriace, c'est Lucifer.
(Michel) Au concours de crachats, personne n'crache comme Lucifer.
(Lucifer) Je suis vraiment très doué en expectoration.
(Villageois) c'est le bon notre Lucifer.
(Lucifer) Quand j'étais petit, gober quatre douzaines d'œufs, pour être fort pour me sentir à l'aise.
Maintenant que je suis grand, j'en avale quarante-neuf,
C'est pour ça que je suis le roi des balèzes !
(Villageois) Personne vise comme Lucifer, personne frise comme Lucifer.
(Michel) et personne n'a les bottes et les chemises de Lucifer.
(Lucifer) je collectionne les trophées, j'en ai plein la maison.
(Villageois) c'est toi le champion… Lucifer !
Les villageois, joyeux et chantant, soulèvent le fauteuil de chasse dans lequel est installé le chasseur pour le surélever dans les airs avant de subitement le lâcher sur Michel qui tentait de s'en éloigner. La soirée se finit dans la joie et la bonne humeur, sous les rires et les cris des consommateurs de la taverne… jusqu'à ce que quelqu'un ne vienne rompre le charme opérant.
-Aidez-moi, je vous en prie ! Dit le père de Sam en entrant en trombe. –Je vous en supplie les amis, aidez-moi… dit-il en approchant du comptoir pour obtenir de l'aide. –Il est prisonnier, elle l'a enfermé dans un cachot !
-Qui ? Demande un des villageois.
-Sam ! Mon Beau ! Il faut le sauver, il n'y a pas une seconde à perdre !
-Oh ! Calme-toi John. Dit Lucifer. –Mon Beau enfermé dans un cachot mais par qui ?
-Une Bête ! Un horrible monstre couvert de poils !
Le silence se fait soudainement dans la taverne suite à l'évocation de ce dernier détail. Jusqu'à ce que toutes les personnes présentes dans la taverne ne se mettent à rire devant la stupidité des dires de l'inventeur. Ce dernier est désemparé.
-Une grosse bébête ? Demande un des villageois en arrivant par derrière pour l'effrayer un peu plus.
-énorme !
-Avec un groin noir et gluant ? Demande un autre en prenant le fond d'une pinte de bière pour faire un effet loupe sur ses dents.
-Des yeux rouges terrifiants ?
-Et des crocs comme des lames de rasoir ?
Les villageois se moquaient tous éperdument du pauvre vieil homme qui ne demandait qu'une seule chose, qu'on lui vienne en aide pour sauver son fils prisonnier d'une monstrueuse Bête… mais encore aurait-il fallu qu'on le croit.
-Aidez-moi s'il vous plait. Continu de demande le pauvre homme maltraité par les villageois de la taverne qui le poussent par terre face à pied du chasseur.
-Mais oui vieillard, on va t'aider à sortir de là. Dit méchamment Lucifer, toujours assis dans son fauteuil avant que les habitants ne le relève en le prenant par les pieds et par les mains.
-Oh c'est vrai ?! Oh merci… merci… du fond du cœur ! Dit le vieil sans comprendre le vrai sens des paroles prononcées… contre lui.
Mais il le comprend bien assez vite quand il est jeté sans ménagement dehors, dans la neige et le froid par les habitants se moquant toujours ouvertement de lui.
-Toujours aussi fou ce vieux John.
-Il a toujours le mot pour rire.
Les consommateurs de la taverne se moquent encore alors qu'ils s'éloignent pour retourner à leur chopine.
-Ce vieux fou de John ? Mmm… Ce vieux fou de John. Se dit doucement Lucifer en imaginant déjà un autre plan pour mettre toutes les chances de son côté afin que Sam accepte de l'épouser.
(Lucifer) Pour la première fois, j'ai une idée,
(Michel) Y a pas pire pour un homme…
(Lucifer) Je sais ! Mais le père de Mon Beau est un vieux farceur,
Il a souvent des idées très toc-toc.
Dans ma petite tête, ça tourne comme une toupie,
Depuis que j'ai vu ce vieux sacripant.
Je me suis bien promis que j'épouserais Mon Beau,
Et pour ça j'ai monté tout un plan.
Lucifer expose son idée à son ami Michel alors que les villageois tendent l'oreille. Ils chuchotent tous les deux, tentant de ne rien dévoiler du plan aux autres et finissent par se mettre d'accord.
Imagine ... (Lucifer chuchote à son oreille)
(Michel) Oui !
(Lucifer) On pourrait... (Il chuchote à nouveau)
(Michel) Non, tu crois ?
(Lucifer) Et je l'ai !
(Michel) Çà y est, j'ai compris !
(Lucifer et Michel) En chœur !
(Lucifer et Michel) Personne joue comme Lucifer, n'est filou comme Lucifer.
(Michel) Personne ne persécute les vieux fous comme Lucifer.
(Villageois) Et bientôt nous fêterons ses épousailles,
C'est toi le champion… Lucifer !
Les villageois continuent de chanter avec le chasseur et son ami dans la taverne alors qu'au dehors, sous la tempête de neige et les vents violents qui font rage, le pauvre père de Sam tente toujours de trouver de l'aide avant de s'arrêter près de la fontaine sur la place du village.
-Mais personne ne veut donc m'aider ?!
Mes ses plaintes resteront aux seules oreilles du vent qui balaie ces paroles aussi rapidement qu'un simple courant d'air.
